L’An III de Gnassingbé II:
Introduction
Un adage bien connu enseigne que «l’Oppression se nourrit du Silence et de l’Inaction».
Dans le cas d’espèce du Peuple Togolais qui ne cesse de connaître chaque jour sa descente aux enfers sous l’implacable oppression et paupérisation des Gnassingbé depuis 40 ans, il convient d’ajouter que le Silence et l’Inaction combinées avec la Résignation des Victimes et l’Impunité des Crimes confortent les oppresseurs et dénient toute Dignité Humaine aux Victimes.
Le scénario inquiétant d’ ‘apaisement populaire’ par lequel le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ tente de manipuler et d’endormir dangereusement la Conscience de nombreux Togolais en corrompant à tours de bras de nombreux jeunes Togolais friands du gain facile (de plus en plus même ici en SUISSE selon nos sources d’informations fiables!), en intensifiant l’Achat des Consciences dans les milieux diplomatiques occidentaux et surtout en affichant un autisme suicidaire face aux multiples exhortations lui demandant expressément de faire diligence pour que la Vérité, la Justice et la Réconciliation ne soient plus des notions creuses dans le discours politique togolais, risque de faire du TOGO un «Haïti ouest-africain» où les «tontons macoutes» de 2005 veulent continuer de jouer des Rôles politiques en toute impunité (!) et perpétuer un environnement social fondé dangereusement sur la «loi de la jungle»!
Les séquelles toujours vivaces des graves Crimes contre l’Humanité commis entre février et juin 2005 au profit du sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ auraient pu commencer de connaître dans la Conscience Collective togolaise un début de cicatrisation pouvant déboucher plus tard sur une sincère Réconciliation entre les Citoyens de la même Nation si les Auteurs et Complices de ces Crimes odieux n’affichaient pas jusqu’ici non seulement un silence insolent et provocateur envers les Dignes Forces Citoyennes Togolaises mais aussi une ostentation suicidaire envers les Victimes et leurs ayants droits.
Mais le sinistre sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ aurait prouvé qu’il n’a pas une pierre à la place du cœur et qu’il a encore en lui une petite étincelle de Conscience Humaine qui le placerait au dessus d’un Fauve sauvage s’il pourrait s’efforcer de faire en toute sincérité un bilan rétrospectif de son accession sanglante et illégitime au fauteuil présidentiel depuis 3 ans.
Face à cette absence inquiétante d’Examen de Conscience, il s’avère alors nécessaire de lui proposer de manière synoptique un ‘bilan’ de trois années de règne sanglant et chaotique afin de lui souligner clairement qu’il est non seulement sur une pente dangereusement glissante, mais constitue par ailleurs une grave hypothèque pour l’Avenir du Peuple Togolais Souverain.
C’est donc à cette réflexion que le présent article veut inviter non seulement le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ à se consacrer, mais aussi tout Patriote Togolais.
1- Février 2005 – Février 2008: ‘Bilans’ politique de Trois Ans de Crimes contre l’Humanité, de Manipulation populiste, d’Achat des Consciences et de Navigation à vue gouvernementale.
Les images horribles ci-après prises entre février et juin 2005, images devant lesquelles le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ affiche jusqu’ici un silence pantois en préférant jouer de manière manipulatrice au ‘messie’ et mener de façon ostentatoire un train de vie sultanesque à travers la distribution d’argent à tour de bras aux corruptibles, illustrent parfaitement le mépris que ce sinistre individu a pour la Vie Humaine et pour la Dignité Humaine.
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Un jeune Togolais éventré par les grenades lancées en avril 2005 contre les Manifestants aux mains nues par des Militaires togolais faisant la ‘promotion politique’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ. |
Un jeune Togolais aux organes génitaux déchiquetés par les grenades lancées en avril 2005 contre les Manifestants aux mains nues par des Militaires togolais faisant la ‘promotion politique’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ. |
Un jeune manifestant au crâne fracassé par les violents ‘promoteurs politiques’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ au moyen de gourdin clouté. |
Une fillette d’à peine 3 ans au crâne fracassé en avril 2005 par les violents ‘promoteurs politiques’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ au moyen de gourdin clouté. |
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Une femme âgée violemment tabassée à mort avril 2005 à son propre domicile à Lomé par des Militaires togolais qui étaient les ‘promoteurs politiques’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ. |
Une jeune femme violemment tabassée à mort en avril 2005 à son propre domicile à Lomé par des Militaires togolais faisant la ‘promotion politique’ de Faure Essozimna GNASSINGBÉ. |
Un Militaire togolais tirant à balles réelles dans le dos (!) d’un fuyard aux mains nues (!) durant les pseudo-présidentielles sanglantes d’avril 2005 au cours desquelles la junte militaire togolaise imposa Faure Essozimna GNASSINGBÉ comme Chef d’Etat. |
Un Militaire togolais tirant à balles réelles dans une maison d’habitation d’un quartier démuni de Lomé durant les pseudo-présidentielles sanglantes d’avril 2005 au cours desquelles la junte militaire togolaise imposa Faure Essozimna GNASSINGBÉ comme Chef d’Etat. |
Il est simplement inquiétant devant ces horreurs qu’un Être Humain au profit de qui ces Crimes horribles ont été commis a toujours son Cœur et son Cerveau en place pour continuer d’afficher depuis trois ans (!) un mépris total envers les Victimes et leurs ayants droits en cultivant un silence et un mutisme criards sans éprouver un seul instant la nécessité d’un mea culpa public.
Encore plus inquiétant est la mission de Destruction cynique et systématique du TOGO qu’il confia aux trois gouvernements (!) successifs qui se sont succédés en trois ans (!), comme les images suivantes en donnent la preuve:
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Un dépotoir public au cœur de Lomé la capitale en 2007, preuve du délabrement avancé du TOGO de GNASSINGBÉ-Père-et-Fils. |
Un dépotoir public au cœur de Lomé la capitale en 2007, preuve du délabrement avancé du TOGO de GNASSINGBÉ-Père-et-Fils. |
Etat piteux d’une avenue au cœur de Lomé la capitale en 2007, preuve du délabrement avancé du TOGO de GNASSINGBÉ-Père-et-Fils. |
Etat piteux d’une avenue au cœur de Lomé la capitale en 2007, preuve du délabrement avancé du TOGO de GNASSINGBÉ-Père-et-Fils. |
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Les ‘acteurs emblématiques’ de la Destruction du TOGO et de la Descente aux Enfers du Peuple Togolais. |
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Faure Essozimna GNASSINGBÉ: Le premier bénéficiaire et Complice des Crimes contre l’Humanité ; Artisan en chef de la dégradation avancée du TOGO sur tous les plans telle qu’illustrée par les images d’en haut. |
Edouard Edem Kodjovi KODJO: Une des éminences grises du système de prédation au TOGO et co-bénéficiaire de la mascarade sanglante d’avril 2005 ayant imposé Faure E. GNASSINGBÉ comme Chef d’Etat. |
Apollinaire Yaovi AGBOYIBO: l’Avocat-pasteur volubile et chef d’orchestre de la signature de l’Accord Politique Global avec la mafia prédatrice réunie autour des Gnassingbé et Cie. |
Komla MALLY: |
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Kpatcha GNASSINGBÉ: Une des Figures centrales des Crimes contre l’Humanité commis en avril 2005 pour imposer son demi-frère Faure Essozimna GNASSINGBÉ comme Chef d’Etat. |
Charles DEBBASCH: le Criminel franco-togolais d’un rare cynisme recherché internationalement par la Justice, un autre Complice de taille et co-bénéficiaire des Crimes contre l’Humanité d’avril 2005. |
Abass BONFOH: un autre Complice et bénéficiaire de taille des Crimes contre l’Humanité commis en avril 2005 sous son mandat en qualité de Président par intérim. |
Pascal BODJONA: le nouveau griot et idéologue du système de prédation, en remplacement du sieur Pitang TCHALLA. |
2- Février 2005 – Février 2008: Intensification de la Criminalité institutionnalisée et de Paupérisation systématique du Peuple Togolais.
Pendant que les pays occidentaux ne cessent d’indexer le TOGO d’être devenu à leur détriment LA plaque tournante du Trafic de Drogue au profit d’un réseau mafieux international et bien organisé autour des GNASSINGBÉ, les vols à main armée et les trafics d’organes humains sont devenus des pratiques courantes ayant gangrené plusieurs structures de l’Etat Togolais. Les cas les plus récents sont l’agression odieuse contre Monsieur KINVI entre l’aéroport de Lomé et son domicile à son retour d’un voyage en Europe, le vol à main armée récemment organisée par des Eléments des Forces de l’Ordre contre Monsieur AKPOSSOGNA et les tueries mystérieuses en série dans les Préfectures de Vo et des Lacs à quelques semaines des pseudo-législatives d’octobre 2007.
Parallèlement, la paupérisation savamment entretenue par le régime du sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ au détriment de la très grande majorité du Peuple Togolais pour le maintenir dans une dépendance matérielle ne cesse de détruire chaque jour des Vies Humaines et l’Espoir de la Jeunesse Togolaise comme les images ci-après en donnent une illustration poignante:
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Scènes de rue poignantes en Janvier 2008 dans les rues de Lomé la capitale: de jeunes Diplômés d’Université devenus des Eboueurs occasionnels à leur propre compte pour pouvoir gagner leur pain quotidien. |
3- Février 2005 – Février 2008: Le TOGO a «reculé de 100 ans en arrière» sur tous les plans!
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Akpa me dzi na Adewu o. |
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Des photos sans Commentaire pour toute personne comprenant véritablement quelque chose à la Communication Homme-Homme et Homme-Machine: |
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Etienne Eyadéma GNASSINGBÉ avait ‘prophétisé’ devant la Presse togolaise et internationale lors du retour d’un voyage sur Abuja (Nigeria) en 1991 que «le TOGO va reculer de 100 ans en arrière» (sic!) en raison des revendications populaires qui secouaient son régime.
Il meurt 14 ans (7 x 2 !) seulement après sa ‘prophétie’ pour laisser la place à son rejeton Faure Essozimna GNASSINGBÉ accomplir sa ‘prophétie’. Ce dernier met vainement tout en œuvre pour battre le record devant son géniteur en précipitant le TOGO dans les abîmes les plus abjects et les plus profonds en 3 ans (!) seulement.
Mais tous les indicateurs internationaux signalent que le ‘fils du père’ n’est pas à la hauteur de sa tâche usurpée et risque de créer aussi un précédent sur la scène politique internationale!
Aussi bien le Père que le Fils auraient dû méditer profondément cet très Ancien Aphorisme d’un très Ancien Quartier de Lomé:
«Hogbato me gba na Legba ƒe To o. Elabena Legba ƒe To la, To xoxo wo nye!»
(‘Le sanglier qui a l’habitude de détruire les habitations des Humains n’ose pas détruire l’habitation du Gardien de la Cité – le «Legba» – Car son habitation est le Fondement même de la Cité des Humains’)
Il y a donc eu (et il y a toujours!) une tentative préméditée de détruire cyniquement et systématiquement la Cité Togolaise!
Mais Elle continue de tenir debout comme l’«Ablode-Mama» sur la Place de l’Indépendance! Elle continue de tenir debout comme le Pentagramme Blanc et Ingénu qui trône dans le Carré Rouge Merveille du Drapeau Togolais!
La Cité Togolaisecontinue de Trôner !!!
Conclusion.
Une chose est de ‘vouloir’ quelque chose dans la Vie, une autre chose est de le ‘pouvoir’.
Faure Essozimna GNASSINGBÉ aurait dû comprendre ainsi les choses que le Peuple Togolais Souverain n’aurait pas perdu gratuitement trois ans (!) dans des massacres, des mascarades électorales et dans une situation de ‘ni figue ni raisin’de ‘ni figue ni raisin’!
(Toutes nos excuses pour ne pas avoir publié les photos proposées par M. Folikpo. La Rédaction)
Par K. Kofi FOLIKPO/source etiame.com
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Les élections législatives, prévues par les 22 engagements pris auprès de la Commission de l’UE en Avril 2004 par les autorités togolaises et confirmées par l’Accord Politique Global (APG), ont eu lieu le 14 octobre 2007. La plupart des missions d’observation, notamment, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne et la Délégation du Parlement Européen, ont rendu publics leurs rapports.
Les conclusions de ces rapports rejoignent celles de l’UFC, s’agissant notamment des fraudes et dysfonctionnements qui ont émaillé le scrutin.
Malgré ces fraudes et dysfonctionnements, les suffrages portés sur les listes de l’UFC avoisinent ceux du RPT (environ 900 000 voix) et confirment que l’UFC reste la principale force politique du pays. Cette réalité doit désormais être prise en compte pour l’adoption des grandes décisions qui engagent le devenir de la nation. Voilà pourquoi l’adoption et la mise en ouvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires au règlement de la crise togolaise, prévues par l’APG, doivent faire l’objet d’un dialogue entre l’UFC et le RPT. En conséquence l’UFC appelle les partenaires du Togo à user de leur influence en vue d’accélérer la mise en place d’un cadre bilatéral de discussions UFC/ RPT pour conduire ces réformes.
Deux échéances électorales importantes sont devant nous : la présidentielle de 2010 et les locales auxquelles le gouvernement togolais s’est engagé dans le cadre des 22 engagements.
Compte tenu de l’importance des nombreuses recommandations formulées dans les deux rapports des misions d’observation de l’UE en vue d’améliorer le cadre électoral dans la perspective de ces élections, il est urgent de démarrer, dès à présent, le dialogue en vue de l’adoption et de la mise en ouvre rapide des réformes.
I. Les réformes constitutionnelles et institutionnelles
En décembre 2002, février 2003 et février 2005, le pouvoir RPT a modifié unilatéralement le cadre électoral (Constitution issue du référendum de 1992 et Code électoral du 5 avril 2000 issu de l’Accord Cadre de Lomé) en y introduisant des mesures antidémocratiques, iscriminatoires et d’exclusion.
Pour favoriser l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et assurer le fonctionnement régulier des institutions, les réformes doivent concerner entre autres :
1. La Constitution
les conditions d’éligibilité du Président de la République la durée et la limitation du mandat présidentiel la nomination et les prérogatives du Premier Ministre la Cour Constitutionnelle l’institution d’un sénat la composition et le rôle de la chambre administrative de la Cour Suprême en matière d’élections locales le régime politique
2. Le Code électoral
Les conditions d’éligibilité le découpage électoral le mode de scrutin le mode de recensement électoral le mode de révision des listes électorales la gestion du fichier électoral les procédures de collecte, de centralisation, de validation et de publication des résultats la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ses démembrements le règlement du contentieux électoral
3. Les institutions
Le Statut de l’opposition le financement public des partis politiques l’Armée et les forces de sécurité la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) la Justice la mise en place d’une Cour des Comptes la mise en place d’un Conseil Economique et Social
II. Les Prochaines échéances électorales
Dans le contexte spécifique de notre pays, l’organisation d’élections transparentes et crédibles requiert :
. Un cadre électoral transparent et non discriminatoire, purgé de toutes les dispositions antidémocratiques et d’exclusion, pour permettre à tous les Togolais de se porter candidats,
. Et, en raison des expériences calamiteuses du passé, faites de violations des lois en vigueur et d’irrégularités de toutes sortes au profit du pouvoir RPT, une forte implication de la communauté internationale dans le déroulement du processus électoral, pour en garantir l’impartialité et assurer que les résultats sortis des urnes ne puissent être tronqués par le pouvoir avec l’aval d’une institution de contentieux électoraux aux ordres.
1. Elections locales
La révision et l’adoption des textes sur la décentralisation l’adoption d’un calendrier permettant d’organiser les élections locales en 2008 la poursuite des objectifs du projet PEACE-Togo
2. Présidentielle de 2010
La mise en application des réformes constitutionnelles et institutionnelles adoptées la mise en application des réformes du cadre électoral (Constitution et code électoral etc.) l’implication de la communauté internationale, notamment l’UE et les Nations Unies l’assistance technique et financière à l’instar du projet PEACE Togo la demande d’envoi de missions d’observation internationale, notamment de l’UE et des Nations Unies, ainsi qu’une mission d’observation militaire. une observation électorale nationale plus ouverte
3. Rapports de l’UFC avec les autres partis politiques
. Les suffrages des populations togolaises aux dernières élections législatives confirment l’UFC en tant que leader de l’opposition démocratique au Togo. L’UFC entend jouer ce rôle en ouvrant inlassablement au rassemblement des forces de changement.
. L’UFC ne se trompe jamais de cible. Elle n’a pourtant pas toujours bénéficié du soutien de l’opposition démocratique pour obtenir de bonnes conditions électorales notamment, sur les questions telles que le découpage électoral, le mode de scrutin, le remplacement des préfets, la composition de la CENI, la désignation des magistrats présidents ès qualité des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI), etc.
. Le CAR a toujours soutenu que l’UFC et le RPT sont les véritables protagonistes de la crise togolaise. Il a d’ailleurs souvent fait de cette réalité un thème de campagne électorale en se proposant comme l’autre voie à suivre.
. Comme elle l’a toujours fait, l’UFC discutera en toute responsabilité avec le RPT, de tout ce qui peut contribuer au bien-être des populations togolaises, au nom et dans l’intérêt de toutes les forces de changement.
III. L’Assemblée Nationale
L’Assemblée Nationale togolaise est reléguée à la portion congrue. Elle n’a pas de siège (elle est logée dans une salle de banquet insalubre, mal éclairée et mal aérée). Elle n’est pas dotée de moyens nécessaires à son bon fonctionnement :
Manque de matériels et d’équipements (salles de réunion, mobiliers, matériels informatiques et de bureautique, télécommunication/ Internet, véhicules, etc.) Absence de plan de formation pour les Députés et le personnel Absence de statut pour le personnel administratif et technique.
L’UFC en appelle à l’assistance des partenaires du Togo pour remédier à cette situation en vue de renforcer les capacités de l’Assemblée Nationale togolaise.
IV. Les droits de l’Homme et la sécurité
Malgré les engagements pris par les autorités togolaises, le sort des réfugiés et des personnes déplacées n’est toujours pas réglé. Malgré le discours de rupture avec les pratiques du passé, les prisonniers politiques croupissent dans les prisons togolaises depuis des années sans jugement (cf. liste en annexe).
Par ailleurs, la perspective de l’élection Présidentielle de 2010 est une source de réelles préoccupations en matière de respect des droits de l’Homme et de sécurité des populations. Déjà, dans les localités de l’intérieur du pays, les militants et sympathisants des partis de l’opposition sont l’objet d’intimidations, de harcèlements et de représailles (cf. liste en annexe).
Ces manoeuvres organisées et planifiées ont un triple objectif : punir ceux qui ont pris part aux élections législatives du 14 octobre 2007 aux côtés des partis de l’opposition, créer un climat de peur, de méfiance, d’insécurité dans le pays et dissuader les populations à soutenir les partis de l’opposition lors des prochaines élections.
Il apparaît qu’à l’instar des élections présidentielles passées, la présidentielle de 2010 est un scrutin à hauts risques. L’UFC en appelle à la communauté internationale notamment, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Allemagne, la France et les Etats-Unis d’Amérique, pour aider notre pays à :
. parachever la mise en ouvre des 22 engagements . engager des actions hardies de lutte contre l’impunité
. mettre en ouvre rapidement les réformes constitutionnelles et institutionnelles prévues par l’APG
. organiser, en 2008, dans la transparence et l’équité, des élections locales sans violence
. organiser, en 2010, dans la transparence et l’équité, une élection présidentielle sans violence.
L’UFC en appelle en particulier à la vigilance des partenaires du Togo, pour qu’ils accompagnent notre pays dans la préparation et l’organisation des prochaines élections, notamment par :
. un suivi attentif des recommandations des misions d’observation électorale en matière d’adaptation du Code électoral ;
. une assistance technique, financière, administrative et logistique à l’instar du projet PEACE Togo ;
. un déploiement conséquent, notamment en terme d’effectifs et de durée, d’observateurs civils et militaires ;
. toute initiative visant à amener les autorités togolaises à adresser à temps au Conseil de l’UE, une requête d’assistance militaire dont la mise en place devrait aider les forces armées et de sécurité togolaises à s’abstenir de toute ingérence et de toute entrave au processus électoral.
Fait à Lomé le 05 février 2008
Le Président National
Eyadema, un règne de 38 ans sans partage
Dans la vie, tous les êtres vivants ont des points communs naturels dont la mort. Eyadema ne va pas échapper à cette réalité .Bien que la rumeur s’était répandue ce samedi du 05 février 2005 comme une traînée de poudre, c’est par un communiqué du gouvernement,"Le président de la République, Gnassingbe Eyadema, n’est plus. Il est mort samedi 5 février 2005 alors qu’il était évacué pour suivre des soins d’urgence à l’étranger" que la majorité des togolais et le monde entier apprendront la mort du général Eyadema.
Doyen des dirigeants africains au pouvoir, Eyadema a régné sans partage durant 38 ans en s’appuyant sur l’armée et le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais). Dès l’avènement de l’armée dans la vie politique du Togo, les militaires vont tenir des propos menteurs. L’homme fort d’alors déclarait qu’il était venu pour libérer la nation, mettre fin à la corruption, au favoritisme et mettre fin aussi au parti unique de fait qui s’instaurait dans le pays. Eyadema alors Lieutenant –colonel Etienne Eyadema déclarait dans une interview accordée à Radio Lomé en 1967 « Je suis fermement opposé au parti unique. Afin de favoriser la critique, il faut deux partis. Le système de parti unique n’est pas une démocratie. Il aboutit toujours à une crise : l’opposition n’a d’autres moyens de s’exprimer qu’en complotant » Curieusement, les choses avaient changé subitement lorsque les militaires vont étaler leurs stratégies de conservation du Pouvoir. Durant 38 ans, sous la houlette du « Timonier national » le Togo va évoluer dans uns système dictatorial. Tous les vices que l’armée était supposée venir combattre se sont érigés en méthodes de gouvernement. Aussi, la liste des crimes commis par son régime est longue, et les pratiques de torture toujours en cours dans les geôles sont courantes. L’homme que j’ai rencontré pour la dernière fois dans son village natal à Pya le 26 décembre 2004 (jour de son anniversaire), était fatigué et souffrant. Né le 26 Décembre 1935, Eyadema était depuis quelques mois en réalité très malade. Mais, Eyadema s’efforçait toujours de diriger. Bon nombre de personnes qui l’ont rencontré lors de la célébration du 13 janvier 2005 ont témoigné de la fragilité de sa santé.
Quelques heures avant l’annonce officielle de sa mort, la rumeur s’était déjà propagée au sein du RPT et de l’armée togolaise. Très tôt l’armée sera mise en état d’alerte maximale, les milices sont convoquées d’urgence au siège du RPT. La tension était vive ce samedi matin .Les chefs des sections avaient déjà ressortis leurs armes à feu et commencer le découpage stratégique de la ville de Lomé. A toute question posée, les responsables des milices répondaient : « le pays est en danger, il ne faut pas les laisser prendre le pouvoir ». Mais, personne ne croyait pas vraiment que Eyadema était vraiment mort. Ce n’était pas la première fois qu’on prétendait qu’il était mort. Mais l’arrivée de Kpatacha Gnassingbe, Toyi Gnassingbe, Tidjani et de Zakari Nandja confirma la nouvelle. Eyadema était vraiment mort. Comment était il mort ? Incroyable mais c’était la triste vérité au sein de la mouvance présidentielle.
Les premières instructions furent données avec distributions des armes à feu. Premier objectif, quadriller Lomé avant l’annonce officielle de la mort du « Guide éclairé ». Avec la disparition du dictateur, un grand espoir pour la libération du Togo était né. La démocratie tant refusée au Togo par certains responsables politiques européens (comme Jacques Chirac) allait enfin envahir l’espace politique du Togo ? Le chef d’état-major des armées togolaises Zakari Nandja et sa bande de Tidjani vont prendre le pouvoir par la force . En effet ce haut commandement qui n’a aucune prérogative constitutionnelle va annoncer que le fils du président, Faure Gnassingbé, succède à son père comme nouveau président du Togo. Pourtant selon la constitution, en cas de vacance du pouvoir « la fonction présidentielle est exercée provisoirement par le président de l’assemblée nationale », qui doit convoquer le corps électoral pour l’élection d’un nouveau président dans les 60 jours qui suivent la constatation officielle de la vacance du pouvoir par la Cour constitutionnelle. Au Togo la constitution ne vaut pas plus que le papier hygiénique. La constitution est révisée par l'Assemblée Nationale réunie dimanche en séance extraordinaire afin de légitimer un coup de force. Depuis le coup d’état de Faure Gnassingbe, progressivement l’horizon de la démocratie s’est éloigné encore pour longtemps. Les héritiers du trône de la république vont faire tuer plus 800 togolais sur les événements survenus au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle sanglante du 24 avril 2005 que le pays aient jamais connue pour conserver le pouvoir sanguinaire et dire non à l’alternance démocratique. Des milliers de nos compatriotes qui ont soutenu ouvertement l’opposition se retrouvent en exil d ans les pays voisins. Trois ans après, la chasse à l’homme continue au Togo. Les arrestations arbitraires, les tortures et les enlèvements par les forces de sécurité se multiplient. La milice armée du RPT est toujours active et menace, viole, vole et tue les populations togolaises. Au sein du RPT, le clan Gnassingbe cherche toujours à éliminer les dissidents de son parti. Nous devons tous nous mobiliser contre la dictature de Faure Gnassingbe. La mort du despote Eyadema et la prise du pouvoir par son fils Faure Essozimna n’est pas une raison pour se croiser le bras .Poursuivons le travail d’organisation et de mobilisation pour en finir une fois pour toutes avec la dictature et l’oppression .
Président M.A.R



















