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President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R) Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H) Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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TOGO


 

Après avoir démis Komlan Mally:

Faure Gnassingbé nomme Gilbert Fossoun Houngbo Premier ministre

La nomination de Gilbert Fossoun Houngbo a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi. Il s'agit du chef du PNUD en Afrique, le Programme des Nations unies pour le développement. Gilbert Fossoun Houngbo succède à Komlan Mally qui a démissionné vendredi. Avec cette nomination, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds.

C'est un haut fonctionnaire international qui devient Premier ministre du Togo. Gilbert Houngbo est depuis deux ans à la tête du bureau Afrique du PNUD, le Programme des Nations unies pour le Développement.

Ce quadragénaire, expert comptable de formation, a le profil qu'il faut  pour convaincre les bailleurs de fonds de venir en aide au Togo.

Depuis l'accord politique global signé en août 2006, les partenaires étrangers, qui avaient déserté le pays depuis une quinzaine d’années, ont progressivement accepté de reprendre la coopération avec Lomé.   

Plusieurs d'entre eux ont déjà annoncé l'annulation d'une partie de la dette, qui se monte à plus de mille milliards de francs CFA.

Afro-optimiste et keynésien convaincu
Dans une interview accordée il y a un an à Jeune Afrique, Gilbert Houngbo, le nouveau Premier ministre, se présentait déjà comme un afro-optimiste et un keynésien convaincu.

Pour lui, l'orthodoxie  financière et comptable doit devenir un principe cardinal de la gestion publique. Il insistait déjà sur la nécessaire bonne gouvernance de l'aide publique au développement.

Avec la nomination de ce fin connaisseur des institutions internationales, le président Faure Gnassingbé envoie un message clair aux bailleurs de fonds, pour les convaincre d'aller jusqu'au bout de leur soutien, et ce, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle.

Source RFI

Emmanuel Adébayor bien placé pour le «Ballon d’or» africain 2008

L’International togolais d’Arsenal, Emmanuel Adébayor, figure parmi les cinq prétendants au titre du meilleur joueur africain (Ballon d’or) de l’année 2008, a appris APA de bonnes sources.

Adébayor a pour challengers l’Ivoirien Didier Drogba et le Ghanéen Michael Essien (le duo de Chelsea pour 4ème année consécutive), les Égyptiens Amr Zaki (Wigan 1ère div. Angleterre) et Mohamed Aboutrika (Al Ahly, Égypte).

Emmanuel Adébayor, sérieux prétendant au titre du meilleur footballeur africain 2008, a contribué à la qualification des «Éperviers» du Togo au troisième et dernier tour des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010, en inscrivant 4 des 6 buts face au Swaziland, battu sur le score de 6 buts à 0, samedi dernier, lors de la 6ème journée du deuxième tour de la compétition.

Il est resté dans la dynamique de la saison dernière, où il avait brillé sur le front de l’attaque des «Gunners», inscrivant 24 buts, se classant deuxième meilleur de la Ligue anglaise.

Parmi ceux qui ne figurent pas parmi les nominés, on note l’attaquant du FC Barcelone, Samuel Eto’o, et Frédéric Kanouté, le tenant du titre.

Pour 2008, la Confédération africaine de football (CAF) a introduit une innovation en instaurant le trophée du meilleur footballeur évoluant en Afrique.

Les nominés de ce prix sont Mohamed Aboutreika, Ahmed Hassan et Flavio Amado tous évoluant à Al Ahly, en Égypte, Tresor Mputu Mabi (TP Mazembe, RD Congo) et Stephen Worgu (Enyimba, Nigeria).

Les lauréats, connus à l’issue du vote des sélectionneurs des cinquante-trois associations membres de la CAF, seront récompensés lors d’un gala prévu en décembre à Cotonou, au Bénin.

Créé en 1970 par le magazine sportif français, «France Football», le «Ballon d’or» africain a été repris en 1995 par la CAF.
(Agence de presse africaine (APA),   Lomé, Togo,  16 octobre 2008)

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Samedi 16 Juin 2007

 

Mémorandum à l’attention de la mission de l’Union Européenne.

L’UFC saisit l’occasion de la mission de l’UE sur l’organisation des élections au Togo pour exprimer de nouveau ses préoccupations sur le processus électoral, concernant les points suivants.

1- COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE (CENI)

a) Chronogramme de l’organisation des élections.

Jusqu’à ce jour, malgré les multiples engagements qu’elle a pris dans ce sens, la CENI n’a toujours pas rendu public le chronogramme détaillé de l’organisation des élections. Par contre, s’étant finalement rendue à l’évidence du caractère irréaliste de la date initiale, la CENI a fixé pour le scrutin, une nouvelle date qui est le 05 août 2007, sans toutefois mettre à disposition, le calendrier précis des opérations et tâches dont les délais conduisent à la nouvelle date. Déjà, se pose la question de savoir, si la date du 5 août 2007 sera maintenue puisque le démarrage du recensement vient d’être reporté sine die.

b) Le report du démarrage du recensement.

Deux semaines après avoir communiqué le chronogramme du recensement aux partis politiques, chronogramme qui fait démarrer le recensement le 8 juin 2007, la CENI reporte sine die cette date au motif qu’elle n’a pas reçu des partis politiques les listes des membres des Comité Liste et Cartes (CLC).

En réalité, la raison du report du recensement est qu’une disposition importante de la loi électorale concernant le délai de réclamation à la suite de l’affichage des inscrits sur la liste électorale, est en cours de modification par le gouvernement qui a introduit auprès de l’Assemblée Nationale, un projet de loi portant réduction du délai de réclamation. Le recensement ne peut en effet pas commencer tant que cette nouvelle disposition n’est pas votée par l’Assemblée nationale.

c) Magistrats, Présidents ès qualité des CELI

Lors des élections passées, plusieurs magistrats, présidents ès qualité de CELI, ont procédé à des modifications de résultats au profit du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), parti au pouvoir.

L’article 28 de la loi Electorale dispose que les Présidents des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) sont nommés par décret pris en conseil des ministres, sur proposition de la CENI. Il revient par conséquent à la CENI d’établir cette liste par ses propres moyens, après enquête et délibération en son sein, et de la soumettre à la nomination par décret.

Au lieu de cela, la CENI a demandé au Ministre de la Justice de lui fournir cette liste, se privant de l’indépendance que lui confère la loi vis-à-vis du pouvoir. Ceci a permis au Ministre RPT Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de placer à la tête des CELI des magistrats à la solde du régime RPT.

L’UFC demande que la CENI respecte la loi et établisse une nouvelle liste, ce qui aura pour conséquence le remplacement de certains magistrats présidents des CELI.

d) Maintien au sein de la CENI d’un magistrat au titre d’un parti politique en violation du statut des magistrats.

Depuis l’installation de la CENI, nous n’avons cessé de relever l’anomalie que constitue la présence en son sein d’un magistrat au titre d’un parti politique, en l’occurrence le RPT. Cette présence viole la loi portant statut des magistrats selon laquelle, le magistrat doit observer une obligation de réserve vis-à-vis de la politique et ne peut exercer aucune activité politique. Nous avons saisi à ce sujet, à plusieurs reprises, le Comité de Suivi de l’Accord Politique Global (APG). En vain. Fermer les yeux sur ce que l’on considère comme de petites violations de la loi, c’est encourager les grandes. C’est de cette façon qu’on en arrive aux massacres de populations !

2- LE GOUVERNEMENT

Bien que le Gouvernement soit un Gouvernement d’Union Nationale, auquel sont supposés appartenir des partis de l’opposition, nous sommes régulièrement surpris par ses actes qui ne concourent pas à l’organisation d’élections libres, équitables, transparentes et démocratiques. L’impression est que le RPT y dicte sa loi.

a) La réduction du délai de réclamation au cours du recensement.

La Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’Administration générale de l’Assemblée nationale examine depuis le jeudi 31 mai 2007, un projet de loi portant modification du Code Electoral en vue de réduire le délai de réclamation des inscriptions sur les listes électorales en cas de radiation d’office ou de refus d’inscription.

L’Union des Forces de Changement (UFC) a étudié avec attention ce projet ainsi que son exposé des motifs, présenté par le Gouvernement.

L’UFC s’étonne que le Gouvernement se précipite de modifier le Code électoral dès sa mise en application et à quelques semaines du scrutin. Notre parti se demande pourquoi les modifications que le gouvernement tente d’introduire dans le Code Electoral aujourd’hui n’y ont pas été insérées au moment de l’harmonisation du Code Electoral avec l’APG, puisque le gouvernement était déjà informé du mode de recensement retenu par le Comité de Suivi.

La CENI qui est chargée d’organiser les élections et de procéder au recensement n’a aucune expérience pratique de cette opération et ce fait est aggravé par la circonstance que le législateur n’a pas cru devoir voter une loi pour encadrer la procédure de recensement comme c’est le cas dans les pays qui ont adopté ce nouveau mode de recensement qui permet la délivrance de manière instantanée, des cartes d’électeurs. Seule, la CENI, après la simulation du recensement qu’elle propose d’organiser dans plusieurs centres, aurait pu aboutir à la conclusion qu’une telle réduction est possible sans conséquences graves.

L’UFC ne trouve nullement pertinents les motifs invoqués par le Chef du Gouvernement pour soutenir son projet écourtant les délais de réclamation.

b) La persistance des actes d’intimidation des préfets.

Nous sommes régulièrement saisis par nos responsables et militants, des actes d’intimidation des préfets dans les diverses localités du pays. Après les récentes tournées de M. Gilchrist Olympio dans le pays en février et avril/ mars 2007, plusieurs préfets ont convoqué des militants et des responsables de l’UFC pour les intimider. Ces actes entravent le libre exercice des activités politiques de notre parti.

Nous avons proposé au Premier Ministre en décembre 2006, que dans le cadre de l’organisation des prochaines élections, il soit procédé, sur une base consensuelle, au remplacement de tous les préfets.

En effet, plusieurs d’ente eux, en poste depuis plus de dix ans, non contents d’avoir, pour le compte du régime RPT, planifié, mis en œuvre et coordonné des opérations de fraudes électorales systématiques et massives dans les préfectures, continuent de jouer un rôle prépondérant dans l’animation et l’encadrement des activités du RPT.

Notre proposition de décembre 2006 étant restée sans suite, nous venons aujourd’hui même, de la réitérer au Premier Ministre. Les exigences d’honnêteté et d’équité, ainsi que de transparence et de crédibilité des prochaines élections appellent en effet, le remplacement de tous les préfets actuellement en poste, dans une démarche consensuelle impliquant les signataires de l’APG.

c) La fixation d’un cautionnement prohibitif de 200 000 francs CFA.

Le gouvernement a fixé à 200 000 F. CFA, le cautionnement à déposer par les candidats aux législatives. Ce montant ne tient aucun compte du niveau de vie des populations togolaises et ne vise qu’à éliminer les moins fortunés de la compétition électorale. De plus, il est sans commune mesure avec les pratiques des pays de la sous région dont les cautionnements varient entre zéro et 50 000 F. CFA. L’UFC demande que ce cautionnement soit ramené à un montant maximum de 50 000 F CFA.

d) Le non respect du Code de bonne Conduite

L’Accord Politique Global (APG) contient en annexe, un Code de bonne Conduite qui oblige les parties à bannir toute attitude de nature à troubler la sérénité de la période électorale. Malheureusement le Ministre de la Coopération et du NEPAD, membre du Comité Central du RPT, n’a de cesse de tenir sur les média, malgré un rappel à l’ordre du Comité de Suivi, des propos haineux et injurieux à l’encontre de l’UFC.

Il y a lieu de s’interroger sur la réelle volonté du régime RPT d’œuvrer à l’apaisement du climat politique et à la réconciliation nationale.

e) Le règlement de la question de I’impunité.

Malgré une recommandation du Comité de Suivi l’invitant à accélérer la mise en place du dispositif de l’APG relatif à la question de l’impunité, le gouvernement, par un communiqué du Conseil des Ministres en date 05 avril 2007, a renvoyé sine die toute initiative tendant à mettre fin à l’impunité au Togo.

Compte tenu du caractère extrêmement préoccupant de cette question, tant pour les populations togolaises victimes que pour les organisations de défense des droits humains et les partenaires en développement, il y a lieu d’amorcer dès à présent, un début de solution concrète afin :

- de traduire une réelle volonté de mettre un terme à l’impunité au Togo en envoyant un signal sans équivoque à tous les auteurs et commanditaires d’actes de violences et de crimes politiques,

- de favoriser le retour des réfugiés et exilés politiques,

- de rassurer les populations togolaises traumatisées et meurtries, pour qu’elles puissent sans crainte, en toute sérénité et en toute confiance, prendre part aux prochaines élections.

Il importe donc, d’engager le gouvernement à amorcer résolument et dès à présent, une initiative concrète visant à donner un début de traitement à la question de l’impunité au Togo.

f) La sécurité es élections.

Au cours de la mission conjointe d’évaluation UE/ PNUD au Togo en Janvier 2007, la mission de l’Union européenne a exprimé la disponibilité du Conseil de l’Union européenne à étudier favorablement une requête des autorités togolaises ou de la CENI visant à mettre en place, indépendamment de la structure pluridisciplinaire d’alerte prévue au paragraphe 1.2.8 de l’APG et dont la constitution relève de la Commission de l’UE, un dispositif sécuritaire de soutien militaire pour aider à la neutralité des Forces Armées Togolaises pendant le déroulement du processus électoral.

Or le gouvernement ne se préoccupe nullement d’adresser une telle requête au Conseil de l’Union européenne.

Compte tenu des exactions répétées et principalement des massacres de paisibles populations perpétrés lors des élections passées par des éléments des Forces Armées Togolaises, il est impératif d’obtenir du gouvernement, l’envoi diligent au Conseil de l’Union européenne d’une requête d’assistance militaire pour aider les Forces Armées Togolaises à s’abstenir de toute ingérence et de toute entrave au processus électoral.

Par ailleurs, tout en acceptant la constitution d’un contingent à mettre à la disposition de la CENI et de ses démembrements en vue de la sécurisation des opérations électorales, l’UFC voudrait attirer attention sur le fait qu’en raison de la responsabilité établie des Forces Armées Togolaises dans les massacres de populations et autres exactions en périodes électorales, notamment, celle d’avril 2005, il convient de veiller à ce que ce contingent soit constitué exclusivement de forces de police et de gendarmerie nationales complétées en effectifs, le cas échéant, par des éléments d’une force internationale de police et de gendarmerie.

g) Campagne de délivrance des cartes d’identité.

L’UFC voudrait rappeler que la disposition 1 .2.5 de l’APG alinéa 2 prévoit « la mise en place d’un programme de délivrance de cartes nationales d’identité. » A ce jour, malgré les relances du Comité de Suivi, le gouvernement garde le silence sur la manière dont elle compte mettre en œuvre cette disposition.

3- ASSEMBLEE NATIONALE

Nominations à la Cour Constitutionnelle en violation de la disposition 1.2.9.de l’APG

Le jeudi 24 mai 2007, l’Assemblée Nationale a procédé à la désignation de six membres de la Cour Constitutionnelle en application de l’article 1.2.9 de l’APG relatif au règlement du contentieux électoral qui recommande la réforme de la Cour Constitutionnelle.

L’article 1.2.9, dispose que l’Assemblée Nationale nomme les juges constitutionnels en veillant à ce que ces personnalités « répondent aux critères de professionnalisme, de crédibilité et d’indépendance ». Trois des six membres désignés, Messieurs Aboudou Assouma, Abdou Salami et Kwami Amados Djoko siègent depuis plus de dix ans à la Cour Constitutionnelle et sont des auteurs notoires des coups de force électoraux qui ont endeuillé notre pays et aggravé la crise sociopolitique togolaise, notamment en 2005 au décès de l’ancien chef d’Etat Gnassingbé Eyadéma. .

La réforme de la Cour Constitutionnelle a été voulue par les signataires de l’APG en raison de l’inféodation des membres de l’actuelle Cour Constitutionnelle au régime RPT et des nombreuses forfaitures, qui ont achevé de discréditer la Cour Constitutionnelle aux yeux des populations togolaises et de la communauté internationale.

L’UFC considère que la recomposition de la Cour Constitutionnelle recommandée par l’APG, vise le départ de ces juges constitutionnels sans aucune exception et leur remplacement par des personnalités capables de dire le droit en toute indépendance afin d’assurer l’acceptabilité et la crédibilité des résultats proclamés à l’issue des élections.

Pour l’UFC, la reconduction par l’Assemblée Nationale, d’anciens juges discrédités et disqualifiés, est un refus manifeste de cette institution d’adhérer à l’esprit et à la lettre de l’APG et un acte de sabotage du processus électoral. L’UFC demande que les trois juges disqualifiés soient remplacés.

En Conclusion.

Le processus électoral tel qu’il se déroule actuellement inspire de moins en moins confiance à l’UFC. Nous sommes en face d’un bricolage absolu. Les institutions impliquées dans l’organisation des élections, notamment la CENI, doivent faire preuve de plus de rigueur pour conférer à ces élections la crédibilité exigée par l’APG. Les préoccupations que nous n’avons cessé d’exprimer commencent à se vérifier. L’UFC qui s’est totalement investie dans ce processus attend que des actes concrets soient posés notamment de la part de la CENI et de la communauté internationale (UE et PNUD) pour lui redonner confiance.

Fait à Lomé, le 07 juin 2007.
Pour le Bureau National, Le Secrétaire Général

publié par sossou dans: kossivi
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ACTUALITES


Etats-Unis / Afrique

L'Afrique exulte après le triomphe d'Obama

 

L'Afrique se réjouit de la victoire du premier président noir jamais élu aux Etats-Unis. Un peu partout, sur le continent noir, on assiste à ce que l'on pourrait appeler une « fièvre Obama » ! Au Kenya, pays d'origine du père de Barack Obama, et plus particulièrement à Kogelo, ses partisans ont fait la fête. Le Sénégal, le Congo, l'Afrique du Sud, le Bénin et bien d'autres ont salué la victoire du 44e président américain.

   

Les Kényans portent le drapeau américain pour célébrer la victoire de Barack Obama et soutenir le nouveau président des Etats-Unis d'Amérique, le 5 novembre 2008.
(Photo : Reuters)

 

L’ancien président Thabo Mbeki n’avait même pas pris les appels de Barack Obama, quand le sénateur de l’Illinois s’était rendu dans la  nation « arc-en-ciel » en 2006. Deux ans et une fulgurante ascension plus tard, Obama a reçu un message de l’icône intercontinentale, Nelson Mandela.

Mandela qui, au-delà des formules de félicitations d’usage affirme : « Faire confiance à Obama pour que les fléaux que sont la maladie et la pauvreté reçoivent une attention sans cesse renouvelée de la future administration américaine ».

Même appel du pied, dans le message du nouveau président sud-africain, Kgalema Motlanthe : « Nous espérons que le changement parviendra jusqu’aux rives du continent africain », dit Motlanthe, qui s’exprimait également en tant que président en exercice de la Sadec (Conférence de coordination du développement d’Afrique australe). Motlanthe ajoute : « J’ espère qu’un véritable partenariat avec les Etats-Unis parviendra à surmonter les défis du continent », et les défis, l’Afrique du Sud n’en manque pas.

Dès la fin de la matinée, les agressions, meurtres et manifestations contre les logements indécents avaient déjà repris leurs places habituelles, dans les bulletins radio locaux, ici en Afrique du Sud.

©rfi

Togo : un cadavre encombrant

La famille de l’opposant togolais Atsutsé Agbobli, retrouvé mort sur une plage de Lomé le 15 août dernier, vient de constituer un collectif d’avocats emmené par le Français William Bourdon et le Malien Mamadou Konaté, déjà associés pour la défense du journaliste nigérien Moussa Kaka, récemment remis en liberté provisoire après plus d’un an de détention. Epaulés par deux conseils togolais, les avocats s’apprêtent à porter plainte pour enlèvement, séquestration, et assassinat.

Fabrice Agbobli, fils du fondateur du Mouvement pour le développement national (Modena), a acquis la "certitude" que son père, qui selon lui se savait menacé, a été victime d’un meurtre. Il invoque à l’appui de sa thèse des indices convergents, relatifs aux circonstances de la découverte du cadavre ainsi qu’à des messages troublants parvenus avant et pendant la disparition de cet ancien ministre, et émanant de personnages réputés proches du pouvoir. Sollicité pour une contre-expertise, un médecin légiste américain devrait rendre ses conclusions quant à la cause exacte du décès d’ici à la fin du mois.

© Copyright  L’Express (France)

NIGER

Liberté provisoire pour Moussa Kaka

Le correspondant de Radio France Internationale au Niger, Moussa Kaka, est sorti mardi de la prison de Niamey après plus d'un an de détention.

 

 

Moussa Kaka, le correspondant au Niger de RFI, entouré de ses proches à sa sortie de prison, ce 7 octobre.
(Photo : AFP)

 

 

La présidente de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Niamey a énoncé mardi matin le délibéré concernant le correspondant de RFI, Moussa Kaka : « Les faits sont requalifiés en délit d'atteinte à l'intégrité du territoire national pour entente avec les éléments du MNJ, selon l'article 80 du code pénal ».

Le tribunal a donc ordonné le renvoi de Moussa Kaka devant le tribunal correctionnel de Niamey pour y être jugé, et sa mise en liberté provisoire.

Moussa Kaka

Premier témoignage à sa sortie de prison

² Retrouver la liberté après un an et 17 jours, c'est un moment très fort ²

SOURCE/RFI


Togo: Suicide, noyade ou assassinat politique:

Le décès de Atsutsé Agbobli intrigue la classe politique

 

Le décès quelque peu curieux de Atsutsé Agbobli, historien, politologue et journaliste, ancien ministre de la Communication et de la Culture, survenu à Lomé dans la nuit de jeudi à vendredi et dans des circonstances bizarres, a semé l'effroi au sein de la population togolaise qui l'a plutôt connu à travers ses diatribes contre la mal-gouvernance, aussi bien dans les médias nationaux qu'internationaux.

Tandis que sa famille réclame une autopsie, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sollicite, en plus, une enquête, pour "élucider la mort de cet illustre homme", a appris la PANA de sources officielles ce dimanche.

Ces demandes ont également reçu l'adhésion des responsables des partis politiques et de la société civile qui, tout en rendant hommage à l'illustre disparu à travers les médias, souhaitent un éclaircissement sur cette mort qui intrigue tous les Togolais.

Président du Mouvement pour le développement national (MODENA), une des nouvelles formations politiques très critiques vis-à-vis du pouvoir en place, Atsutse Agbobli, ne limite guère ses critiques à la seule scène politique togolaise, étendant ses interventions vers une Afrique dont il professe souvent l'indispensable intégration sous toutes les formes.

Ses dernières interventions sollicitaient du pouvoir public togolais de plus claires explications sur la dissolution la semaine dernière du Fonds d'entretien routier (FER), à la suite de la destruction par les eaux de pluie de neuf ponts sur le fleuve Zio, coupant ainsi le pays en deux portions reliées par l'unique détour des Plateaux.

Ces dernières critiques du défunt, adressées à la présidence de la République dont dépendait directement le FER, continuent d'alimenter les commentaires au sujet de cette mort que le public ne manque pas d'attribuer à la vindicte politique.

En effet, selon des sources hospitalières, Atsutsé Agbobli aurait été hospitalisé dans une clinique privée de la place, suite à une intoxication due à un overdose de pilules contre le diabète.

Quasiment rétabli, l'ancien ministre s'est fait conduire, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un endroit désert, en bordure de mer, à la sortie de la ville, puis il renvoie le chauffeur. Ce dernier, seul témoin de la scène, rapportera plus tard qu'après avoir insisté pour l'accompagner, il alerta les parents du défunt, qui entreprennent des recherches dans la zone, sans pouvoir retrouver ses traces.

Son corps sera retrouvé au petit matin, le visage ensanglanté, sur la plage, entre l'hôtel Sarakawa et le port de Lomé.

Ancien journaliste de Jeune Afrique, Atsutsé Agbobli, 67 ans, publie à Lomé un journal "Afric'Hebdo", tandis que son parti, le MODENA, est perçu dans les milieux politiques comme un proche l'Union des Forces de Changement (UFC) de l'opposant historique, Gilchrist Olympio.
 

Le procureur de la République requiert une autopsie

Le procureur de la R épublique près du tribunal de première instance de Lomé, Robert Bawubadi Bakai vient de demander une autopsie du corps du journaliste, politologue, historien et ancien ministre togolais Atsustsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort vendredi sur la plage de Lomé, afin de déterminer les causes exactes du décès, a appris APA dimanche de bonne source.

Robert Bawubadi Bakai a adressé des réquisitions au professeur Gado Napo-Koura, professeur à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’université de Lomé et chef du service d’anatomie et cytologie pathologique du CHU Tokoin à Lomé afin de procéder à cette autopsie du corps qui, selon plusieurs sources, a été retrouvé ensanglanté.

La famille de la victime a d’ailleurs demandé vendredi une autopsie du corps précisant être soutenue dans cette demande par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui se dit" profondément préoccupée par les circonstances de la mort d’Astutsè Kokouvi Agbobli".

La CNDH suggère aux autorités togolaises l’ouverture d’une information judiciaire afin d’élucider le mobile qui a poussé M.Agbobli à tenter de se donner la mort mais aussi pour clarifier les circonstances exactes de sa mort.

Astutsè Kokouvi Agbobli avait été admis dans une clinique de la capitale togolaise le mercredi 13 août 2008, aux environs de 12h, à la suite de l’« absorption de substances nuisibles à la santé, dans le but de se donner la mort », selon un communiqué du ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

« Après un traitement spécifique qui l’a soulagé, il s’était endormi jusqu’à la tombée de la nuit. Mais contre toute attente, le ministre Agbobli quitte discrètement la clinique le jeudi à 04 heures du matin, sans prévenir le médecin, en demandant à son chauffeur de le conduire à l’hôtel Mercure Sarakawa », explique le communiqué qui précise qu’à 100 mètres environ de l’hôtel, situé sur la plage de Lomé, il est descendu du véhicule pour continuer à pied.

« Vu sa conduite très suspecte, le chauffeur a saisi sa famille » et la gendarmerie nationale alertée, a entamé des recherches sur les lieux.

Atsustsè Kokouvi Agbobli est resté introuvable jusqu’à vendredi à 10 h, lorsque son corps a été retrouvé sur la plage, rejeté par la mer. Président du parti politique dénommé Mouvement pour le Développement National (MODENA) qu’il a créé il y a quelques temps, Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) était un panafricaniste convaincu.

Ancien journaliste à l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », il était très proche de Jonas Savimbi, l’ancien chef rebelle angolais et fondateur de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), tué par l’armée angolaise le 22 février 2002.

APA-Lomé (Togo)

Les réactions

Pyramid of Yewe

Baden, le 16 août 2008.

LA COORDINATION GÉNÉRALE

DÉCLARATION RELATIVE À LA DISPARITION TRAGIQUE DE MR. Atsutsé K. AGBOBLI, PRÉSIDENT DU MODENA.

C’est avec une grande affliction que Nous venons d’apprendre la disparition tragique du Président du MODENA, Monsieur Atsutsè Kokouvi AGBOBLI et tenons à présenter Nos vives condoléances à la famille de l’Illustre Disparu. Nous nous inclinons devant la mémoire de l’Illustre Disparu dont le Combat pour la Liberté et la Dignité doivent demeurer un exemple positif et édifiant pour tout Patriote togolais.

Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux vient confirmer Nos inquiétudes citoyennes légitimes sur les implications néfastes des crimes demeurés impunis au TOGO depuis 1990. Ce Crime crapuleux qui vient allonger la liste déjà très longue d’autres Crimes odieux est un mauvais augure pour les consultations électorales prévues pour 2010 et Nous donne encore raison une fois de plus que l’impunité des Crimes à caractère politique doit enfin commencer à trouver une solution à travers l’identification des auteurs et complices qui doivent répondre de leurs actes devant la Loi.

La spirale récurrente des Crimes crapuleux qui empoisonnent la vie sociopolitique et citoyenne du TOGO depuis des décennies ne peut être brisée que si les crimes précédents encore frais dans notre mémoire collective commencent enfin à connaître un début d’expiation. La Spiritualité Ancestrale Africaine mettant le caractère Sacré de la Vie Humaine en son centre enseigne qu’un Crime non expié et non puni appelle inexorablement d’autres crimes. L’impunité de cet assassinat crapuleux ne peut donc qu’entrainer plus tard d’autres Crimes encore plus crapuleux si rien n’est fait pour briser la spirale.

C’est pourquoi l’Organisation PYRAMID of YEwE tient à interpeller solennellement le gouvernement de fait du TOGO et le sieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ qui prétend parler au nom du TOGO de tout mettre en œuvre pour faire démasquer et châtier les auteurs et complices de ce nouveau Crime crapuleux dans les plus brefs délais.

Pour PYRAMID of YEwE

K. Kofi FOLIKPO,

Coordinateur Général et Porte Parole

La J.U.D.A rend hommage à Atsutsè AGBOBLI et exige une enquête indépendante

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) vient d’apprendre la disparition de M. Atsutsè AGBOBLI*, Président du Mouvement pour le Développement National (MODENA ) dont le corps ensanglanté a été retrouvé au matin de ce vendredi 15 août à la plage de Lomé. Son chauffeur avec qui il était, est ce moment, introuvable.

La J.U.D.A , sérieusement peinée, présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions et analyses sur les réalités de la politique nationale et internationale ainsi que ses incessants appels à un développement industriel du Togo et à l’Unité de l’Afrique.

En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons au MODENA, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune.

La J.U.D.A résolument opposée à l’impunité érigée en norme au Togo, exige instamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin que soient établies les raisons du décès pour le moins suspect de M. Agbobli et que son chauffeur soit retrouvé. Ceci pour éviter la résurgence des vieux démons des assassinats, des disparitions forcées et des cadavres rejetés par la mer.

Elle demande à l’ensemble du peuple togolais de se mobiliser pour que naisse un Etat démocratique pouvant garantir à tous la sécurité, la paix et le bien-être dans tous les domaines.

15 août 2008

Pour la J.U.D.A, Le Secrétaire Général

Rodrigue KPOGLI

* Atsutsè Kokouvi AGBOBLI, Togolais, universitaire, historien, a été enseignant avant de rejoindre le Secrétariat Général de l’Organisation de l’unité africaine à Addis Abeba, en 1979, en tant que chef de la Division des Affaires politiques générales, de la Défense et de la Sécurité au Département politique. Expert régional, puis chargé des programmes et des relations au Bureau régional du BIT pour l’Afrique, à Addis-Abeba, il fut également chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique et directeur de l’Institut panafricain des relations internationales. Ministre de la Communication et de la Culture puis, ministre chargé des Relations avec le Parlement, de 1994 à 1996, il est actuellement directeur de la publication du Magazine bimensuel Afric’Hebdo et président du Mouvement pour le développement national (MODENA).


 

GRAVES MENACES CONTRE MICHEL KALIFE

Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement...

Message de Michel Nadim KALIFE

Je tiens particulièrement à vous informer que, suite à mon interview de dimanche dernier sur TV7 (chaîne privée du TOGO) qui m'accueillait comme l'invité de la semaine, 2 molosses s'étaient présentés ce matin, vers 8H45, au portail de mon domicile à Lomé, pour demander au gardien de l'immeuble de les introduire auprès de moi, en réclamant la personne qui était passée à la télévision dimanche soir dernier.

Le gardien leur dit que je ne reçois que sur rendez vous. Il les questionna quelque peu et ils lui dirent qu'ils travaillaient pour le Colonel Rock Gnassingbé, directeur adjoint du Port de Lomé, et l'un d'eux montra une photo de lui auprès de Rock.

Le gardien leur indiqua alors mon numéro de téléphone pour m'appeler et obtenir mon accord de les laisser monter me voir. Celui-là m'appela de son téléphone mobile pour me dire qu'il avait à s'entretenir avec moi au sujet de ce que j'avais dit à la télévision. Je lui répondis aussitôt de me dire au téléphone ce qu'il voulait m'entendre lui répondre. Il me dit qu'il ne pouvait le dire qu'en tête-à-tête. je lui répondis que j'exige la transparence avant de le rencontrer. Il me dit qu'il exigeait de me rencontrer en tête-à-tête et qu'il ne pouvait le dire au téléphone. Je lui rétorquai aussitôt que je refusais de le recevoir dans ces conditions, et que j'allais lui envoyer mon secrétaire à cet effet, et que, mon secrétaire étant parti faire des courses en ville, il fallait revenir à 11H pour le rencontrer à son retour.
Le gardien me confirma qu'ils quittèrent les lieux pour ne plus y revenir, et qu'il est prêt à les reconnaître s'il les rencontrait à nouveau.
Interrogeant mon gardien à leur sujet, il me rapporta que le molosse qui lui parlait avait bien la voix de "militaire"(l'on sait ce que cette expression veut dire ici) et qu'il lui avait dit que ce sont des anciens militaires de la garde présidentielle zambienne travaillant sous les ordres de Rock au Port de Lomé.



« j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise »

Rassurez vous, mes chers amis: J'ai déjà déposé plainte verbale auprès du Président de la Commission Nationale de Droits de l'Homme du Togo, et j'ai aussi saisi l'ambassade d'Allemagne ainsi que le Haut commissariat des Nations Unies auprès du Togo, et l'ensemble des journaux privés du Togo seront informés de cet incident dès demain matin.

Pour expliquer cela, il faut que vous sachiez que, lors de l'émission télévisée sur TV7 de dimanche soir dernier, j'avais dénoncé les privilégiés-prédateurs qui minent l'économie togolaise à travers le non paiement des droits de douanes et de TVA qu'ils ne versent pas au Trésor togolais, le privant ainsi (selon les estimations du Patronnat Togolais) de 25 milliards FCFA par mois, soit 300 milliards FCFA par an, ce qui est 6 fois supérieur à mes propres estimations de 50 milliards FCFA par an, figurant dans mon livre "COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES COEURS". En fait, il s'agit de quelques dizaines d'entreprises qui participent à ces forfaits.
Je m'étais aussi attaqué aux députés togolais et au lobby des transporteurs routiers qui avaient amené le gouvernement togolais à subventionner l'essence (18 milliards pour les 6 premiers de 2008, laissant ainsi présager 50 milliards pour l'ensemble de l'année) tout en refusant d'exonérer de taxes douanières et de TVA les importations de produits alimentaires de première nécessité. J'expliquais cette décision égoïste comme permettant aux privilégiés qui ont plusieurs véhicules d'économiser 150.000FCFA sur leur essence par mois, alors que l'économie sur leur nourriture serait inférieure à 50.000FCFA par mois. Et que par contre, pour 98% des populations togolaises, l'exonération de toutes les taxes sur leurs consommations alimentaires leur apporterait beaucoup de soulagement dans leur misère du fait qu'elles ont perdu 30% de pouvoir d'achat depuis 2 ans.


« J'avais déploré le faible niveau de formation de nos cadres actuels de l'administration publique par rapport à ceux de ma génération », par suite du dépérissement du niveau de l'enseignement depuis 25 ans, et qu'il en était de même pour la santé publique et l'ensemble des infrastructures, routières comme énergétiques (voir les délestages actuels).
Et il y eut des tas d'autres critiques portant sur la mauvaise gouvernance de notre économie nationale par faute de compétences économistes, présentes au sein de l'administration et même parmi les membres du gouvernement. etc...
Et ce sont ces "200 familles" privilégiées et fraudeuses qui m'en veulent tout spécialement... en raison de toutes mes déclarations qui les gênent en risquant de les dévoiler progressivement, déclarations que je répète à chaque occasion qui m'est offerte, notamment devant les représentants de la Banque Mondiale et des autres bailleurs de fonds qui m'ont avoué leur dépit de constater avec amertume comment l'ancienne compétence de l'administration togolaise a pu fondre si fort en 20 ans!!!

Donc, s'il m'arrivait malheur, sachez bien pourquoi et j'exhorte les plus courageux d'entre vous de reprendre le témoin de la recherche constante de la vérité pour une meilleure justice sociale au Togo. C'est tout ce que je souhaite.
De toutes mes forces,
Nadim Michel KALIFE (NMK)
Lomé 3 juin 2008

PRESENTATION DE NADIM MICHEL KALIFE


Nadim Michel KALIFE, de nationalité togolaise, est né à Lomé le 20 janvier 1944. Son arrière grand père maternel, Michel Nasr (déformé en Nassar et prononcé « naza »), était venu du Liban en 1885 pour s’établir commerçant à Keta, au Togoland allemand. Puis, son grand père Asaad Nassar quitta Keta en 1916 pour venir s’établir définitivement à Lomé, où il fit construire la 1ère maison toute en dur, non loin de la Cathédrale. Son oncle maternel, Philippe Nassar, fut élu député de Lomé en 1960. Son père, Michel Salim Kalife, était consul du Liban au Togo jusqu’à son décès en 1974. Tous ses parents et grands parents sont enterrés à Lomé. N. M. Kalife a fait ses études secondaires au Collège Saint Joseph à Lomé, puis ses études supérieures de sciences économiques à l’Université de Paris (Panthéon). Il enseigna l’économie politique à l’Université de Lomé de 1970 à 1984, où il fut le 1er Directeur de l’ESTEG, devenue FASEG. Il dirigea aussi, de 1969 à 1986, deux sociétés Import-Export, Ets M. S. Kalife et S.A.S, avant de se spécialiser après 1983, dans la fabrication d’objets d’artisanat d’art en bois précieux du Togo, dont la belle finition fit la renommée internationale des « Ateliers d’Art du Petit Prince ». Ainsi, sait-il allier la pratique des affaires et la théorie économique qu’il a enseignée durant 15 ans à Lomé et 3 ans à l’ESCP à Paris.

(Dos de couverture de son livre : Nadim Michel Kalife, COMMENT REBATIR LE TOGO DANS LA PAIX DES CŒURS, une piste de bonne gouvernance pour l’après législatives 2007, un bouquet de lumières pour les bâtisseurs de la Cité, Editions « L’Héritage », Lomé, juin 2007)

 

Rapport annuel 2008 d'Amnesty International

60e anniversaire des droits humains: des promesses non tenues

Le rapport annuel 2008 d’Amnesty International montre une image sombre de la situation des droits humains dans le monde. Soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des êtres humains continuent à être discriminés, torturés et tués.

Les gouvernements n’ont pas tenu leurs promesses et se sont montrés incapables de réagir face à des crises graves des droits humains, comme au Darfour, au Zimbabwe, à Gaza, en Irak ou au Myanmar (Birmanie). Dans son chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce notamment les campagnes xénophobes et la situation précaire des familles déboutées du droit d’asile.

Six décennies d'échecs

Amnesty International demande aux dirigeants mondiaux de présenter des excuses, après six décennies d’échecs en matière de droits humains, et de s’engager de nouveau à mettre en œuvre des améliorations concrètes. «Le monde actuel reste marqué par l’injustice, l’inégalité et l’impunité. Il est urgent que les États agissent pour combler le gouffre béant qui sépare la promesse de la réalisation», a précisé Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, lors du lancement du Rapport 2008 d’Amnesty International, consacré à la situation des droits humains dans le monde.

Le Rapport 2008 d’Amnesty International montre qu’aujourd’hui, soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par les Nations unies, il existe encore 81 pays au moins où des hommes et des femmes subissent des actes de torture ou d’autres mauvais traitements, 54 pays au moins où les procès ne sont pas conformes aux normes d’équité, et 77 pays au moins où il est impossible de s’exprimer librement.

Les Etats n'ont plus de vision commune

Ce qui menace le plus l’avenir des droits humains, a souligné Amnesty International, c’est l’absence d’une vision commune et d’une direction collective. «L’année 2007 a été caractérisée par l’impuissance des gouvernements occidentaux et les positions ambivalentes ou incertaines prises par les puissances émergentes, peu enclines à agir face à des crises particulièrement graves dans le domaine des droits humains, depuis les conflits de longue durée jusqu’à des inégalités croissantes qui aggravent la situation de millions de personnes», a déclaré Irene Khan.

Les grandes puissances doivent donner l'exemple

Amnesty International a exhorté les gouvernements à instaurer un nouveau modèle de direction collective fondé sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. «Les plus puissants doivent donner le bon exemple», a souligné Irene Khan.

• La Chine doit concrétiser les promesses en matière de droits humains qu’elle a faites préalablement aux Jeux olympiques. Elle doit respecter la liberté de parole et la liberté de la presse, et mettre fin à la «rééducation par le travail».

• Les États-Unis d’Amérique doivent fermer le centre de détention de Guantánamo et tous les lieux de détention secrets, poursuivre les détenus conformément aux normes d’équité des procès ou les libérer, et rejeter sans ambiguïté le recours à la torture et aux autres formes de mauvais traitements.

• La Russie doit se montrer plus tolérante à l’égard de la dissidence politique, et ne doit pas tolérer l’impunité des atteintes aux droits humains commises en Tchétchénie.

• L’Union européenne doit enquêter sur la complicité de ses États membres en ce qui concerne les «restitutions extraordinaires» de personnes soupçonnées de terrorisme. Auprès de ses membres, elle doit être aussi exigeante en matière de droits humains qu’avec les autres pays.

Les droits humains en Suisse

Dans le chapitre sur la Suisse, Amnesty International dénonce le climat de xénophobie suscité par des affiches de campagne de l’UDC et s’associe aux revendications du rapporteur spécial de l’ONU contre le racisme d’une législation complète et d’une politique cohérente contre le racisme en Suisse.

La situation des personnes requérantes d’asile et déboutées préoccupe également l’organisation. De nombreuses personnes se seraient vu refuser la possibilité de déposer une demande d’asile au motif qu’elles n’avaient pas de papiers d’identité. Vers la fin de l’année, les familles dont le recours était en cours de réexamen ont reçu l’ordre de quitter leur domicile et d’attendre la décision sur leur dossier dans un centre d’urgence.

L’organisation relève également des violations des droits humains commises par la police et les forces de sécurité, des violations sur lesquelles Amnesty International s’est penchée de façon approfondie dans son rapport sur le travail de la police en Suisse, publié en juin 2007.

Informations complémentaires:

Rapport annuel en ligne : http://report2008.amnesty.org

 

Affaire de viol de mineure / L’étau se resserre contre Gabriel Améyi : Le député fera l’objet d’une poursuite judiciaire

C’est une première au Togo. Un député fera l’objet d’une poursuite judiciaire. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public le 02 mai 2008 par le ministre de la Justice Biossey Kokou Tozoun

« Et si cet homme couchait avec votre fille ? Alors, pourquoi couchez-vous avec sa jeune fille ? Il est tant d’arrêter ces pratiques dangereuses». C’est par ce slogan que les organisations de défense des droits de l’Enfant ont interpellé le président de l’Assemblée Nationale à lever l’immunité du député Gabriel Améyi et que soit mis fin l’impunité qui a fait son lit dans notre pays. L’appel des organisations n’est pas tombé dans les oreilles de sourd.

En effet, le 08 avril un collectif de 12 organisations de défense des Droits de l’Enfant ont révélé l’information de l’affaire de viol dont le député Améyi se serait rendu coupable au cours d’une conférence de presse.

Les 12 organisations à savoir RELUTET, ROMAESE, RETOLTE, FODDET, RODECL, CNT/EPT, CODDESE, RESAEV, RJDDET, ROJETT, WAO-Afrique et PSI on ainsi déposé une plainte à la justice contre le député et écrit au président de l’Assemblée pour demander la levée de son immunité. « Les organisations de défense des Droits de l’Enfant regroupées au sein du FODDET (Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant au Togo) notamment les réseaux membres de WAO-Afrique, ont été informées de sources concordantes du viol d’une élève mineure de 16 ans par le député Gabriel Améyi. Les parents ont porté plainte. Mais d’autres informations de sources concordantes nous parviennent que les parents auraient retiré la plainte sous contrainte. L’acte que le député Améyi aurait posé et le retrait de la plainte par les parents sont d’une extrême gravité…les organisations demandent au président de l’Assemblée nationale de lever l’immunité du député Améyi Gabriel afin qu’il puisse répondre de son acte devant la justice. Il y va de la crédibilité et de l’honneur de son institution », précise un communiqué du FODDET.

Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale, M. Abass Bonfoh a, à son tour écrit au FODDET. Dans son courrier-réponse, le président de l’Assemblée signale que « l’immunité parlementaire confère un statut particulier au député hors de celui du commun des mortels » et ajoute que conformément à l’article 53 alinéa 2 de Constitution de la IV République, et à l’article 79 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « seule l’autorité judiciaire est habilitée à demander la levée de l’immunité parlementaire d’un député, laquelle n’est pas selon la procédure requise automatique ». Ainsi, il a fait savoir au FODDET qu’il ne peut pas donner une suite favorable à sa requête.

Soucieux de faire triompher la justice dans cette affaire, l’organisation a ensuite saisi la Présidence de la République, le ministère de la Justice et celui des Droits de l’Homme.

Après deux semaines de tergiversation, le gouvernement s’est décidé à tirer l’affaire au clair. C’est ainsi qu’il a demandé au procureur de la République d’ouvrir une information sur les faits allégués. « Sur instruction du Chef de l’Etat, le ministre de la Justice a demandé au Procureur de la République de traiter avec diligence et promptitude (…) toute plainte dont il sera saisi et qui mettrait en évidence des faits allégués contre de député », indique le communiqué du ministre de la Justice.

C’est dire donc que dans tout prochains jours, ce dossier sera instruit et le député pourra répondre de ses actes devant les tribunaux. Aujourd’hui, le vœu de tous les Togolais est de voir la vérité éclater.

Rappelons que selon la loi en vigueur, toute personne reconnue coupable de viol sur mineure est punie d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans.


Moussa Kaka, le correspondant de RFI au Niger, est en prison depuis le mois de septembre 2007. Les autorités nigériennes lui reprochent ses contacts professionnels avec la rébellion Touareg, contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Il risque la prison à vie.

Moussa Kaka collabore à Radio France Internationale depuis 1993.Cette année là, le Niger élit Mahamane Ousmane à la présidence. L’année précédente, le pays a adopté une nouvelle constitution, qui autorise le multipartisme. Moussa Kaka vient de la presse écrite. Il a écrit ses premiers articles pour le journal nigérien Le Républicain. Correspondant de RFI, il est également le directeur de la radio privée Saraounia, l’une des principales stations de la bande FM locale.

Moussa Kaka a été interpellé le vendredi 19 septembre 2007. Il a été inculpé le 26 septembre dernier pour « complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il risque la prison à vie.

Les autorités lui reprochent ses liens présumés avec la rébellion Touareg active dans le nord du Niger. Des contacts qu’il a eus dans l’exercice de son métier de journaliste. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique. source/ rfi

Vidéo: journée spéciale sur RFI (10/03/08)

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