Présentation

kossivi

Pseudo: sossouCatégorie: PolitiqueDescription:
President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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TOGO

  Drapeau Togo 

Les observations de L’UFC

I - Observations d’ordre général

1. Aux termes des § 3.1 et suivants de l’APG, « les parties prenantes au dialogue s’engagent à poursuivre toutes les réformes visant à consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ». Les parties signataires de l’APG constituent donc un groupe de tutelle et non un groupe consultatif, dans la conduite de ces réformes aux plans de la conception, de la mise en œuvre, du suivi et du contrôle. Or la démarche qui nous est proposée à travers le présent atelier met les signataires de l’APG au même rang que les groupes consultatifs que constituent les autres participants. Par ailleurs, les dernières législatives ont dégagé, parmi les signataires de l’APG, deux forces principales, le RPT et l’UFC, qui devraient réaliser un consensus minimum sur la démarche conduisant à ces réformes, d’une part, sur le contenu, le calendrier d’exécution et la mise en œuvre effective de ces réformes, d’autre part.

2. Sur la base de quels critères les « secteurs » des participants ont-ils été identifiés et désignés. En outre, la note d’information ne précise que le nombre de représentants des partis politiques limité à un. Qu’en est-il des participants des autres « secteurs » ? Quel est le mode de prise de décision sur la base duquel la stratégie sera-t-elle validée ?

3. On a l’impression que le but visé à travers la stratégie objet du présent atelier est de doter le Ministère des Droits de l’Homme de moyens de fonctionnement. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de noyer les besoins en financement de ce ministère sous des actions liées à l’APG. Car ce faisant, l’APG se retrouve inopportunément sous estimé et relégué à un rang de moindre importance par rapport à la plate-forme de collaboration entre le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD.

4. La durée impartie à l’exercice de validation, y compris les débats (à peine une demi-journée), corrobore le peu d’intérêt accordé à l’APG et le souci de satisfaire plutôt des conditions de mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds.

II. Observations de fonds sur la stratégie proposée

5. § 1.1 Elément historiques :

La présentation des éléments historiques est biaisée et aboutit à des contre-vérités manifestes. Ainsi :

- il est écrit par exemple (p. 4 2ème alinéa) qu’une « commission de réconciliation nationale fut ensuite créée pour aboutir à la mise en place d’un gouvernement militaire ... », comme si la mise en place du gouvernement militaire était l’objectif assigné à cette commission de réconciliation nationale ou le résultat auquel elle devait aboutir. La vérité, et il ne faut pas avoir peur de le dire, est qu’une dictature militaire s’est installée dans notre pays depuis cette date (1967) avec toutes les conséquences que l’on sait et qui ont valu au Togo un déficit démocratique, des violations massives et répétées des droits humains, la mal gouvernance, bref, autant de dérives qui ont plongé les populations togolaises dans la pauvreté, la misère et le dénuement.

- dans le même paragraphe (p. 4 avant-dernier alinéa), il convient de bien restituer les faits historiques de l’année 2005 en mentionnant le coup d’Etat militaire suivi des errements institutionnels et constitutionnels, l’élection présidentielle calamiteuse accompagnée de violences politiques ayant entraîné des centaines de morts ainsi que des dizaines de milliers de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

- de plus, (p. 5, 3ème alinéa) il convient de nuancer la formulation « bonne tenue des élections » en raison du caractère inéquitable et peu fiable des résultats officiels que du reste, l’UFC ne reconnaît pas. On peut, à la rigueur, parler d’élections sans violences majeures.

- enfin (p. 5, 3ème alinéa), l’appellation « gouvernement d’union nationale » est incorrecte et injustifiée. Il faudrait plutôt parler de gouvernement d’ouverture comme le revendiquent le chef de l’Etat et le premier ministre.

6. § 1.2 Synthèse de l’APG :

- Cette synthèse, qui se réfère également aux 22 engagements, omet des points importants tels que le programme de délivrance des cartes nationales d’identité, le financement des partis politiques, les élections locales et la libération des prisonniers politiques.

- P.6, avant dernier alinéa : nulle part dans l’APG, il n’a été question de deux types de réformes (la justice et l’armée) qui seraient considérées par les signataires comme prioritaires.

7. p. 7, § 1.3 : Principales attentes et aspirations

- De quelle manière les « attentes » provenant des partis de l’opposition ont-elles été recensées et listées dans ce paragraphe ? Quels sont les partis de l’opposition consultés ? Et quand ?

- Pourquoi au lieu de la formulation de l’APG à savoir « la durée et la limitation du mandat présidentiel », le 1er tiret indique-t-il une formulation différente ?

- Qu’en est-il des attentes relatives aux conditions d’éligibilité du président de la République, à la réforme et à la recomposition de la Cour Constitutionnelle, à la réforme et à la recomposition de la HAAC, à la réforme de l’armée, à la question de l’impunité, au financement public des partis politiques, aux élections locales, au programme de délivrance des cartes nationales d’identité, etc.

- p. 8, 1er alinéa : les populations togolaises qui sont confrontées depuis des décennies à la misère et à la pauvreté, ont toujours appelé l’attention des pouvoirs publics sur leur sort mais en vain. Il est donc inqualifiable -en tout cas indécent- d’insinuer que c’est seulement lors de la dernière campagne électorale que ces populations auraient exprimé des préoccupations en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, d’emploi des jeunes, etc.

- p. 8, 3è alinéa : la mise en opposition des préoccupations des acteurs politiques (en termes de réformes politiques) et celles du simple citoyen (en termes de lutte contre la pauvreté) est un faux problème destiné à évacuer l’application de l’APG. Tout est important et urgent à la fois.

- p. 8, 4ème alinéa : il convient de nuancer l’analyse sur les dissensions ethniques ou régionales car ces dernières n’ont de réalités que par rapport à l’instrumentalisation qu’en a fait l’administration coloniale et, plus tard, la dictature militaire qui régente le pays.

8. § 1.4.2. p. 10 : contraintes

- 3éme alinéa : il est inacceptable de n’envisager qu’à long terme, les solutions aux questions de sécurité et d’impunité que les Togolais vivent au quotidien, en continuant de subir des violences socio-politiques qui restent impunies. C’est plutôt le démarrage rapide du règlement de la question de l’impunité qui favorisera la marche vers la réconciliation nationale et renforcera l’équilibre social.

- 4éme alinéa : cet alinéa ne recouvre aucune réalité nationale et n’a aucun sens.

Conclusion :

Au total, les analyses faites dans les documents de support du présent atelier sont tendancieuses et constituent un tissu de contre-vérités. On perçoit un habillage maladroit d’initiatives aux objectifs inavoués. La légèreté avec laquelle des questions d’importance aussi vitale pour notre pays sont traitées, est inacceptable. En raison de tout ce qui précède, l’UFC émet ses réserves les plus expresses quant à la conception, au contenu et aux objectifs du présent atelier tels qu’ils apparaissent à travers les documents de travail distribués.

L’UFC voudrait engager instamment les organisateurs, notamment le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD, à reconsidérer la méthodologie adoptée, en impliquant directement, à tous les stades et dans une démarche consensuelle, les deux principales forces politiques issues des législatives d’Octobre 2007, à savoir le RPT et l’UFC.

Fait à Lomé, le 14 Mai 2008
Pour le Bureau National, Le Vice-Président Patrick Lawson

UJAO : Journée mondiale de la liberté de la presse 2008.

Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008

  

  Appel de l’UJAO à tous les acteurs pour une Presse libre et de qualité

  Au moment où dans le monde entier est célébrée, ce samedi 3 mai, la

Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, l’Union des Journalistes de l’Afrique

de l’Ouest (UJAO) constate avec amertume que la situation reste fort mitigée

en Afrique de l’Ouest, avec des avancées significatives dans de rares pays,

comme la Mauritanie, et de fortes régressions  comme au Niger.
 

Des signes alarmants proviennent de pays passant jusqu’ici pour être avancés

en matière de liberté de la presse, comme le Mali, le Sénégal.

  Environnement difficile pour des entreprises de presse dignes de ce nom,

conditions de travail, sociales et salariales déplorables et très peu propices à

la qualité, textes liberticides et pratiques détestables entravent sérieusement

la liberté de la Presse en Afrique, en Afrique de l’Ouest en particulier.

  En effet, subsistent encore  des textes de lois comportant des incriminations

ambiguës, floues et fourre-tout (offense au Chef de l’Etat, atteinte à la Sûreté

de l’Etat), détention préventive, corruption et manipulation, régimes

politiques autoritaires, manque de formation, difficultés d’accès à l’information, intimidations  de toutes sortes, défaut de conventions collectives et ignorance

des dispositions élémentaires du Code du travail.

  C’est dans ce cadre que l’UJAO (qui met en œuvre un projet de renforcement

des capacités des journalistes et leurs organisations) et les Editeurs ont adopté

en avril 2008 un Arrêté Modèle pouvant assurer des conditions de travail minimales et un Projet d’Acte Communautaire visant la reconnaissance et la Protection

du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l’Ouest.
 

L’UJAO rappelle qu’il ne peut y avoir de liberté de presse «quand les journalistes vivent des conditions de misère, de corruption ou de peur». Elle rappelle aussi

que les «devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de

la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l'indépendance et

de la dignité professionnelle sont réalisées», notamment à travers une rémunération correspondant au rôle social du journaliste et «suffisante

pour garantir son indépendance économique».

 

C’est pourquoi l’UJAO souligne la nécessite de la mise en ouvre  de la Déclaration de Dakar, adoptée à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse en 2005 et lance un appel à tous les acteurs : L’Union appelle :

 

- Les États de l’Afrique de l’Ouest à créer un environnement propice à l'essor de médias indépendants viables et professionnels, à prendre des mesures pour mettre un terme aux meurtres, agressions, harcèlements, arrestations et emprisonnements dont sont victimes les journalistes.

- Les journalistes, les patrons de Presse, les associations professionnelles  de journalistes et d’Editeurs à promouvoir un journalisme professionnel, à renforcer les normes professionnelles et déontologiques et à favoriser l'indépendance des journalistes en améliorant leurs conditions de travail et sociales.
 

La Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008 sera essentiellement marquée pour l'UJAO par des actions de vulgarisation des textes récemment adoptés sur les conditions de travail des journalistes, la reconnaissance et la protection du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l'Ouest.

  Elle sera également marquée par des actions de solidarité dans toute l'Afrique de l'Ouest avec Moussa Kaka, journaliste correspondant de Radio France Internationale au Niger en prison depuis 7 mois.
 
L’UJAO exprime sa vive préoccupation par rapport à l’état de détérioration de la liberté de la presse et des conditions d’exercice du métier de journaliste dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest  et invite les Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  à adopter les textes issus des assises de Conakry.  

L’UJAO regroupe les organisations de journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.

 
Contacts :

Président de l’UJAO : Ibrahim Famakan Coulibaly 

Tél : (+223) 643 28 31courriel : ibrafam@yahoo.fr
 

Secrétaire Générale de l’UJAO : Diatou Cissé :

Tél : (+221) 842 42 56  courriel : diatouc@yahoo.ca

 

Coordonateur Projet Renforcement des Capacités

PRC - UJAO : Alpha Abdallah Sall : Tél : (+223) 305 11 71 / (221) 77 633 47 31 courriel : kawalpha@yahoo.fr

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Jeudi 13 Décembre 2007
"Je devais être assassiné à Lomé"


Newton Ahmed Barry

Les " journaleux braconniers " ont décidé que c'était fini de mon honneur. Après Sidwaya, L'Hebdo a pris le relais en tentant de déverser des vomissures sur mon compte dans des histoires montées de toutes pièces. Sans même avoir pris le minimum de précaution. Mais était-ce vraiment la peine ? C'était la grande occasion pour mettre fin au " mythe " Newton Ahmed Barry. On a donc décidé de me braconner par tous les moyens. D'abord à Lomé, qui devait être le théâtre de ma mise à mort physique, et ensuite chez moi même au Burkina Faso où des plumitifs étaient déjà pré positionnés pour déverser sur mon compte des torrents de saletés pour montrer qu'en réalité, je n'étais qu'un personnage vil (le mot délinquant et dealer sont contenus dans les écrits). Ceux qui ont monté ce plan ont oublié que j'étais avec ma femme et mes enfants. A moins que le scénario prévu était d'aller jusqu'à leur mise à mort. Avec des histoires de la sorte, il n'était pas question de laisser des témoins.

Je dois d'entrée de jeu dire que je ne connais pas le Bénin. Je n'y suis jamais allé pour quoi que ce soit, et surtout pas pour des vacances. Je ne connais pas de journaliste béninois avec qui j'aurai fait affaire et surtout pas une affaire de voiture. Donc, comme on le voit, sur toute la ligne, c'est du faux.
Par contre, et cela le ministre Philippe Savadogo qui a servi cette histoire à son journal Sidwaya et ensuite aux braconniers de L'Hebdo savait que c'était faux, puisque Germain Nama, mon Directeur de Publication, qui l'a saisi des problèmes que j'avais à Lomé, avait eu le retour d'information indiquant que les officiels togolais leur avaient dit que c'était "une affaire entre amis". Mais de quoi s'agit-il au juste ?
Comme chaque année, à la même période, j'ai l'habitude d'envoyer ma famille en vacances à Lomé. Depuis 2003 que nous allions en vacances, nous ne sommes allés dans aucun autre pays en dehors du Togo. Le 18 août dernier donc, malgré nos calendriers chargés, mon épouse et moi décidons d'envoyer quand même les enfants en vacances. Après une nuit au village à Gnangdin (à 15 km de Bittou), nous franchissons très tôt la frontière et prenons la route de Lomé. Nous arrivons vers 18 heures et regagnons notre hôtel, le même que nous fréquentons depuis 2003. A Lomé donc, nous avons, pour ainsi dire, nos habitudes.
Le lendemain de notre arrivée, le dimanche 19, je suis à la piscine avec les enfants vers 17h quand deux personnes se présentent à moi. Ils me saluent et demandent si j'étais Newton Ahmed Barry. Je leur réponds que oui !
Ils me disent qu'ils sont des Renseignements Généraux et de bien vouloir les suivre. Je leur demande s'ils ont un mandat. Ils me disent non ! Je leur demande s'ils ne se trompent pas de personne, car moi je suis un étranger et je suis là avec ma famille pour les vacances. Une des personnes répète mon nom et me demande si c'est pas moi ? Je lui réponds qu'il s'agit bien de moi.

Un enlèvement
musclé à l'hôtel

Je leur demande alors si je peux voir leur carte professionnelle ? Ils se regardent, hésitent et un d'eux finit par sortir sa carte qu'il me présente furtivement. J'ai juste le temps de lire " Gardien de la Paix ". Je fais remarquer alors à mes interlocuteurs que Renseignements Généraux et Gardien de la paix, cela fait deux. Et que du peu de chose que je connais de la police, un Gardien de la paix n'est pas un OPJ (Officier de police judiciaire). Or, pour procéder à une interpellation, il faut être un officier de police. J'ajoute, " mais c'est possible qu'au Togo, il en soit autrement".
C'est pourquoi, je voudrais leur demander si quelqu'un au sein de l'hôtel peut attester qu'ils sont de la sécurité togolaise. Ils me répondent que le directeur de l'hôtel les connaît. Je dis qu'à cela ne tienne, allons alors voir celui-ci. Mais je leur demande juste le temps d'accompagner les enfants à leur mère qui est restée dans sa chambre. Alors que je conduisais les enfants en chambre et que les deux individus m'escortaient, nous rencontrons le directeur de l'hôtel. Je lui demande alors s'il connaît les deux messieurs qui m'accompagnent ? Il les regarde un instant et répond : "Non ! Je ne les connais pas". Je lui rétorque que pourtant, ces messieurs qui disent qu'ils sont des Renseignements Généraux affirment qu'ils sont connus de vous. Le directeur prend encore le temps de les observer, et maintient qu'il ne les connaît pas. Un des messieurs reprend en disant qu'ils sont plutôt connus des réceptionnistes avec qui ils ont l'habitude de venir chercher les fiches clients. Le directeur fait appeler le réceptionniste du jour. Ce dernier arrive et dit que lui aussi ne connaît pas les deux individus.
Ils commencent alors à montrer des signes de nervosité et menacent d'utiliser la force, si je ne veux pas les suivre. J'avais mon téléphone portable en main, un des individus menace de le retirer si je veux m'en servir. Je leur fais alors deux propositions, en gardant toujours mon calme. Je leur demande de remettre leur carte professionnelle, pour que mon épouse relève leur identité complète. Ensuite qu'ils disent où ils doivent me conduire et qu'ils me permettent de les suivre avec ma voiture. Ils refusent toutes ces propositions et m'embarquent de force dans une voiture, qui n'était en réalité qu'un taxi. Au Togo, c'est à l'immatriculation que l'on reconnaît les taxis. Les gens de l'hôtel signalent à mon épouse que j'ai été embarqué dans un taxi et non dans une voiture de police. Elle instruit mon neveu qui était avec nous à Lomé, de prendre rapidement la voiture et de les suivre.

Course poursuite dans la ville

Quand mes ravisseurs ont vu que nous étions suivis, ils se sont mis à accélérer et à slalomer entre les voitures. Mon neveu qui connaît assez bien Lomé, et conduit relativement bien, a tout fait pour les coller au pare-chocs. Après plus de deux heures de course poursuite et voyant qu'ils n'allaient pas semer le petit, mes ravisseurs se parlent en kabyais, passent un coup de fil et finalement, reprennent une autre direction. Quelques instant après, nous sommes devant le commissariat central de Lomé. Mes ravisseurs me débarquent et juste le temps de parler à une policière de faction et ils disparaissent.
Je reste un temps avec la policière qui me conduit pour interrogatoire. Je lui dis que je ne répondrai à aucune question, si on ne me signifie pas ce pour quoi on a procédé à mon enlèvement. Je dis bien enlèvement et non interpellation. Elle ne me répond pas et me demande d'enlever mes chaussures, d'enlever ma ceinture…. Elle m'arrache mon bracelet et ma montre et me conduit directement au cachot. Une de ces cellules sans lumière où sont entassés hommes et femmes, sur environ quatre mètres carrés. Une odeur de fin de monde s'y dégage puisque les détenus font leur besoin à même un petit récipient posé dans un coin. Lequel récipient était plein et se déversait par terre… J'ai dénombré sur ce petit espace 18 détenus, dont deux femmes.
Quelques instants après un policier revient et me demande si je suis près maintenant à répondre aux questions. Je lui répète la même chose. Je ne dirai pas un mot tant qu'on ne m'a pas dit ce pourquoi j'ai été enlevé. L'officier me rit au nez et dit ceci : " Chez vous, vous brûlez les journalistes. Ici, nous on fait mieux. Vous allez voir ".
Quand le policier s'en retourne, je commence à observer ceux qui m'entourent pour évaluer sa menace. Parce qu'il n'est pas impossible qu'il me fasse massacrer par les colosses qui étaient assis impassibles dans cet environnement indescriptible.
Entre-temps, mon neveu qui m'avait suivi, téléphone à mon épouse et lui indique où on m'avait conduit. Mais déjà, au niveau de l'hôtel, le directeur avait alerté la Ligue togolaise des droits de l'homme, mon épouse avait réussi à joindre Germain Nama qui avait aussi alerté nos autorités, sur ce qui était en train de m'arriver au Togo. Sidwaya, pour l'accabler, dit que le Directeur de publication du journaliste n'a pas dit aux autorités ce pourquoi j'avais été arrêté. Mais qui savait jusqu'à cet instant pourquoi j'avais été enlevé ? A l'hôtel, on a dit à mon épouse que si ce sont les Renseignements Généraux qui m'ont enlevé, il faut aller à leur siège, non loin de Lomé II. Mais la pauvre ne connaît pas Lomé. Quand mon neveu lui téléphone pour lui dire que j'étais au commissariat central, l'épouse du directeur de l'hôtel met sa propre voiture à sa disposition pour l'y conduire.

La scène au commissariat…

Toutes les alertes commencent à porter leur fruit et progressivement le commissariat central se remplit de monde. Un avocat commis d'office par RSF (Reporters sans frontières), section Paris, arrive immédiatement sur les lieux. Le correspondant de RFI (Radio France Internationale) arrive lui également et avec lui, d'autres confrères togolais informés par Sherif Sy, président de la SEP*. L'officier de police vient donc me sortir de la sinistre cellule et me conduit dans une salle où sont entreposés bancs et quelques bureaux. Mon épouse était déjà là. Et qui je vois d'autre ? Mon "djatigui" à Lomé, Lucien Messan, le Directeur de publication de Combat du peuple. Le seul ami que tout le monde me connaît au Togo. Je viens m'asseoir à côté de mon épouse qui me souffle à l'oreille qu'elle a fait l'accolade à Lucien, mais qu'il pue l'alcool. Dans l'état où j'étais, moi j'étais plutôt heureux de le revoir, puisque depuis mon arrivée la veille, je le cherchais en vain. Ce qui était totalement inhabituel dans nos rapports depuis 2002 que nous nous connaissons.
Et puis l'officier de police, qui est visiblement harcelé au téléphone sur l'affaire par ses supérieurs, donne la parole à Lucien Messan, mon "djatigui" qui, sans hésiter, annonce que c'est lui qui m'a fait enlever. Mon épouse qui était assise à côte de moi n'a pas le temps d'entendre la suite et s'évanouit.
Moi je peux juste demander mécaniquement à Lucien Messan si c'était vraiment lui qui m'a fait enlever. Il répond : "c'est moi !". Je lui demande mais pourquoi ? Dans un premier temps, il refuse de dire quoi que ce soit. Mon avocat, Maître Atto, lui fait remarquer qu'il n'est pas possible qu'il ne dise rien. Et l'interpelle de la sorte : "c'est votre ami, n'est-ce pas ?" "Oui !", répond Lucien. "Vous le faites enlever dans ces conditions et vous dites que vous ne direz rien ? Ce n'est pas possible", rétorque l'avocat. Lucien Messan s'énerve et commence à crier et lance à l'avocat que ce n'est pas une affaire d'avocat. Ce qu'entendant, le sang de l'avocat a fait un tour. Maître Atto est un défenseur des droits de l'homme et à notamment beaucoup défendu le même Lucien Messan, quand il était un journaliste engagé contre le régime de Eyadema. Maître Atto fait partie de ceux qui ont pu arracher au Togo, le droit pour un interpellé d'être assisté par un avocat, dès le commissariat de police. Ce qui est une grande avancée par rapport à la situation au Burkina Faso, où le prévenu ne peut-être assisté que devant le juge d'instruction. Dans les procédures, c'est déjà à la gendarmerie ou à la police que les affaires sont scellées. Bref, au Togo donc, sur cette question, les défenseurs des droits humains ont fait un formidable travail.
Revenons donc à Lucien Messan. Devant mon insistance et celle de mon avocat, il finit par expliquer qu'il m'a fait arrêter à cause de la BMW. Je lui demande laquelle ? Il me répond : "Celle que je t'ai vendue". Je lui rétorque : "Mais Lucien, il n'y a pas de contentieux autour de cette voiture". Effectivement, il n'y a pas de contentieux sur la voiture.

L'histoire de la BMW

En mai 2006, alors que je me rendais au village, ma voiture prend feu au niveau de Koupèla, dans un garage, pendant que le mécanicien s'affairait pour arranger la pompe à essence. On ne sait comment, dans ses manipulations, il a mis le feu à la voiture. Le mécanicien lui-même qui était couvert d'essence brûle dans l'incendie comme une torche. Quand ses camarades arrivent finalement à éteindre le feu sur lui, il était totalement brûlé. Nous le transportons d'urgence à l'hôpital de Koupèla. Malgré le préjudice subi, je me sentis obligé d'aider le jeune mécanicien en détresse. J'ai honoré les premières ordonnances et j'ai laissé un peu d'argent pour faire face à l'évacuation.
Je me retrouvais donc subitement sans voiture. L'assurance m'a dit qu'elle ne prenait pas l'incendie en compte puisque je n'étais pas assuré contre l'incendie. Le garage n'a pas d'assurance et ne peut pas, non plus, me rembourser ma voiture.
C'est en ce moment que j'ai appelé mon ami et grand frère Lucien pour expliquer ma situation. En effet, depuis que j'ai connu Lucien Messan, en Allemagne au cours d'un voyage d'étude en 2002, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. Toute ma famille, jusqu'à ma mère, connaît Lucien Messan. Idem pour moi aussi, je connais toute sa famille. Notre amitié est connue de tous. Quand je vais à Lomé, sans les enfants, j'habite chez Lucien. Je n'habite à l'hôtel que lorsque je suis avec les enfants. C'est une décision que j'ai prise dès le début, même si elle n'avait pas toujours plu à Lucien. Mais je lui avais expliqué pourquoi. Quand il vient à Ouaga également, nous sommes ensemble. Quand il est là, je n'ai pratiquement plus de programme à moi. Malgré la grande différence d'âge, Lucien Messan a la soixantaine passée, moi j'en ai quarante trois, nous étions vraiment des amis et j'admirais le fait que Lucien Messan, caractère soupe au lait prononcé, était quand même un homme de conviction. Nous n'étions pas toujours d'accord, sur les aspects politiques, mais nous avions l'un pour l'autre un mutuel et profond respect. Du moins, c'était en tout cas ce que moi je croyais.
Donc naturellement, quand ma voiture brûle en mai 2006, je l'appelle et le lui explique. Il me dit : "Barry, j'ai deux voitures que je n'utilise pas. Viens prendre celle que tu veux." Je lui dis effectivement s'il pouvait me céder la BWM dont il ne cesse de me venter les mérites. Il me dit spontanément : "Vient prendre". Je lui dit : "Non Lucien. Je ne veux pas que tu me la donnes. Je veux que tu me la vendes". Il répond en riant et me dit que je suis trop compliqué. Il me redit ce qu'il me répète tout le temps : "Pour moi Barry, entre nous, l'argent n'est rien. Notre amitié est plus importante que l'argent. Et tu sais je ne suis pas à un million près…". J'insiste toujours pour que la voiture me soit vendue. Nous finissons par nous entendre sur trois millions f cfa. C'est une BMW de 12 ans environ, même si elle parait en bon état.
Je le préviens cependant, que je n'ai pas la totalité de la somme. S'il est d'accord, je peux lui faire une avance de 1 million 5 cent mille et qu'il me dise quand est-ce que je paie le reste de l'argent. Ces échanges, nous les avons eus au téléphone. Lucien me répond qu'il ne faut pas que je me foute de lui. Entre lui et moi, il ne peut pas se poser des questions d'argent. Si j'ai l'avance, de venir prendre la voiture.
Nous avions à la maison une autre vieille voiture de ma femme, une Audi. Je demande à mon neveu de la bricoler pour voir si elle peut nous conduire à Lomé. C'est ce qu'il fit. Arrivé à Lomé, je verse le million et demi à Lucien, argent que nous avons du reste dépensé ensemble, puisque nous sommes allés faire des emplettes pour la soirée à son village. Nous étions si occupés à nos retrouvailles que nous n'avons pas engagé les formalités pour les papiers de la voiture. J'avais dit à Lucien que je ne voulais pas durer, parce que je m'étais beaucoup absenté ces derniers temps et il fallait que je sois plus présent au journal. Qu'à cela ne tienne, Lucien m'écrit juste une attestation de vente. Effectivement, je prends la route et je rentre à Ouaga avec la BWM. Pour s'assurer que mécaniquement tout va bien, Lucien m'accompagne jusqu'à "Zongo", à la sortie de Lomé. Nous sommes en mai 2006.
Je négocie avec Lucien, pour que son mécanicien accepte retaper la Audi, dans laquelle nous sommes venus et qu'il faut refaire complètement. Le mécanicien me fait un devis d'environ 2 millions. Cette voiture était dans le garage de Lucien, jusqu'à notre dernier séjour.
Et comme peut l'attester l'historique des appels de mon portable, Lucien, comme d'habitude, a été régulièrement informé des préparatifs du voyage et lorsque nous avons fini les formalités à la frontière Cinkansé Togo, je l'ai encore appelé pour lui dire que nous étions en route et que si tout va bien, nous serons à Lomé vers 18 heures. Une fois à Lomé, j'ai immédiatement rappelé Lucien. Mais curieusement, il était devenu subitement injoignable. Comment on peut avoir à l'esprit de gruger quelqu'un et le tenir informé de son arrivée ? Quand j'explique cela à la petite assistance au Commissariat Central de Lomé, tout le monde est médusé.
Evidemment, les braconniers de L'Hebdo, dans leur ignominie maladive, racontent que nous avions l'habitude de passer nos vacances au Bénin et que pour gruger notre créancier, nous avons changé de destination. Suprême calomnie. Comme je le dis, je ne connais pas le Bénin et je n'y ai jamais passé des vacances.
Je répète qu'entre Lucien et moi, il n'y a jamais eu une affaire d'argent. Il ne m'a pas réclamé ses sous et mieux, s'il y a dette, chacun de nous doit à l'autre. Lucien le sait bien. Mon éducation à moi m'empêche de parler de certaines choses qui se sont passées entre amis. Je ne suis pas riche, mais pour mes amis, je peux faire plus qu'une vieille voiture…Je dis ces choses là sous le contrôle de ceux qui me connaissent bien.
Mais malgré tout, j'avais budgétisé la somme de 700 000 F Cfa que j'avais fait déposer sur mon compte ECOBANK, pour justement diminuer ma créance vis-à-vis de Lucien.
Alors, en quoi cette affaire peut-elle me valoir d'abord un enlèvement crapuleux et ensuite un tel braconnage dans la presse ?

Lucien n'est qu'un instrument
Mais je comprends. Lucien n'a été qu'un instrument dans cette affaire. Ceux qui l'ont orchestré et planifié sont bel et bien à Ouaga. Je ne veux nullement faire dans le pathos. C'est la triste réalité. Pourquoi inventer un récit aussi invraisemblable, alors que la réalité est toute simple. Pourquoi se donner tant de mal à inventer une épopée qui n'a jamais existée ? Je devais être assassiné à Lomé et la justification est simple. " Newton Ahmed Barry que tout le monde respecte ne serait en réalité qu'un vulgaire bandit. Voilà qu'il est allé voler une voiture au Bénin, a fui par le Togo. C'est en tentant de l'arrêter que les policiers togolais l'ont tué." Une simple histoire de délinquance, comme l'a si bien écrit " le journal de tous les Burkinabè ", Sidwaya.
Il faut tout de même rappeler la chronologie des écrits :
l'affaire a eu lieu dimanche 19 août à 17 heures. Je suis resté seulement quelques heures au commissariat…
Deux jours après, Sidwaya écrit son récit en soulignant que je suis écroué à Lomé. Quand l'écrit paraissait, à Sidwaya, on savait la stricte vérité. Mais la décision était déjà prise de raconter le récit invraisemblable. Pourquoi ?
Les braconniers de L'Hebdo, eux, ont attendu une bonne dizaine de jours après pour réarranger l'histoire. Avec L'hebdo, on a conservé le Bénin, mais on ne sait plus comment j'ai traversé. Il insinue alors que j'aurai pour ce faire passé un deal. Et la boucle est bouclée. Je suis un bandit et un dealer.
Bref ! Ce dont je suis coupable, c'est d'avoir fait appel à un ami, alors que je traversais une mauvaise passe. Une sollicitation qui ne m'a pas porté bonheur sur toute la ligne. D'abord, la voiture s'est révélée une mauvaise affaire, elle est tout le temps au garage. Actuellement, son joint de culasse a brûlé. Il me faut donc un nouveau moteur. Ensuite elle servit de prétexte pour que l'on passe par un proche pour me liquider physiquement d'abord avec l'enlèvement de Lomé et ensuite moralement par les invraisemblables histoires que les braconniers de la presse ont cru pouvoir en tirer pour " tuer le mythe " que je parais à leurs yeux. Moi personnellement, je ne me suis jamais représenté comme tel. Mais il faut vraiment que la chose ait été bien planifiée. Parce qu'on ne peut pas mentir comme cela de façon éhontée. Fabriquer des histoires rocambolesques sur le compte d'une personne sans même se soucier de la vraisemblance. Germain Nama qui a eu le directeur de Sidwaya lui explique que ce n'est pas vrai ce qu'il a écrit. Mais ce dernier persiste.
C'est comme au temps de la PRAVDA en Union Soviétique. Sur les opposants, on fabrique des histoires invraisemblables qui servent à justifier leur mort. Je serai mort à Lomé ce 19 août, c'est cette version qui aurait été servie. Ma famille allait être aussi massacrée pour ne pas laisser de témoin. Pour l'instant, je suis en vie…pour le reste, c'est Dieu qui décide n
" SEP (Société des Editeurs de la Presse écrite)

Par Newton Ahmed Barry (SOURCE  L'EVENEMENT)

Lundi 10 Décembre 2007


Le chargé d'Affaires de la Délégation de la Commission de l'Union européenne au Togo, Joao Melo de Sampaio, a estimé que des situations extrêmes peuvent amener l'institution européenne à recourir encore à des sanctions contre le Togo, dans une interview accordée au journal local "Forum de la Semaine" paru jeudi.

"Dans des situations extrêmes, rien ne nous empêche de recourir à l'article 96", a déclaré M. Joao Melo de Sampaio, interrogé sur ce que ferait "concrètement" l'UE si le processus de réformes entamé au Togo venait à être bloqué.

Selon le chargé d'Affaires, le dialogue politique au Togo "n'est pas achevé, il a simplement changé".

"L'expérience nous a prouvé qu'il faut trouver d'autres moyens de promouvoir, faciliter et encourager le dialogue que de suspendre purement et simplement la coopération", a relevé M. Joao Melo de Sampaio, rejoignant bien d'analystes qui avaient fustigé la décision de suspension de coopération prise par l'UE.

Il a souligné qu'en suspendant la coopération, l'UE s'est confrontée à d'autres problèmes et que ceux qui en souffrent le plus sont les pauvres.

"Nous voulons éviter cette situation en trouvant d'autres formules adéquates", a indiqué le chargé d'Affaires.

Pour "déficit démocratique", l'UE avait recouru à l'article 96 pour suspendre sa coopération avec le Togo depuis 1993, alors qu'une coopération vient de reprendre entièrement et pleinement à l'issue des élections législatives tenues au Togo le 14 octobre dernier, qui ont été jugées "libres, transparente et démocratiques".

Les autorités togolaises qui se sont félicitées d'avoir réussi les législatives ont également annoncé de grandes réformes dont des réformes institutionnelles, pendant que la mission d'observation de l'UE aux législatives a recommandé un redécoupage des circonscriptions électorales.

 Source/Xinhuanet,   Lomé,  7 décembre 2007

 

Jeudi 06 Décembre 2007

 

LES TOGOLAIS ATTENDENT QUE JUSTICE SOIT FAITE.

 

 

Avec la nomination d’un nouveau Premier Ministre venant du  RPT, le clan Gnassingbe vient de confirmer tout refus d’ouverture. La majorité acquise au sein du parlement ne reflète en rien l’aspiration réelle de la population togolaise et tout le monde sait dans quelles conditions s’est déroulé les législatives du 14 octobre 2007. Aujourd’hui le Togo est pris en otage par des hommes qui n’initieront aucune reforme.

 

 Eu égard aux enjeux politiques auxquels la population togolaise est appelée à faire face aux années à venir, j’appelle  la communauté internationale à user de toute son influence pour créer et garantir au Togo la liberté d’association et  d’opinion. Pour favoriser cela, il faut que les tortionnaires comme  YARK, Massina, Laokpessi, Faure, Kpatcha, Toyi,Rock, Assih, kadanga…répondent de leurs  actes devant un tribunal International.

 

 

Voyons un peu comment le Régime Eyadema et les héritiers  du trône de la république ont souvent agit pour conserver le pouvoir.

 

 

 

 

Dans les annales politiques du Togo, figure une date inoubliable : le 05 octobre 1990. Ce vendredi-là, parmi le public qui assistait au procès de Logo  Dossouvi et Doglo  Agbelenko, il y avait des milliers  d’Etudiants de l’Université du Benin (l’actuelle  Université de Lomé ). Ce fut alors le début de la conquête de la liberté confisquée depuis les événements sanglants du 13 janvier 1963.Durant   cette grande marche pour la libération des deux détenus, l’armée n’hésitera pas à tirer sur les étudiants avec une répression sans pareil à tel point que jeune Afrique avait rapporté dans sa livraison du 10 au 16 octobre 1990 : 

 

« ...un hélicoptère de l’armée participe à la répression en survolant régulièrement la foule ».Cette répression ne va pas décourager le peuple togolais. Beaucoup d’Associations et Organisations Non-gouvernementales verront le jour et vont contribuer  énormément aux rares parcelles de liberté acquises aujourd’hui.

 

 

 

Parmi ces Associations figurait la mienne, le  Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains (M.E.L.V.D.H) dont je fus le Secrétaire général. Les objectifs furent de revendiquer des bourses  et des conditions favorables d’étude d’une part, et d’autre part de dénoncer les violations des droits de l’homme au Togo. En 1997, le régime va intensifier ses manœuvres d’intimidation et de représailles de ceux qui  osent publiquement  défier le système en place . Et pour vouloir réduire au silence les étudiants , les gendarmes vont multiplier de fréquentes arrestations, de harcèlements des défenseurs des droits humains sur le campus.  Aussi le  HACAME ( Haut Conseil des associations et mouvements étudiants) et,  plus tard la Ligue togolaise des étudiants et stagiaires,  l’Union des estudiantins du Togo et la Fédération des étudiants et scolaires du Togo proches du pouvoir vont  semer des troubles sur le campus de Lomé. Ils auront pour objectifs d’empêcher par tous les moyens  la tenue des meetings ou de casser  des mouvements de grève d’étudiants majoritairement syndiqués au Conseil des étudiants de l’université de Lomé.

 

 

 

LES HOMMES QUI ONT AMELIORE ET  INSTITUTIONNALISE LA TORTURE AU TOGO

 

 

Nom et  Prénom

 

Rôle au sein de la Milice du RPT

 

Année

 

 

Gnassingbe  Faure

 

Planificateur de la tuerie du 24 avril 2005

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

Gnassingbe Kpatcha

 

Ministre de la défense, chargé du

 

financement de la milice du RPT

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

Gnassingbe  Toyi

 

Conseiller à la présidence, chef logistique de la Milice du RPT

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

 

Gnassingbe Rock

 

Chef éléments motorise, chargé du Pillage au port et de la  traque des journalistes

 

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

Commandant

 

Dahemane Yark

 

Commandant  Gendarmerie, Service de renseignements et centre de torture

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

Capitaine

 

Massina Yotrofei

 

 Chef  de traitement et de recherche, charge de la traque des dissidents du RPT

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

Abalo Kadanga

 

Chef de la FIR, Responsable formation  des milices du RPT

 

 

A partir du

 

05 Février 2005

 

 

 

 

 

Cette situation exercée par l’armée et la milice du RPT s’est intensifiée lors du scrutin présidentiel de 1998 au Togo avec beaucoup de morts. Pour rapporter ces événements tragiques, j’ai collecté les cas de violations des droits de l’homme sur le campus universitaire, et à Lomé. Le cas le plus émouvant est le cas de  Edoh Melessoussou, ancien président de l’Union des Etudiants et Stagiaires du Togo (UNESTO).En 1997 lors d’un mouvement de grève d’étudiants pour la revendication des bourses et des conditions favorables d’études, les forces de l’ordre ont fait irruption sur le campus et passés à tabac des étudiants ; Melessoussou a été jeté depuis la fenêtre de sa chambre au premier étage en résidence universitaire. Sa colonne vertébrale est brisée, il est paralysé à vie.

 

 

 

 

 

En juillet 1999, je fus arrêté à mon domicile par les éléments de  Dahemane YARK chef du SRI (Service de Renseignement et d’Investigation) à cette époque et actuel commandant de la gendarmerie nationale. YARK  m’accusait  d’avoir recueilli des témoignages à l’endroit de la Ligue Béninoise des Droits de l’homme. Comme le Président de notre Mouvement,  j’ai été victime des  traitements inhumains les plus atroces de la part de  YARK durant près d’un mois : tortures, interrogatoire journalier  de plus de 16 heures affilées , Privation d’eau, bastonnades avec de câbles… Craignant pour ma vie, j’ai dû mentir appartenir à l’UFC comme le voulait YARK.

 

 

Pensant que je serai  libéré après la Conference de Presse, Laokpessi me conduira à lome 2 avec le président de mon  mouvement auprès de  Eyadema. « Tu as quel âge ? » ,« Moi à ton âge, j’avais déjà mon destin en main », « vous êtes que des voyous vous les étudiants … »  m’insulta copieusement le General défunt Eyadema. Après une longue série de son histoire (Attentat de sarakawa, le 1er en Afrique à fonder une commission nationale des droits de l’homme, la fameuse  CNDH… ), Laopkessi  Pitalounani proposa au chef de l’Etat qu’on   publie un livre dans lequel on témoignera  « d’avoir comploter contre  le Régime en place» et de publier un quotidien d’information . Pour obtenir ma liberté, j’acceptais et je publiais le livre avec le président de mon Mouvement .

 

 

 Ce livre , « Amnesty International contre le Togo, notre contribution pour l’histoire » est un  faux témoignage qui, accuse l’UfC d’avoir cautionner notre Mouvement en récoltant les cas de violations des droits de l’homme à l’endroit de La ligue Béninoise des Droits de l’homme. Tout le contenu du livre ne reflète en rien la réalité des faits. Un exemple, dans notre vrai document de collecte de témoignages, on a fait état de la paralysie à vie de l’étudiant Melesoussou . Mais,  dans ce livre, on  nous fera écrire  qu’il serait mort( avions nous prétendu dans le livre destiné à la Ligue Beninoise des Droits de l’homme.). Après ma libération, il ne me sera pas facile de  refaire ma vie estudiantine. Beaucoup, sans avoir une idée de ce qui m’était arrivé, vont me tourner le dos, me traitant  de tous les mots. Une méfiance inexpliquée était devenue de règle de la part de mes amis .Aucune possibilité ne m’était donnée  pour expliquer les c