
Mercredi à Kisumu. (Reuters)
Par STÉPHANIE BRAQUEHAIS
Dans la vallée du Rift, selon les villes ou les villages, ce sont alternativement les Kikuyus, l’ethnie du président contesté Mwai Kibaki, ou d’autres communautés comme les Kalenjins ou les Luos, favorables à l’opposition menée par Raila Odinga, qui sont victimes d’attaques à grande échelle. Ces dernières sont manifestement planifiées à un haut niveau, comme le souligne un rapport de Human Rights Watch, qui met en évidence l’implication des responsables politiques dans le recrutement de jeunes pour lancer des assauts contre des populations décrites comme «ennemies».
La flambée de violence a en effet débuté à la minute où les résultats de l’élection présidentielle ont été annoncés, le 29 décembre. Plusieurs sources ont accusé William Ruto, un des piliers de l’équipe de Raila Odinga appartenant à l’ethnie kalenjin, d’organiser ces représailles, accusations qu’il a aussitôt réfutées.
A Nakuru, troisième ville du pays, le long d’un chemin en terre menant aux bidonvilles de Githima et Kaptembwa, un groupe appartenant à la communauté kalenjin tient une sorte de conseil de guerre. Leur chef, debout devant une centaine d’hommes, leur répète des directives pour la journée, et s’assure que chacun a compris le rôle qu’il avait à jouer. Ceux qui sont armés d’arcs et de flèches ou de machettes se postent à l’avant pour attaquer, ceux qui sont à l’arrière, munis de simples bâtons ou barres de fer, s’occupent d’incendier les maisons ou les échoppes préalablement identifiées.
Représailles. Le but est de lancer des représailles contre les Kikuyus, qui disent-ils, ont tué la veille sept des leurs, découpés à la machette alors qu’ils tentaient de se rendre au centre ville pour aller travailler. «Comment faire vivre mes enfants et mon épouse, si je ne peux plus gagner ma vie, fulmine Richard, 35 ans. Nous sommes contraints d’assurer notre sécurité, nous allons les évacuer de là et nous allons les éliminer.»Dans un pays où les deux tiers de la population vit avec moins d’un dollar par jour, malgré une croissance économique qui atteint 6%, nombreux sont ceux qui voient dans le statut de «guerrier» provisoire l’occasion de subvenir à leurs besoins et de se venger des Kikuyus qu’ils considèrent comme des «profiteurs».
David, 42 ans, qui accumule les petits travaux de maçonnerie, parle ainsi d’Equity Bank, établissement pionnier dans le microcrédit et détenu par un riche homme d’affaire kikuyu. «Si je demande un crédit, on va exiger ma carte d’identité et là, on verra que je suis Luo à cause de mon nom de famille, et on me refusera l’argent !»Aucun de ces miliciens à la petite semaine ne se risque à donner des noms, mais une question sur la spontanéité de leurs actes suscite un début d’aveu. «Un responsable est venu hier pour nous dire qu’il fallait qu’on continue à faire monter la pression», lâche David. Il est aussitôt interrompu. «Personne ne nous a rien dit, nous sommes venus de notre propre initiative», s’exclame Richard. Ce sont les Kikuyu qui sont soutenus par le gouvernement, ils appartiennent aux Mungiki !»
La secte sanguinaire Mungiki, qui signifie multitude en langue kikuyu, créée au début des années 90, a toujours été entretenue par des hommes politiques en période électorale. Depuis le début des violences fin décembre, elle a repris une activité intensive dans la vallée du Rift. Hier, la secte a fait parvenir à des médias kenyans un communiqué revendiquant l’assassinat de Melitus Mugabe Were, député du Mouvement démocratique orange dans la circonscription d’Embakasi, un quartier de Nairobi, tué par balles dans la nuit de mardi à mercredi.
Lynchage. Au crépuscule, sur la route bitumée parsemée de pierres, des jeunes de la communauté kikuyu suivent en file indienne un homme qui tient un porte-voix et qui leur distribue de la nourriture ou de l’argent. Toute la journée, ils ont bloqué la route et lynché, souvent à mort, les passagers des bus qui n’étaient pas kikuyu. Plus loin, Kenneth, âgé d’une vingtaine d’années, tente d’extirper quelques meubles de sa maison calcinée. «Je suis kikuyu, mon voisin est luo et nous ne voulons pas cette guerre, nous avons toujours vécu côte à côte. Mais nous sommes pris en otage. C’est comme un glaçon qui se serait brisé, l’eau à l’intérieur reste encore contenue, mais la cassure est là et si elle s’aggrave, toute l’eau va sortir et il ne restera plus rien de notre pays.»

Une honte, une honte et une véritable indécence que cette histoire qui a vu les efforts collectifs et louables d’une dizaine de Togolais, réduits à néant par le sieur Boukpéssi qui a fait un hold-up sur des ordinateurs destinés à des écoles du Togo.
En effet ce groupe s’est donné pour but de regrouper leurs efforts pour apporter une contribution à l’éducation nationale. Et, c’est ainsi que pour la cause, le groupe a fait acquisition d’un lot d’une centaine d’unités centrales et 60 écrans ordinateurs destinés à des écoles sur le territoire national.
Précisons que ces ordinateurs ont été testés, puis reconditionnés et sont en état de bon fonctionnement avec un système d’exploitation et des logiciels de traitements de textes installés. Il s’agissait alors pour l’association d’offrir gracieusement ces ordinateurs à des écoles au Togo.
Chaque membre pouvait alors contacter des écoles qui devaient pour chacune d’elle recevoir au moins 1 ordinateur complet, avec une unité centrale en sus pour celles qui avaient les moyens de s’acheter un écran pour la deuxième unité centrale.
Vu l’objectif d’utilité publique et la vocation éducative du projet, l’association a essayé de trouver la possibilité d’obtenir des pouvoirs publics une exemption des frais de douanes. C’est alors que la piste des sieurs Boukpéssi, ministre des Finances et Bawara, ministre du NEPAD s’est présentée. Ces messieurs auraient pris l’engagement d’aider l’association dans leur démarche et leur permettre de réaliser cette opération qui leur tenait à cœur.
Entre temps une ONG s’était associée au groupe de Togolais pour offrir son aide et une contribution aux frais de transport.
Mais, quelle ne fut la surprise de ces compatriotes, une fois les ordinateurs sur les quais du Port de Lomé, de les voir bloqués par la douane avec application de pénalité journalière d’entreposage. Finalement après moult tractations, lorsque le sieur Boukpéssi fit sortir les ordinateurs, il en aurait retenu 50 dans le lot, arguant d’avoir payé de sa poche les frais de dédouanement, alors qu’il s’était engagé à aider l’association en sollicitant une intervention gouvernementale.
On peut supposer ici qu’il devait évoquer l’opération en conseil des ministres pour avoir l’aval du gouvernement étant entendu qu’il est lui-même à l’époque le ministre des finances. Mais que nenni, et il y a tout lieu de penser que l’ex ministre avait dès le départ une convoitise : mettre la main sur ces ordinateurs.
Le sieur Boukpéssi a tout bonnement truandé l’association, s’accaparant ainsi des ordinateurs qu’il a surement destiné à la revente ou pour équiper des locaux du RPT ou encore en faire don dans des administrations de la circonscription électorale où il s’est présenté comme candidat aux prochaines législatives.
Tout en dénonçant ce vol, nous ne pouvons que conseiller et encourager l’association d’en requérir par voie administrative au gouvernement afin que le sieur Boukpéssi, soit interpelé sur la question et qu’il indemnise l’association afin que celle-ci puisse mettre son projet à exécution vu qu’il ne faut guère rêver d’une restitution des matériels volés par une escroquerie doublé d’un abus de pouvoir. Il ne faut pas que cette spoliation soit consommée.
Il siérait que le sieur Boukpéssi aie la décence de faire en sorte que le plan initial de ces frères de la diaspora se réalise pour le bien de ceux qui étaient les véritables destinataires de ces ordinateurs : les élèves, collégiens et lycéens togolais.
Dans un autre registre, il n’est plus question aujourd’hui, des malversations financières opérés par ce même Payadowa Boukpéssi, concernant la gestion des fonds de l’emprunt obligataire lancé par l’Etat togolais et qu’avait dirigé l’actuelle directrice des impôts Ingrid Awadé.
Des sources avaient fait état d’une mise en examen du sieur Boukpéssi dans cette affaire, alors que l’intéressé, malgré la gravité de l’affaire est libre de ses mouvements et actuellement en pleine préparation pour briguer un mandat de parlementaire.
S’agirait-il d’une mise en examen fictive comme on en a l’habitude ?
Il n’est pas interdit de le penser car la gravité des charges nécessiterait que le sieur Boukpéssi, soit disqualifié par ses pairs députés de la nouvelle assemblée qui veulent prétendent qu’il est ouvert au Togo une nouvelle ère. Nous attendons de voir.
Voilà un minimum qui aurait pu donner de la crédibilité à ce qui est claironné en faisant feu de tout bois sur le changement.
Serait un changement dans la continuité de la règle de l’impunité ?
Abalo Balakyem Kpéouzim/ source togocity.com
Depuis quelques mois, les vols à mains armées, les braquages sont devenus monnaie courante à Lomé et à l’intérieur du Togo. Face à cette situation d’insécurité généralisée, on constate une inaction totale du clan Gnassingbe sur le problème. La fameuse opération « Araignée » du col Atcha Ttitpkina mise sur pied pour prétendre traquer les « voleurs » n’a pas résolu le phénomène d’insécurité au Togo. Pourtant à en croire le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, tout est mis sur place pour régler en quelques mois cette insécurité grandissante au Togo. Mais hélas, rien n’est fait et pire encore, quand on est victime d’un braquage par les forces de sécurité elles même, on est poursuivi par le clan Gnassingbe dès qu’on ose en parler.
Le cas le plus récent et très révoltant est celui de AKPOSSOGNA Kodjo inculpé par le Procureur général de « Dénonciation calomnieuse et atteinte à la dignité d’une institution de l’Etat », il est jugé depuis le 21 Décembre 2007 comme un vulgaire bandit. Pourtant la victime n’a fait que rélater dans une lettre adressée au ministre de la sécurité en date du 11 novembre 2007 les faits qu’il a vécus. Nous disons toujours qu’au Togo, la justice est instrumentalisée , elle est aux ordres de la famille Gnassingbe qui ne cesse de maintenir son autorité sur elle. Tout se renforce depuis la mascarade électorale du 14 octobre 2007 pour redorer l’image du clan et convaincre les investisseurs étrangers de s’installer au Togo. Ainsi, les usurpateurs du pouvoir sont prêts pour écarter toute personne qui ose dénoncer ouvertement l’insécurité qui sévit continuellement au Togo. La question qu’on se pose est de savoir quels sont ceux qui multiplient les braquages au Togo et entretiennent l’insécurité impunément ?
Les Hommes de main du clan Gnassingbe dits «Eléments incontrôlés »
Au sein des Forces Armées Togolaises et de la Police Nationale Togolaise, il existe des militaires ou force de sécurité qu’on qualifie souvent « d’éléments incontrôlés ». Ce sont des militaires , des gendarmes et policiers qui sont de véritables fanatiques et qui sont connus par les officiers de l’armée togolaise . Ces hommes jouissent d’une impunité totale , le clan est convaincu qu’ils sont prêts à tout faire pour défendre leurs intérêts à chaque fois que leur pouvoir sera menacé. Ces hommes pour arrondir leur fin de mois, braquent les taxi-moto appelés « Zémidjans» et les maisons, souvent dans la nuit tardive et, quand le braquage tourne mal, ils brandissent leur carte de militaire ou de policier.
Ils ont seulement des comptes à rendre qu’au chef du clan ,Faure Gnassingbe. Aujourd’hui, il est temps que la famille Gnassingbe cesse de tromper le peuple togolais en faisant croire qu'il s'agisse de simples voleurs. Ce sont eux qui entretiennent l’insecurite au Togo. Sinon, Le phénomène de l’insécurité au TOGO trouverait facilement une solution si la volonté y est. Prenons l’exemple de Lomé, pour sécuriser Lomé, on n’a pas besoin de cette fameuse opération dite « Opération Araignée » qui a prouvé son incompétence depuis lors. Les Unités des forces de l’ordre, il existe plus de 10.000 d’hommes repartis dans des différentes garnisons basées à Lomé:
|
UNITES
|
EFFECTIFS
|
BASE
|
|
RSA
|
2300
|
Lome
|
|
1er ,2er RI
|
1800
|
Lome
|
|
RCGP
|
2500
|
Lome/Pya
|
|
FIR
|
1200
|
Lome
|
|
Gendarmerie Nationatle
|
2200
|
Lome
|
|
SGB, BTL
|
1100
|
Lome
|
|
Services de Renseignements(SRI, CTR, BAC ,BRI)
|
380
|
Lome
|
|
Police( PDJ, DGPN)
|
980
|
Lome
|
Ces éffectifs sont toujours utilisés que pour mater l'opposition démocratique lors des contestations et , pour torturer les défenseurs des droits humains et des journalistes, Il est temps maintenant que ces forces soient utilisées pour une bonne cause, celle de sécuriser la population togolaise.
La milice politique du RPT toujours armée
Lors des élections présidentielles de 2005, pour mater les contestataires du coup de force du chef du clan Faure Essozimna Gnassingbe, des armes ont été distribuées aux milices du RPT. Et après les événements malheureux qu’a connu le togo qui a fait plus de 800 morts, le clan n’a rien fait pour rétirer ces armes. Ces milices composées d’étudiants, de jeunes cadres, des chômeurs, des voyous… agissaient, pour certains par conviction, pour d’autres par contrainte et enfin d’autres, moyennant des avantages matériels et sociaux. Après son « élection », il a restreint la liberté, même au sein de la mouvance présidentielle . Beaucoup de jeunes de ces milices seront déçus de ne pas pouvoir s’exprimer librement .Si certains ont eu le courage de jeter l’éponge en risquant leur vie, d’autres continuent par intimider et braquer la population togolaise. Selon nos informations, il y a au moins 5 vols à main armée chaque jour au Togo commis par cette milice. Les victimes de peur de représailles ne portent jamais plainte et ,quand ils osent le faire, l’affaire est vite classée sans suite. Ces milices braquent, volent impunément avec les armes à feu au vu et au su des Responsables du RPT, des Forces Armées Togolaises et de la Police Nationale. Il faut que le clan Gnassingbe désarme ces milice pour que la sécurité règne un peu au Togo. Les responsables de la milices du RPT, Toyi Gnassingbe, Kpatcha Gnassingbe savent exactement ceux qui possèdent des armes à feu au sein du RPT et quel type d’arme. Jusqu’à quand vont circuler librement ces armes au Togo ?
Ils auraient « le Permis » de braquer et d’éliminer physiquement les concurrents.
A coté de ces milices politiques, il existe une autre qui est composée essentiellement des anciens militaires et gendarmes employés dans des sociétés de gardiennage et de surveillance proches du pouvoir. Ils travaillent aussi pour la sécurité des Directeurs de Sociétés, qu’on appelle aussi des « hommes d’affaire ». Ces hommes bénéficient du soutien sans faille du clan Gnassingbe qui les donne des armes à feu pour leurs milices. Ce sont généralement des milices des sociétés comme la Security Advisory and Service (SAS) , l’Optimal Protection Services (OPS), l’Intercom Security qui intimident et au besoin éliminent physiquement des concurrents dans leurs domaines. Le fonctionnaire de l’Ambassade du Ghana au Togo ,l’Ambassade du Brésil et le Consulat de la Slovaquie au Togo ont été victimes de cette milice. Aussi, pour arrondir leur fin de mois, ils n’hésitent pas à braquer les conducteurs de taxi-moto dans les rues de Lomé et des maisons.
Le Col Atcha Titipkina doit tout mettre en Œuvre pour désarmer ces milices qui entretiennent continuellement l’insécurité au Togo. Il est temps de mettre aux arrêts ces militaires et policiers qui braquent les conducteurs de taxi-moto et les maisons. Le procès de AKPOSSOGNA Kodjo démontre encore une fois la faillite du système judiciaire au Togo. Certes, le problème d'insécurité a toujours existé dans le pays, mais son caractère endémique actuel remonte après les tueries du mois d'avril en juin 2005.Ces derniers temps surtout dans la capitale Lomé, où pas un jour ne passe sans que ne soient rapportés des cas d'agressions physiques, de vols à main armée, de braquages de maisons par la milice du Rpt et les militaires et policiers..Jusqu'à quand cela va durer?
Nous lançons un appel aux autorités togolaises de libérer sans condition M. AKPOSSOGNA KODJO. Nous invitons les ONG internationaux de faire pression sur le gouvernement togolais pour qu'il libère M. AKPOSSOGNA KODJO.
SOSSOU KOSSIVI
President M.A.R
La lettre de M. AKPOSSOGNA Kodjo, adressée au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile
|
|

















