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President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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TOGO


 

Après avoir démis Komlan Mally:

Faure Gnassingbé nomme Gilbert Fossoun Houngbo Premier ministre

La nomination de Gilbert Fossoun Houngbo a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi. Il s'agit du chef du PNUD en Afrique, le Programme des Nations unies pour le développement. Gilbert Fossoun Houngbo succède à Komlan Mally qui a démissionné vendredi. Avec cette nomination, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds.

C'est un haut fonctionnaire international qui devient Premier ministre du Togo. Gilbert Houngbo est depuis deux ans à la tête du bureau Afrique du PNUD, le Programme des Nations unies pour le Développement.

Ce quadragénaire, expert comptable de formation, a le profil qu'il faut  pour convaincre les bailleurs de fonds de venir en aide au Togo.

Depuis l'accord politique global signé en août 2006, les partenaires étrangers, qui avaient déserté le pays depuis une quinzaine d’années, ont progressivement accepté de reprendre la coopération avec Lomé.   

Plusieurs d'entre eux ont déjà annoncé l'annulation d'une partie de la dette, qui se monte à plus de mille milliards de francs CFA.

Afro-optimiste et keynésien convaincu
Dans une interview accordée il y a un an à Jeune Afrique, Gilbert Houngbo, le nouveau Premier ministre, se présentait déjà comme un afro-optimiste et un keynésien convaincu.

Pour lui, l'orthodoxie  financière et comptable doit devenir un principe cardinal de la gestion publique. Il insistait déjà sur la nécessaire bonne gouvernance de l'aide publique au développement.

Avec la nomination de ce fin connaisseur des institutions internationales, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds, pour les convaincre d'aller jusqu'au bout de leur soutien, et ce, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle.

Source RFI

Emmanuel Adébayor bien placé pour le «Ballon d’or» africain 2008

L’International togolais d’Arsenal, Emmanuel Adébayor, figure parmi les cinq prétendants au titre du meilleur joueur africain (Ballon d’or) de l’année 2008, a appris APA de bonnes sources.

Adébayor a pour challengers l’Ivoirien Didier Drogba et le Ghanéen Michael Essien (le duo de Chelsea pour 4ème année consécutive), les Égyptiens Amr Zaki (Wigan 1ère div. Angleterre) et Mohamed Aboutrika (Al Ahly, Égypte).

Emmanuel Adébayor, sérieux prétendant au titre du meilleur footballeur africain 2008, a contribué à la qualification des «Éperviers» du Togo au troisième et dernier tour des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010, en inscrivant 4 des 6 buts face au Swaziland, battu sur le score de 6 buts à 0, samedi dernier, lors de la 6ème journée du deuxième tour de la compétition.

Il est resté dans la dynamique de la saison dernière, où il avait brillé sur le front de l’attaque des «Gunners», inscrivant 24 buts, se classant deuxième meilleur de la Ligue anglaise.

Parmi ceux qui ne figurent pas parmi les nominés, on note l’attaquant du FC Barcelone, Samuel Eto’o, et Frédéric Kanouté, le tenant du titre.

Pour 2008, la Confédération africaine de football (CAF) a introduit une innovation en instaurant le trophée du meilleur footballeur évoluant en Afrique.

Les nominés de ce prix sont Mohamed Aboutreika, Ahmed Hassan et Flavio Amado tous évoluant à Al Ahly, en Égypte, Tresor Mputu Mabi (TP Mazembe, RD Congo) et Stephen Worgu (Enyimba, Nigeria).

Les lauréats, connus à l’issue du vote des sélectionneurs des cinquante-trois associations membres de la CAF, seront récompensés lors d’un gala prévu en décembre à Cotonou, au Bénin.

Créé en 1970 par le magazine sportif français, «France Football», le «Ballon d’or» africain a été repris en 1995 par la CAF.
(Agence de presse africaine (APA),   Lomé, Togo,  16 octobre 2008)

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Samedi 02 Août 2008

Le Togo s’écroule sous Faure Gnassingbé

Sept axes routiers et ferroviaires impraticables, plusieurs villages inondés
Reportage à Amakpapé et à Togblékopé - Cas de Yoto

(Photo/Togocity.com)

A en croire les autorités togolaises, les axes Hahotoé-Kpémé, Lomé-Tabligbo, Lomé-Blitta du réseau ferroviaire sont impraticables, de même que les axes routiers Hahotoé-Kpémé, Tsévié-Tabligbo, Tsévié-Kévé, et Lomé-Tsévié. Les villages qui sont situés le long des vallées du Zio et de Haho sont inondés.
Le drame à Amakpapé et à Togblékopé relaté dans ce reportage de notre envoyé spécial.

Situé à environ 80 km au nord de Lomé, le pont entre Gamé et Amakpapé sur la nationale N°1 a cédé sous la crue du fleuve Haho, le samedi 26 juillet dernier. Sur son passage, le fleuve n’a pas fait les choses à moitié. Il n’a pas seulement emporté dans son sillage le pont mais aussi  il a ravagé des champs de maïs, de mil, de coton et autres cultures. C’est la désolation totale au sein de la population.

Cette rupture du pont sur la nationale N°1 n’est pas sans conséquences, surtout socio-économiques. Sur le terrain du sinistre, les témoignages sont poignants. Cette situation dramatique est pourtant pour certaines personnes une source de profits (arnaque et racket). Ne sont pas seuls à se livrer à ce jeu, les jeunes de la localité, mais aussi des syndicats. «A quelque chose malheur est bon», se disent-ils sûrement.

Kodjo Sikirou, un témoin de l’effondrement du pont, raconte: «Je transportais (ndlr: il faisait du taxi-moto) une fille qui se rendait à Amakpapé. A quelques mètres du pont je vis que le courant d’eau était davantage fort car  il tourbillonnait violemment. Tout près, j’ai senti que le pont d’un côté craquait et l’eau passait déjà. Devant un véhicule administratif suivi d’une Toyota Corola et d’une Mercedes Benz, je gare ma moto alors que les deux premiers véhicules ont rebroussé chemin. L’homme de la Mercedes et moi avons approché le pont afin de voir ce qui se passait. De l’autre côté du pont venait une semi-remorque à qui nous faisions signe de s’arrêter et le chauffeur obtempéra. Entre-temps, j’étais allé chercher des jeunes du village pour venir eux aussi constater ce qui se passait. Soudain, quinze minutes après, aux environs de 7h30, le pont s’est effondré sous  nos yeux ». « Il y avait un peulh sur une moto qui venait à vive allure. En dépit de tous les signes qu’on lui faisait, il n’obtempéra pas. Ainsi, lui et sa moto se jetèrent à l’eau. Heureusement pour lui qu’il a pu nager jusqu’à la rive avant d’être secouru. Ce n’est qu’après qu’il fit comprendre aux gens qu’il croyait aux braqueurs et surtout qu’il revenait de la vente des bétails et qu’il avait d’importantes sommes d’argent sur lui», ajoute un autre témoin de la scène.

«Le pont a complètement cédé. Aussitôt j’ai alerté les autorités. J’ai reçu des instructions et j’ai réuni les jeunes afin que soit barrée la route. Aux environs de 15 h, le PM arriva avec sa délégation et ils ont constaté les dégâts. Donc, la nationale N°1 est coupée. Voilà la population a des problèmes. Je vais vous dire comment ça se passe. Les chambres sont cassées. Tous ceux qui ont du maïs dans leurs champs, tout est ravagé par l’eau. Il y aura la famine dans ce village. Pire, c’est l’eau de Haho là que nous buvons. Parce que s’il faut prendre cette eau là dans son état actuel, nous aurons de la diarrhée ou le choléra», déclare M. Wadé L. Léonard, Chef de Togbo-Amakpapé. Pour les populations, c’est la peur au ventre. «Nous avons reçu des semences que nous avons déjà semées. Nous venons de passer les intrants pour le coton. Et voilà que l’eau vient de tout emporter. La SOTOCO ne comprendra pas certainement cette situation. Elle nous réclamera à tout prix ces forfaits. Déjà, nous ne savons pas quoi faire pour résoudre ce problème», explique un paysan dont le champ est entièrement passé sous les eaux à Kabosse-Kopé     

«Suite à l’évènement, nous les jeunes de la localité, nous sommes réunis pour décider de comment aider les voyageurs. Nous avons aussitôt cherché des bois pour boucher les trous du pont des chemins de fer afin de permettre aux voyageurs de passer par ici. Tout ceci moyennant quelque chose par exemple pour les piétons, 50 à 100 Fcfa et 200 Fcfa pour ceux qui ont des motos», confie Kélé Mazama, le Chef du péage de fortune. Pour la destination des recettes: «Nous avons un CVD (Comité Villageois de Développement) à qui nous donnerons une partie et le reste pour tous les jeunes qui ont travaillé d’arrache-pied pour avoir ce passage», indique-t-il. Il faut signaler que les conflits entre les agents du péage et les passants sont monnaie courante dans la mesure où les tarifs sont appliqués à la tête du client.
 
«Voulez-vous tirez profit sur notre dos? Ce n’est pas bon de nous compliquer la situation. Déjà au marché, les prix ont flambé d’un cran. Vous autres, vous nous amenez à des frais supplémentaires car le nombre de fois que nous passons vous nous prenez des sous. A combien irons-nous vendre ces produits pour avoir gain de cause?», se plaint une dame.

A Togblékopé, c’est le même son de cloche. Les trois ponts étaient submergés par le torrent du fleuve Zio. Le courant était si fort que les véhicules étaient interdit de circulation, créant ainsi un autre «no man’s land». Pour les conducteurs de taxi-moto, c’est la joie car les prix ont flambé. «Vraiment, il y a une malédiction qui plane sur notre pays. Le fleuve passe souvent violemment sous ces ponts mais, jamais jusque sur le pont. Mon inquiétude, c’est que ces ponts sont tellement vieux que je ne crois pas qu’ils pourront tenir beaucoup plus longtemps. Si ceci continue encore pour deux jours de plus, c’est sûr qu’ils vont eux aussi s’effondrer. Moi, je ne sais pas ce que font nos autorités», vocifère Louis qui a bravé la peur, traversant le courant d’eau avec tous les risques possibles. 

Didier Ledoux

Après  le cas  Amakpapé,  la préfecture de Yoto coupée de Lomé

La presse s’est toujours époumonée à  rappeler la vétusté des infrastructures routières au Togo, histoire d’attirer l’attention des gouvernants afin qu’ils prennent des mesures idoines pour les remettre en état. Mais les autorités ont toujours fait la sourde oreille. C’est dans cette dynamique qu’est survenu le drame d’Amakpapé samedi dernier.

Amakpapé
Les pluies diluviennes qui tombent depuis quelques temps ont eu raison du pont de la localité. Il a été emporté par les eaux furieuses. Conséquence, la nationale n°1 est sectionnée et Atakpamé est coupée de Lomé. «La route est divisée par deux», a dit un jeune élève du cours primaire, appréciant ainsi le sinistre à sa manière, en des termes mathématiques. Pour revenir aux choses sérieuses, tout a l’air d’une voie qui vient échouer dans le vide. Mieux, dans les eaux.

Yoto coupée de Lomé
Nos fameuses autorités ont à peine le temps de constater les dégâts que déjà, on signale un fait similaire dans la préfecture de Yoto. Un pont aurait cédé sur le tronçon Lomé-Tsévié-Tabligbo, précisément au niveau du village Tchékpo-Dédékpoè. Rupture de pont qui isole donc la préfecture de Yoto. Elle est complètement coupée de Zio. Et pour rallier Lomé, on est obligé de passer par Vogan et Aného.

Les palliatifs
En attendant de voir les gouvernants enclencher sur la Nationale n°1 de «grands travaux»-c’est un terme générique-, ils n’ont pensé que déviation. Naturellement, c’est le ministre des Transports,  Célestin Ekpaou Talaki qui s’est mis en scène. …Dans les mesures urgentes, nous allons rétablir la circulation en érigeant des barricades à 200 mètres à l’Est de l’ouvrage qui a été détruit. Avant ça, avec l’aide du ministère de l’Administration territoriale et du ministère de la Sécurité, nous avons alerté toutes les préfectures, toutes les stations taxis pour informer les gens qu’en venant du Nord, on doit dévier à partir d’Atakpamé, passer par Kpalimé et venir à Lomé. Si on est au Sud, on doit aller Lomé-Kpalimé-Atakpamé. Nous avons aussi la route entre Notsè et Agou …», s’est contenté de dire le ministre. Ainsi la voie Atakpamé-Kpalimé est réquisitionnée pour les besoins de la cause ;  et d’autre part, les poids lourds en provenance du Port autonome de Lomé doivent passer par le pont rail. Mais ces solutions de rechange sont-elles à risque zéro?

Risque d’un Amakpapé bis
Il est à craindre que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Car l’état de ces voies de secours n’est pas enviable. La voie Agou-Notsè n’est rien d’autre qu’une piste rurale, même si M. Talaki a usé d’euphémisme et parlé de «route en terre moderne». Une petite comparaison : les boulevards et avenues de Lomé la capitale font faire des cauchemars aux petits enfants à cause de leur état piteux ; c’est à imaginer le sort des pistes.  Si à Lomé on pense très vite au replâtrage, les pistes rurales ne jouissent pas de ce privilège et ne sont réhabilitées qu’à chaque reprise de Coopération avec l’Union Européenne.  Les nids-de-poule qui s’y trouvent peuvent avaler une famille de rhinocéros. Ceux qui ont eu la chance d’emprunter cette voie se rendront certainement compte de la réalité.

Il y a en plus là-dessus un pont qui chancelle. Le ministre Talaki y a justement fait allusion. «Il y a aussi un pont là qui est en train d’être menacé par l’eau», a-t-il dit, avant de rassurer: «Les techniciens sont en train de vérifier si ce pont est praticable». Ce ne sont que des déclarations de dirigeant, qui ne sauraient minimiser le danger. Il y a risque d’un Amakpapé bis. Le ou les ponts construits sur cette voie sont à la mesure du poids des véhicules qui l’empruntent. Ce sont des poids légers, souvent des véhicules de transport en commun cinq (05), neuf (09) ou douze (12) places. Si donc aujourd’hui ces ponts doivent accueillir des semi-remorques, de gros porteurs, c’est à imaginer le risque que l’on court.

Le risque n’est pas moindre quand il s’agit pour les poids lourds, d’emprunter la route de Kpalimé, voie qui n’a pas l’habitude d’en accueillir. En effet il existe un pont à problème à Tové Agbessia, localité située tout prêt de Kpalimé. Le pont en question supporte, pour l’instant, le passage des véhicules, mais il est endommagé en bas et laisse voir beaucoup de fissures. Et s’il doit aujourd’hui supporter à un rythme plus accentué ces poids lourds, le risque d’un effondrement est donc grand.

Le tronçon Kpalimé-Atakpamé pose d’ailleurs problème. Certains l’appellent «sentier bitumé», voulant décrire cette voie. C’est son étroitesse qui est donc décriée.  Selon les usagers, cette voie est difficilement applicable en temps normal. Ce n’est donc pas en ces temps de pluies diluviennes que la situation s’améliorerait. En plus, cette route est assez tortueuse, ce qui ne faciliterait pas les manœuvres aux titans.

Manque de maintenance
Le bon sens ne comprend pas comment on en est arrivé là. La question triture les méninges et beaucoup en arrivent à la conclusion du manque de suivi des infrastructures routières. Cette hypothèse est plausible, car un pont tel que celui d’Amakpapé ne saurait céder comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Le pont devrait  avoir logiquement amorcé son processus de dégradation depuis un bout de temps, et les pluies diluviennes de ces derniers temps  ne seraient venues que lui porter le coup fatal. On aurait donc pu prévenir cette catastrophe, s’il y avait un suivi régulier de ce pont, et par ricochet de toutes les infrastructures routières. Ce n’est que le manque de visite, et donc de maintenance qui a entraîné cet effondrement. C’est d’ailleurs  le péché mignon des gouvernants togolais.

Au demeurant, cette catastrophe va certainement ronger l’économie togolaise. La Nationale n°1 est la voie par excellence qui dessert les pays de l’Hinterland. Toutes ces tracasseries de déviation risquent de dégoûter les partenaires économiques. Un ou deux renversements de titans sur ces voies de secours et ils changent d’avis, et iront à la recherche du mieux-être sous d’autres cieux. C’est ici qu’il est à craindre qu’ils ne se replient sur les pays voisins qui offrent de meilleures infrastructures pour leur approvisionnement. Déjà certains chauffeurs de ces titans à destination de l’Hinterland, surtout ceux qui transportent des effets périssables redoutent la dégradation de ces articles vu le temps fou qu’ils sont obligés de mettre à cause de ces tracasseries de déviation, et d’autres proposent de passer par le Ghana ou le Bénin pour rallier leur pays de destination.

TINO Kossi/etiame.com

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ACTUALITES


Etats-Unis / Afrique

L'Afrique exulte après le triomphe d'Obama

 

L'Afrique se réjouit de la victoire du premier président noir jamais élu aux Etats-Unis. Un peu partout, sur le continent noir, on assiste à ce que l'on pourrait appeler une « fièvre Obama » ! Au Kenya, pays d'origine du père de Barack Obama, et plus particulièrement à Kogelo, ses partisans ont fait la fête. Le Sénégal, le Congo, l'Afrique du Sud, le Bénin et bien d'autres ont salué la victoire du 44e président américain.

   

Les Kényans portent le drapeau américain pour célébrer la victoire de Barack Obama et soutenir le nouveau président des Etats-Unis d'Amérique, le 5 novembre 2008.
(Photo : Reuters)

 

L’ancien président Thabo Mbeki n’avait même pas pris les appels de Barack Obama, quand le sénateur de l’Illinois s’était rendu dans la  nation « arc-en-ciel » en 2006. Deux ans et une fulgurante ascension plus tard, Obama a reçu un message de l’icône intercontinentale, Nelson Mandela.

Mandela qui, au-delà des formules de félicitations d’usage affirme : « Faire confiance à Obama pour que les fléaux que sont la maladie et la pauvreté reçoivent une attention sans cesse renouvelée de la future administration américaine ».

Même appel du pied, dans le message du nouveau président sud-africain, Kgalema Motlanthe : « Nous espérons que le changement parviendra jusqu’aux rives du continent africain », dit Motlanthe, qui s’exprimait également en tant que président en exercice de la Sadec (Conférence de coordination du développement d’Afrique australe). Motlanthe ajoute : « J’ espère qu’un véritable partenariat avec les Etats-Unis parviendra à surmonter les défis du continent », et les défis, l’Afrique du Sud n’en manque pas.

Dès la fin de la matinée, les agressions, meurtres et manifestations contre les logements indécents avaient déjà repris leurs places habituelles, dans les bulletins radio locaux, ici en Afrique du Sud.

©rfi

Togo : un cadavre encombrant

La famille de l’opposant togolais Atsutsé Agbobli, retrouvé mort sur une plage de Lomé le 15 août dernier, vient de constituer un collectif d’avocats emmené par le Français William Bourdon et le Malien Mamadou Konaté, déjà associés pour la défense du journaliste nigérien Moussa Kaka, récemment remis en liberté provisoire après plus d’un an de détention. Epaulés par deux conseils togolais, les avocats s’apprêtent à porter plainte pour enlèvement, séquestration, et assassinat.

Fabrice Agbobli, fils du fondateur du Mouvement pour le développement national (Modena), a acquis la "certitude" que son père, qui selon lui se savait menacé, a été victime d’un meurtre. Il invoque à l’appui de sa thèse des indices convergents, relatifs aux circonstances de la découverte du cadavre ainsi qu’à des messages troublants parvenus avant et pendant la disparition de cet ancien ministre, et émanant de personnages réputés proches du pouvoir. Sollicité pour une contre-expertise, un médecin légiste américain devrait rendre ses conclusions quant à la cause exacte du décès d’ici à la fin du mois.

© Copyright  L’Express (France)

NIGER

Liberté provisoire pour Moussa Kaka

Le correspondant de Radio France Internationale au Niger, Moussa Kaka, est sorti mardi de la prison de Niamey après plus d'un an de détention.

 

 

Moussa Kaka, le correspondant au Niger de RFI, entouré de ses proches à sa sortie de prison, ce 7 octobre.
(Photo : AFP)

 

 

La présidente de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Niamey a énoncé mardi matin le délibéré concernant le correspondant de RFI, Moussa Kaka : « Les faits sont requalifiés en délit d'atteinte à l'intégrité du territoire national pour entente avec les éléments du MNJ, selon l'article 80 du code pénal ».

Le tribunal a donc ordonné le renvoi de Moussa Kaka devant le tribunal correctionnel de Niamey pour y être jugé, et sa mise en liberté provisoire.

Moussa Kaka

Premier témoignage à sa sortie de prison

² Retrouver la liberté après un an et 17 jours, c'est un moment très fort ²

SOURCE/RFI


Togo: Suicide, noyade ou assassinat politique:

Le décès de Atsutsé Agbobli intrigue la classe politique

 

Le décès quelque peu curieux de Atsutsé Agbobli, historien, politologue et journaliste, ancien ministre de la Communication et de la Culture, survenu à Lomé dans la nuit de jeudi à vendredi et dans des circonstances bizarres, a semé l'effroi au sein de la population togolaise qui l'a plutôt connu à travers ses diatribes contre la mal-gouvernance, aussi bien dans les médias nationaux qu'internationaux.

Tandis que sa famille réclame une autopsie, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sollicite, en plus, une enquête, pour "élucider la mort de cet illustre homme", a appris la PANA de sources officielles ce dimanche.

Ces demandes ont également reçu l'adhésion des responsables des partis politiques et de la société civile qui, tout en rendant hommage à l'illustre disparu à travers les médias, souhaitent un éclaircissement sur cette mort qui intrigue tous les Togolais.

Président du Mouvement pour le développement national (MODENA), une des nouvelles formations politiques très critiques vis-à-vis du pouvoir en place, Atsutse Agbobli, ne limite guère ses critiques à la seule scène politique togolaise, étendant ses interventions vers une Afrique dont il professe souvent l'indispensable intégration sous toutes les formes.

Ses dernières interventions sollicitaient du pouvoir public togolais de plus claires explications sur la dissolution la semaine dernière du Fonds d'entretien routier (FER), à la suite de la destruction par les eaux de pluie de neuf ponts sur le fleuve Zio, coupant ainsi le pays en deux portions reliées par l'unique détour des Plateaux.

Ces dernières critiques du défunt, adressées à la présidence de la République dont dépendait directement le FER, continuent d'alimenter les commentaires au sujet de cette mort que le public ne manque pas d'attribuer à la vindicte politique.

En effet, selon des sources hospitalières, Atsutsé Agbobli aurait été hospitalisé dans une clinique privée de la place, suite à une intoxication due à un overdose de pilules contre le diabète.

Quasiment rétabli, l'ancien ministre s'est fait conduire, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un endroit désert, en bordure de mer, à la sortie de la ville, puis il renvoie le chauffeur. Ce dernier, seul témoin de la scène, rapportera plus tard qu'après avoir insisté pour l'accompagner, il alerta les parents du défunt, qui entreprennent des recherches dans la zone, sans pouvoir retrouver ses traces.

Son corps sera retrouvé au petit matin, le visage ensanglanté, sur la plage, entre l'hôtel Sarakawa et le port de Lomé.

Ancien journaliste de Jeune Afrique, Atsutsé Agbobli, 67 ans, publie à Lomé un journal "Afric'Hebdo", tandis que son parti, le MODENA, est perçu dans les milieux politiques comme un proche l'Union des Forces de Changement (UFC) de l'opposant historique, Gilchrist Olympio.
 

Le procureur de la République requiert une autopsie

Le procureur de la R épublique près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source.

Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté.

La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".

La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.

Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.

« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.

Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.

Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.

APA-Lomé (Togo)

Les réactions

Pyramid of Yewe

Baden, le 16 août 2008.

LA COORDINATION GÉNÉRALE

DÉCLARATION RELATIVE À LA DISPARITION TRAGIQUE DE MR. Atsutsé K. AGBOBLI, PRÉSIDENT DU MODENA.

C’est avec une grande affliction que Nous venons d’apprendre la disparition tragique du Président du MODENA, Monsieur Atsutsè Kokouvi AGBOBLI et tenons à présenter Nos vives condoléances à la famille de l’Illustre Disparu. Nous nous inclinons devant la mémoire de l’Illustre Disparu dont le Combat pour la Liberté et la Dignité doivent demeurer un exemple positif et édifiant pour tout Patriote togolais.

Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux vient confirmer Nos inquiétudes citoyennes légitimes sur les implications néfastes des crimes demeurés impunis au TOGO depuis 1990. Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux est un mauvais augure pour les consultations électorales prévues pour 2010 et Nous donne encore raison une fois de plus que l’impunité des Crimes à caractère politique doit enfin commencer à trouver une solution à travers l’identification des auteurs et complices qui doivent répondre de leurs actes devant la Loi.

La spirale récurrente des Crimes crapuleux qui empoisonnent la vie sociopolitique et citoyenne du TOGO depuis des décennies ne peut être brisée que si les crimes précédents encore frais dans notre mémoire collective commencent enfin à connaître un début d’expiation. La Spiritualité Ancestrale Africaine mettant le caractère Sacré de la Vie Humaine en son centre enseigne qu’un Crime non expié et non puni appelle inexorablement d’autres crimes. L’impunité de cet assassinat crapuleux ne peut donc qu’entrainer plus tard d’autres Crimes encore plus crapuleux si rien n’est fait pour briser la spirale.

C’est pourquoi l’Organisation PYRAMID of YEwE tient à interpeller solennellement le gouvernement de fait du TOGO et le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui prétend parler au nom du TOGO de tout mettre en œuvre pour faire démasquer et châtier les auteurs et complices de ce nouveau Crime crapuleux dans les plus brefs délais.

Pour PYRAMID of YEwE

K. Kofi FOLIKPO,

Coordinateur Général et Porte Parole

La J.U.D.A rend hommage à Atsutsè AGBOBLI et exige une enquête indépendante

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) vient d’apprendre la disparition de M. Atsutsè AGBOBLI*, Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA ) dont le corps ensanglanté a été retrouvé au matin de ce vendredi 15 août à la plage de Lomé. Son chauffeur avec qui il était, est ce moment, introuvable.

La J.U.D.A , sérieusement peinée, présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions et analyses sur les réalités de la politique nationale et internationale ainsi que ses incessants appels à un développement industriel du Togo et à l’Unité de l’Afrique.

En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons au MODENA, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune.

La J.U.D.A résolument opposée à l’impunité érigée en norme au Togo, exige instamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin que soient établies les raisons du décès pour le moins suspect de M. Agbobli et que son chauffeur soit retrouvé. Ceci pour éviter la résurgence des vieux démons des assassinats, des disparitions forcées et des cadavres rejetés par la mer.

Elle demande à l’ensemble du peuple togolais de se mobiliser pour que naisse un Etat démocratique pouvant garantir à tous la sécurité, la paix et le bien-être dans tous les domaines.

15 août 2008

Pour la J.U.D.A, Le Secrétaire Général

Rodrigue KPOGLI

* Atsutsè Kokouvi AGBOBLI, Togolais, universitaire, historien, a été enseignant avant de rejoindre le Secrétariat Général de l’Organisation de l’unité africaine à Addis Abeba, en 1979, en tant que chef de la Division des Affaires politiques générales, de la Défense et de la Sécurité au Département politique. Expert régional, puis chargé des programmes et des relations au Bureau régional du BIT pour l’Afrique, à Addis-Abeba, il fut également chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique et directeur de l’Institut panafricain des relations internationales. Ministre de la Communication et de la Culture puis, ministre chargé des Relations avec le Parlement, de 1994 à 1996, il est actuellement directeur de la publication du Magazine bimensuel Afric’Hebdo et président du Mouvement pour le développement national (MODENA).


 

GRAVES MENACES CONTRE MICHEL KALIFE

Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement...

Message de Michel Nadim KALIFE

Je tiens particulièrement à vous informer que, suite à mon interview de dimanche dernier sur TV7 (chaîne privée du TOGO) qui m'accueillait comme l'invité de la semaine, 2 molosses s'étaient présentés ce matin, vers 8H45, au portail de mon domicile à Lomé, pour demander au gardien de l'immeuble de les introduire auprès de moi, en réclamant la personne qui était passée à la télévision dimanche soir dernier.

Le gardien leur dit que je ne reçois que sur rendez vous. Il les questionna quelque peu et ils lui dirent qu'ils travaillaient pour le Colonel Rock Gnassingbé, directeur adjoint du Port de Lomé, et l'un d'eux montra une photo de lui auprès de Rock.

Le gardien leur indiqua alors mon numéro de téléphone pour m'appeler et obtenir mon accord de les laisser monter me voir. Celui-là m'appela de son téléphone mobile pour me dire qu'il avait à s'entretenir avec moi au sujet de ce que j'avais dit à la télévision. Je lui répondis aussitôt de me dire au téléphone ce qu'il voulait m'entendre lui répondre. Il me dit qu'il ne pouvait le dire qu'en tête-à-tête. je lui répondis que j'exige la transparence avant de le rencontrer. Il me dit qu'il exigeait de me rencontrer en tête-à-tête et qu'il ne pouvait le dire au téléphone. Je lui rétorquai aussitôt que je refusais de le recevoir dans ces conditions, et que j'allais lui envoyer mon secrétaire à cet effet, et que, mon secrétaire étant parti faire des courses en ville, il fallait revenir à 11H pour le rencontrer à son retour.
Le gardien me confirma qu'ils quittèrent les lieux pour ne plus y revenir, et qu'il est prêt à les reconnaître s'il les rencontrait à nouveau.
Interrogeant mon gardien à leur sujet, il me rapporta que le molosse qui lui parlait avait bien la voix de "militaire"(l'on sait ce que cette expression veut dire ici) et qu'il lui avait dit que ce sont des anciens militaires de la garde présidentielle zambienne travaillant sous les ordres de Rock au Port de Lomé.



« j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise »

Rassurez vous, mes chers amis: J'ai déjà déposé plainte verbale auprès du Président de la Commission Nationale de Droits de l'Homme du Togo, et j'ai aussi saisi l'ambassade d'Allemagne ainsi que le Haut commissariat des Nations Unies auprès du Togo, et l'ensemble des journaux privés du Togo seront informés de cet incident dès demain matin.

Pour expliquer cela, il faut que vous sachiez que, lors de l'émission télévisée sur TV7 de dimanche soir dernier, j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise à travers le non paiement des droits de douanes et de TVA qu'ils ne versent pas au Trésor togolais, le privant ainsi (selon les estimations du Patronnat Togolais) de 25 milliards FCFA par mois, soit 300 milliards FCFA par an, ce qui est 6 fois supérieur à mes propres estimations de 50 milliards FCFA par an, figurant dans mon livre "COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES COEURS". En fait, il s'agit de quelques dizaines d'entreprises qui participent à ces forfaits.
Je m'étais aussi attaqué aux députés togolais et au lobby des transporteurs routiers qui avaient amené le gouvernement togolais à subventionner l'essence (18 milliards pour les 6 premiers de 2008, laissant ainsi présager 50 milliards pour l'ensemble de l'année) tout en refusant d'exonérer de taxes douanières et de TVA les importations de produits alimentaires de première nécessité. J'expliquais cette décision égoïste comme permettant aux privilégiés qui ont plusieurs véhicules d'économiser 150.000FCFA sur leur essence par mois, alors que l'économie sur leur nourriture serait inférieure à 50.000FCFA par mois. Et que par contre, pour 98% des populations togolaises, l'exonération de toutes les taxes sur leurs consommations alimentaires leur apporterait beaucoup de soulagement dans leur misère du fait qu'elles ont perdu 30% de pouvoir d'achat depuis 2 ans.


« J'avais déploré le faible niveau de formation de nos cadres actuels de l'administration publique par rapport à ceux de ma génération », par suite du dépérissement du niveau de l'enseignement depuis 25 ans, et qu'il en était de même pour la santé publique et l'ensemble des infrastructures, routières comme énergétiques (voir les délestages actuels).
Et il y eut des tas d'autres critiques portant sur la mauvaise gouvernance de notre économie nationale par faute de compétences économistes, présentes au sein de l'administration et même parmi les membres du gouvernement. etc...
Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement... en raison de toutes mes déclarations qui les gênent en risquant de les dévoiler progressivement, déclarations que je répète à chaque occasion qui m'est offerte, notamment devant les représentants de la Banque Mondiale et des autres bailleurs de fonds qui m'ont avoué leur dépit de constater avec amertume comment l'ancienne compétence de l'administration togolaise a pu fondre si fort en 20 ans!!!

Donc, s'il m'arrivait malheur, sachez bien pourquoi et j'exhorte les plus courageux d'entre vous de reprendre le témoin de la recherche constante de la vérité pour une meilleure justice sociale au Togo. C'est tout ce que je souhaite.
De toutes mes forces,
Nadim Michel KALIFE (NMK)
Lomé 3 juin 2008

PRESENTATION DE NADIM MICHEL KALIFE


Nadim Michel KALIFE, de nationalité togolaise, est né à Lomé le 20 janvier 1944. Son arrière grand père maternel, Michel Nasr (déformé en Nassar et prononcé « naza »), était venu du Liban en 1885 pour s’établir commerçant à Keta, au Togoland allemand. Puis, son grand père Asaad Nassar quitta Keta en 1916 pour venir s’établir définitivement à Lomé, où il fit construire la 1ère maison toute en dur, non loin de la Cathédrale. Son oncle maternel, Philippe Nassar, fut élu député de Lomé en 1960. Son père, Michel Salim Kalife, était consul du Liban au Togo jusqu’à son décès en 1974. Tous ses parents et grands parents sont enterrés à Lomé. N. M. Kalife a fait ses études secondaires au Collège Saint Joseph à Lomé, puis ses études supérieures de sciences économiques à l’Université de Paris (Panthéon). Il enseigna l’économie politique à l’Université de Lomé de 1970 à 1984, où il fut le 1er Directeur de l’ESTEG, devenue FASEG. Il dirigea aussi, de 1969 à 1986, deux sociétés Import-Export, Ets M. S. Kalife et S.A.S, avant de se spécialiser après 1983, dans la fabrication d’objets d’artisanat d’art en bois précieux du Togo, dont la belle finition fit la renommée internationale des « Ateliers d’Art du Petit Prince ». Ainsi, sait-il allier la pratique des affaires et la théorie économique qu’il a enseignée durant 15 ans à Lomé et 3 ans à l’ESCP à Paris.

(Dos de couverture de son livre : Nadim Michel Kalife, COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES CŒURS, une piste de bonne gouvernance pour l’après législatives 2007, un bouquet de lumières pour les bâtisseurs de la Cité, Editions « L’Héritage », Lomé, juin 2007)

 

Rapport annuel 2008 d'Amnesty International

60e anniversaire des droits humains: des promesses non tenues

Le rapport annuel 2008 d’Amnesty International montre une image sombre de la situation des droits humains dans le monde. Soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des êtres humains continuent à être discriminés, torturés et tués.

Les gouvernements n’ont pas tenu leurs promesses et se sont montrés incapables de réagir face à des crises graves des droits humains, comme au Darfour, au Zimbabwe, à Gaza, en Irak ou au Myanmar (Birmanie). Dans son chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce notamment les campagnes xénophobes et la situation précaire des familles déboutées du droit d’asile.

Six décennies d'échecs

Amnesty International demande aux dirigeants mondiaux de présenter des excuses, après six décennies d’échecs en matière de droits humains, et de s’engager de nouveau à mettre en œuvre des améliorations concrètes. «Le monde actuel reste marqué par l’injustice, l’inégalité et l’impunité. Il est urgent que les États agissent pour combler le gouffre béant qui sépare la promesse de la réalisation», a précisé Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, lors du lancement du Rapport 2008 d’Amnesty International, consacré à la situation des droits humains dans le monde.

Le Rapport 2008 d’Amnesty International montre qu’aujourd’hui, soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par les Nations unies, il existe encore 81 pays au moins où des hommes et des femmes subissent des actes de torture ou d’autres mauvais traitements, 54 pays au moins où les procès ne sont pas conformes aux normes d’équité, et 77 pays au moins où il est impossible de s’exprimer librement.

Les Etats n'ont plus de vision commune

Ce qui menace le plus l’avenir des droits humains, a souligné Amnesty International, c’est l’absence d’une vision commune et d’une direction collective. «L’année 2007 a été caractérisée par l’impuissance des gouvernements occidentaux et les positions ambivalentes ou incertaines prises par les puissances émergentes, peu enclines à agir face à des crises particulièrement graves dans le domaine des droits humains, depuis les conflits de longue durée jusqu’à des inégalités croissantes qui aggravent la situation de millions de personnes», a déclaré Irene Khan.

Les grandes puissances doivent donner l'exemple

Amnesty International a exhorté les gouvernements à instaurer un nouveau modèle de direction collective fondé sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. «Les plus puissants doivent donner le bon exemple», a souligné Irene Khan.

• La Chine doit concrétiser les promesses en matière de droits humains qu’elle a faites préalablement aux Jeux olympiques. Elle doit respecter la liberté de parole et la liberté de la presse, et mettre fin à la «rééducation par le travail».

• Les États-Unis d’Amérique doivent fermer le centre de détention de Guantánamo et tous les lieux de détention secrets, poursuivre les détenus conformément aux normes d’équité des procès ou les libérer, et rejeter sans ambiguïté le recours à la torture et aux autres formes de mauvais traitements.

• La Russie doit se montrer plus tolérante à l’égard de la dissidence politique, et ne doit pas tolérer l’impunité des atteintes aux droits humains commises en Tchétchénie.

• L’Union européenne doit enquêter sur la complicité de ses États membres en ce qui concerne les «restitutions extraordinaires» de personnes soupçonnées de terrorisme. Auprès de ses membres, elle doit être aussi exigeante en matière de droits humains qu’avec les autres pays.

Les droits humains en Suisse

Dans le chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce le climat de xénophobie suscité par des affiches de campagne de l’UDC et s’associe aux revendications du rapporteur spécial de l’ONU contre le racisme d’une législation complète et d’une politique cohérente contre le racisme en Suisse.

La situation des personnes requérantes d’asile et déboutées préoccupe également l’organisation. De nombreuses personnes se seraient vu refuser la possibilité de déposer une demande d’asile au motif qu’elles n’avaient pas de papiers d’identité. Vers la fin de l’année, les familles dont le recours était en cours de réexamen ont reçu l’ordre de quitter leur domicile et d’attendre la décision sur leur dossier dans un centre d’urgence.

L’organisation relève également des violations des droits humains commises par la police et les forces de sécurité, des violations sur lesquelles Amnesty International s’est penchée de façon approfondie dans son rapport sur le travail de la police en Suisse, publié en juin 2007.

Informations complémentaires:

Rapport annuel en ligne : http://report2008.amnesty.org

 

Affaire de viol de mineure / L’étau se resserre contre Gabriel Améyi : Le député fera l’objet d’une poursuite judiciaire

C’est une première au Togo. Un député fera l’objet d’une poursuite judiciaire. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public le 02 mai 2008 par le ministre de la Justice Biossey Kokou Tozoun

« Et si cet homme couchait avec votre fille ? Alors, pourquoi couchez-vous avec sa jeune fille ? Il est tant d’arrêter ces pratiques dangereuses». C’est par ce slogan que les organisations de défense des droits de l’Enfant ont interpellé le président de l’Assemblée Nationale à lever l’immunité du député Gabriel Améyi et que soit mis fin l’impunité qui a fait son lit dans notre pays. L’appel des organisations n’est pas tombé dans les oreilles de sourd.

En effet, le 08 avril un collectif de 12 organisations de défense des Droits de l’Enfant ont révélé l’information de l’affaire de viol dont le député Améyi se serait rendu coupable au cours d’une conférence de presse.

Les 12 organisations à savoir RELUTET, ROMAESE, RETOLTE, FODDET, RODECL, CNT/EPT, CODDESE, RESAEV, RJDDET, ROJETT, WAO-Afrique et PSI on ainsi déposé une plainte à la justice contre le député et écrit au président de l’Assemblée pour demander la levée de son immunité. « Les organisations de défense des Droits de l’Enfant regroupées au sein du FODDET (Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo) notamment les réseaux membres de WAO-Afrique, ont été informées de sources concordantes du viol d’une élève mineure de 16 ans par le député Gabriel Améyi. Les parents ont porté plainte. Mais d’autres informations de sources concordantes nous parviennent que les parents auraient retiré la plainte sous contrainte. L’acte que le député Améyi aurait posé et le retrait de la plainte par les parents sont d’une extrême gravité…les organisations demandent au président de l’Assemblée nationale de lever l’immunité du député Améyi Gabriel afin qu’il puisse répondre de son acte devant la justice. Il y va de la crédibilité et de l’honneur de son institution », précise un communiqué du FODDET.

Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale, M. Abass Bonfoh a, à son tour écrit au FODDET. Dans son courrier-réponse, le président de l’Assemblée signale que « l’immunité parlementaire confère un statut particulier au député hors de celui du commun des mortels » et ajoute que conformément à l’article 53 alinéa 2 de Constitution de la IV République, et à l’article 79 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « seule l’autorité judiciaire est habilitée à demander la levée de l’immunité parlementaire d’un député, laquelle n’est pas selon la procédure requise automatique ». Ainsi, il a fait savoir au FODDET qu’il ne peut pas donner une suite favorable à sa requête.

Soucieux de faire triompher la justice dans cette affaire, l’organisation a ensuite saisi la Présidence de la République, le ministère de la Justice et celui des Droits de l’Homme.

Après deux semaines de tergiversation, le gouvernement s’est décidé à tirer l’affaire au clair. C’est ainsi qu’il a demandé au procureur de la République d’ouvrir une information sur les faits allégués. « Sur instruction du Chef de l’Etat, le ministre de la Justice a demandé au Procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude (…) toute plainte dont il sera saisi et qui mettrait en évidence des faits allégués contre de député », indique le communiqué du ministre de la Justice.

C’est dire donc que dans tout prochains jours, ce dossier sera instruit et le député pourra répondre de ses actes devant les tribunaux. Aujourd’hui, le vœu de tous les Togolais est de voir la vérité éclater.

Rappelons que selon la loi en vigueur, toute personne reconnue coupable de viol sur mineure est punie d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans.


Moussa Kaka, le correspondant de RFI au Niger, est en prison depuis le mois de septembre 2007. Les autorités nigériennes lui reprochent ses contacts professionnels avec la rébellion Touareg, contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Il risque la prison à vie.

Moussa Kaka collabore à Radio France Internationale depuis 1993.Cette année là, le Niger élit Mahamane Ousmane à la présidence. L’année précédente, le pays a adopté une nouvelle constitution, qui autorise le multipartisme. Moussa Kaka vient de la presse écrite. Il a écrit ses premiers articles pour le journal nigérien Le Républicain. Correspondant de RFI, il est également le directeur de la radio privée Saraounia, l’une des principales stations de la bande FM locale.

Moussa Kaka a été interpellé le vendredi 19 septembre 2007. Il a été inculpé le 26 septembre dernier pour « complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il risque la prison à vie.

Les autorités lui reprochent ses liens présumés avec la rébellion Touareg active dans le nord du Niger. Des contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique. source/ rfi

Vidéo: journée spéciale sur RFI (10/03/08)

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