Présentation

kossivi

Pseudo: sossouCatégorie: PolitiqueDescription:
President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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TOGO

  Drapeau Togo 

Les observations de L’UFC

I - Observations d’ordre général

1. Aux termes des § 3.1 et suivants de l’APG, « les parties prenantes au dialogue s’engagent à poursuivre toutes les réformes visant à consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ». Les parties signataires de l’APG constituent donc un groupe de tutelle et non un groupe consultatif, dans la conduite de ces réformes aux plans de la conception, de la mise en œuvre, du suivi et du contrôle. Or la démarche qui nous est proposée à travers le présent atelier met les signataires de l’APG au même rang que les groupes consultatifs que constituent les autres participants. Par ailleurs, les dernières législatives ont dégagé, parmi les signataires de l’APG, deux forces principales, le RPT et l’UFC, qui devraient réaliser un consensus minimum sur la démarche conduisant à ces réformes, d’une part, sur le contenu, le calendrier d’exécution et la mise en œuvre effective de ces réformes, d’autre part.

2. Sur la base de quels critères les « secteurs » des participants ont-ils été identifiés et désignés. En outre, la note d’information ne précise que le nombre de représentants des partis politiques limité à un. Qu’en est-il des participants des autres « secteurs » ? Quel est le mode de prise de décision sur la base duquel la stratégie sera-t-elle validée ?

3. On a l’impression que le but visé à travers la stratégie objet du présent atelier est de doter le Ministère des Droits de l’Homme de moyens de fonctionnement. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de noyer les besoins en financement de ce ministère sous des actions liées à l’APG. Car ce faisant, l’APG se retrouve inopportunément sous estimé et relégué à un rang de moindre importance par rapport à la plate-forme de collaboration entre le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD.

4. La durée impartie à l’exercice de validation, y compris les débats (à peine une demi-journée), corrobore le peu d’intérêt accordé à l’APG et le souci de satisfaire plutôt des conditions de mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds.

II. Observations de fonds sur la stratégie proposée

5. § 1.1 Elément historiques :

La présentation des éléments historiques est biaisée et aboutit à des contre-vérités manifestes. Ainsi :

- il est écrit par exemple (p. 4 2ème alinéa) qu’une « commission de réconciliation nationale fut ensuite créée pour aboutir à la mise en place d’un gouvernement militaire ... », comme si la mise en place du gouvernement militaire était l’objectif assigné à cette commission de réconciliation nationale ou le résultat auquel elle devait aboutir. La vérité, et il ne faut pas avoir peur de le dire, est qu’une dictature militaire s’est installée dans notre pays depuis cette date (1967) avec toutes les conséquences que l’on sait et qui ont valu au Togo un déficit démocratique, des violations massives et répétées des droits humains, la mal gouvernance, bref, autant de dérives qui ont plongé les populations togolaises dans la pauvreté, la misère et le dénuement.

- dans le même paragraphe (p. 4 avant-dernier alinéa), il convient de bien restituer les faits historiques de l’année 2005 en mentionnant le coup d’Etat militaire suivi des errements institutionnels et constitutionnels, l’élection présidentielle calamiteuse accompagnée de violences politiques ayant entraîné des centaines de morts ainsi que des dizaines de milliers de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

- de plus, (p. 5, 3ème alinéa) il convient de nuancer la formulation « bonne tenue des élections » en raison du caractère inéquitable et peu fiable des résultats officiels que du reste, l’UFC ne reconnaît pas. On peut, à la rigueur, parler d’élections sans violences majeures.

- enfin (p. 5, 3ème alinéa), l’appellation « gouvernement d’union nationale » est incorrecte et injustifiée. Il faudrait plutôt parler de gouvernement d’ouverture comme le revendiquent le chef de l’Etat et le premier ministre.

6. § 1.2 Synthèse de l’APG :

- Cette synthèse, qui se réfère également aux 22 engagements, omet des points importants tels que le programme de délivrance des cartes nationales d’identité, le financement des partis politiques, les élections locales et la libération des prisonniers politiques.

- P.6, avant dernier alinéa : nulle part dans l’APG, il n’a été question de deux types de réformes (la justice et l’armée) qui seraient considérées par les signataires comme prioritaires.

7. p. 7, § 1.3 : Principales attentes et aspirations

- De quelle manière les « attentes » provenant des partis de l’opposition ont-elles été recensées et listées dans ce paragraphe ? Quels sont les partis de l’opposition consultés ? Et quand ?

- Pourquoi au lieu de la formulation de l’APG à savoir « la durée et la limitation du mandat présidentiel », le 1er tiret indique-t-il une formulation différente ?

- Qu’en est-il des attentes relatives aux conditions d’éligibilité du président de la République, à la réforme et à la recomposition de la Cour Constitutionnelle, à la réforme et à la recomposition de la HAAC, à la réforme de l’armée, à la question de l’impunité, au financement public des partis politiques, aux élections locales, au programme de délivrance des cartes nationales d’identité, etc.

- p. 8, 1er alinéa : les populations togolaises qui sont confrontées depuis des décennies à la misère et à la pauvreté, ont toujours appelé l’attention des pouvoirs publics sur leur sort mais en vain. Il est donc inqualifiable -en tout cas indécent- d’insinuer que c’est seulement lors de la dernière campagne électorale que ces populations auraient exprimé des préoccupations en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, d’emploi des jeunes, etc.

- p. 8, 3è alinéa : la mise en opposition des préoccupations des acteurs politiques (en termes de réformes politiques) et celles du simple citoyen (en termes de lutte contre la pauvreté) est un faux problème destiné à évacuer l’application de l’APG. Tout est important et urgent à la fois.

- p. 8, 4ème alinéa : il convient de nuancer l’analyse sur les dissensions ethniques ou régionales car ces dernières n’ont de réalités que par rapport à l’instrumentalisation qu’en a fait l’administration coloniale et, plus tard, la dictature militaire qui régente le pays.

8. § 1.4.2. p. 10 : contraintes

- 3éme alinéa : il est inacceptable de n’envisager qu’à long terme, les solutions aux questions de sécurité et d’impunité que les Togolais vivent au quotidien, en continuant de subir des violences socio-politiques qui restent impunies. C’est plutôt le démarrage rapide du règlement de la question de l’impunité qui favorisera la marche vers la réconciliation nationale et renforcera l’équilibre social.

- 4éme alinéa : cet alinéa ne recouvre aucune réalité nationale et n’a aucun sens.

Conclusion :

Au total, les analyses faites dans les documents de support du présent atelier sont tendancieuses et constituent un tissu de contre-vérités. On perçoit un habillage maladroit d’initiatives aux objectifs inavoués. La légèreté avec laquelle des questions d’importance aussi vitale pour notre pays sont traitées, est inacceptable. En raison de tout ce qui précède, l’UFC émet ses réserves les plus expresses quant à la conception, au contenu et aux objectifs du présent atelier tels qu’ils apparaissent à travers les documents de travail distribués.

L’UFC voudrait engager instamment les organisateurs, notamment le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD, à reconsidérer la méthodologie adoptée, en impliquant directement, à tous les stades et dans une démarche consensuelle, les deux principales forces politiques issues des législatives d’Octobre 2007, à savoir le RPT et l’UFC.

Fait à Lomé, le 14 Mai 2008
Pour le Bureau National, Le Vice-Président Patrick Lawson

UJAO : Journée mondiale de la liberté de la presse 2008.

Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008

  

  Appel de l’UJAO à tous les acteurs pour une Presse libre et de qualité

  Au moment où dans le monde entier est célébrée, ce samedi 3 mai, la

Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, l’Union des Journalistes de l’Afrique

de l’Ouest (UJAO) constate avec amertume que la situation reste fort mitigée

en Afrique de l’Ouest, avec des avancées significatives dans de rares pays,

comme la Mauritanie, et de fortes régressions  comme au Niger.
 

Des signes alarmants proviennent de pays passant jusqu’ici pour être avancés

en matière de liberté de la presse, comme le Mali, le Sénégal.

  Environnement difficile pour des entreprises de presse dignes de ce nom,

conditions de travail, sociales et salariales déplorables et très peu propices à

la qualité, textes liberticides et pratiques détestables entravent sérieusement

la liberté de la Presse en Afrique, en Afrique de l’Ouest en particulier.

  En effet, subsistent encore  des textes de lois comportant des incriminations

ambiguës, floues et fourre-tout (offense au Chef de l’Etat, atteinte à la Sûreté

de l’Etat), détention préventive, corruption et manipulation, régimes

politiques autoritaires, manque de formation, difficultés d’accès à l’information, intimidations  de toutes sortes, défaut de conventions collectives et ignorance

des dispositions élémentaires du Code du travail.

  C’est dans ce cadre que l’UJAO (qui met en œuvre un projet de renforcement

des capacités des journalistes et leurs organisations) et les Editeurs ont adopté

en avril 2008 un Arrêté Modèle pouvant assurer des conditions de travail minimales et un Projet d’Acte Communautaire visant la reconnaissance et la Protection

du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l’Ouest.
 

L’UJAO rappelle qu’il ne peut y avoir de liberté de presse «quand les journalistes vivent des conditions de misère, de corruption ou de peur». Elle rappelle aussi

que les «devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de

la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l'indépendance et

de la dignité professionnelle sont réalisées», notamment à travers une rémunération correspondant au rôle social du journaliste et «suffisante

pour garantir son indépendance économique».

 

C’est pourquoi l’UJAO souligne la nécessite de la mise en ouvre  de la Déclaration de Dakar, adoptée à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse en 2005 et lance un appel à tous les acteurs : L’Union appelle :

 

- Les États de l’Afrique de l’Ouest à créer un environnement propice à l'essor de médias indépendants viables et professionnels, à prendre des mesures pour mettre un terme aux meurtres, agressions, harcèlements, arrestations et emprisonnements dont sont victimes les journalistes.

- Les journalistes, les patrons de Presse, les associations professionnelles  de journalistes et d’Editeurs à promouvoir un journalisme professionnel, à renforcer les normes professionnelles et déontologiques et à favoriser l'indépendance des journalistes en améliorant leurs conditions de travail et sociales.
 

La Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008 sera essentiellement marquée pour l'UJAO par des actions de vulgarisation des textes récemment adoptés sur les conditions de travail des journalistes, la reconnaissance et la protection du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l'Ouest.

  Elle sera également marquée par des actions de solidarité dans toute l'Afrique de l'Ouest avec Moussa Kaka, journaliste correspondant de Radio France Internationale au Niger en prison depuis 7 mois.
 
L’UJAO exprime sa vive préoccupation par rapport à l’état de détérioration de la liberté de la presse et des conditions d’exercice du métier de journaliste dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest  et invite les Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  à adopter les textes issus des assises de Conakry.  

L’UJAO regroupe les organisations de journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.

 
Contacts :

Président de l’UJAO : Ibrahim Famakan Coulibaly 

Tél : (+223) 643 28 31courriel : ibrafam@yahoo.fr
 

Secrétaire Générale de l’UJAO : Diatou Cissé :

Tél : (+221) 842 42 56  courriel : diatouc@yahoo.ca

 

Coordonateur Projet Renforcement des Capacités

PRC - UJAO : Alpha Abdallah Sall : Tél : (+223) 305 11 71 / (221) 77 633 47 31 courriel : kawalpha@yahoo.fr

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Vendredi 27 Avril 2007

Le Père de l´Independance du TOGO,Sylvanus Olympio

"Sentinelle,que dis-tu de la nuit?La nuit est longue..mais le jour vient !"

 

 

 

Les manifestations marquant le 47e anniversaire de l'indépendance du Togo sont célébrées sur fonds de tensions. La junte militaire avec à sa tête le duo Faure-Kpatcha Gnassingbé se calfeutre dans la ville de Dapaong, à environ 650 km au Nord de Lomé ; alors que ce qui reste de l’opposition et les nationalistes togolais sous l’impulsion de Gilchrist Olympio tentent de raviver la volonté du peuple pour la démocratie à Kpalimé (le fief des indépendantistes).

Les Togolais regrettent vivement cependant, que cette date qui marque la conquête de la liberté et de la dignité du peuple togolais, n’ait pas permis le rassemblement de toute l’opposition qui proclame lutter pour la libération du peuple togolais de la dictature. Or, Il est manifeste que l’heure de vérité commence par sonner… et la mobilisation pour les futures élections législatives de 2007 devrait marquer le commencement de la lutte finale de l’opposition en symbiose avec le peuple pour chasser les Gnassingbé du pouvoir qu’il occupe illégitimement depuis 44 ans. On constate une dispersion des énergies, que les uns regrettent compte tenu de la situation politique actuelle (l’accord politique global APG). Cependant, quelque soient les stratégies choisies par les uns et les autres, ce qui reste de l’opposition est au pied du mur. En effet, elle est tenue à une obligation de résultat : mettre fin à la dictature des Gnassingbé. C’est le vœu de la quasi-totalité du peuple togolais.



Plus de 47 ans après sa composition à l’occasion de la proclamation de l’indépendance, l’Hymne National du Togo reste d’une frappante actualité et l’un des meilleurs enseignements civiques et politiques que l’on puisse aujourd’hui donner aux Togolais. Ils sont invités à réanimer la flamme de l'indépendance en s’inspirant de la parole de l’hymne national du Togo.

Salut à toi pays de nos aïeux,
Toi que les rendait forts,
Paisibles et joyeux,
Cultivant vertu, vaillance,
Pour la prospérité
Que viennent les tyrans,
Ton cœur soupire vers la liberté,
Togo debout, luttons sans défaillance,
Vainquons ou mourrons, mais dans la dignité,
Grand Dieu, toi seul nous a exaltés,
Du Togo pour la prospérité,
Togolais viens, bâtissons la cité.

Dans l’unité nous voulons te servir,
C’est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,
Clamons fort notre devise,
Que rien ne peut ternir.
Seul artisan de ton bonheur, ainsi que de ton avenir,
brisons partout les chaînes de la traîtrise,
Et nous te jurons toujours fidélité,
Et aimer servir, se dépasser,
Faire encore de toi sans nous lasser,
Togo chéri, l’or de l’humanité.
Salut, Salut à l'Univers entier
Unissons nos efforts sur l'immense chantier
D'où naîtra toute nouvelle
La Grande Humanité
Partout au lieu de la misère, apportons la félicité.
Chassons du monde la haine rebelle
Finis l'esclavage et la Captivité
A l'étoile de la liberté,
Renouons la solidarité
Des Nations dans la fraternité

source/letogolais.com

Jeudi 26 Avril 2007

26 avril 2005 - 26 avril 2007



Depuis deux ans, les victimes des très graves atteintes aux droits humains commises dans le cadre de l’élection présidentielle au Togo attendent toujours que justice leur soit rendue. Ces violences ont entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres dans les pays voisins. Cette élection, entachée d’irrégularités et de violences, a vu la victoire de Faure Gnassingbé, le fils du président défunt, en avril 2005. À la suite de pressions internationales, les autorités ont créé, en mai 2005, une Commission nationale spéciale d’enquête indépendante (Commission Koffigoh) chargée de déterminer les circonstances des violences, d’évaluer les préjudices subis et de faire entreprendre des poursuites judiciaires.

En même temps que ses conclusions, la Commission Koffigoh a remis au chef de l’État une liste nominative des auteurs et commanditaires présumés cités par les victimes. Par ailleurs, plus d’une centaine de victimes, pour la plupart soutenues par le Collectif d’associations contre l’impunité au Togo (CACIT) se sont décidées à porter plainte en dépit des risques qu’une telle démarche pouvait entraîner. Cette quête de justice a été ouvertement exprimée par toutes les victimes des exactions de 2005, y compris des victimes appartenant au Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir. A la suite de sa visite au Togo du 10 au 17 avril 2007, le Rapporteur spécial sur la torture des Nations unies, M. Manfred Nowak, a constaté qu’aucun des présumés coupable n’a, à ce jour, été traduit devant la justice.

Certaines mesures ont cependant été annoncées. En août 2006, dans le cadre de l’accord politique global visant à sortir le Togo de la crise politique, les principaux partis politiques ont reconnu l’importance de mettre un terme à l’impunité en décidant la création d’une commission d’enquête sur les violences à caractère politique depuis 1958. Une nouvelle loi régissant les forces armées a été adoptée en février 2007 et un programme de réformes judiciaires a été entrepris.

Les autorités togolaises se doivent maintenant de traduire en actes concrets la volonté affichée de rendre justice aux victimes. Alors que des élections législatives sont prévues en juin 2007, il est urgent d’envoyer un message fort à l’ensemble de la population que de telles violences ne pourront plus se produire impunément et que les auteurs des exactions passées auront à répondre de leurs actes devant la justice. Les associations signataires du présent communiqué appellent les autorités togolaises à:

Faire de la lutte contre l’impunité une priorité nationale en procédant à l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes et impartiales portant sur les violences de 2005.
Mettre en place un mécanisme d’investigation indépendant et efficace contre les auteurs d’acte de torture, conformément aux recommandations du Rapporteur spécial sur la torture des Nations unies à la suite de sa visite au Togo.
Rendre justice aux victimes qui attendent réparation depuis deux ans, sans attendre la mise en place de la «Commission chargée de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique, commis durant la période allant de 1958 à ce jour, et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes» dont la création a été décidée par l’accord politique global d’août 2006.
Veiller au strict respect des droits humains et de l’état de droit lors des prochaines élections législatives, prévues pour juin 2007, notamment en ce qui concerne les droits à la vie, à la liberté d’expression, de réunion et de manifestation.
Prendre les mesures nécessaires et appropriées en vue d’une mise en œuvre effective des recommandations formulées par la Mission d’établissement des faits des Nations Unies en août 2005 et par le Comité contre la torture dans ses observations conclusives de 2006 ;
Mettre tout en œuvre pour éviter que la violence qui avait entraîné des violations graves des droits de l’homme ne se répète avant, pendant et après les élections législatives projetées.
Les quatre dernières décennies ont amplement démontré que tant qu’il n’aura pas été mis un terme à l’impunité, aucune solution politique et pacifique durable ne pourra être trouvée au Togo.


Associations signataires :

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France)
Amnesty International
Comité Catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)
Fédération internationale de l’ACAT (FIACAT)
Franciscans International
Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
Secours catholique - Caritas France
Survie

Vendredi 20 Avril 2007

Manfred Nowak: «Les conditions de détention au Togo sont très mauvaises»

19 avril 2007

Manfred_nowakDu 10 au 17 avril 2007 a séjourné dans notre pays, le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements  cruels, inhumains ou dégradants, M. Manfred Nowak. L’objectif de cette visite était  d’une part, d’évaluer la situation en ce qui concerne  la torture et les mauvais traitements  dans le pays et, d’autre part,  d’offrir son aide au gouvernement dans les efforts qu’il déploie pour améliorer l’administration de la justice, notamment dans le secteur pénitentiaire, la police et la gendarmerie.

M. Manfred a eu à rencontrer durant son séjour les membres du gouvernement, des ONG, des représentants de la société civile, les organismes internationaux et le corps diplomatique au Togo. Le Rapporteur spécial a aussi visité des prisons et des centres de détention de la gendarmerie et de la police. Il a aussi rencontré la presse à l’Hôtel  Mercure Sarakawa où il a fait le point sur les mauvais traitements, l’impunité, les défaillances  du système judiciaire…M. Manfred a enfin adressé une série de recommandations au gouvernement afin de promouvoir le respect des droits de l’homme. Un rapport complet écrit sera soumis au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies fin juin.

Voici le communiqué qui a sanctionné la rencontre avec la presse. 

COMMUNIQUE

LE RAPPORTEUR SPECIAL SUR LA TORTURE TERMINE SA VISITE AU TOGO

Le Rapporteur Spécial a été invité par le Gouvernement à visiter le pays du 10 au 17 avril 2007 et il le remercie de la pleine coopération qu’il lui a offertependant cette visite. Il remercie également la Représentante du Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Lomé et toute l’équipe de l’ONU pour leur aide précieuse avant et pendant sa mission.

Le Rapporteur spécial a rencontré le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, les ministres des Droits de l’homme et de la Démocratie, de la Sécurité, des Affaires sociales et de la Promotion de la femme, ainsi qu’un représentant du ministère de la Défense et le Procureur général de la République et plusieurs membres de la Commission nationale des droits de l’homme. Il a également rencontré des organisations non gouvernementales et d’autres représentants de la société civile. En outre, le Rapporteur spécial a eu des entretiens avec le Comité international de la Croix- Rouge, l’équipe des Nations Unies pour le pays, dont le PNUD, le HCR, l’UNICEF, le FNUAP et la FAO, ainsi que le corps diplomatique de Lomé.

Le Rapporteur spécial a effectué des visites inopinées dans des prisons et des centres de détention de la gendarmerie et de la police où il a pu parler en privé avec des détenus. A Lomé, il s’est rendu à la Prison civile et à la Brigade des mineurs, au siège de la Gendarmerie, à la Direction de la Police judiciaire et à l’Agence nationale des renseignements. A Notsé, il a vu la prison, à Kara, il a visité la prison, la Brigade anti-gang, le camp du Régiment Parachutiste Commando et le commissariat de Police, tandis qu’à Pya, Anié, Sotouboua et Agbélouvé, il s’est rendu dans les brigades de gendarmerie. Il a aussi visité le Bureau de recherche de la gendarmerie à Sokodé et le poste de police de Tsévié. Par ailleurs, il a rencontré les procureurs de Sokodé et Tsévié.

Le Rapporteur spécial se félicite de la volonté du Togo de promouvoir le respect des droits de l’homme comme le montre le fait que, d’après une très grande majorité des personnes qu’il a pu rencontrer, la situation s’était considérablement améliorée depuis un an environ. Les agents de l’Etat à tous les niveaux l’ont assuré que le passé était révolu et que le Togo était maintenant pleinement attaché au respect des droits de l’homme. Le Rapporteur spécial le félicite des efforts déployés pour améliorer les conditions carcérales et combattre la torture et les mauvais traitements dans les lieux de détention. Il tient cependant à souligner qu’il a pu constater plusieurs cas de passage à tabac dans les prisons ainsi qu’à la police et dans les gendarmeries, et qu’il est préoccupé par les conditions matérielles déplorables qui règnent dans la plupart des lieux de détention.

Conditions de détention
Deux des trois prisons que le Rapporteur spécial a visitées sont fortement surpeuplées. A la Prison civile de Lomé, la population carcérale dépasse largement la capacité prévue, ce qui bien sûr a des répercussions sur l’hygiène et la sécurité des lieux. Les détenus doivent dormir dans des cellules bondées, parfois par roulement. La nourriture est limitée et dépend souvent de ce qu’apporte la famille; le Rapporteur spécial a reçu de nombreuses plaintes au sujet de la quantité et la qualité. Si dans toutes les prisons des infirmiers assurent les traitements médicaux de routine, les cas graves ne sont généralement pas soignés si le détenu n’a pas de moyens financiers. A la prison de Notsé, le Rapporteur spécial a vu un détenu qui devait être hospitalisé d’urgence, ce qui n’avait pas été fait faute d’argent, d’après le régisseur.

En violation des normes internationales, il n’y a aucune séparation entre les prévenus et les prisonniers condamnés. La grande majorité des détenus attendent longtemps leur procès. Selon le Rapporteur spécial, ce recours fréquent à la détention préventive est contraire au principe de la présomption d’innocence et à la règle de droit international selon laquelle la privation de liberté ne doit être décrétée que lorsqu’elle est absolument nécessaire.

En général, les conditions dans les lieux de garde à vue à la police et à la gendarmerie sont encore pires, les détenus devant dormir à même le sol en ciment et ne recevant que très peu de nourriture et d’eau dans des cellules sombres avec peu ou pas de ventilation.

Le fait que certains détenus ne sont autorisés à utiliser les toilettes qu’une fois par jour et que l’accès à de l’eau pour se laver est aussi parfois extrêmement limité exacerbe cette situation. Le Rapporteur spécial a aussi été informé qu’une instruction spéciale sur la prévention des suicides a été donnée par la gendarmerie et qu’elle est parfois interprétée comme exigeant que les détenus restent nus le jour comme la nuit, ce qui correspond pleinement à un traitement dégradant.

Ces mauvaises conditions préoccupent particulièrement le Rapporteur spécial car, comme il a pu le constater, souvent les délais de garde à vue (48 heures) par la police et la gendarmerie étaient dépassés et n’avaient pas été prolongés par le procureur comme le prévoit la loi, ce qui signifie que de nombreux détenus restent pendant de longues périodes emprisonnés dans des conditions déplorables sans aucune justification légale.

Au camp militaire de Kara, les conditions étaient dans l’ensemble bien meilleures. Cependant la mise en détention dans les cellules minuscules (112x90 cm) qui s’y trouvent constituerait un traitement inhumain. Il n’a cependant pas été possible de vérifier si elles étaient utilisées ou non, parce que le Rapporteur spécial s’en est vu interdire l’accès pendant un long laps de temps. Il déplore également que des membres de sa délégation aient été empêchés, par des insultes et des menaces, de vérifier que personne n’intervenait sur les lieux de détention ou auprès des détenus.

Torture et mauvais traitements
S’agissant des mauvais traitements dans les prisons, c’est avec satisfaction que le Rapporteur spécial a noté que la situation s’était certainement améliorée de façon considérable depuis 2005 et qu’il n’a été saisi que d’un petit nombre d’allégations de mauvais traitements et de châtiments corporels. Il a pu cependant entendre des allégations et constater des preuves de plusieurs passages à tabac de détenus par des gardiens ou par d’autres prisonniers, en guise de punition. Il y a un gros problème que le Rapporteur spécial a pu identifier: dans les prisons, l’autorité est systématiquement déléguée à ce qui est souvent appelé le « bureau interne », c’est-à-dire, aux détenus les plus hauts dans la hiérarchie de la prison, ce qui est nécessairement source de corruption et de dépendance des prisonniers à l’égard de certains autres.

En ce qui concerne la torture et les mauvais traitements par la police et la gendarmerie, le Rapporteur spécial note un certain progrès. On aurait tort cependant d’affirmer que ces cas restent isolés. Dans la plupart des lieux de détention que le Rapporteur spécial a visités, il a trouvé des preuves de mauvais traitements. Le plus souvent les détenus avaient été battus avec des cordelettes ou des branches pour leur arracher des aveux, mais parfois aussi pour les intimider ou les punir. Parfois les gendarmes ou les policiers frappaient les détenus à coups de pied et leur écrasaient les mains, les pieds ou le visage avec leurs chaussures. D’après plusieurs sources, des menaces étaient proférées contre les détenus pour les intimider.

Les femmes et les mineurs
S’agissant des femmes en détention, le Rapporteur spécial remarque que les conditions sont en général meilleures que dans les prisons pour hommes. Il est cependant très préoccupé du fait que, ni dans les prisons ni dans les locaux de garde à vue de la police et de la gendarmerie, il n’y ait de personnel féminin, comme l’exige l’ensemble des règles minima internationales pour le traitement des détenus. En ce qui concerne les mutilations génitales féminines, le Rapporteur spécial se félicite de l’adoption de la loi de 1998 qui les interdit. Il n’a cependant été informé que d’un seul cas où une condamnation avait été prononcée en vertu de cette loi et, ce, l’année même de son adoption. On lui a également signalé que la pratique des mutilations génitales féminines et son acceptation par la société continuaient et qu’il n’existait pas de mécanisme efficace pour faire appliquer son interdiction.

De l’avis du Rapporteur spécial, les mineurs et les enfants en détention étaient davantage exposés aux châtiments corporels et aux mauvais traitements. Il déplore que dans certains cas les mineurs n’étaient pas séparés des adultes. A la Brigade des mineurs de Lomé, les châtiments corporels semblent être pratique courante. Cette prison spéciale, où des enfants abandonnés, marginalisés ou ayant fait l’objet d’une traite, dont certains ont moins de 10 ans, sont détenus avec de jeunes adultes qui ont commis des délits, représente une violation flagrante des principes fondamentaux de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Conclusions
Après une analyse approfondie du système juridique, ses visites de lieux de détention, ses rencontres avec des détenus, les preuves apportées par le médecin légiste et ses entretiens avec les pouvoirs publics, des avocats et des représentants des ONGs, le Rapporteur spécial conclut que, malgré une évolution positive sur de nombreux points, les coups et d’autres formes de mauvais traitements constituent une pratique quotidienne dans la majorité des lieux de détention. Il a identifié les principales raisons ci-après de cet état de faits.

Impunité
Le Rapporteur spécial a reçu du Gouvernement l’assurance que le processus de pénalisation de la torture, c’est-à-dire, la qualification du crime de torture dans le Code Pénal togolais était engagé. Il voudrait cependant souligner que cette ratification doit être considérée comme une priorité absolue. Il a constaté de façon systématique que l’impunité était un obstacle majeur à l’éradication de la torture. Si les tortionnaires ne craignent pas d’être punis, cette pratique va perdurer.

Le Rapporteur spécial n’a pas été saisi de cas d’une seule personne qui aurait été condamnée par un tribunal pénal pour avoir commis des actes de torture ou des mauvais traitements par le passé. On ne lui a pas signalé l’existence d’un mécanisme de plaintes interne ou externe auquel une victime présumée pourrait s’adresser, et encore moins, en qui elle aurait confiance. Il note que la Commission nationale de droits de l’homme a été réformée et qu’elle s’est engagée à jouer ce rôle à l’avenir.

Il est également préoccupé par l’impunité qui entoure les événements liés aux élections de 2005, lorsque la torture était très répandue, comme l’ont prouvé plusieurs enquêtes. Le Rapporteur spécial a été informé que, depuis lors, aucun auteur de ces faits n’a été traduit en justice. S’agissant des prochaines élections, s’il espère qu’elles se dérouleront de façon pacifique, il encourage le Gouvernement à envoyer un signal fort à toutes les parties prenantes comme quoi elles seront redevables de tous les actes de violences liés aux élections.

Les défaillances du système judiciaire
Une autre raison importante des défaillances du système judiciaire est qu’il est lent, inefficace et corrompu, ce qui fait que de nombreuses prisonniers (environ ¾  d’entre eux) sont privés de liberté pendant des années sans avoir été jugés, ce qui, à son tour, ne fait qu’exacerber le surpeuplement carcéral avec ses conséquences. Si le Rapporteur spécial reconnaît que cette situation est souvent imputable à un manque de moyens, il tient à souligner que celui-ci ne saurait être pris comme excuse pour que des êtres humains passent plusieurs années en détention préventive, alors que souvent il ne sont accusés que de délits mineurs.

Absence de contrôle indépendant
Le Comité International de la Croix Rouge et certaines organisations non gouvernementales ont certes accès aux lieux de détention, mais il n’existe pas de mécanisme indépendant de contrôle. La ratification du Protocole facultatif à la Convention contre la torture, qui prévoit la création d’une commission nationale indépendante chargée d’effectuer des visites inopinées dans tous les lieux de détention, représente pour le Rapporteur spécial un grand pas en avant sur la voie de la prévention de la torture et des mauvais traitements à l’avenir.

Problèmes liés au personnel et à la dimension institutionnelle
Nombre des problèmes existant dans les lieux de détention, par exemple au sujet de la nourriture, des soins de santé, des normes minimales d’hygiène, sont aggravés par le manque chronique de moyens. Cependant le Rapporteur spécial insiste pour que tous soient bien conscients que, dès qu’une personne est privée de liberté, c’est l’Etat qui est entièrement responsable du respect de ses droits fondamentaux. Il faut donc absolument utiliser les maigres moyens disponibles pour les détenus qui ont été condamnés pour des crimes graves et qui constituent un véritable danger pour la société au lieu d’enfermer autant de personnes en détention préventive. Il tient également à souligner qu’aucun fonctionnaire du Gouvernement ne peut déléguer ses responsabilités en matière de prévention de la torture et des mauvais traitements à ses subordonnés et à des agents non étatiques. En général, le Rapporteur spécial a constaté que la plupart des agents de l’Etat qu’il rencontrait étaient très ouverts aux réformes et au changement.

Le partage peu clair des responsabilités entre la police et la gendarmerie et la militarisation des services chargés de l’application des lois de façon générale, notamment en ce qui concerne la formation et le système de promotion, sont un sujet de préoccupation pour lui. Il est également préoccupé par la façon dont les militaires interviennent dans les activités liées à l’application des lois ainsi que par le système de responsabilités parallèles dans les prisons (avec d’un côté le régisseur et de l’autre le chef de la sécurité).

Recommandations préliminaires
L’objet de la visite du Rapporteur spécial était double: d’une part, évaluer la situation en ce qui concerne la torture et les mauvais traitements dans le pays et, d’autre part, offrir son aide au Gouvernement dans les efforts qu’il déploie pour améliorer l’administration de la justice, notamment dans le secteur pénitentiaire et la police/gendarmerie. L’invitation que lui a faite le Gouvernement illustre la volonté du Togo de s’ouvrir à un examen indépendant et objectif de la situation relative aux droits de l’homme. Le Rapporteur spécial félicite le Gouvernement pour les nombreuses mesures positives qu’il a prises récemment et qui ont permis de beaucoup améliorer la situation, comme la mise en œuvre progressive des 22 Engagements avec l’Union Européenne, du Rapport de 2005 de la commission d’enquête de l’ONU et de l’Accord politique global. Dans le même temps, il lui recommande de prendre d’autres mesures pour pleinement s’acquitter de ses obligations en vertu de sa Constitution et du droit international. Il recommande notamment que le Gouvernement, avec l’aide de la communauté internationale:

· Pénalise la torture en pleine conformité avec la définition de l’article 1 de la Convention contre la torture et impose des sanctions correspondantes;

· Combatte l’impunité en créant un mécanisme d’enquête pénale efficace et indépendant sur les cas de torture;

· Mette en place des mécanismes de plaintes accessibles dans les lieux de détention;

· Poursuive ses efforts pour améliorer les conditions de détention;
· Améliore les garanties existantes contre la torture en adoptant des règles d’habeas corpus efficaces et en assurant l’accès pour les détenus à un avocat et à des examens médicaux indépendants;

· Veille à ce que les garanties existantes, comme le délai de garde à vue de 48h, soient respectées;

· Renforce les peines substitutives de la privation de liberté et rende leur application obligatoire sauf s’il y a des raisons impérieuses à la mise en détention;

· Appuie la Commission nationale de droits de l’homme dans ses efforts pour jouer un rôle efficace dans la lutte contre la torture;

· Veille à ce que les prévenus aient rapidement accès au système judiciaire;

· Fixe des délais à la détention préventive;

· Veille à séparer les prévenus des condamnés;

· Mette en place des mécanismes efficaces pour faire appliquer l’interdiction de la violence contre les femmes, notamment les pratiques traditionnelles comme les mutilations génitales féminines, mène une étude sur l’ampleur de cette pratique au Togo et poursuive ses campagnes de sensibilisation;

· Ratifie le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et établisse un mécanisme national efficace pour effectuer des visites inopinées dans tous les lieux de détention;

· Précise le statut de la gendarmerie et définisse clairement les responsabilités tant de la gendarmerie que de la police; mette en place des chaînes de commandements bien claires dans les prisons;

· Veille à ce que l’armée n’intervienne pas dans le fonctionnement des services chargés de l’application des lois;

· Améliore la formation du personnel chargé de l’application des lois ainsi que du personnel pénitentiaire et intègre les droits de l’homme dans leurs programmes de formation;

· En vue des élections prochaines, tous les pouvoirs publics et les parties politiques doivent envoyer le message clair que la torture et les mauvais traitements sont inacceptables; les élections doivent se dérouler sans la participation de l’armée;

Le Rapporteur spécial prie également la communauté internationale d’apporter son aide à la réforme des systèmes judiciaire et pénitentiaire ainsi que des services chargés de l’application des lois pour autant que le Gouvernement respectent les recommandations ci-dessus.

Il soumettra un rapport écrit complet sur sa visite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

source/etiame.com

 

 

Mercredi 18 Avril 2007

(Agence de Presse Africaine (APA),   Lomé, Togo,  17 avril 2007)


Le Rapporteur spécial des Nations Unies chargé des questions de torture et de traitements inhumains, Manfred Nowak, qui vient de boucler une mission d’une dizaine de jours au Togo a constaté que l’impunité est un obstacle à l’éradication de la torture dans le pays.

«Si les tortionnaires ne craignent pas d’être punis, cette pratique va perdurer», a déclaré Nowak au cours d’une conférence de presse mardi à Lomé.

Durant son séjour, Manfred Nowak a effectué des visites inopinées dans les prisons et autres lieux de détention de la police et de la gendarmerie dans plusieurs localités du Togo où il a rencontré en privé les détenus et le personnel carcéral.

Il a également discuté avec les autorités togolaises, les responsables d’organisations non gouvernementales, ce qui lui a permis de se rendre compte que les coups et d’autres formes de mauvais traitements constituent une pratique quotidienne dans la majorité des lieux de détention.

M. Nowak a fait des recommandations aux autorités togolaises, notamment que la torture soit pénalisée dans le pays, recommandant que Lomé ratifie le protocole relatif à la Convention contre la torture.

En déplorant les conditions de détention des prisonniers et les défaillances du système judiciaire togolais «lent, inefficace et corrompu".

Selon lui, de nombreux prisonniers - environ trois sur quatre d’entre eux - sont privés de liberté pendant des années sans avoir été jugés, ce qui ne fait, à son tour qu’exacerber le surpeuplement carcéral.

Il a par ailleurs lancé un appel à la communauté internationale pour apporter son aide à la réforme des systèmes judiciaire et pénitentiaire ainsi que des services chargés de l’application des lois au Togo.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies chargé des questions de torture et autres traitements inhumains transmettra dans les jours à venir un rapport écrit complet de sa visite au conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Les Togo est souvent accusé de violations des droits de l’homme et surtout de tortures par des organisations internationales et des organisations non gouvernementales travaillant sur les droits de homme en dépit des engagements pris par les autorités de respecter les droits de l’homme.

 

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DROITS DE L'HOMME


Togo: Suicide, noyade ou assassinat politique:

Le décès de Atsutsé Agbobli intrigue la classe politique

 

Le décès quelque peu curieux de Atsutsé Agbobli, historien, politologue et journaliste, ancien ministre de la Communication et de la Culture, survenu à Lomé dans la nuit de jeudi à vendredi et dans des circonstances bizarres, a semé l'effroi au sein de la population togolaise qui l'a plutôt connu à travers ses diatribes contre la mal-gouvernance, aussi bien dans les médias nationaux qu'internationaux.

Tandis que sa famille réclame une autopsie, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sollicite, en plus, une enquête, pour "élucider la mort de cet illustre homme", a appris la PANA de sources officielles ce dimanche.

Ces demandes ont également reçu l'adhésion des responsables des partis politiques et de la société civile qui, tout en rendant hommage à l'illustre disparu à travers les médias, souhaitent un éclaircissement sur cette mort qui intrigue tous les Togolais.

Président du Mouvement pour le développement national (MODENA), une des nouvelles formations politiques très critiques vis-à-vis du pouvoir en place, Atsutse Agbobli, ne limite guère ses critiques à la seule scène politique togolaise, étendant ses interventions vers une Afrique dont il professe souvent l'indispensable intégration sous toutes les formes.

Ses dernières interventions sollicitaient du pouvoir public togolais de plus claires explications sur la dissolution la semaine dernière du Fonds d'entretien routier (FER), à la suite de la destruction par les eaux de pluie de neuf ponts sur le fleuve Zio, coupant ainsi le pays en deux portions reliées par l'unique détour des Plateaux.

Ces dernières critiques du défunt, adressées à la présidence de la République dont dépendait directement le FER, continuent d'alimenter les commentaires au sujet de cette mort que le public ne manque pas d'attribuer à la vindicte politique.

En effet, selon des sources hospitalières, Atsutsé Agbobli aurait été hospitalisé dans une clinique privée de la place, suite à une intoxication due à un overdose de pilules contre le diabète.

Quasiment rétabli, l'ancien ministre s'est fait conduire, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un endroit désert, en bordure de mer, à la sortie de la ville, puis il renvoie le chauffeur. Ce dernier, seul témoin de la scène, rapportera plus tard qu'après avoir insisté pour l'accompagner, il alerta les parents du défunt, qui entreprennent des recherches dans la zone, sans pouvoir retrouver ses traces.

Son corps sera retrouvé au petit matin, le visage ensanglanté, sur la plage, entre l'hôtel Sarakawa et le port de Lomé.

Ancien journaliste de Jeune Afrique, Atsutsé Agbobli, 67 ans, publie à Lomé un journal "Afric'Hebdo", tandis que son parti, le MODENA, est perçu dans les milieux politiques comme un proche l'Union des Forces de Changement (UFC) de l'opposant historique, Gilchrist Olympio.
 

Le procureur de la République requiert une autopsie

Le procureur de la R épublique près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source.

Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté.

La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".

La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.

Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.

« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.

Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.

Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.

APA-Lomé (Togo)

Les réactions

Pyramid of Yewe

Baden, le 16 août 2008.

LA COORDINATION GÉNÉRALE

DÉCLARATION RELATIVE À LA DISPARITION TRAGIQUE DE MR. Atsutsé K. AGBOBLI, PRÉSIDENT DU MODENA.

C’est avec une grande affliction que Nous venons d’apprendre la disparition tragique du Président du MODENA, Monsieur Atsutsè Kokouvi AGBOBLI et tenons à présenter Nos vives condoléances à la famille de l’Illustre Disparu. Nous nous inclinons devant la mémoire de l’Illustre Disparu dont le Combat pour la Liberté et la Dignité doivent demeurer un exemple positif et édifiant pour tout Patriote togolais.

Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux vient confirmer Nos inquiétudes citoyennes légitimes sur les implications néfastes des crimes demeurés impunis au TOGO depuis 1990. Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux est un mauvais augure pour les consultations électorales prévues pour 2010 et Nous donne encore raison une fois de plus que l’impunité des Crimes à caractère politique doit enfin commencer à trouver une solution à travers l’identification des auteurs et complices qui doivent répondre de leurs actes devant la Loi.

La spirale récurrente des Crimes crapuleux qui empoisonnent la vie sociopolitique et citoyenne du TOGO depuis des décennies ne peut être brisée que si les crimes précédents encore frais dans notre mémoire collective commencent enfin à connaître un début d’expiation. La Spiritualité Ancestrale Africaine mettant le caractère Sacré de la Vie Humaine en son centre enseigne qu’un Crime non expié et non puni appelle inexorablement d’autres crimes. L’impunité de cet assassinat crapuleux ne peut donc qu’entrainer plus tard d’autres Crimes encore plus crapuleux si rien n’est fait pour briser la spirale.

C’est pourquoi l’Organisation PYRAMID of YEwE tient à interpeller solennellement le gouvernement de fait du TOGO et le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui prétend parler au nom du TOGO de tout mettre en œuvre pour faire démasquer et châtier les auteurs et complices de ce nouveau Crime crapuleux dans les plus brefs délais.

Pour PYRAMID of YEwE

K. Kofi FOLIKPO,

Coordinateur Général et Porte Parole

La J.U.D.A rend hommage à Atsutsè AGBOBLI et exige une enquête indépendante

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) vient d’apprendre la disparition de M. Atsutsè AGBOBLI*, Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA ) dont le corps ensanglanté a été retrouvé au matin de ce vendredi 15 août à la plage de Lomé. Son chauffeur avec qui il était, est ce moment, introuvable.

La J.U.D.A , sérieusement peinée, présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions et analyses sur les réalités de la politique nationale et internationale ainsi que ses incessants appels à un développement industriel du Togo et à l’Unité de l’Afrique.

En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons au MODENA, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune.

La J.U.D.A résolument opposée à l’impunité érigée en norme au Togo, exige instamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin que soient établies les raisons du décès pour le moins suspect de M. Agbobli et que son chauffeur soit retrouvé. Ceci pour éviter la résurgence des vieux démons des assassinats, des disparitions forcées et des cadavres rejetés par la mer.

Elle demande à l’ensemble du peuple togolais de se mobiliser pour que naisse un Etat démocratique pouvant garantir à tous la sécurité, la paix et le bien-être dans tous les domaines.

15 août 2008

Pour la J.U.D.A, Le Secrétaire Général

Rodrigue KPOGLI

* Atsutsè Kokouvi AGBOBLI, Togolais, universitaire, historien, a été enseignant avant de rejoindre le Secrétariat Général de l’Organisation de l’unité africaine à Addis Abeba, en 1979, en tant que chef de la Division des Affaires politiques générales, de la Défense et de la Sécurité au Département politique. Expert régional, puis chargé des programmes et des relations au Bureau régional du BIT pour l’Afrique, à Addis-Abeba, il fut également chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique et directeur de l’Institut panafricain des relations internationales. Ministre de la Communication et de la Culture puis, ministre chargé des Relations avec le Parlement, de 1994 à 1996, il est actuellement directeur de la publication du Magazine bimensuel Afric’Hebdo et président du Mouvement pour le développement national (MODENA).


 

GRAVES MENACES CONTRE MICHEL KALIFE

Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement...

Message de Michel Nadim KALIFE

Je tiens particulièrement à vous informer que, suite à mon interview de dimanche dernier sur TV7 (chaîne privée du TOGO) qui m'accueillait comme l'invité de la semaine, 2 molosses s'étaient présentés ce matin, vers 8H45, au portail de mon domicile à Lomé, pour demander au gardien de l'immeuble de les introduire auprès de moi, en réclamant la personne qui était passée à la télévision dimanche soir dernier.

Le gardien leur dit que je ne reçois que sur rendez vous. Il les questionna quelque peu et ils lui dirent qu'ils travaillaient pour le Colonel Rock Gnassingbé, directeur adjoint du Port de Lomé, et l'un d'eux montra une photo de lui auprès de Rock.

Le gardien leur indiqua alors mon numéro de téléphone pour m'appeler et obtenir mon accord de les laisser monter me voir. Celui-là m'appela de son téléphone mobile pour me dire qu'il avait à s'entretenir avec moi au sujet de ce que j'avais dit à la télévision. Je lui répondis aussitôt de me dire au téléphone ce qu'il voulait m'entendre lui répondre. Il me dit qu'il ne pouvait le dire qu'en tête-à-tête. je lui répondis que j'exige la transparence avant de le rencontrer. Il me dit qu'il exigeait de me rencontrer en tête-à-tête et qu'il ne pouvait le dire au téléphone. Je lui rétorquai aussitôt que je refusais de le recevoir dans ces conditions, et que j'allais lui envoyer mon secrétaire à cet effet, et que, mon secrétaire étant parti faire des courses en ville, il fallait revenir à 11H pour le rencontrer à son retour.
Le gardien me confirma qu'ils quittèrent les lieux pour ne plus y revenir, et qu'il est prêt à les reconnaître s'il les rencontrait à nouveau.
Interrogeant mon gardien à leur sujet, il me rapporta que le molosse qui lui parlait avait bien la voix de "militaire"(l'on sait ce que cette expression veut dire ici) et qu'il lui avait dit que ce sont des anciens militaires de la garde présidentielle zambienne travaillant sous les ordres de Rock au Port de Lomé.



« j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise »

Rassurez vous, mes chers amis: J'ai déjà dépos&eac