












Après avoir démis Komlan Mally: Faure Gnassingbé nomme Gilbert Fossoun Houngbo Premier ministre La nomination de Gilbert Fossoun Houngbo a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi. Il s'agit du chef du PNUD en Afrique, le Programme des Nations unies pour le développement. Gilbert Fossoun Houngbo succède à Komlan Mally qui a démissionné vendredi. Avec cette nomination, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds. C'est un haut fonctionnaire international qui devient Premier ministre du Togo. Gilbert Houngbo est depuis deux ans à la tête du bureau Afrique du PNUD, le Programme des Nations unies pour le Développement. Ce quadragénaire, expert comptable de formation, a le profil qu'il faut pour convaincre les bailleurs de fonds de venir en aide au Togo. Depuis l'accord politique global signé en août 2006, les partenaires étrangers, qui avaient déserté le pays depuis une quinzaine d’années, ont progressivement accepté de reprendre la coopération avec Lomé. Plusieurs d'entre eux ont déjà annoncé l'annulation d'une partie de la dette, qui se monte à plus de mille milliards de francs CFA. Afro-optimiste et keynésien convaincu Pour lui, l'orthodoxie financière et comptable doit devenir un principe cardinal de la gestion publique. Il insistait déjà sur la nécessaire bonne gouvernance de l'aide publique au développement. Avec la nomination de ce fin connaisseur des institutions internationales, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds, pour les convaincre d'aller jusqu'au bout de leur soutien, et ce, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle. Source RFI
Emmanuel Adébayor bien placé pour le «Ballon d’or» africain 2008
Dans une interview accordée il y a un an à Jeune Afrique, Gilbert Houngbo, le nouveau Premier ministre, se présentait déjà comme un afro-optimiste et un keynésien convaincu.
L’International togolais d’Arsenal, Emmanuel Adébayor, figure parmi les cinq prétendants au titre du meilleur joueur africain (Ballon d’or) de l’année 2008, a appris APA de bonnes sources.
Adébayor a pour challengers l’Ivoirien Didier Drogba et le Ghanéen Michael Essien (le duo de Chelsea pour 4ème année consécutive), les Égyptiens Amr Zaki (Wigan 1ère div. Angleterre) et Mohamed Aboutrika (Al Ahly, Égypte).
Emmanuel Adébayor, sérieux prétendant au titre du meilleur footballeur africain 2008, a contribué à la qualification des «Éperviers» du Togo au troisième et dernier tour des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010, en inscrivant 4 des 6 buts face au Swaziland, battu sur le score de 6 buts à 0, samedi dernier, lors de la 6ème journée du deuxième tour de la compétition.
Il est resté dans la dynamique de la saison dernière, où il avait brillé sur le front de l’attaque des «Gunners», inscrivant 24 buts, se classant deuxième meilleur de la Ligue anglaise.
Parmi ceux qui ne figurent pas parmi les nominés, on note l’attaquant du FC Barcelone, Samuel Eto’o, et Frédéric Kanouté, le tenant du titre.
Pour 2008, la Confédération africaine de football (CAF) a introduit une innovation en instaurant le trophée du meilleur footballeur évoluant en Afrique.
Les nominés de ce prix sont Mohamed Aboutreika, Ahmed Hassan et Flavio Amado tous évoluant à Al Ahly, en Égypte, Tresor Mputu Mabi (TP Mazembe, RD Congo) et Stephen Worgu (Enyimba, Nigeria).
Les lauréats, connus à l’issue du vote des sélectionneurs des cinquante-trois associations membres de la CAF, seront récompensés lors d’un gala prévu en décembre à Cotonou, au Bénin.
L'Afrique se réjouit de la victoire du premier président noir jamais élu aux Etats-Unis. Un peu partout, sur le continent noir, on assiste à ce que l'on pourrait appeler une « fièvre Obama » ! Au Kenya, pays d'origine du père de Barack Obama, et plus particulièrement à Kogelo, ses partisans ont fait la fête. Le Sénégal, le Congo, l'Afrique du Sud, le Bénin et bien d'autres ont salué la victoire du 44e président américain.
Les Kényans portent le drapeau américain pour célébrer la victoire de Barack Obama et soutenir le nouveau président des Etats-Unis d'Amérique, le 5 novembre 2008.
(Photo : Reuters)
L’ancien président Thabo Mbeki n’avait même pas pris les appels de Barack Obama, quand le sénateur de l’Illinois s’était rendu dans la nation « arc-en-ciel » en 2006. Deux ans et une fulgurante ascension plus tard, Obama a reçu un message de l’icône intercontinentale, Nelson Mandela.
Mandela qui, au-delà des formules de félicitations d’usage affirme : « Faire confiance à Obama pour que les fléaux que sont la maladie et la pauvreté reçoivent une attention sans cesse renouvelée de la future administration américaine ».
Même appel du pied, dans le message du nouveau président sud-africain, Kgalema Motlanthe : « Nous espérons que le changement parviendra jusqu’aux rives du continent africain », dit Motlanthe, qui s’exprimait également en tant que président en exercice de la Sadec (Conférence de coordination du développement d’Afrique australe). Motlanthe ajoute : « J’ espère qu’un véritable partenariat avec les Etats-Unis parviendra à surmonter les défis du continent », et les défis, l’Afrique du Sud n’en manque pas.
Dès la fin de la matinée, les agressions, meurtres et manifestations contre les logements indécents avaient déjà repris leurs places habituelles, dans les bulletins radio locaux, ici en Afrique du Sud.
©rfi
Togo : un cadavre encombrant
Fabrice Agbobli, fils du fondateur du Mouvement pour le développement national (Modena), a acquis la "certitude" que son père, qui selon lui se savait menacé, a été victime d’un meurtre. Il invoque à l’appui de sa thèse des indices convergents, relatifs aux circonstances de la découverte du cadavre ainsi qu’à des messages troublants parvenus avant et pendant la disparition de cet ancien ministre, et émanant de personnages réputés proches du pouvoir. Sollicité pour une contre-expertise, un médecin légiste américain devrait rendre ses conclusions quant à la cause exacte du décès d’ici à la fin du mois.
© Copyright L’Express (France)
Le correspondant de Radio France Internationale au Niger, Moussa Kaka, est sorti mardi de la prison de Niamey après plus d'un an de détention.
Moussa Kaka, le correspondant au Niger de RFI, entouré de ses proches à sa sortie de prison, ce 7 octobre.
(Photo : AFP)
La présidente de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Niamey a énoncé mardi matin le délibéré concernant le correspondant de RFI, Moussa Kaka : « Les faits sont requalifiés en délit d'atteinte à l'intégrité du territoire national pour entente avec les éléments du MNJ, selon l'article 80 du code pénal ».
Le tribunal a donc ordonné le renvoi de Moussa Kaka devant le tribunal correctionnel de Niamey pour y être jugé, et sa mise en liberté provisoire.
Premier témoignage à sa sortie de prison
² Retrouver la liberté après un an et 17 jours, c'est un moment très fort ²

Togo: Suicide, noyade ou assassinat politique:
Le décès de Atsutsé Agbobli intrigue la classe politique
Le décès quelque peu curieux de Atsutsé Agbobli, historien, politologue et journaliste, ancien ministre de la Communication et de la Culture, survenu à Lomé dans la nuit de jeudi à vendredi et dans des circonstances bizarres, a semé l'effroi au sein de la population togolaise qui l'a plutôt connu à travers ses diatribes contre la mal-gouvernance, aussi bien dans les médias nationaux qu'internationaux.
Tandis que sa famille réclame une autopsie, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sollicite, en plus, une enquête, pour "élucider la mort de cet illustre homme", a appris la PANA de sources officielles ce dimanche.
Ces demandes ont également reçu l'adhésion des responsables des partis politiques et de la société civile qui, tout en rendant hommage à l'illustre disparu à travers les médias, souhaitent un éclaircissement sur cette mort qui intrigue tous les Togolais.
Président du Mouvement pour le développement national (MODENA), une des nouvelles formations politiques très critiques vis-à-vis du pouvoir en place, Atsutse Agbobli, ne limite guère ses critiques à la seule scène politique togolaise, étendant ses interventions vers une Afrique dont il professe souvent l'indispensable intégration sous toutes les formes.
Ses dernières interventions sollicitaient du pouvoir public togolais de plus claires explications sur la dissolution la semaine dernière du Fonds d'entretien routier (FER), à la suite de la destruction par les eaux de pluie de neuf ponts sur le fleuve Zio, coupant ainsi le pays en deux portions reliées par l'unique détour des Plateaux.
Ces dernières critiques du défunt, adressées à la présidence de la République dont dépendait directement le FER, continuent d'alimenter les commentaires au sujet de cette mort que le public ne manque pas d'attribuer à la vindicte politique.
En effet, selon des sources hospitalières, Atsutsé Agbobli aurait été hospitalisé dans une clinique privée de la place, suite à une intoxication due à un overdose de pilules contre le diabète.
Quasiment rétabli, l'ancien ministre s'est fait conduire, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un endroit désert, en bordure de mer, à la sortie de la ville, puis il renvoie le chauffeur. Ce dernier, seul témoin de la scène, rapportera plus tard qu'après avoir insisté pour l'accompagner, il alerta les parents du défunt, qui entreprennent des recherches dans la zone, sans pouvoir retrouver ses traces.
Son corps sera retrouvé au petit matin, le visage ensanglanté, sur la plage, entre l'hôtel Sarakawa et le port de Lomé.
Ancien journaliste de Jeune Afrique, Atsutsé Agbobli, 67 ans, publie à Lomé un journal "Afric'Hebdo", tandis que son parti, le MODENA, est perçu dans les milieux politiques comme un proche l'Union des Forces de Changement (UFC) de l'opposant historique, Gilchrist Olympio.
Le procureur de la République requiert une autopsie
Le procureur de la R épublique près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source.
Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté.
La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".
La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.
Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.
« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.
« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.
Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.
Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.
APA-Lomé (Togo)
Les réactions
Pyramid of Yewe
Baden, le 16 août 2008.
LA COORDINATION GÉNÉRALE
DÉCLARATION RELATIVE À LA DISPARITION TRAGIQUE DE MR. Atsutsé K. AGBOBLI, PRÉSIDENT DU MODENA.
C’est avec une grande affliction que Nous venons d’apprendre la disparition tragique du Président du MODENA, Monsieur Atsutsè Kokouvi AGBOBLI et tenons à présenter Nos vives condoléances à la famille de l’Illustre Disparu. Nous nous inclinons devant la mémoire de l’Illustre Disparu dont le Combat pour la Liberté et la Dignité doivent demeurer un exemple positif et édifiant pour tout Patriote togolais.
Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux vient confirmer Nos inquiétudes citoyennes légitimes sur les implications néfastes des crimes demeurés impunis au TOGO depuis 1990. Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux est un mauvais augure pour les consultations électorales prévues pour 2010 et Nous donne encore raison une fois de plus que l’impunité des Crimes à caractère politique doit enfin commencer à trouver une solution à travers l’identification des auteurs et complices qui doivent répondre de leurs actes devant la Loi.
La spirale récurrente des Crimes crapuleux qui empoisonnent la vie sociopolitique et citoyenne du TOGO depuis des décennies ne peut être brisée que si les crimes précédents encore frais dans notre mémoire collective commencent enfin à connaître un début d’expiation. La Spiritualité Ancestrale Africaine mettant le caractère Sacré de la Vie Humaine en son centre enseigne qu’un Crime non expié et non puni appelle inexorablement d’autres crimes. L’impunité de cet assassinat crapuleux ne peut donc qu’entrainer plus tard d’autres Crimes encore plus crapuleux si rien n’est fait pour briser la spirale.
C’est pourquoi l’Organisation PYRAMID of YEwE tient à interpeller solennellement le gouvernement de fait du TOGO et le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui prétend parler au nom du TOGO de tout mettre en œuvre pour faire démasquer et châtier les auteurs et complices de ce nouveau Crime crapuleux dans les plus brefs délais.
Pour PYRAMID of YEwE
K. Kofi FOLIKPO,
Coordinateur Général et Porte Parole
La J.U.D.A rend hommage à Atsutsè AGBOBLI et exige une enquête indépendante
DECLARATION
La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) vient d’apprendre la disparition de M. Atsutsè AGBOBLI*, Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA ) dont le corps ensanglanté a été retrouvé au matin de ce vendredi 15 août à la plage de Lomé. Son chauffeur avec qui il était, est ce moment, introuvable.
La J.U.D.A , sérieusement peinée, présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions et analyses sur les réalités de la politique nationale et internationale ainsi que ses incessants appels à un développement industriel du Togo et à l’Unité de l’Afrique.
En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons au MODENA, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune.
La J.U.D.A résolument opposée à l’impunité érigée en norme au Togo, exige instamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin que soient établies les raisons du décès pour le moins suspect de M. Agbobli et que son chauffeur soit retrouvé. Ceci pour éviter la résurgence des vieux démons des assassinats, des disparitions forcées et des cadavres rejetés par la mer.
Elle demande à l’ensemble du peuple togolais de se mobiliser pour que naisse un Etat démocratique pouvant garantir à tous la sécurité, la paix et le bien-être dans tous les domaines.
15 août 2008
Pour la J.U.D.A, Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI
* Atsutsè Kokouvi AGBOBLI, Togolais, universitaire, historien, a été enseignant avant de rejoindre le Secrétariat Général de l’Organisation de l’unité africaine à Addis Abeba, en 1979, en tant que chef de la Division des Affaires politiques générales, de la Défense et de la Sécurité au Département politique. Expert régional, puis chargé des programmes et des relations au Bureau régional du BIT pour l’Afrique, à Addis-Abeba, il fut également chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique et directeur de l’Institut panafricain des relations internationales. Ministre de la Communication et de la Culture puis, ministre chargé des Relations avec le Parlement, de 1994 à 1996, il est actuellement directeur de la publication du Magazine bimensuel Afric’Hebdo et président du Mouvement pour le développement national (MODENA).
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Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement... Je tiens particulièrement à vous informer que, suite à mon interview de dimanche dernier sur TV7 (chaîne privée du TOGO) qui m'accueillait comme l'invité de la semaine, 2 molosses s'étaient présentés ce matin, vers 8H45, au portail de mon domicile à Lomé, pour demander au gardien de l'immeuble de les introduire auprès de moi, en réclamant la personne qui était passée à la télévision dimanche soir dernier. Le gardien leur dit que je ne reçois que sur rendez vous. Il les questionna quelque peu et ils lui dirent qu'ils travaillaient pour le Colonel Rock Gnassingbé, directeur adjoint du Port de Lomé, et l'un d'eux montra une photo de lui auprès de Rock. Le gardien leur indiqua alors mon numéro de téléphone pour m'appeler et obtenir mon accord de les laisser monter me voir. Celui-là m'appela de son téléphone mobile pour me dire qu'il avait à s'entretenir avec moi au sujet de ce que j'avais dit à la télévision. Je lui répondis aussitôt de me dire au téléphone ce qu'il voulait m'entendre lui répondre. Il me dit qu'il ne pouvait le dire qu'en tête-à-tête. je lui répondis que j'exige la transparence avant de le rencontrer. Il me dit qu'il exigeait de me rencontrer en tête-à-tête et qu'il ne pouvait le dire au téléphone. Je lui rétorquai aussitôt que je refusais de le recevoir dans ces conditions, et que j'allais lui envoyer mon secrétaire à cet effet, et que, mon secrétaire étant parti faire des courses en ville, il fallait revenir à 11H pour le rencontrer à son retour. Le gardien me confirma qu'ils quittèrent les lieux pour ne plus y revenir, et qu'il est prêt à les reconnaître s'il les rencontrait à nouveau. Interrogeant mon gardien à leur sujet, il me rapporta que le molosse qui lui parlait avait bien la voix de "militaire"(l'on sait ce que cette expression veut dire ici) et qu'il lui avait dit que ce sont des anciens militaires de la garde présidentielle zambienne travaillant sous les ordres de Rock au Port de Lomé. « j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise » Rassurez vous, mes chers amis: J'ai déjà déposé plainte verbale auprès du Président de la Commission Nationale de Droits de l'Homme du Togo, et j'ai aussi saisi l'ambassade d'Allemagne ainsi que le Haut commissariat des Nations Unies auprès du Togo, et l'ensemble des journaux privés du Togo seront informés de cet incident dès demain matin. Pour expliquer cela, il faut que vous sachiez que, lors de l'émission télévisée sur TV7 de dimanche soir dernier, j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise à travers le non paiement des droits de douanes et de TVA qu'ils ne versent pas au Trésor togolais, le privant ainsi (selon les estimations du Patronnat Togolais) de 25 milliards FCFA par mois, soit 300 milliards FCFA par an, ce qui est 6 fois supérieur à mes propres estimations de 50 milliards FCFA par an, figurant dans mon livre "COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES COEURS". En fait, il s'agit de quelques dizaines d'entreprises qui participent à ces forfaits. Je m'étais aussi attaqué aux députés togolais et au lobby des transporteurs routiers qui avaient amené le gouvernement togolais à subventionner l'essence (18 milliards pour les 6 premiers de 2008, laissant ainsi présager 50 milliards pour l'ensemble de l'année) tout en refusant d'exonérer de taxes douanières et de TVA les importations de produits alimentaires de première nécessité. J'expliquais cette décision égoïste comme permettant aux privilégiés qui ont plusieurs véhicules d'économiser 150.000FCFA sur leur essence par mois, alors que l'économie sur leur nourriture serait inférieure à 50.000FCFA par mois. Et que par contre, pour 98% des populations togolaises, l'exonération de toutes les taxes sur leurs consommations alimentaires leur apporterait beaucoup de soulagement dans leur misère du fait qu'elles ont perdu 30% de pouvoir d'achat depuis 2 ans. « J'avais déploré le faible niveau de formation de nos cadres actuels de l'administration publique par rapport à ceux de ma génération », par suite du dépérissement du niveau de l'enseignement depuis 25 ans, et qu'il en était de même pour la santé publique et l'ensemble des infrastructures, routières comme énergétiques (voir les délestages actuels). Et il y eut des tas d'autres critiques portant sur la mauvaise gouvernance de notre économie nationale par faute de compétences économistes, présentes au sein de l'administration et même parmi les membres du gouvernement. etc... Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement... en raison de toutes mes déclarations qui les gênent en risquant de les dévoiler progressivement, déclarations que je répète à chaque occasion qui m'est offerte, notamment devant les représentants de la Banque Mondiale et des autres bailleurs de fonds qui m'ont avoué leur dépit de constater avec amertume comment l'ancienne compétence de l'administration togolaise a pu fondre si fort en 20 ans!!! Donc, s'il m'arrivait malheur, sachez bien pourquoi et j'exhorte les plus courageux d'entre vous de reprendre le témoin de la recherche constante de la vérité pour une meilleure justice sociale au Togo. C'est tout ce que je souhaite. De toutes mes forces, Nadim Michel KALIFE (NMK) Lomé 3 juin 2008 PRESENTATION DE NADIM MICHEL KALIFE Nadim Michel KALIFE, de nationalité togolaise, est né à Lomé le 20 janvier 1944. Son arrière grand père maternel, Michel Nasr (déformé en Nassar et prononcé « naza »), était venu du Liban en 1885 pour s’établir commerçant à Keta, au Togoland allemand. Puis, son grand père Asaad Nassar quitta Keta en 1916 pour venir s’établir définitivement à Lomé, où il fit construire la 1ère maison toute en dur, non loin de la Cathédrale. Son oncle maternel, Philippe Nassar, fut élu député de Lomé en 1960. Son père, Michel Salim Kalife, était consul du Liban au Togo jusqu’à son décès en 1974. Tous ses parents et grands parents sont enterrés à Lomé. N. M. Kalife a fait ses études secondaires au Collège Saint Joseph à Lomé, puis ses études supérieures de sciences économiques à l’Université de Paris (Panthéon). Il enseigna l’économie politique à l’Université de Lomé de 1970 à 1984, où il fut le 1er Directeur de l’ESTEG, devenue FASEG. Il dirigea aussi, de 1969 à 1986, deux sociétés Import-Export, Ets M. S. Kalife et S.A.S, avant de se spécialiser après 1983, dans la fabrication d’objets d’artisanat d’art en bois précieux du Togo, dont la belle finition fit la renommée internationale des « Ateliers d’Art du Petit Prince ». Ainsi, sait-il allier la pratique des affaires et la théorie économique qu’il a enseignée durant 15 ans à Lomé et 3 ans à l’ESCP à Paris. (Dos de couverture de son livre : Nadim Michel Kalife, COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES CŒURS, une piste de bonne gouvernance pour l’après législatives 2007, un bouquet de lumières pour les bâtisseurs de la Cité, Editions « L’Héritage », Lomé, juin 2007) |
Rapport annuel 2008 d'Amnesty International
Les gouvernements n’ont pas tenu leurs promesses et se sont montrés incapables de réagir face à des crises graves des droits humains, comme au Darfour, au Zimbabwe, à Gaza, en Irak ou au Myanmar (Birmanie). Dans son chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce notamment les campagnes xénophobes et la situation précaire des familles déboutées du droit d’asile.
Amnesty International demande aux dirigeants mondiaux de présenter des excuses, après six décennies d’échecs en matière de droits humains, et de s’engager de nouveau à mettre en œuvre des améliorations concrètes. «Le monde actuel reste marqué par l’injustice, l’inégalité et l’impunité. Il est urgent que les États agissent pour combler le gouffre béant qui sépare la promesse de la réalisation», a précisé Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, lors du lancement du Rapport 2008 d’Amnesty International, consacré à la situation des droits humains dans le monde.
Le Rapport 2008 d’Amnesty International montre qu’aujourd’hui, soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par les Nations unies, il existe encore 81 pays au moins où des hommes et des femmes subissent des actes de torture ou d’autres mauvais traitements, 54 pays au moins où les procès ne sont pas conformes aux normes d’équité, et 77 pays au moins où il est impossible de s’exprimer librement.
Ce qui menace le plus l’avenir des droits humains, a souligné Amnesty International, c’est l’absence d’une vision commune et d’une direction collective. «L’année 2007 a été caractérisée par l’impuissance des gouvernements occidentaux et les positions ambivalentes ou incertaines prises par les puissances émergentes, peu enclines à agir face à des crises particulièrement graves dans le domaine des droits humains, depuis les conflits de longue durée jusqu’à des inégalités croissantes qui aggravent la situation de millions de personnes», a déclaré Irene Khan.
Amnesty International a exhorté les gouvernements à instaurer un nouveau modèle de direction collective fondé sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. «Les plus puissants doivent donner le bon exemple», a souligné Irene Khan.
• La Chine doit concrétiser les promesses en matière de droits humains qu’elle a faites préalablement aux Jeux olympiques. Elle doit respecter la liberté de parole et la liberté de la presse, et mettre fin à la «rééducation par le travail».
• Les États-Unis d’Amérique doivent fermer le centre de détention de Guantánamo et tous les lieux de détention secrets, poursuivre les détenus conformément aux normes d’équité des procès ou les libérer, et rejeter sans ambiguïté le recours à la torture et aux autres formes de mauvais traitements.
• La Russie doit se montrer plus tolérante à l’égard de la dissidence politique, et ne doit pas tolérer l’impunité des atteintes aux droits humains commises en Tchétchénie.
• L’Union européenne doit enquêter sur la complicité de ses États membres en ce qui concerne les «restitutions extraordinaires» de personnes soupçonnées de terrorisme. Auprès de ses membres, elle doit être aussi exigeante en matière de droits humains qu’avec les autres pays.
Dans le chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce le climat de xénophobie suscité par des affiches de campagne de l’UDC et s’associe aux revendications du rapporteur spécial de l’ONU contre le racisme d’une législation complète et d’une politique cohérente contre le racisme en Suisse.
La situation des personnes requérantes d’asile et déboutées préoccupe également l’organisation. De nombreuses personnes se seraient vu refuser la possibilité de déposer une demande d’asile au motif qu’elles n’avaient pas de papiers d’identité. Vers la fin de l’année, les familles dont le recours était en cours de réexamen ont reçu l’ordre de quitter leur domicile et d’attendre la décision sur leur dossier dans un centre d’urgence.
L’organisation relève également des violations des droits humains commises par la police et les forces de sécurité, des violations sur lesquelles Amnesty International s’est penchée de façon approfondie dans son rapport sur le travail de la police en Suisse, publié en juin 2007.

C’est une première au Togo. Un député fera l’objet d’une poursuite judiciaire. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public le 02 mai 2008 par le ministre de la Justice Biossey Kokou Tozoun
« Et si cet homme couchait avec votre fille ? Alors, pourquoi couchez-vous avec sa jeune fille ? Il est tant d’arrêter ces pratiques dangereuses». C’est par ce slogan que les organisations de défense des droits de l’Enfant ont interpellé le président de l’Assemblée Nationale à lever l’immunité du député Gabriel Améyi et que soit mis fin l’impunité qui a fait son lit dans notre pays. L’appel des organisations n’est pas tombé dans les oreilles de sourd.
En effet, le 08 avril un collectif de 12 organisations de défense des Droits de l’Enfant ont révélé l’information de l’affaire de viol dont le député Améyi se serait rendu coupable au cours d’une conférence de presse.
Les 12 organisations à savoir RELUTET, ROMAESE, RETOLTE, FODDET, RODECL, CNT/EPT, CODDESE, RESAEV, RJDDET, ROJETT, WAO-Afrique et PSI on ainsi déposé une plainte à la justice contre le député et écrit au président de l’Assemblée pour demander la levée de son immunité. « Les organisations de défense des Droits de l’Enfant regroupées au sein du FODDET (Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo) notamment les réseaux membres de WAO-Afrique, ont été informées de sources concordantes du viol d’une élève mineure de 16 ans par le député Gabriel Améyi. Les parents ont porté plainte. Mais d’autres informations de sources concordantes nous parviennent que les parents auraient retiré la plainte sous contrainte. L’acte que le député Améyi aurait posé et le retrait de la plainte par les parents sont d’une extrême gravité…les organisations demandent au président de l’Assemblée nationale de lever l’immunité du député Améyi Gabriel afin qu’il puisse répondre de son acte devant la justice. Il y va de la crédibilité et de l’honneur de son institution », précise un communiqué du FODDET.
Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale, M. Abass Bonfoh a, à son tour écrit au FODDET. Dans son courrier-réponse, le président de l’Assemblée signale que « l’immunité parlementaire confère un statut particulier au député hors de celui du commun des mortels » et ajoute que conformément à l’article 53 alinéa 2 de Constitution de la IV République, et à l’article 79 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « seule l’autorité judiciaire est habilitée à demander la levée de l’immunité parlementaire d’un député, laquelle n’est pas selon la procédure requise automatique ». Ainsi, il a fait savoir au FODDET qu’il ne peut pas donner une suite favorable à sa requête.
Soucieux de faire triompher la justice dans cette affaire, l’organisation a ensuite saisi la Présidence de la République, le ministère de la Justice et celui des Droits de l’Homme.
Après deux semaines de tergiversation, le gouvernement s’est décidé à tirer l’affaire au clair. C’est ainsi qu’il a demandé au procureur de la République d’ouvrir une information sur les faits allégués. « Sur instruction du Chef de l’Etat, le ministre de la Justice a demandé au Procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude (…) toute plainte dont il sera saisi et qui mettrait en évidence des faits allégués contre de député », indique le communiqué du ministre de la Justice.
C’est dire donc que dans tout prochains jours, ce dossier sera instruit et le député pourra répondre de ses actes devant les tribunaux. Aujourd’hui, le vœu de tous les Togolais est de voir la vérité éclater.
Rappelons que selon la loi en vigueur, toute personne reconnue coupable de viol sur mineure est punie d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans.
Moussa Kaka, le correspondant de RFI au Niger, est en prison depuis le mois de septembre 2007. Les autorités nigériennes lui reprochent ses contacts professionnels avec la rébellion Touareg, contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Il risque la prison à vie.
Moussa Kaka collabore à Radio France Internationale depuis 1993.Cette année là, le Niger élit Mahamane Ousmane à la présidence. L’année précédente, le pays a adopté une nouvelle constitution, qui autorise le multipartisme. Moussa Kaka vient de la presse écrite. Il a écrit ses premiers articles pour le journal nigérien Le Républicain. Correspondant de RFI, il est également le directeur de la radio privée Saraounia, l’une des principales stations de la bande FM locale.
Moussa Kaka a été interpellé le vendredi 19 septembre 2007. Il a été inculpé le 26 septembre dernier pour « complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il risque la prison à vie.
Les autorités lui reprochent ses liens présumés avec la rébellion Touareg active dans le nord du Niger. Des contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique. source/ rfi