Présentation

kossivi

Pseudo: sossouCatégorie: PolitiqueDescription:
President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
Fais tourner ce blog!

TOGO

  Drapeau Togo 

Les observations de L’UFC

I - Observations d’ordre général

1. Aux termes des § 3.1 et suivants de l’APG, « les parties prenantes au dialogue s’engagent à poursuivre toutes les réformes visant à consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ». Les parties signataires de l’APG constituent donc un groupe de tutelle et non un groupe consultatif, dans la conduite de ces réformes aux plans de la conception, de la mise en œuvre, du suivi et du contrôle. Or la démarche qui nous est proposée à travers le présent atelier met les signataires de l’APG au même rang que les groupes consultatifs que constituent les autres participants. Par ailleurs, les dernières législatives ont dégagé, parmi les signataires de l’APG, deux forces principales, le RPT et l’UFC, qui devraient réaliser un consensus minimum sur la démarche conduisant à ces réformes, d’une part, sur le contenu, le calendrier d’exécution et la mise en œuvre effective de ces réformes, d’autre part.

2. Sur la base de quels critères les « secteurs » des participants ont-ils été identifiés et désignés. En outre, la note d’information ne précise que le nombre de représentants des partis politiques limité à un. Qu’en est-il des participants des autres « secteurs » ? Quel est le mode de prise de décision sur la base duquel la stratégie sera-t-elle validée ?

3. On a l’impression que le but visé à travers la stratégie objet du présent atelier est de doter le Ministère des Droits de l’Homme de moyens de fonctionnement. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de noyer les besoins en financement de ce ministère sous des actions liées à l’APG. Car ce faisant, l’APG se retrouve inopportunément sous estimé et relégué à un rang de moindre importance par rapport à la plate-forme de collaboration entre le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD.

4. La durée impartie à l’exercice de validation, y compris les débats (à peine une demi-journée), corrobore le peu d’intérêt accordé à l’APG et le souci de satisfaire plutôt des conditions de mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds.

II. Observations de fonds sur la stratégie proposée

5. § 1.1 Elément historiques :

La présentation des éléments historiques est biaisée et aboutit à des contre-vérités manifestes. Ainsi :

- il est écrit par exemple (p. 4 2ème alinéa) qu’une « commission de réconciliation nationale fut ensuite créée pour aboutir à la mise en place d’un gouvernement militaire ... », comme si la mise en place du gouvernement militaire était l’objectif assigné à cette commission de réconciliation nationale ou le résultat auquel elle devait aboutir. La vérité, et il ne faut pas avoir peur de le dire, est qu’une dictature militaire s’est installée dans notre pays depuis cette date (1967) avec toutes les conséquences que l’on sait et qui ont valu au Togo un déficit démocratique, des violations massives et répétées des droits humains, la mal gouvernance, bref, autant de dérives qui ont plongé les populations togolaises dans la pauvreté, la misère et le dénuement.

- dans le même paragraphe (p. 4 avant-dernier alinéa), il convient de bien restituer les faits historiques de l’année 2005 en mentionnant le coup d’Etat militaire suivi des errements institutionnels et constitutionnels, l’élection présidentielle calamiteuse accompagnée de violences politiques ayant entraîné des centaines de morts ainsi que des dizaines de milliers de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

- de plus, (p. 5, 3ème alinéa) il convient de nuancer la formulation « bonne tenue des élections » en raison du caractère inéquitable et peu fiable des résultats officiels que du reste, l’UFC ne reconnaît pas. On peut, à la rigueur, parler d’élections sans violences majeures.

- enfin (p. 5, 3ème alinéa), l’appellation « gouvernement d’union nationale » est incorrecte et injustifiée. Il faudrait plutôt parler de gouvernement d’ouverture comme le revendiquent le chef de l’Etat et le premier ministre.

6. § 1.2 Synthèse de l’APG :

- Cette synthèse, qui se réfère également aux 22 engagements, omet des points importants tels que le programme de délivrance des cartes nationales d’identité, le financement des partis politiques, les élections locales et la libération des prisonniers politiques.

- P.6, avant dernier alinéa : nulle part dans l’APG, il n’a été question de deux types de réformes (la justice et l’armée) qui seraient considérées par les signataires comme prioritaires.

7. p. 7, § 1.3 : Principales attentes et aspirations

- De quelle manière les « attentes » provenant des partis de l’opposition ont-elles été recensées et listées dans ce paragraphe ? Quels sont les partis de l’opposition consultés ? Et quand ?

- Pourquoi au lieu de la formulation de l’APG à savoir « la durée et la limitation du mandat présidentiel », le 1er tiret indique-t-il une formulation différente ?

- Qu’en est-il des attentes relatives aux conditions d’éligibilité du président de la République, à la réforme et à la recomposition de la Cour Constitutionnelle, à la réforme et à la recomposition de la HAAC, à la réforme de l’armée, à la question de l’impunité, au financement public des partis politiques, aux élections locales, au programme de délivrance des cartes nationales d’identité, etc.

- p. 8, 1er alinéa : les populations togolaises qui sont confrontées depuis des décennies à la misère et à la pauvreté, ont toujours appelé l’attention des pouvoirs publics sur leur sort mais en vain. Il est donc inqualifiable -en tout cas indécent- d’insinuer que c’est seulement lors de la dernière campagne électorale que ces populations auraient exprimé des préoccupations en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, d’emploi des jeunes, etc.

- p. 8, 3è alinéa : la mise en opposition des préoccupations des acteurs politiques (en termes de réformes politiques) et celles du simple citoyen (en termes de lutte contre la pauvreté) est un faux problème destiné à évacuer l’application de l’APG. Tout est important et urgent à la fois.

- p. 8, 4ème alinéa : il convient de nuancer l’analyse sur les dissensions ethniques ou régionales car ces dernières n’ont de réalités que par rapport à l’instrumentalisation qu’en a fait l’administration coloniale et, plus tard, la dictature militaire qui régente le pays.

8. § 1.4.2. p. 10 : contraintes

- 3éme alinéa : il est inacceptable de n’envisager qu’à long terme, les solutions aux questions de sécurité et d’impunité que les Togolais vivent au quotidien, en continuant de subir des violences socio-politiques qui restent impunies. C’est plutôt le démarrage rapide du règlement de la question de l’impunité qui favorisera la marche vers la réconciliation nationale et renforcera l’équilibre social.

- 4éme alinéa : cet alinéa ne recouvre aucune réalité nationale et n’a aucun sens.

Conclusion :

Au total, les analyses faites dans les documents de support du présent atelier sont tendancieuses et constituent un tissu de contre-vérités. On perçoit un habillage maladroit d’initiatives aux objectifs inavoués. La légèreté avec laquelle des questions d’importance aussi vitale pour notre pays sont traitées, est inacceptable. En raison de tout ce qui précède, l’UFC émet ses réserves les plus expresses quant à la conception, au contenu et aux objectifs du présent atelier tels qu’ils apparaissent à travers les documents de travail distribués.

L’UFC voudrait engager instamment les organisateurs, notamment le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD, à reconsidérer la méthodologie adoptée, en impliquant directement, à tous les stades et dans une démarche consensuelle, les deux principales forces politiques issues des législatives d’Octobre 2007, à savoir le RPT et l’UFC.

Fait à Lomé, le 14 Mai 2008
Pour le Bureau National, Le Vice-Président Patrick Lawson

UJAO : Journée mondiale de la liberté de la presse 2008.

Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008

  

  Appel de l’UJAO à tous les acteurs pour une Presse libre et de qualité

  Au moment où dans le monde entier est célébrée, ce samedi 3 mai, la

Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, l’Union des Journalistes de l’Afrique

de l’Ouest (UJAO) constate avec amertume que la situation reste fort mitigée

en Afrique de l’Ouest, avec des avancées significatives dans de rares pays,

comme la Mauritanie, et de fortes régressions  comme au Niger.
 

Des signes alarmants proviennent de pays passant jusqu’ici pour être avancés

en matière de liberté de la presse, comme le Mali, le Sénégal.

  Environnement difficile pour des entreprises de presse dignes de ce nom,

conditions de travail, sociales et salariales déplorables et très peu propices à

la qualité, textes liberticides et pratiques détestables entravent sérieusement

la liberté de la Presse en Afrique, en Afrique de l’Ouest en particulier.

  En effet, subsistent encore  des textes de lois comportant des incriminations

ambiguës, floues et fourre-tout (offense au Chef de l’Etat, atteinte à la Sûreté

de l’Etat), détention préventive, corruption et manipulation, régimes

politiques autoritaires, manque de formation, difficultés d’accès à l’information, intimidations  de toutes sortes, défaut de conventions collectives et ignorance

des dispositions élémentaires du Code du travail.

  C’est dans ce cadre que l’UJAO (qui met en œuvre un projet de renforcement

des capacités des journalistes et leurs organisations) et les Editeurs ont adopté

en avril 2008 un Arrêté Modèle pouvant assurer des conditions de travail minimales et un Projet d’Acte Communautaire visant la reconnaissance et la Protection

du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l’Ouest.
 

L’UJAO rappelle qu’il ne peut y avoir de liberté de presse «quand les journalistes vivent des conditions de misère, de corruption ou de peur». Elle rappelle aussi

que les «devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de

la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l'indépendance et

de la dignité professionnelle sont réalisées», notamment à travers une rémunération correspondant au rôle social du journaliste et «suffisante

pour garantir son indépendance économique».

 

C’est pourquoi l’UJAO souligne la nécessite de la mise en ouvre  de la Déclaration de Dakar, adoptée à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse en 2005 et lance un appel à tous les acteurs : L’Union appelle :

 

- Les États de l’Afrique de l’Ouest à créer un environnement propice à l'essor de médias indépendants viables et professionnels, à prendre des mesures pour mettre un terme aux meurtres, agressions, harcèlements, arrestations et emprisonnements dont sont victimes les journalistes.

- Les journalistes, les patrons de Presse, les associations professionnelles  de journalistes et d’Editeurs à promouvoir un journalisme professionnel, à renforcer les normes professionnelles et déontologiques et à favoriser l'indépendance des journalistes en améliorant leurs conditions de travail et sociales.
 

La Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008 sera essentiellement marquée pour l'UJAO par des actions de vulgarisation des textes récemment adoptés sur les conditions de travail des journalistes, la reconnaissance et la protection du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l'Ouest.

  Elle sera également marquée par des actions de solidarité dans toute l'Afrique de l'Ouest avec Moussa Kaka, journaliste correspondant de Radio France Internationale au Niger en prison depuis 7 mois.
 
L’UJAO exprime sa vive préoccupation par rapport à l’état de détérioration de la liberté de la presse et des conditions d’exercice du métier de journaliste dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest  et invite les Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  à adopter les textes issus des assises de Conakry.  

L’UJAO regroupe les organisations de journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.

 
Contacts :

Président de l’UJAO : Ibrahim Famakan Coulibaly 

Tél : (+223) 643 28 31courriel : ibrafam@yahoo.fr
 

Secrétaire Générale de l’UJAO : Diatou Cissé :

Tél : (+221) 842 42 56  courriel : diatouc@yahoo.ca

 

Coordonateur Projet Renforcement des Capacités

PRC - UJAO : Alpha Abdallah Sall : Tél : (+223) 305 11 71 / (221) 77 633 47 31 courriel : kawalpha@yahoo.fr

NEWSLETTER

Inscription à la newsletter

Recommander

Calendrier

Janvier 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Jeudi 31 Janvier 2008

                                                      Mercredi à Kisumu. (Reuters)

Par STÉPHANIE BRAQUEHAIS

 

 A l’instar d’une mèche que l’on allume en période électorale, et que l’on ne saurait plus éteindre, la manipulation politique des groupes ethniques semble désormais hors de tout contrôle au Kenya, un pays longtemps considéré comme un exemple de stabilité politique, paradis pour les touristes et les investisseurs occidentaux

 

Dans la vallée du Rift, selon les villes ou les villages, ce sont alternativement les Kikuyus, l’ethnie du président contesté Mwai Kibaki, ou d’autres communautés comme les Kalenjins ou les Luos, favorables à l’opposition menée par Raila Odinga, qui sont victimes d’attaques à grande échelle. Ces dernières sont manifestement planifiées à un haut niveau, comme le souligne un rapport de Human Rights Watch, qui met en évidence l’implication des responsables politiques dans le recrutement de jeunes pour lancer des assauts contre des populations décrites comme «ennemies».

 

La flambée de violence a en effet débuté à la minute où les résultats de l’élection présidentielle ont été annoncés, le 29 décembre. Plusieurs sources ont accusé William Ruto, un des piliers de l’équipe de Raila Odinga appartenant à l’ethnie kalenjin, d’organiser ces représailles, accusations qu’il a aussitôt réfutées.

 

A Nakuru, troisième ville du pays, le long d’un chemin en terre menant aux bidonvilles de Githima et Kaptembwa, un groupe appartenant à la communauté kalenjin tient une sorte de conseil de guerre. Leur chef, debout devant une centaine d’hommes, leur répète des directives pour la journée, et s’assure que chacun a compris le rôle qu’il avait à jouer. Ceux qui sont armés d’arcs et de flèches ou de machettes se postent à l’avant pour attaquer, ceux qui sont à l’arrière, munis de simples bâtons ou barres de fer, s’occupent d’incendier les maisons ou les échoppes préalablement identifiées.

 

Représailles. Le but est de lancer des représailles contre les Kikuyus, qui disent-ils, ont tué la veille sept des leurs, découpés à la machette alors qu’ils tentaient de se rendre au centre ville pour aller travailler. «Comment faire vivre mes enfants et mon épouse, si je ne peux plus gagner ma vie, fulmine Richard, 35 ans. Nous sommes contraints d’assurer notre sécurité, nous allons les évacuer de là et nous allons les éliminer.»Dans un pays où les deux tiers de la population vit avec moins d’un dollar par jour, malgré une croissance économique qui atteint 6%, nombreux sont ceux qui voient dans le statut de «guerrier» provisoire l’occasion de subvenir à leurs besoins et de se venger des Kikuyus qu’ils considèrent comme des «profiteurs».

 

David, 42 ans, qui accumule les petits travaux de maçonnerie, parle ainsi d’Equity Bank, établissement pionnier dans le microcrédit et détenu par un riche homme d’affaire kikuyu. «Si je demande un crédit, on va exiger ma carte d’identité et là, on verra que je suis Luo à cause de mon nom de famille, et on me refusera l’argent !»Aucun de ces miliciens à la petite semaine ne se risque à donner des noms, mais une question sur la spontanéité de leurs actes suscite un début d’aveu. «Un responsable est venu hier pour nous dire qu’il fallait qu’on continue à faire monter la pression», lâche David. Il est aussitôt interrompu. «Personne ne nous a rien dit, nous sommes venus de notre propre initiative», s’exclame Richard. Ce sont les Kikuyu qui sont soutenus par le gouvernement, ils appartiennent aux Mungiki !»

 

La secte sanguinaire Mungiki, qui signifie multitude en langue kikuyu, créée au début des années 90, a toujours été entretenue par des hommes politiques en période électorale. Depuis le début des violences fin décembre, elle a repris une activité intensive dans la vallée du Rift. Hier, la secte a fait parvenir à des médias kenyans un communiqué revendiquant l’assassinat de Melitus Mugabe Were, député du Mouvement démocratique orange dans la circonscription d’Embakasi, un quartier de Nairobi, tué par balles dans la nuit de mardi à mercredi.

 

Lynchage. Au crépuscule, sur la route bitumée parsemée de pierres, des jeunes de la communauté kikuyu suivent en file indienne un homme qui tient un porte-voix et qui leur distribue de la nourriture ou de l’argent. Toute la journée, ils ont bloqué la route et lynché, souvent à mort, les passagers des bus qui n’étaient pas kikuyu. Plus loin, Kenneth, âgé d’une vingtaine d’années, tente d’extirper quelques meubles de sa maison calcinée. «Je suis kikuyu, mon voisin est luo et nous ne voulons pas cette guerre, nous avons toujours vécu côte à côte. Mais nous sommes pris en otage. C’est comme un glaçon qui se serait brisé, l’eau à l’intérieur reste encore contenue, mais la cassure est là et si elle s’aggrave, toute l’eau va sortir et il ne restera plus rien de notre pays.»

 

 

Mardi 22 Janvier 2008

Une honte, une honte et une véritable indécence que cette histoire qui a vu les efforts collectifs et louables d’une dizaine de Togolais, réduits à néant par le sieur Boukpéssi qui a fait un hold-up sur des ordinateurs destinés à des écoles du Togo.

 
En effet ce groupe s’est donné pour but de regrouper leurs efforts pour apporter une contribution à l’éducation nationale. Et, c’est ainsi que pour la cause, le groupe a fait acquisition d’un lot d’une centaine d’unités centrales et 60 écrans ordinateurs destinés à des écoles sur le territoire national.


Précisons que ces ordinateurs ont été testés, puis reconditionnés et sont en état de bon fonctionnement avec un système d’exploitation et des logiciels de traitements de textes installés. Il s’agissait alors pour l’association d’offrir gracieusement ces ordinateurs à des écoles au Togo.

 

Chaque membre pouvait alors contacter des écoles qui devaient pour chacune d’elle recevoir au moins 1 ordinateur complet, avec une unité centrale en sus pour celles qui avaient les moyens de s’acheter un écran pour la deuxième unité centrale.


Vu l’objectif d’utilité publique et la vocation éducative du projet, l’association a essayé de trouver la possibilité d’obtenir des pouvoirs publics une exemption des frais de douanes. C’est alors que la piste des sieurs Boukpéssi, ministre des Finances et Bawara, ministre du NEPAD s’est présentée. Ces messieurs auraient pris l’engagement d’aider l’association dans leur démarche et leur permettre de réaliser cette opération qui leur tenait à cœur.
Entre temps une ONG s’était associée au groupe de Togolais pour offrir son aide et une contribution aux frais de transport.


Mais, quelle ne fut la surprise de ces compatriotes, une fois les ordinateurs sur les quais du Port de Lomé, de les voir bloqués par la douane avec application de pénalité journalière d’entreposage. Finalement après moult tractations, lorsque le sieur Boukpéssi fit sortir les ordinateurs, il en aurait retenu 50 dans le lot, arguant d’avoir payé de sa poche les frais de dédouanement, alors qu’il s’était engagé à aider l’association en sollicitant une intervention gouvernementale.


On peut supposer ici qu’il devait évoquer l’opération en conseil des ministres pour avoir l’aval du gouvernement étant entendu qu’il est lui-même à l’époque le ministre des finances. Mais que nenni, et il y a tout lieu de penser que l’ex ministre avait dès le départ une convoitise : mettre la main sur ces ordinateurs.

 

Le sieur Boukpéssi a tout bonnement truandé l’association, s’accaparant ainsi des ordinateurs qu’il a surement destiné à la revente ou pour équiper des locaux du RPT ou encore en faire don dans des administrations de la circonscription électorale où il s’est présenté comme candidat aux prochaines législatives.

 Tout en dénonçant ce vol, nous ne pouvons que conseiller et encourager l’association d’en requérir par voie administrative au gouvernement afin que le sieur Boukpéssi, soit interpelé sur la question et qu’il indemnise l’association afin que celle-ci puisse mettre son projet à exécution vu qu’il ne faut guère rêver d’une restitution des matériels volés par une escroquerie doublé d’un abus de pouvoir. Il ne faut pas que cette spoliation soit consommée.
Il siérait que le sieur Boukpéssi aie la décence de faire en sorte que le plan initial de ces frères de la diaspora se réalise pour le bien de ceux qui étaient les véritables destinataires de ces ordinateurs : les élèves, collégiens et lycéens togolais.

 

Dans un autre registre, il n’est plus question aujourd’hui, des malversations financières opérés par ce même Payadowa Boukpéssi, concernant la gestion des fonds de l’emprunt obligataire lancé par l’Etat togolais et qu’avait dirigé l’actuelle directrice des impôts Ingrid Awadé.
Des sources avaient fait état d’une mise en examen du sieur Boukpéssi dans cette affaire, alors que l’intéressé, malgré la gravité de l’affaire est libre de ses mouvements et actuellement en pleine préparation pour briguer un mandat de parlementaire.
S’agirait-il d’une mise en examen fictive comme on en a l’habitude ?
Il n’est pas interdit de le penser car la gravité des charges nécessiterait que le sieur Boukpéssi, soit disqualifié par ses pairs députés de la nouvelle assemblée qui veulent prétendent qu’il est ouvert au Togo une nouvelle ère. Nous attendons de voir.
Voilà un minimum qui aurait pu donner de la crédibilité à ce qui est claironné en faisant feu de tout bois sur le changement.

 

Serait un changement dans la continuité de la règle de l’impunité ?

 

Abalo Balakyem Kpéouzim/ source togocity.com

 

Mercredi 09 Janvier 2008

Depuis quelques mois, les vols à mains armées, les braquages sont devenus monnaie courante à Lomé et à l’intérieur du Togo. Face à cette situation d’insécurité généralisée, on constate une inaction totale du clan Gnassingbe sur le problème. La fameuse opération « Araignée »  du col  Atcha Ttitpkina mise sur pied pour prétendre  traquer  les « voleurs » n’a pas résolu le phénomène d’insécurité au Togo. Pourtant  à en croire le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, tout est mis sur place pour régler  en quelques mois  cette insécurité grandissante au Togo. Mais hélas, rien n’est fait et pire encore, quand on est victime d’un braquage  par les forces de sécurité elles même, on est poursuivi par le clan Gnassingbe dès qu’on ose en parler.

 

 Le cas le plus récent et  très  révoltant  est  celui de AKPOSSOGNA Kodjo inculpé par le Procureur général  de « Dénonciation calomnieuse et atteinte à la dignité d’une institution de l’Etat », il est jugé depuis le 21 Décembre 2007 comme un vulgaire bandit. Pourtant la victime n’a fait que rélater dans une  lettre adressée au ministre de la sécurité en date du 11 novembre 2007 les faits qu’il a vécus. Nous disons toujours qu’au Togo, la justice est  instrumentalisée , elle est aux ordres de la famille Gnassingbe  qui ne cesse de maintenir  son autorité sur elle. Tout se renforce depuis la mascarade électorale du 14 octobre 2007 pour  redorer  l’image du clan et  convaincre les investisseurs étrangers  de s’installer au Togo. Ainsi, les usurpateurs du pouvoir sont prêts pour écarter toute personne qui ose dénoncer  ouvertement  l’insécurité qui sévit continuellement au Togo. La question qu’on se pose est de savoir quels sont ceux qui multiplient les braquages au Togo et entretiennent l’insécurité impunément ?

 

 

Les Hommes de main du clan Gnassingbe  dits «Eléments incontrôlés  »

 

Au sein des Forces Armées Togolaises  et de la Police Nationale Togolaise, il existe des militaires ou force de sécurité qu’on qualifie souvent  « d’éléments incontrôlés ». Ce sont  des militaires , des gendarmes et policiers qui sont de véritables fanatiques  et  qui sont connus par les officiers de l’armée togolaise . Ces hommes jouissent d’une impunité totale , le clan est convaincu qu’ils sont prêts à tout faire pour défendre  leurs intérêts à chaque fois que leur pouvoir sera menacé. Ces hommes pour arrondir leur fin de mois,  braquent   les taxi-moto appelés  « Zémidjans» et les maisons,  souvent dans la nuit tardive et, quand le braquage tourne mal, ils  brandissent  leur carte de militaire  ou de policier.

 

 Ils ont seulement des comptes à  rendre qu’au chef du clan ,Faure Gnassingbe. Aujourd’hui, il est temps que la famille Gnassingbe cesse de tromper le peuple togolais en faisant croire qu'il s'agisse de simples voleurs. Ce sont eux qui entretiennent l’insecurite au Togo. Sinon,  Le phénomène de l’insécurité au TOGO trouverait facilement une solution si la volonté y est. Prenons l’exemple de Lomé, pour sécuriser Lomé, on n’a pas besoin de cette fameuse opération dite  «  Opération Araignée » qui a prouvé son incompétence depuis lors. Les Unités des forces de l’ordre, il existe plus de 10.000 d’hommes repartis dans des différentes  garnisons  basées  à Lomé: 

 

 

 

UNITES

 

EFFECTIFS

 

BASE

 

RSA

 

2300

 

Lome

 

1er ,2er RI

 

1800

 

Lome

 

RCGP

 

2500

 

Lome/Pya

 

FIR

 

1200

 

Lome

 

Gendarmerie Nationatle

 

2200

 

Lome

 

SGB, BTL

 

1100

 

Lome

 

Services de Renseignements(SRI, CTR, BAC ,BRI)

 

 

 

380

 

Lome

 

Police( PDJ, DGPN)

 

980

 

Lome

 

 

 

Ces éffectifs sont toujours  utilisés que pour mater l'opposition démocratique lors des contestations  et , pour torturer les défenseurs des droits humains et des journalistes, Il est temps maintenant  que ces forces soient utilisées pour une bonne cause, celle de sécuriser la population togolaise.

 

La milice politique du RPT toujours armée

 

Lors des élections présidentielles de 2005, pour mater les contestataires du coup de force  du chef du clan Faure Essozimna Gnassingbe, des armes ont été distribuées aux milices du RPT. Et après les événements malheureux qu’a connu le togo qui a fait plus de  800 morts, le clan n’a rien fait pour rétirer ces armes. Ces milices composées  d’étudiants, de jeunes cadres, des chômeurs, des voyous… agissaient, pour  certains par conviction, pour  d’autres par contrainte et enfin  d’autres,  moyennant des avantages matériels et sociaux. Après son « élection », il a restreint la liberté, même au sein de la mouvance présidentielle . Beaucoup de  jeunes de ces milices seront déçus de ne pas pouvoir s’exprimer librement .Si certains ont eu le courage de jeter l’éponge en risquant leur vie, d’autres continuent par intimider et braquer la population togolaise. Selon nos informations, il y a au moins  5 vols à main armée chaque jour au Togo commis par cette milice. Les victimes de peur de représailles ne portent jamais  plainte et ,quand ils osent le faire, l’affaire est vite classée sans suite. Ces milices braquent, volent  impunément avec les armes à feu au vu et au su des Responsables du RPT, des Forces Armées Togolaises et de la  Police Nationale. Il faut que le  clan Gnassingbe  désarme  ces  milice pour que la sécurité règne un peu au Togo. Les responsables de la milices du RPT, Toyi Gnassingbe, Kpatcha Gnassingbe  savent exactement  ceux qui  possèdent  des armes à feu au sein du RPT et quel type d’arme. Jusqu’à quand vont  circuler librement ces armes au Togo ?

 

 

Ils auraient « le Permis » de braquer et d’éliminer physiquement les concurrents.

 

A coté de ces milices politiques, il existe une autre qui  est composée essentiellement des anciens militaires et gendarmes  employés  dans des  sociétés  de gardiennage et de surveillance proches du pouvoir. Ils travaillent aussi pour la sécurité des  Directeurs de Sociétés, qu’on appelle aussi des « hommes d’affaire ». Ces hommes  bénéficient du soutien sans faille  du clan Gnassingbe qui les donne des armes à feu pour leurs milices. Ce sont généralement des milices des  sociétés  comme la Security Advisory and Service (SAS) , l’Optimal Protection Services (OPS), l’Intercom Security qui intimident et  au besoin éliminent physiquement des concurrents dans leurs domaines. Le  fonctionnaire de l’Ambassade du Ghana au Togo ,l’Ambassade du Brésil et le Consulat de la Slovaquie au Togo ont été victimes de cette milice. Aussi, pour arrondir leur fin de mois, ils n’hésitent pas  à braquer les conducteurs de taxi-moto dans les rues de Lomé et des maisons. 

 

Le Col Atcha Titipkina doit tout mettre en Œuvre pour désarmer  ces milices qui entretiennent continuellement  l’insécurité au Togo. Il est temps de mettre aux arrêts ces militaires et policiers qui braquent les conducteurs de taxi-moto et les maisons. Le procès de AKPOSSOGNA Kodjo démontre encore une fois la faillite du système judiciaire au Togo. Certes, le problème d'insécurité a toujours existé dans le pays, mais son caractère endémique actuel remonte après les tueries du mois d'avril en juin 2005.Ces derniers temps surtout dans la capitale Lomé, où pas un jour ne passe sans que ne soient rapportés des cas d'agressions physiques, de vols à main armée, de braquages  de maisons par la milice du Rpt et les militaires et policiers..Jusqu'à quand cela va durer?

 

 Nous lançons un appel aux autorités togolaises de libérer sans condition M. AKPOSSOGNA KODJO. Nous invitons les ONG internationaux de faire pression sur le gouvernement togolais pour qu'il libère M. AKPOSSOGNA KODJO. 

 

 SOSSOU KOSSIVI

President M.A.R

 

La lettre de M. AKPOSSOGNA Kodjo, adressée au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile

 

 

 

 

 

 


AKPOSSOGNA Kodjo
B. P. 7398
Lomé
Tél. : 916 45 71


à Monsieur le Ministre de la Sécurité
Ministère de la Sécurité
Lomé


Lomé, le 11 novembre 2007


Objet : Saisine suite à un braquage par des membres des forces de sécurité armés



Monsieur le Ministre,

Suite à un braquage dont nous avons été victimes dans la nuit du samedi 10 novembre dernier de la part de membres des forces de sécurité armés, j’ai l’honneur de solliciter votre intervention par cette lettre afin que justice nous soit rendue, au regard de l’exceptionnelle gravité des faits qui portent atteinte à l’honneur et à la crédibilité des forces de sécurité que vous avez l’honneur de diriger.
Voici d’abord les faits.
Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 novembre 2007, alors que je revenais de chez mon grand frère, aux environs de minuit, j’ai rencontré un ami, également à moto, avec qui nous avions eu à remorquer deux jeunes filles qui nous avaient demandées de les conduire au quartier de l’Hôtel de l’Aéroport.
Sur notre trajet, nous nous étions arrêtés devant une boulangerie non loin du Collège St Joseph où les deux jeunes filles voulaient acheter du pain. Au moment où celles-ci étaient en train de discuter avec le boulanger, trois hommes armés, en civil, nous ont approché et l’un d’entre eux, le plus géant des trois a commencé à nous dire : « Haut les mains ! » et, au même moment, voulait faire sortir une arme de son pantalon en tenant la moto de mon second. Apparemment, nos trois agresseurs avaient l’air d’être des militaires.
Pendant ce temps, les deux autres avançaient rapidement vers moi et, précipitamment, je retirai la clef de contact de ma moto avant de me mettre à courir. Mon second avait finalement pu me rejoindre en courant. Il avait, lui aussi, pu retirer la clef de contact de sa moto.
Les gens qui étaient encore au dehors, dans les environs, pris de peur en nous entendant crier « Au secours ! » ont commencé à rentrer dans leurs maisons. Cependant, les plus courageux étaient sortis mais ne pouvaient rien faire face à des hommes armés. Ils nous avaient seulement conseillé d’appeler un numéro de la Police et c’est à ce moment-là que j’avais appelé le 157 alors que mon second, lui, appelait le 149.
Pendant tout ce temps, après avoir essayé en vain de démarrer nos motos, ces hommes armés les avaient emportées. Nous avons alors eu la chance que mon second avait activé l’alarme de sa moto qui faisait donc du bruit pendant que ses clignotants s’étaient mis à fonctionner, nous renseignant ainsi sur les mouvements de nos voleurs.
Heureusement pour nous, les policiers du numéro 157 que j’avais appelé me faisaient savoir qu’ils étaient dans les environs et, effectivement, quelques minutes après, la voiture 157 de la Police arriva du bon côté c’est-à-dire du côté où nous étions. Nous avions alors couru vers la voiture pour leur indiquer le lieu où étaient les trois voleurs de nos motos.
Une fois arrivés sur les lieux, les policiers de la 157 étaient descendus et nous les avons suivi sur les lieux. Mais, quelle ne fut notre surprise lorsque, arrivés devant ceux qui nous avaient volés, nous avons vu, à notre grand étonnement, les policiers de la 157 se mettre au garde-à-vous devant eux et commencer à discuter avec ces derniers. Nous fumes alors très émus.
Au moment où ils discutaient avec le plus grand parmi nos voleurs, l’un d’entre eux s’approcha de nous pour nous dire, à voix basse : « Nous ne sommes pas des voleurs, quand nous vous avions dit : « Haut l