Présentation

kossivi

Pseudo: sossouCatégorie: PolitiqueDescription:
President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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TOGO

  Drapeau Togo 

Les observations de L’UFC

I - Observations d’ordre général

1. Aux termes des § 3.1 et suivants de l’APG, « les parties prenantes au dialogue s’engagent à poursuivre toutes les réformes visant à consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ». Les parties signataires de l’APG constituent donc un groupe de tutelle et non un groupe consultatif, dans la conduite de ces réformes aux plans de la conception, de la mise en œuvre, du suivi et du contrôle. Or la démarche qui nous est proposée à travers le présent atelier met les signataires de l’APG au même rang que les groupes consultatifs que constituent les autres participants. Par ailleurs, les dernières législatives ont dégagé, parmi les signataires de l’APG, deux forces principales, le RPT et l’UFC, qui devraient réaliser un consensus minimum sur la démarche conduisant à ces réformes, d’une part, sur le contenu, le calendrier d’exécution et la mise en œuvre effective de ces réformes, d’autre part.

2. Sur la base de quels critères les « secteurs » des participants ont-ils été identifiés et désignés. En outre, la note d’information ne précise que le nombre de représentants des partis politiques limité à un. Qu’en est-il des participants des autres « secteurs » ? Quel est le mode de prise de décision sur la base duquel la stratégie sera-t-elle validée ?

3. On a l’impression que le but visé à travers la stratégie objet du présent atelier est de doter le Ministère des Droits de l’Homme de moyens de fonctionnement. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de noyer les besoins en financement de ce ministère sous des actions liées à l’APG. Car ce faisant, l’APG se retrouve inopportunément sous estimé et relégué à un rang de moindre importance par rapport à la plate-forme de collaboration entre le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD.

4. La durée impartie à l’exercice de validation, y compris les débats (à peine une demi-journée), corrobore le peu d’intérêt accordé à l’APG et le souci de satisfaire plutôt des conditions de mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds.

II. Observations de fonds sur la stratégie proposée

5. § 1.1 Elément historiques :

La présentation des éléments historiques est biaisée et aboutit à des contre-vérités manifestes. Ainsi :

- il est écrit par exemple (p. 4 2ème alinéa) qu’une « commission de réconciliation nationale fut ensuite créée pour aboutir à la mise en place d’un gouvernement militaire ... », comme si la mise en place du gouvernement militaire était l’objectif assigné à cette commission de réconciliation nationale ou le résultat auquel elle devait aboutir. La vérité, et il ne faut pas avoir peur de le dire, est qu’une dictature militaire s’est installée dans notre pays depuis cette date (1967) avec toutes les conséquences que l’on sait et qui ont valu au Togo un déficit démocratique, des violations massives et répétées des droits humains, la mal gouvernance, bref, autant de dérives qui ont plongé les populations togolaises dans la pauvreté, la misère et le dénuement.

- dans le même paragraphe (p. 4 avant-dernier alinéa), il convient de bien restituer les faits historiques de l’année 2005 en mentionnant le coup d’Etat militaire suivi des errements institutionnels et constitutionnels, l’élection présidentielle calamiteuse accompagnée de violences politiques ayant entraîné des centaines de morts ainsi que des dizaines de milliers de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

- de plus, (p. 5, 3ème alinéa) il convient de nuancer la formulation « bonne tenue des élections » en raison du caractère inéquitable et peu fiable des résultats officiels que du reste, l’UFC ne reconnaît pas. On peut, à la rigueur, parler d’élections sans violences majeures.

- enfin (p. 5, 3ème alinéa), l’appellation « gouvernement d’union nationale » est incorrecte et injustifiée. Il faudrait plutôt parler de gouvernement d’ouverture comme le revendiquent le chef de l’Etat et le premier ministre.

6. § 1.2 Synthèse de l’APG :

- Cette synthèse, qui se réfère également aux 22 engagements, omet des points importants tels que le programme de délivrance des cartes nationales d’identité, le financement des partis politiques, les élections locales et la libération des prisonniers politiques.

- P.6, avant dernier alinéa : nulle part dans l’APG, il n’a été question de deux types de réformes (la justice et l’armée) qui seraient considérées par les signataires comme prioritaires.

7. p. 7, § 1.3 : Principales attentes et aspirations

- De quelle manière les « attentes » provenant des partis de l’opposition ont-elles été recensées et listées dans ce paragraphe ? Quels sont les partis de l’opposition consultés ? Et quand ?

- Pourquoi au lieu de la formulation de l’APG à savoir « la durée et la limitation du mandat présidentiel », le 1er tiret indique-t-il une formulation différente ?

- Qu’en est-il des attentes relatives aux conditions d’éligibilité du président de la République, à la réforme et à la recomposition de la Cour Constitutionnelle, à la réforme et à la recomposition de la HAAC, à la réforme de l’armée, à la question de l’impunité, au financement public des partis politiques, aux élections locales, au programme de délivrance des cartes nationales d’identité, etc.

- p. 8, 1er alinéa : les populations togolaises qui sont confrontées depuis des décennies à la misère et à la pauvreté, ont toujours appelé l’attention des pouvoirs publics sur leur sort mais en vain. Il est donc inqualifiable -en tout cas indécent- d’insinuer que c’est seulement lors de la dernière campagne électorale que ces populations auraient exprimé des préoccupations en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, d’emploi des jeunes, etc.

- p. 8, 3è alinéa : la mise en opposition des préoccupations des acteurs politiques (en termes de réformes politiques) et celles du simple citoyen (en termes de lutte contre la pauvreté) est un faux problème destiné à évacuer l’application de l’APG. Tout est important et urgent à la fois.

- p. 8, 4ème alinéa : il convient de nuancer l’analyse sur les dissensions ethniques ou régionales car ces dernières n’ont de réalités que par rapport à l’instrumentalisation qu’en a fait l’administration coloniale et, plus tard, la dictature militaire qui régente le pays.

8. § 1.4.2. p. 10 : contraintes

- 3éme alinéa : il est inacceptable de n’envisager qu’à long terme, les solutions aux questions de sécurité et d’impunité que les Togolais vivent au quotidien, en continuant de subir des violences socio-politiques qui restent impunies. C’est plutôt le démarrage rapide du règlement de la question de l’impunité qui favorisera la marche vers la réconciliation nationale et renforcera l’équilibre social.

- 4éme alinéa : cet alinéa ne recouvre aucune réalité nationale et n’a aucun sens.

Conclusion :

Au total, les analyses faites dans les documents de support du présent atelier sont tendancieuses et constituent un tissu de contre-vérités. On perçoit un habillage maladroit d’initiatives aux objectifs inavoués. La légèreté avec laquelle des questions d’importance aussi vitale pour notre pays sont traitées, est inacceptable. En raison de tout ce qui précède, l’UFC émet ses réserves les plus expresses quant à la conception, au contenu et aux objectifs du présent atelier tels qu’ils apparaissent à travers les documents de travail distribués.

L’UFC voudrait engager instamment les organisateurs, notamment le Ministère des Droits de l’Homme et le PNUD, à reconsidérer la méthodologie adoptée, en impliquant directement, à tous les stades et dans une démarche consensuelle, les deux principales forces politiques issues des législatives d’Octobre 2007, à savoir le RPT et l’UFC.

Fait à Lomé, le 14 Mai 2008
Pour le Bureau National, Le Vice-Président Patrick Lawson

UJAO : Journée mondiale de la liberté de la presse 2008.

Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008

  

  Appel de l’UJAO à tous les acteurs pour une Presse libre et de qualité

  Au moment où dans le monde entier est célébrée, ce samedi 3 mai, la

Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, l’Union des Journalistes de l’Afrique

de l’Ouest (UJAO) constate avec amertume que la situation reste fort mitigée

en Afrique de l’Ouest, avec des avancées significatives dans de rares pays,

comme la Mauritanie, et de fortes régressions  comme au Niger.
 

Des signes alarmants proviennent de pays passant jusqu’ici pour être avancés

en matière de liberté de la presse, comme le Mali, le Sénégal.

  Environnement difficile pour des entreprises de presse dignes de ce nom,

conditions de travail, sociales et salariales déplorables et très peu propices à

la qualité, textes liberticides et pratiques détestables entravent sérieusement

la liberté de la Presse en Afrique, en Afrique de l’Ouest en particulier.

  En effet, subsistent encore  des textes de lois comportant des incriminations

ambiguës, floues et fourre-tout (offense au Chef de l’Etat, atteinte à la Sûreté

de l’Etat), détention préventive, corruption et manipulation, régimes

politiques autoritaires, manque de formation, difficultés d’accès à l’information, intimidations  de toutes sortes, défaut de conventions collectives et ignorance

des dispositions élémentaires du Code du travail.

  C’est dans ce cadre que l’UJAO (qui met en œuvre un projet de renforcement

des capacités des journalistes et leurs organisations) et les Editeurs ont adopté

en avril 2008 un Arrêté Modèle pouvant assurer des conditions de travail minimales et un Projet d’Acte Communautaire visant la reconnaissance et la Protection

du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l’Ouest.
 

L’UJAO rappelle qu’il ne peut y avoir de liberté de presse «quand les journalistes vivent des conditions de misère, de corruption ou de peur». Elle rappelle aussi

que les «devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de

la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l'indépendance et

de la dignité professionnelle sont réalisées», notamment à travers une rémunération correspondant au rôle social du journaliste et «suffisante

pour garantir son indépendance économique».

 

C’est pourquoi l’UJAO souligne la nécessite de la mise en ouvre  de la Déclaration de Dakar, adoptée à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse en 2005 et lance un appel à tous les acteurs : L’Union appelle :

 

- Les États de l’Afrique de l’Ouest à créer un environnement propice à l'essor de médias indépendants viables et professionnels, à prendre des mesures pour mettre un terme aux meurtres, agressions, harcèlements, arrestations et emprisonnements dont sont victimes les journalistes.

- Les journalistes, les patrons de Presse, les associations professionnelles  de journalistes et d’Editeurs à promouvoir un journalisme professionnel, à renforcer les normes professionnelles et déontologiques et à favoriser l'indépendance des journalistes en améliorant leurs conditions de travail et sociales.
 

La Journée Mondiale de la Liberté de Presse 2008 sera essentiellement marquée pour l'UJAO par des actions de vulgarisation des textes récemment adoptés sur les conditions de travail des journalistes, la reconnaissance et la protection du titre de Journaliste Professionnel en Afrique de l'Ouest.

  Elle sera également marquée par des actions de solidarité dans toute l'Afrique de l'Ouest avec Moussa Kaka, journaliste correspondant de Radio France Internationale au Niger en prison depuis 7 mois.
 
L’UJAO exprime sa vive préoccupation par rapport à l’état de détérioration de la liberté de la presse et des conditions d’exercice du métier de journaliste dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest  et invite les Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  à adopter les textes issus des assises de Conakry.  

L’UJAO regroupe les organisations de journalistes des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.

 
Contacts :

Président de l’UJAO : Ibrahim Famakan Coulibaly 

Tél : (+223) 643 28 31courriel : ibrafam@yahoo.fr
 

Secrétaire Générale de l’UJAO : Diatou Cissé :

Tél : (+221) 842 42 56  courriel : diatouc@yahoo.ca

 

Coordonateur Projet Renforcement des Capacités

PRC - UJAO : Alpha Abdallah Sall : Tél : (+223) 305 11 71 / (221) 77 633 47 31 courriel : kawalpha@yahoo.fr

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Mercredi 29 Août 2007

 

 

Le vrai problème qui se pose au Togo et qui ne saurait être contenu à vie,mais que la France, l’Union Européenne et la Communauté Internationale semblent dangereusement minimiser, est que le peuple Togolais ne veut plus, pour rien au monde,voir à sa tête les Gnassingbé qu’il considère comme de criminels débarqueurs au sommet de l’Etat,sans aucune légitimité.

Par Kodjo EPOU.

Une marche de protestation est tout comme l’exercice du droit de vote,un moyen pour le peuple d’exprimer ses opinions sur les affaires de la Nation.En interdisant la dernière fois,par une abjecte démonstration de force,une manifestation pacifique organisée par l’Opposition et la Sociéte Civile qui voulaient attirer l’attention des gouvernants sur les fléaux majeurs du pays telles que l’impunité,la grande pauvreté et la manipulation du processus électoral,le régime corrompu de Lomé dévoile ses intensions cachées de ne jamais donner la parole au peuple,donc d’organiser des législatives frauduleuses.

Il est vrai que les marches de protestation ont montré leurs limites,et qu’il faille,au lieu de tourner à tous les vents,que l’Opposition innove et trouve ce qui peut laisser des impacts et conditionner l’odieuse oligarchie qui la berne depuis 20 ans..Mais l’acte d’interdiction du rassemblement nous rafraichit la mémoire sur la nature belliciste et brutale du régime,lequel se caractérise surtout par une haine viscérale pour la démocratie.

Des togolais avaient malgré tout, avec la foi qu’ils avaient en l’APG de Ouaga,voulu s’engager sur la voie d’un règlement pacifique de la crise nourrie et entretenue par la perversité du Rpt pour assouvir de sordides ambitions.Les vieux malins,toujours incapables d’abandonner leurs pratiques surannées,n’ont donc pas fini de couillonner les togolais en dépit des beaux discours et des promesses faites à Ouaga.Ceci étant,l’on se demande à quoi vont servir les prochaines législatives ?

Chassez le naturel...

Avec ce parti de filous*,on n’attend pas trop longtemps pour déchanter.En effet la marche en question avait valeur de test de sincérite ;c’était aussi un piège politique pour le pouvoir familial des Gnassingbe.
Ceux-ci, au lieu d’y gagner quelques crédits de civilité et de bonne conduite en autorisant la manifestation qu’ils ont largement les moyens de canaliser avec professionnalisme,ont plutot vite retrouvé le sempiternel attrait de prédilection qu’ils ont sur le terrain de la force bestiale. “Chassez le naturel,il revient au galop”.

N’en déplaise a nos journalistes de la Presse d’Etat qui ont gardé les réflexes du temps de la pensée unique et complètement aliénés par des besoins alimentaires :le regime qu’ils tentent de fignoler à corps perdu et contre de chétives recompenses demeure le plus impopulaire et le moins fréquentable de la partie occidentale de l’Afrique,voire de tout le Continent.L’un des ténors de ces griots,le “Publiciste du Palais”à Togo-Presse,Remy ASSIH,quel que talentueux soit-il dans son art de transformer le noir en blanc,aura tout le mal pour vendre le contraire de cette réalite à sa poignée de lecteurs. L’indeniable preuve en est que le Président dont il s’est fait le lèche-cul n’est jamais visité à Lomé par ses pairs ;il aiguillonne les cieux,brûlant des tonnes de fuel et volant de capitale en capitale à la recherche d’une dimension internationale alors qu’il est sevré d’une base populaire chez lui. Quel dialecte nous faudra-t-il parler à ces gens pour leur faire comprendre que la pierre angulaire de tout pouvoir politique n’est rien d’autre que le peuple qu’on gouverne ?

Un pouvoir nul et de nul effet.

La paix sociale qu’on constate aujourd’hui au Togo n’est que d’apparence et trompeuse. Dans leur immense majorité,les Togolais sont beaucoup plus à la recherche de la moindre opportunité pour en découdre avec le régime qu’ils ne soient dans l’attente d’un quelconque changement consécutif aux prochaines élections législatives. A Lomé comme dans le pays des profondeurs, les gens ne se font pas trop d’illusions sur un hypothétique scrutin législatif qui conduirait à une cohabitation avec le Rpt et pensent que les résultats, quels qu’ils soient, ne produiront aucune amélioration, ni du climat politique,ni de leur condition de vie quotidienne.Encore faudra-t-il que les dites élections se tiennent !

Le vrai problème qui se pose au Togo et qui ne saurait être contenu à vie,mais que la France, l’Union Européenne et la Communauté Internationale semblent dangereusement minimiser ou feignent de ne pas savoir, c’est que le peuple Togolais ne veut plus, pour rien au monde, voir à sa tête les Gnassingbé qu’il considère comme de criminels débarqueurs au sommet de l’Etat,sans aucune légitimité ; la rancoeur de la population à leur égard est si profonde qu’on voit mal par quel miracle ou retournement de situation ils pourront conquérir l’adhésion de ce peuple qui leur est farouchement hostile.

C’est ainsi donc qu’il n’est pas inhabituel d’entendre dire dans plusieurs milieux que “Faure Gnassingbe est un malbâti ; un produit de Chirac,de la Françafrique et de la Mafiafrique”. Le peuple,totalement absent de son pouvoir ne voit évidemment pas en lui l’homme sur qui peut se porter le leadership nécessaire pour faire face aux nombreux défis du pays ou pour le sortir de l’auberge. “Faure est comme du cheveu sur la soupe”. Il est comme un expatrié dans son propre pays :voilà ce que pensent les togolais de celui qui se fait passer pour leur Président.

Pillage sans frontière.

Le fait que notre pays se dégrade a une si vive allure au nez, à la barbe et sous les pieds de ses prétendus dirigeants sans que ces derniers daignent opposer la moindre reaction intelligente ou manifester le moindre froissement d’orgueil montre qu’ils sont sans aucune passion pour l’excellence et pour l’avenir de leur propre pays.C’est,au bas mot,un non-sens qui dépasse tout simplement l’entendement humain. Cela fait mal. Pourtant,c’est ce genre de défi à la raison que l’ELITE POLITIQUE KABYE fait endurer à l’ensemble du peuple togolais.Il faut briser le tabou autour de l’appellation( kabye ) parce que c’est autour d’un petit noyau de cette ethnie que s’organise,officiellement, le pillage à grande échelle de notre cher pays.

Evidemment,d’autres aussi y participent mais ne le peuvent faire que lorsqu’ils ont le parapluie kabye. Tenez !Aucun entrepreneur ne peut gagner un marché* d’appel d’offre au Togo s’il n’est pas dans les bonnes grâces de Pascal Bodjona ?

Il est connu qu’au Togo,dire le moindre mal du Kabye est un crime de lèse-majesté pour certains,un attentat contre l’intérêt de l’Etat pour d’autres s’il n’est pas tabou pour tous. Alors qu’en réalité le pays a été bel et bien mis à genoux par eux qui y ont joué les premiers rôles depuis des décennies.Quelqu’un peut-il nous dire comment le sieur Walla a géré la Caisse Nationale de Securité Sociale ?Voyons un peu : si 70% de l’Administration Publique,si le Port,la Douane,les Impôts,la Salt,les Phosphates,Togocel,les Grands moulins,la Lonato,la CNSS,Togotelecom,les Banques...même le sable marin sont entre leurs mains,on ne voit nullement ce qu’il faut de plus pour tenir un langage différent.

On ne doit tout de même pas se debiner face a la verité, lorsqu’un groupuscule de tribalistes monopolise par la force des armes plus de 80% des ressources du pays et que sous leur contrôle les choses se gatent,de dire qu’ils en sont comptables ; pourquoi ne pas les pointer ouvertement du doigt au lieu de faire rigoler le monde en allant chercher les auteurs du désastre ailleurs ? Le côté tragique de notre destin est que notre Armée, ce Corps qui devait venir a la rescousse pour sauver les meubles se trouve n’être qu’une filiale du Club des estampeurs de la Republique.

Ne pas baisser l’échine.

Malgré la persistance du mal,il n’y a pas à désespérer. Surtout pas. Parce que le semblant d’unanimisme militaire peut voler en éclats à tout moment ; et pourquoi pas dans un avenir plus proche qu’on ne le pense : “Tout ce qui semble profondeur,il faut y mettre le doigt et vous verrez que ce n’est que surface”,dit l’adage qui nous incite a l’action quelle qu’elle soit ;cela nous convie aussi à ne pas céder au venin de la démobilisation que répandent à jet continu certains compatriotes de la Diaspora.Ces serpents de mer qu’on ne voit jamais font croire qu’appeler à la résistance et à des actes de désobeissance,c’est envoyer les autres à l’abattoir,oubliant que nos parents,au pays, meurent déjà en grand nombre chaque jour de faim,de maladies bénignes ou des chagrins du désespoir,s’ils ne se font pas massacrer par les militaires.

Aucune mort n’a jamais été gaie.Dans tous les cas,les Gnassingbé constituent un goulot d’étranglement pour notre population.Sans aucune initiative de réparation,ils persévèrent dans le mal et incarnent incontestablement le désespoir,la ruine et la mort. Cela est inacceptable.Lorsqu’ils empêchent en plus les autres de manifester,de déverser partie de leur surcharge d’angoisses dans la rue,cela est doublement inacceptable.Et dire que ce pays est un bien commun à nous tous,alors là, ce qui se passe chez nous est triplement inacceptable

 

 

Lundi 20 Août 2007


Des journaux togolais ont annoncé cette semaine que la date les élections législatives a été finalement retenue pour le 14 octobre prochain, a constaté APA.

«Mise sous pression par l’UE, la CENI fixe la date des élections au 14 octobre», écrit en manchette le tri hebdomadaire «Liberté Hebdo».

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’a cependant pas encore annoncé la date exacte de la tenue des élections.

Selon le journal, le fait que la CENI n’ait pas encore fixé la date des élections risque de compliquer le travail de la mission d’observation que l’Union européenne va envoyer au Togo.

Cette mission dirigée par Fiona Hall était attendue au Togo à partir du 16 août, mais «de sources concordantes, celle-ci aurait refusé de venir pour la simple raison qu’elle n’a pas connaissance de la date de la tenue des élections», lit-on dans «Liberté Hebdo».

De son coté, l’hebdomadaire «L’Union» révèle que la CENI a transmis cette semaine au gouvernement la date du 14 octobre 2007 pour la tenue des prochaines législatives.

«Vers une confirmation du 14 octobre pour les législatives», écrit à la Une «l’Union».

«Nous ne croyons pas que l’Exécutif aura à revoir cette date puisqu’elle a été avancée par une institution qui est habiletée et surtout que celle-ci dispose de l’aspect technique de la chose», déclare un membre du gouvernement togolais cité par «l’Union» qui précise que le gouvernement devra officialiser la date au plus tard fin août.

Selon le code électoral, le corps électoral doit être convoqué 45 jours avant la date du scrutin.

Aucune confirmation n’a été faite pour le moment par la CENI dont des membres contactés par APA ont refusé de se prononcer.

Au départ annoncées pour le 24 juin 2007, les élections législatives avaient été reportées une première fois au 5 août, avant que la CENI ne publie de nouvelles dates pour le recensement électoral, ce qui du coup signifiait le report des législatives.

Débutées le 16 juillet, les opérations de recensement électoral prennent fin ce dimanche 17 août 2007.

Agence de presse africaine (APA),  


Mardi 14 Août 2007

 

 

L'armée togolaise, jusqu'à quand sera-t-elle instrumentaliséeLes griots du pouvoir et certains naïfs qui tancent l’usurpateur Faure Gnassingbé d’homme de renouveau peuvent déchanter. Au RPT et dans la monarchie togolaise, les habitudes ont la vie dure.  Et ce n’est ni le déploiement de l’armée à Lomé le samedi 4 août dernier pour étouffer la première véritable épreuve de force entre un régime clanique et despotique et l’opposition, ni les méthodes de l’interdiction de la marche pacifique contre l’impunité qui démentiront cette réalité. Tout est mis en œuvre comme au temps fort de la dictature d’Eyadèma. Récit d’une longue nuit de vendredi et d’une journée de nerfs pour le clan.

Une marche qui a fait frémir Faure et ses ouailles
La marche pacifique qu’avait proposé d’organiser certaines organisations de la société civile togolaise et certains partis politiques a fait trembler le clan Gnassingbé. Au départ, le régime en place doutait, au regard des violences et de la barbarie des événements d’avril 2005, que le peuple togolais resterait insensible à l’appel lancé par les forces démocratiques. Au regard de la mobilisation que cela a suscité particulièrement à Lomé et le relais avec des commentaires et des analyses sur les sites Internet, Titikpina, patron de la sécurité au Togo a commencé à mettre en place un dispositif digne d’un pays en rébellion.

L’annonce de l’arrivée à Lomé de Gilchrist Olympio ce 04 août a été la goutte de trop qui a fait réunir à la présidence de la République, Faure Gnassingbé et les principaux planificateurs des répressions sanglantes des manifestations de l’opposition. Pour ces néoconservateurs, il n’est pas question de prendre des risques en laissant le peuple reprendre de la main en se mobilisant pour créer des situations d’insurrection qui pourraient faire basculer le régime alors que celui-ci a mis du temps pour imposer un semblant d’accalmie dans le pays.

Selon Faure Gnassingbé, une réussite de la marche de l’opposition de ce 4 août sera sans doute annonciatrice des lendemains difficiles pour son règne. Dès lors, les grands moyens d’intimidation et de répression vont être déployés pour étouffer le poussin dans l’œuf.

Dispositif militaire impressionnant
Kadanga, chef de la FIR (Force d’intervention rapide) de l’armée togolaise, Béréna commandant des forces terrestres, Rock Gnassingbé patron des éléments motorisés tout fraîchement parachuté au port de Lomé et surtout Titikpina ministre de la sécurité vont étudier tous les stratagèmes pour intimider tout d’abord les organisateurs de la marche et ensuite, comme à l’accoutumée, faire peur au peuple en pondant un communiqué musclé par le truchement de Charles Debbasch pour interdire la marche au nom du gouvernement alors que le Premier ministre Me Agboyibo est tenu à l’écart.

C’est sur les ondes de la TVT (télévision togolaise) que Me Agboyibo et les ministres de l’opposition qui siègent au gouvernement apprendront comme tous les togolais l’interdiction de la marche du 4 août.  Dans ce cas de quel respect jouissent-ils au sein d’un régime où on s’est plutôt servi d’eux pour rendre Faure fréquentable?

Sitôt décidé, l’armée est déployée dès le vendredi soir aux quatre coins de Lomé. Le samedi, aux premières lueurs du jour, les jeeps et les véhicules de l’armée sont visibles un peu partout à Lomé. Parallèlement, les milices armées du Rpt qui ont fait parler d’eux lors la sanglante élection présidentielle d’avril 2005 sillonnent les rues de la capitale dans des voitures banalisées afin de repérer les regroupements de jeunes et les endroits où la mobilisation paraît très forte. Les véhicules de la police et de l’armée sillonnaient sans cesse dans les rues et les hommes armés patrouillaient aux abords du lieu du rassemblement de l’opposition.

Au regard de ce spectacle désolant, les rues de Lomé se sont vidés et la ville paraissait morte.

Dur dur d’être démocrate tout en portant le nom Gnassingbé
Cette description permet de comprendre que le clan Gnassingbé n’est pas prêt à accepter le principe de la démocratie et d’un Etat de droit. Notre pays n’a que trop souffert de la tyrannie et de la barbarie durant déjà 40 ans. Le Car et la Cdpa qui sont parties prenantes du gouvernement doivent dès à présent prendre leurs responsabilités pour se désolidariser de la dictature qui gangrène et étouffe les togolais. Le refus de claquer la porte au gouvernement pour reprendre la lutte pour le changement aux côtés du peuple togolais s’assimilera à une caution et sera traité le moment venu comme tel. On ne saurait voir les togolais souffrir le martyr et à cause des intérêts et des maroquins demeurer insensible face à une telle douleur de nos pères, mères et enfants.

L’interdiction de la marche pacifique de samedi dernier est un signe que le clan a peur et que son règne tient sur le fil d’un rasoir. Toute l’armée est-elle derrière la monarchie telle qu’elle veut le faire croire? On ne le pense pas si l’on s’en tient à des informations persistantes de division au sein de la grande muette en provenance de sources généralement bien informées.

Les partis politiques et organisations de la société civile qui ont organisé la marche interdite du 4 août doivent reprendre du courage et continuer dans cette voie. Car ils ont trouvé une faille dans le système pour le faire vaciller et donner une chance pour la démocratie au Togo.

Une chose est sûre, le prochain sang versé d’un togolais sifflera sans doute la fin de la barbarie et du règne des Gnassingbé. Les togolais et bien évidemment l’armée – en tout cas une partie – ne saura tolérer un nouveau martyr.

Jules Symféïtchéou, Etiame.com

ADDI- PARTI DES TRAVAILLEURS- UFC
AFRIQUE TRADITION- ONUTA

Communiqué

Au TOGO rien n’a changé

Le vendredi 3 août 2007, aux journaux télévisés du soir de TVT,  lecture a été donnée d’un communiqué du gouvernement interdisant la Grande Marche pacifique appelée, le samedi 4 août 2007,  contre l’impunité, contre la dégradation du Togo et contre un  processus électoral bâclé et biaisé.

Les organisateurs s’étonnent  que le gouvernement recoure pour cette interdiction, non seulement à cette procédure cavalière mais aussi à une grossière instrumentalisation des chefs traditionnels de Bè, après avoir donné toutes les garanties pour son déroulement sur un itinéraire précis.

Les partis politiques, en association avec les organisations de la société civile qui ont appelé à cette marche pacifique, dénoncent et condamnent avec la plus grande vigueur cette violation flagrante du droit de manifestation garanti par la Constitution.

Les organisateurs condamnent tout particulièrement la duplicité du gouvernement qui fait volte face après les avoir fait recevoir en délégation, le jeudi 2 août 2007, par le Directeur général de la Police nationale et le Commandant de la Gendarmerie, pour préparer cette manifestation et en régler les aspects pratiques, notamment la question de la sécurité.
Au cours des échanges, ces autorités se sont engagées, sur instruction de leur ministre de tutelle, à assurer la sécurité tout le long de l’itinéraire. Les organisateurs, de leur côté, se sont également  engagés  à tout mettre en œuvre pour la réussite de la manifestation dans la sérénité.

Les organisateurs s’étonnent que des partis politiques, membres du gouvernement, se réclamant de l’opposition démocratique, s’associent à une décision aussi scélérate  qui viole de manière flagrante les fondements même de la démocratie et qui rappelle la triste période de la dictature du parti unique. 

Pour éviter l’affrontement, les organisateurs ont décidé de surseoir à cette marche pacifique pour laquelle se sont mobilisées les populations dont de nombreux jeunes et femmes déterminés à braver l’interdiction.

Une décision d’interdiction ne fait pas disparaître les préoccupations qui fondent une manifestation populaire telle que cette marche pacifique. C’est pourquoi les organisateurs tiennent à réaffirmer que leur volonté d’agir pour la défense des libertés fondamentales, contre l’impunité, contre la dégradation du Togo, contre un processus électoral bâclé et biaisé, reste plus que jamais intacte.

Les organisateurs prendront des initiatives dans ce sens dans les prochains jours. Ils appellent les populations à rester vigilantes et mobilisées.

Il doit être clair que la stratégie du minimum, prônée par une certaine communauté internationale et mise en œuvre en Afrique, notamment en RDC,  ne sera jamais acceptée par les populations togolaises.

Fait à Lomé le 04 août 2007
 Pour les organisateurs,

UFC: Jean-Pierre FABRE       Parti des travailleurs: Claude AMEGANVI 

               ADDI Afrique Tradition: Raphaël WOGLO Zinsou  AFANVI     

          ONUTA: Banfiti KOMBIAGOU                            

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DROITS DE L'HOMME


Togo: Suicide, noyade ou assassinat politique:

Le décès de Atsutsé Agbobli intrigue la classe politique

 

Le décès quelque peu curieux de Atsutsé Agbobli, historien, politologue et journaliste, ancien ministre de la Communication et de la Culture, survenu à Lomé dans la nuit de jeudi à vendredi et dans des circonstances bizarres, a semé l'effroi au sein de la population togolaise qui l'a plutôt connu à travers ses diatribes contre la mal-gouvernance, aussi bien dans les médias nationaux qu'internationaux.

Tandis que sa famille réclame une autopsie, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sollicite, en plus, une enquête, pour "élucider la mort de cet illustre homme", a appris la PANA de sources officielles ce dimanche.

Ces demandes ont également reçu l'adhésion des responsables des partis politiques et de la société civile qui, tout en rendant hommage à l'illustre disparu à travers les médias, souhaitent un éclaircissement sur cette mort qui intrigue tous les Togolais.

Président du Mouvement pour le développement national (MODENA), une des nouvelles formations politiques très critiques vis-à-vis du pouvoir en place, Atsutse Agbobli, ne limite guère ses critiques à la seule scène politique togolaise, étendant ses interventions vers une Afrique dont il professe souvent l'indispensable intégration sous toutes les formes.

Ses dernières interventions sollicitaient du pouvoir public togolais de plus claires explications sur la dissolution la semaine dernière du Fonds d'entretien routier (FER), à la suite de la destruction par les eaux de pluie de neuf ponts sur le fleuve Zio, coupant ainsi le pays en deux portions reliées par l'unique détour des Plateaux.

Ces dernières critiques du défunt, adressées à la présidence de la République dont dépendait directement le FER, continuent d'alimenter les commentaires au sujet de cette mort que le public ne manque pas d'attribuer à la vindicte politique.

En effet, selon des sources hospitalières, Atsutsé Agbobli aurait été hospitalisé dans une clinique privée de la place, suite à une intoxication due à un overdose de pilules contre le diabète.

Quasiment rétabli, l'ancien ministre s'est fait conduire, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un endroit désert, en bordure de mer, à la sortie de la ville, puis il renvoie le chauffeur. Ce dernier, seul témoin de la scène, rapportera plus tard qu'après avoir insisté pour l'accompagner, il alerta les parents du défunt, qui entreprennent des recherches dans la zone, sans pouvoir retrouver ses traces.

Son corps sera retrouvé au petit matin, le visage ensanglanté, sur la plage, entre l'hôtel Sarakawa et le port de Lomé.

Ancien journaliste de Jeune Afrique, Atsutsé Agbobli, 67 ans, publie à Lomé un journal "Afric'Hebdo", tandis que son parti, le MODENA, est perçu dans les milieux politiques comme un proche l'Union des Forces de Changement (UFC) de l'opposant historique, Gilchrist Olympio.
 

Le procureur de la République requiert une autopsie

Le procureur de la R épublique près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source.

Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté.

La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".

La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.

Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.

« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.

Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.

Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.

APA-Lomé (Togo)

Les réactions

Pyramid of Yewe

Baden, le 16 août 2008.

LA COORDINATION GÉNÉRALE

DÉCLARATION RELATIVE À LA DISPARITION TRAGIQUE DE MR. Atsutsé K. AGBOBLI, PRÉSIDENT DU MODENA.

C’est avec une grande affliction que Nous venons d’apprendre la disparition tragique du Président du MODENA, Monsieur Atsutsè Kokouvi AGBOBLI et tenons à présenter Nos vives condoléances à la famille de l’Illustre Disparu. Nous nous inclinons devant la mémoire de l’Illustre Disparu dont le Combat pour la Liberté et la Dignité doivent demeurer un exemple positif et édifiant pour tout Patriote togolais.

Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux vient confirmer Nos inquiétudes citoyennes légitimes sur les implications néfastes des crimes demeurés impunis au TOGO depuis 1990. Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux est un mauvais augure pour les consultations électorales prévues pour 2010 et Nous donne encore raison une fois de plus que l’impunité des Crimes à caractère politique doit enfin commencer à trouver une solution à travers l’identification des auteurs et complices qui doivent répondre de leurs actes devant la Loi.

La spirale récurrente des Crimes crapuleux qui empoisonnent la vie sociopolitique et citoyenne du TOGO depuis des décennies ne peut être brisée que si les crimes précédents encore frais dans notre mémoire collective commencent enfin à connaître un début d’expiation. La Spiritualité Ancestrale Africaine mettant le caractère Sacré de la Vie Humaine en son centre enseigne qu’un Crime non expié et non puni appelle inexorablement d’autres crimes. L’impunité de cet assassinat crapuleux ne peut donc qu’entrainer plus tard d’autres Crimes encore plus crapuleux si rien n’est fait pour briser la spirale.

C’est pourquoi l’Organisation PYRAMID of YEwE tient à interpeller solennellement le gouvernement de fait du TOGO et le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui prétend parler au nom du TOGO de tout mettre en œuvre pour faire démasquer et châtier les auteurs et complices de ce nouveau Crime crapuleux dans les plus brefs délais.

Pour PYRAMID of YEwE

K. Kofi FOLIKPO,

Coordinateur Général et Porte Parole

La J.U.D.A rend hommage à Atsutsè AGBOBLI et exige une enquête indépendante

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) vient d’apprendre la disparition de M. Atsutsè AGBOBLI*, Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA ) dont le corps ensanglanté a été retrouvé au matin de ce vendredi 15 août à la plage de Lomé. Son chauffeur avec qui il était, est ce moment, introuvable.

La J.U.D.A , sérieusement peinée, présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions et analyses sur les réalités de la politique nationale et internationale ainsi que ses incessants appels à un développement industriel du Togo et à l’Unité de l’Afrique.

En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons au MODENA, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune.

La J.U.D.A résolument opposée à l’impunité érigée en norme au Togo, exige instamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin que soient établies les raisons du décès pour le moins suspect de M. Agbobli et que son chauffeur soit retrouvé. Ceci pour éviter la résurgence des vieux démons des assassinats, des disparitions forcées et des cadavres rejetés par la mer.

Elle demande à l’ensemble du peuple togolais de se mobiliser pour que naisse un Etat démocratique pouvant garantir à tous la sécurité, la paix et le bien-être dans tous les domaines.

15 août 2008

Pour la J.U.D.A, Le Secrétaire Général

Rodrigue KPOGLI

* Atsutsè Kokouvi AGBOBLI, Togolais, universitaire, historien, a été enseignant avant de rejoindre le Secrétariat Général de l’Organisation de l’unité africaine à Addis Abeba, en 1979, en tant que chef de la Division des Affaires politiques générales, de la Défense et de la Sécurité au Département politique. Expert régional, puis chargé des programmes et des relations au Bureau régional du BIT pour l’Afrique, à Addis-Abeba, il fut également chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique et directeur de l’Institut panafricain des relations internationales. Ministre de la Communication et de la Culture puis, ministre chargé des Relations avec le Parlement, de 1994 à 1996, il est actuellement directeur de la publication du Magazine bimensuel Afric’Hebdo et président du Mouvement pour le développement national (MODENA).


 

GRAVES MENACES CONTRE MICHEL KALIFE

Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement...

Message de Michel Nadim KALIFE

Je tiens particulièrement à vous informer que, suite à mon interview de dimanche dernier sur TV7 (chaîne privée du TOGO) qui m'accueillait comme l'invité de la semaine, 2 molosses s'étaient présentés ce matin, vers 8H45, au portail de mon domicile à Lomé, pour demander au gardien de l'immeuble de les introduire auprès de moi, en réclamant la personne qui était passée à la télévision dimanche soir dernier.

Le gardien leur dit que je ne reçois que sur rendez vous. Il les questionna quelque peu et ils lui dirent qu'ils travaillaient pour le Colonel Rock Gnassingbé, directeur adjoint du Port de Lomé, et l'un d'eux montra une photo de lui auprès de Rock.

Le gardien leur indiqua alors mon numéro de téléphone pour m'appeler et obtenir mon accord de les laisser monter me voir. Celui-là m'appela de son téléphone mobile pour me dire qu'il avait à s'entretenir avec moi au sujet de ce que j'avais dit à la télévision. Je lui répondis aussitôt de me dire au téléphone ce qu'il voulait m'entendre lui répondre. Il me dit qu'il ne pouvait le dire qu'en tête-à-tête. je lui répondis que j'exige la transparence avant de le rencontrer. Il me dit qu'il exigeait de me rencontrer en tête-à-tête et qu'il ne pouvait le dire au téléphone. Je lui rétorquai aussitôt que je refusais de le recevoir dans ces conditions, et que j'allais lui envoyer mon secrétaire à cet effet, et que, mon secrétaire étant parti faire des courses en ville, il fallait revenir à 11H pour le rencontrer à son retour.
Le gardien me confirma qu'ils quittèrent les lieux pour ne plus y revenir, et qu'il est prêt à les reconnaître s'il les rencontrait à nouveau.
Interrogeant mon gardien à leur sujet, il me rapporta que le molosse qui lui parlait avait bien la voix de "militaire"(l'on sait ce que cette expression veut dire ici) et qu'il lui avait dit que ce sont des anciens militaires de la garde présidentielle zambienne travaillant sous les ordres de Rock au Port de Lomé.



« j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise »

Rassurez vous, mes chers amis: J'ai déjà déposé plainte verbale auprès du Président de la Commission Nationale de Droits de l'Homme du Togo, et j'ai aussi saisi l'ambassade d'Allemagne ainsi que le Haut commissariat des Nations Unies auprès du Togo, et l'ensemble des journaux privés du Togo seront informés de cet incident dès demain matin.

Pour expliquer cela, il faut que vous sachiez que, lors de l'émission télévisée sur TV7 de dimanche soir dernier, j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise à travers le non paiement des droits de douanes et de TVA qu'ils ne versent pas au Trésor togolais, le privant ainsi (selon les estimations du Patronnat Togolais) de 25 milliards FCFA par mois, soit 300 milliards FCFA par an, ce qui est 6 fois supérieur à mes propres estimations de 50 milliards FCFA par an, figurant dans mon livre "COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES COEURS". En fait, il s'agit de quelques dizaines d'entreprises qui participent à ces forfaits.
Je m'étais aussi attaqué aux députés togolais et au lobby des transporteurs routiers qui avaient amené le gouvernement togolais à subventionner l'essence (18 milliards pour les 6 premiers de 2008, laissant ainsi présager 50 milliards pour l'ensemble de l'année) tout en refusant d'exonérer de taxes douanières et de TVA les importations de produits alimentaires de première nécessité. J'expliquais cette décision égoïste comme permettant aux privilégiés qui ont plusieurs véhicules d'économiser 150.000FCFA sur leur essence par mois, alors que l'économie sur leur nourriture serait inférieure à 50.000FCFA par mois. Et que par contre, pour 98% des populations togolaises, l'exonération de toutes les taxes sur leurs consommations alimentaires leur apporterait beaucoup de soulagement dans leur misère du fait qu'elles ont perdu 30% de pouvoir d'achat depuis 2 ans.


« J'avais déploré le faible niveau de formation de nos cadres actuels de l'administration publique par rapport à ceux de ma génération », par suite du dépérissement du niveau de l'enseignement depuis 25 ans, et qu'il en était de même pour la santé publique et l'ensemble des infrastructures, routières comme énergétiques (voir les délestages actuels).
Et il y eut des tas d'autres critiques portant sur la mauvaise gouvernance de notre économie nationale par faute de compétences économistes, présentes au sein de l'administration et même parmi les membres du gouvernement. etc...
Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement... en raison de toutes mes déclarations qui les gênent en risquant de les dévoiler progressivement, déclarations que je répète à chaque occasion qui m'est offerte, notamment devant les représentants de la Banque Mondiale et des autres bailleurs de fonds qui m'ont avoué leur dépit de constater avec amertume comment l'ancienne compétence de l'administration togolaise a pu fondre si fort en 20 ans!!!

Donc, s'il m'arrivait malheur, sachez bien pourquoi et j'exhorte les plus courageux d'entre vous de reprendre le témoin de la recherche constante de la vérité pour une meilleure justice sociale au Togo. C'est tout ce que je souhaite.
De toutes mes forces,
Nadim Michel KALIFE (NMK)
Lomé 3 juin 2008

PRESENTATION DE NADIM MICHEL KALIFE


Nadim Michel KALIFE, de nationalité togolaise, est né à Lomé le 20 janvier 1944. Son arrière grand père maternel, Michel Nasr (déformé en Nassar et prononcé « naza »), était venu du Liban en 1885 pour s’établir commerçant à Keta, au Togoland allemand. Puis, son grand père Asaad Nassar quitta Keta en 1916 pour venir s’établir définitivement à Lomé, où il fit construire la 1ère maison toute en dur, non loin de la Cathédrale. Son oncle maternel, Philippe Nassar, fut élu député de Lomé en 1960. Son père, Michel Salim Kalife, était consul du Liban au Togo jusqu’à son décès en 1974. Tous ses parents et grands parents sont enterrés à Lomé. N. M. Kalife a fait ses études secondaires au Collège Saint Joseph à Lomé, puis ses études supérieures de sciences économiques à l’Université de Paris (Panthéon). Il enseigna l’économie politique à l’Université de Lomé de 1970 à 1984, où il fut le 1er Directeur de l’ESTEG, devenue FASEG. Il dirigea aussi, de 1969 à 1986, deux sociétés Import-Export, Ets M. S. Kalife et S.A.S, avant de se spécialiser après 1983, dans la fabrication d’objets d’artisanat d’art en bois précieux du Togo, dont la belle finition fit la renommée internationale des « Ateliers d’Art du Petit Prince ». Ainsi, sait-il allier la pratique des affaires et la théorie économique qu’il a enseignée durant 15 ans à Lomé et 3 ans à l’ESCP à Paris.

(Dos de couverture de son livre : Nadim Michel Kalife, COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES CŒURS, une piste de bonne gouvernance pour l’après législatives 2007, un bouquet de lumières pour les bâtisseurs de la Cité, Editions « L’Héritage », Lomé, juin 2007)

 

Rapport annuel 2008 d'Amnesty International

60e anniversaire des droits humains: des promesses non tenues

Le rapport annuel 2008 d’Amnesty International montre une image sombre de la situation des droits humains dans le monde. Soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des êtres humains continuent à être discriminés, torturés et tués.

Les gouvernements n’ont pas tenu leurs promesses et se sont montrés incapables de réagir face à des crises graves des droits humains, comme au Darfour, au Zimbabwe, à Gaza, en Irak ou au Myanmar (Birmanie). Dans son chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce notamment les campagnes xénophobes et la situation précaire des familles déboutées du droit d’asile.

Six décennies d'échecs

Amnesty International demande aux dirigeants mondiaux de présenter des excuses, après six décennies d’échecs en matière de droits humains, et de s’engager de nouveau à mettre en œuvre des améliorations concrètes. «Le monde actuel reste marqué par l’injustice, l’inégalité et l’impunité. Il est urgent que les États agissent pour combler le gouffre béant qui sépare la promesse de la réalisation», a précisé Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, lors du lancement du Rapport 2008 d’Amnesty International, consacré à la situation des droits humains dans le monde.

Le Rapport 2008 d’Amnesty International montre qu’aujourd’hui, soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par les Nations unies, il existe encore 81 pays au moins où des hommes et des femmes subissent des actes de torture ou d’autres mauvais traitements, 54 pays au moins où les procès ne sont pas conformes aux normes d’équité, et 77 pays au moins où il est impossible de s’exprimer librement.

Les Etats n'ont plus de vision commune

Ce qui menace le plus l’avenir des droits humains, a souligné Amnesty International, c’est l’absence d’une vision commune et d’une direction collective. «L’année 2007 a été caractérisée par l’impuissance des gouvernements occidentaux et les positions ambivalentes ou incertaines prises par les puissances émergentes, peu enclines à agir face à des crises particulièrement graves dans le domaine des droits humains, depuis les conflits de longue durée jusqu’à des inégalités croissantes qui aggravent la situation de millions de personnes», a déclaré Irene Khan.

Les grandes puissances doivent donner l'exemple

Amnesty International a exhorté les gouvernements à instaurer un nouveau modèle de direction collective fondé sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. «Les plus puissants doivent donner le bon exemple», a souligné Irene Khan.

• La Chine doit concrétiser les promesses en matière de droits humains qu’elle a faites préalablement aux Jeux olympiques. Elle doit respecter la liberté de parole et la liberté de la presse, et mettre fin à la «rééducation par le travail».

• Les États-Unis d’Amérique doivent fermer le centre de détention de Guantánamo et tous les lieux de détention secrets, poursuivre les détenus conformément aux normes d’équité des procès ou les libérer, et rejeter sans ambiguïté le recours à la torture et aux autres formes de mauvais traitements.

• La Russie doit se montrer plus tolérante à l’égard de la dissidence politique, et ne doit pas tolérer l’impunité des atteintes aux droits humains commises en Tchétchénie.

• L’Union européenne doit enquêter sur la complicité de ses États membres en ce qui concerne les «restitutions extraordinaires» de personnes soupçonnées de terrorisme. Auprès de ses membres, elle doit être aussi exigeante en matière de droits humains qu’avec les autres pays.

Les droits humains en Suisse

Dans le chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce le climat de xénophobie suscité par des affiches de campagne de l’UDC et s’associe aux revendications du rapporteur spécial de l’ONU contre le racisme d’une législation complète et d’une politique cohérente contre le racisme en Suisse.

La situation des personnes requérantes d’asile et déboutées préoccupe également l’organisation. De nombreuses personnes se seraient vu refuser la possibilité de déposer une demande d’asile au motif qu’elles n’avaient pas de papiers d’identité. Vers la fin de l’année, les familles dont le recour