
Une honte, une honte et une véritable indécence que cette histoire qui a vu les efforts collectifs et louables d’une dizaine de Togolais, réduits à néant par le sieur Boukpéssi qui a fait un hold-up sur des ordinateurs destinés à des écoles du Togo.
En effet ce groupe s’est donné pour but de regrouper leurs efforts pour apporter une contribution à l’éducation nationale. Et, c’est ainsi que pour la cause, le groupe a fait acquisition d’un lot d’une centaine d’unités centrales et 60 écrans ordinateurs destinés à des écoles sur le territoire national.
Précisons que ces ordinateurs ont été testés, puis reconditionnés et sont en état de bon fonctionnement avec un système d’exploitation et des logiciels de traitements de textes installés. Il s’agissait alors pour l’association d’offrir gracieusement ces ordinateurs à des écoles au Togo.
Chaque membre pouvait alors contacter des écoles qui devaient pour chacune d’elle recevoir au moins 1 ordinateur complet, avec une unité centrale en sus pour celles qui avaient les moyens de s’acheter un écran pour la deuxième unité centrale.
Vu l’objectif d’utilité publique et la vocation éducative du projet, l’association a essayé de trouver la possibilité d’obtenir des pouvoirs publics une exemption des frais de douanes. C’est alors que la piste des sieurs Boukpéssi, ministre des Finances et Bawara, ministre du NEPAD s’est présentée. Ces messieurs auraient pris l’engagement d’aider l’association dans leur démarche et leur permettre de réaliser cette opération qui leur tenait à cœur.
Entre temps une ONG s’était associée au groupe de Togolais pour offrir son aide et une contribution aux frais de transport.
Mais, quelle ne fut la surprise de ces compatriotes, une fois les ordinateurs sur les quais du Port de Lomé, de les voir bloqués par la douane avec application de pénalité journalière d’entreposage. Finalement après moult tractations, lorsque le sieur Boukpéssi fit sortir les ordinateurs, il en aurait retenu 50 dans le lot, arguant d’avoir payé de sa poche les frais de dédouanement, alors qu’il s’était engagé à aider l’association en sollicitant une intervention gouvernementale.
On peut supposer ici qu’il devait évoquer l’opération en conseil des ministres pour avoir l’aval du gouvernement étant entendu qu’il est lui-même à l’époque le ministre des finances. Mais que nenni, et il y a tout lieu de penser que l’ex ministre avait dès le départ une convoitise : mettre la main sur ces ordinateurs.
Le sieur Boukpéssi a tout bonnement truandé l’association, s’accaparant ainsi des ordinateurs qu’il a surement destiné à la revente ou pour équiper des locaux du RPT ou encore en faire don dans des administrations de la circonscription électorale où il s’est présenté comme candidat aux prochaines législatives.
Tout en dénonçant ce vol, nous ne pouvons que conseiller et encourager l’association d’en requérir par voie administrative au gouvernement afin que le sieur Boukpéssi, soit interpelé sur la question et qu’il indemnise l’association afin que celle-ci puisse mettre son projet à exécution vu qu’il ne faut guère rêver d’une restitution des matériels volés par une escroquerie doublé d’un abus de pouvoir. Il ne faut pas que cette spoliation soit consommée.
Il siérait que le sieur Boukpéssi aie la décence de faire en sorte que le plan initial de ces frères de la diaspora se réalise pour le bien de ceux qui étaient les véritables destinataires de ces ordinateurs : les élèves, collégiens et lycéens togolais.
Dans un autre registre, il n’est plus question aujourd’hui, des malversations financières opérés par ce même Payadowa Boukpéssi, concernant la gestion des fonds de l’emprunt obligataire lancé par l’Etat togolais et qu’avait dirigé l’actuelle directrice des impôts Ingrid Awadé.
Des sources avaient fait état d’une mise en examen du sieur Boukpéssi dans cette affaire, alors que l’intéressé, malgré la gravité de l’affaire est libre de ses mouvements et actuellement en pleine préparation pour briguer un mandat de parlementaire.
S’agirait-il d’une mise en examen fictive comme on en a l’habitude ?
Il n’est pas interdit de le penser car la gravité des charges nécessiterait que le sieur Boukpéssi, soit disqualifié par ses pairs députés de la nouvelle assemblée qui veulent prétendent qu’il est ouvert au Togo une nouvelle ère. Nous attendons de voir.
Voilà un minimum qui aurait pu donner de la crédibilité à ce qui est claironné en faisant feu de tout bois sur le changement.
Serait un changement dans la continuité de la règle de l’impunité ?
Abalo Balakyem Kpéouzim/ source togocity.com
Commentaire
28 janvier 2008
Clan Gnassingbé : Sud VS Nord
Au Togo, rien ne se produit au hasard, tout est calculé, lorsqu’on se situe au niveau de ceux qui régentent le pouvoir depuis un demi-siècle et dont l’intention manifeste est de perpétuer cette régence. Nul ne peut contredire les rivalités Nord VS Sud au sein de la fratrie Gnassingbé.
D’aucuns sont allés jusqu’à comparer le Togo au Western "Le bon, la brute, le truand" mais en posant le principe d’un quatuor : "les intelligents" (le camp de Faure), "les brutes" (le camp de Kpatcha), "les truands" (l’opposition : opposants de jour, collabos de nuit), les nigauds" (le peuple) ; c’est dire combien de fois la classe politique s’investit pour le Togo.
Quoi qu’il en soit, Faure et ses affidés pensent s’être mis tout le monde en poche. Une des statégies est l’usage recurrent d’un joker : Mey Gnassingbé.
Il y a eu des problèmes d’énergies (eau et électricité), l’Etat s’étant révélé incapable de fournir à ses citoyens l’électricité et l’eau. Puis on a vu, comme par magie, une fois n’est as coutume, Mey Gnassingbé et son association s’offrir le luxe de construire un château d’eau d’une capacité de 50.000 litres. D’autres actions avaient été menées avant comme la « rénovation de la place Fréau Jardin, rebaptisé depuis « Place Anani Santos ».
La stratégie du Fauriste qui se dit leader du "courant progressiste" du RPT pour rester au pouvoir au détriment du camp dit "conservateur" de Kpatcha est implaccable. Elle s’est attelée à démonter tout le réseau du camp adverse. Et la cerise sur le gâteau fut l’éviction de Kpatcha du gouvernement du poste qu’il prétendait être une attribution paternelle le ministère de la défense.
Il se dit que Kpatcha s’est fait doublement berné, ayant abandonné le poste convoité de la présidence de l’Assemblée qui faisait de lui le dauphin constitutionnel de son demi-frère, il a démissionné de l’Assemblée nationale or cette démission est constitutionnellement irréversible. Privé de son ministère, il a été fait "Gaou" comme aiment à ricanner certains sous le manteau
Et ce n’est pas tout : Pour contrer l’éventualité d’une main-mise par Kpatcha sur le RPT qui en 2010 de facto pourrait lui refuser l’investiture, Faure et son réseau ont paré à cette éventualité en utilisant la tactique du parallélisme des formes que l’on connaît déjà et qui a vu officier pendant ces quinze derniers mois un gouvernement bis siégeant à ses côtés faisant du gouvernement Agboyibor, une coquille vide.
Ainsi Mey Gnassingbé remonte au créneau avec un mini RPT ou plutôt un RPT parallèle qui devrait investir Faure comme candidat en 2010 au cas où le RPT lui fermerait les portes.
Des indiscrétions concordantes attribuaient depuis un moment l’intention de créer un parti pour se départir du RPT et des pressions du clan, car après avoir été porté à l’usurpation par le clan, il faut s’en affranchir.
Nous l’avions dit car il en a toujours été ainsi, le bénéficiaire d’un coup d’Etat est obligatoire contraint d’éliminer ses acolytes car le pouvoir ne se partage pas. Et comme il l’a dit en 2005, que sa prise de pouvoir du 5 février s’est passée sans qu’il fut nécessaire comme en 1963 de verser du sang, le fauriste nous dira que la mise à l’écart de ses complices s’est faite sans qu’il n’y ait eu besoin de les éliminer physiquement. Après le concept de la guerre propre par frappe chirurgicale inventé par Georges W. Bush, notre fauriste national quant à lui aura inventé le concept du coup d’Etat propre, Sauf qu’il oublie les milliers de morts d’avril 2005 dont compte lui sera, à coup sûr et certainement, réclamé un jour.
Le cas de Saddam Hussein, l’épée de Damoclès qui attend de frapper certains tyrans d’hier comme Habré, Patassé hébergé aux frais des Togolais par le clan pour le compte de la France, et que Faure pour se faire bien voir voudrait livrer au TPI, n’eut été l’opposition de la France et de ces parrains africains dont le drôlissime Odimba Bongo, l’ancêtre Wade qui lui-même craint d’être ainsi obligé de livrer Habré, l’autre génocidaire qu’il héberge pour le compte de la France ; devrait donner à réfléchir.
Quoiqu’il en soit, que le clan soit certain d’une chose, demain ce sont leurs soutiens d’aujourd’hui qui iront prendre des résolutions pour la création d’un TPI pour le Togo aux fins de le juger et les condamner comme cela se devrait.
Il faut avoir à l’esprit que ce n’est pas pour le plaisir que ces mêmes soutiens à qui sont versés des pots de vins pour faire des déclarations intempestives de félicitations, d’encouragements et de soutiens, qui restent des propos personnels, n’engageant que leurs auteurs, génèrent après coup et ceci officiellement pour les organisations et institutions mandataires, des rapports mettant en cause leurs propres déclarations et accablant le régime, se faisant passer pour des victimes qui auraient été abusées.
C’est le lieu de rappeler aux Togolais les efforts qui doivent être les leurs, l’abnégation et surtout l’urgence de taire les ambitions personnelles et éphémères de réussite qui ont déjà eu raison de certains. Le temps pour la compétition entre Togolais n’est pas encore...
Abalo Balakyem Kpéouzim/source togocity.com



























