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    <title><![CDATA[Il est temps!]]></title>
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    <description><![CDATA[President du Mouvement d'Action pour la Republique (M.A.R)
Ancien SG du Mouvement Estudiantin de Lutte contre la Violation des Droits Humains(M.L.V.D.H)
Journaliste,Directeur de Publication Conscience Estudiantine.
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    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
    <dc:creator.e-mail>admin@i-clic.net</dc:creator.e-mail>
    <dc:date>2008-09-08</dc:date>

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    <title><![CDATA[INONDATION...]]></title>
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				 <content:encoded><![CDATA[<p class="style45"><u style="background-color: rgb(255, 0, 0);"><span lang="FR" style="font-size: 18pt; font-family: Arial;"></span></u><u style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"><span lang="FR" style="font-size: 18pt; font-family: Arial;">Le Togo s&rsquo;&eacute;croule sous Faure Gnassingb&eacute;</span></u></p>
<div style="text-align: center;"><span lang="FR" style="font-size: 18pt; font-family: Arial;"></span><strong style="color: rgb(0, 0, 255);"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Californian FB&quot;;"><span style="font-weight: bold;">Sept axes routiers et ferroviaires impraticables, plusieurs villages inond&eacute;s<br /></span></span></strong><strong style="color: rgb(0, 0, 255);"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Californian FB&quot;;">Reportage &agrave; Amakpap&eacute; et &agrave; Togbl&eacute;kop&eacute; - Cas de Yoto </span></strong><br /><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Californian FB&quot;;"><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);"><br /></span><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/article1.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 415px; height: 218px;" />(Photo/Togocity.com)<br /></span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Californian FB&quot;;"></span><br /><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Californian FB&quot;;"></span></div>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">A en croire les autorit&eacute;s togolaises, les axes Hahoto&eacute;-Kp&eacute;m&eacute;, Lom&eacute;-Tabligbo, Lom&eacute;-Blitta du r&eacute;seau ferroviaire sont impraticables, de m&ecirc;me que les axes routiers Hahoto&eacute;-Kp&eacute;m&eacute;, Ts&eacute;vi&eacute;-Tabligbo, Ts&eacute;vi&eacute;-K&eacute;v&eacute;, et Lom&eacute;-Ts&eacute;vi&eacute;. Les villages qui sont situ&eacute;s le long des vall&eacute;es du Zio et de Haho sont inond&eacute;s. <br /> Le drame &agrave; Amakpap&eacute; et &agrave; Togbl&eacute;kop&eacute; relat&eacute; dans ce reportage de notre envoy&eacute; sp&eacute;cial.<br /> <br /> Situ&eacute; &agrave; environ 80 km au nord de Lom&eacute;, le pont entre Gam&eacute; et Amakpap&eacute; sur la nationale N&deg;1 a c&eacute;d&eacute; sous la crue du fleuve Haho, le samedi 26 juillet dernier. Sur son passage, le fleuve n&rsquo;a pas fait les choses &agrave; moiti&eacute;. Il n&rsquo;a pas seulement emport&eacute; dans son sillage le pont mais aussi&nbsp; il a ravag&eacute; des champs de ma&iuml;s, de mil, de coton et autres cultures. C&rsquo;est la d&eacute;solation totale au sein de la population. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Cette rupture du pont sur la nationale N&deg;1 n&rsquo;est pas sans cons&eacute;quences, surtout socio-&eacute;conomiques. Sur le terrain du sinistre, les t&eacute;moignages sont poignants. Cette situation dramatique est pourtant pour certaines personnes une source de profits (arnaque et racket). Ne sont pas seuls &agrave; se livrer &agrave; ce jeu, les jeunes de la localit&eacute;, mais aussi des syndicats. &laquo;<em>A quelque chose malheur est bon</em>&raquo;, se disent-ils s&ucirc;rement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Kodjo Sikirou, un t&eacute;moin de l&rsquo;effondrement du pont, raconte: &laquo;<em>Je transportais (ndlr: il faisait du taxi-moto) une fille qui se rendait &agrave; Amakpap&eacute;. A quelques m&egrave;tres du pont je vis que le courant d&rsquo;eau &eacute;tait davantage fort car&nbsp; il tourbillonnait violemment. Tout pr&egrave;s, j&rsquo;ai senti que le pont d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; craquait et l&rsquo;eau passait d&eacute;j&agrave;. Devant un v&eacute;hicule administratif suivi d&rsquo;une Toyota Corola et d&rsquo;une Mercedes Benz, je gare ma moto alors que les deux premiers v&eacute;hicules ont rebrouss&eacute; chemin. L&rsquo;homme de la Mercedes et moi avons approch&eacute; le pont afin de voir ce qui se passait. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; du pont venait une semi-remorque &agrave; qui nous faisions signe de s&rsquo;arr&ecirc;ter et le chauffeur obtemp&eacute;ra. Entre-temps, j&rsquo;&eacute;tais all&eacute; chercher des jeunes du village pour venir eux aussi constater ce qui se passait. Soudain, quinze minutes apr&egrave;s, aux environs de 7h30, le pont s&rsquo;est effondr&eacute; sous&nbsp; nos yeux</em> &raquo;. &laquo; <em>Il y avait un peulh sur une moto qui venait &agrave; vive allure. En d&eacute;pit de tous les signes qu&rsquo;on lui faisait, il n&rsquo;obtemp&eacute;ra pas. Ainsi, lui et sa moto se jet&egrave;rent &agrave; l&rsquo;eau. Heureusement pour lui qu&rsquo;il a pu nager jusqu&rsquo;&agrave; la rive avant d&rsquo;&ecirc;tre secouru. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s qu&rsquo;il fit comprendre aux gens qu&rsquo;il croyait aux braqueurs et surtout qu&rsquo;il revenait de la vente des b&eacute;tails et qu&rsquo;il avait d&rsquo;importantes sommes d&rsquo;argent sur lui</em>&raquo;, ajoute un autre t&eacute;moin de la sc&egrave;ne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">&laquo;<em>Le pont a compl&egrave;tement c&eacute;d&eacute;. Aussit&ocirc;t j&rsquo;ai alert&eacute; les autorit&eacute;s. J&rsquo;ai re&ccedil;u des instructions et j&rsquo;ai r&eacute;uni les jeunes afin que soit barr&eacute;e la route. Aux environs de 15 h, le PM arriva avec sa d&eacute;l&eacute;gation et ils ont constat&eacute; les d&eacute;g&acirc;ts. Donc, la nationale N&deg;1 est coup&eacute;e. Voil&agrave; la population a des probl&egrave;mes. Je vais vous dire comment &ccedil;a se passe. Les chambres sont cass&eacute;es. Tous ceux qui ont du ma&iuml;s dans leurs champs, tout est ravag&eacute; par l&rsquo;eau. Il y aura la famine dans ce village. Pire, c&rsquo;est l&rsquo;eau de Haho l&agrave; que nous buvons. Parce que s&rsquo;il faut prendre cette eau l&agrave; dans son &eacute;tat actuel, nous aurons de la diarrh&eacute;e ou le chol&eacute;ra</em>&raquo;, d&eacute;clare M. Wad&eacute; L. L&eacute;onard, Chef de Togbo-Amakpap&eacute;. Pour les populations, c&rsquo;est la peur au ventre. &laquo;<em>Nous avons re&ccedil;u des semences que nous avons d&eacute;j&agrave; sem&eacute;es. Nous venons de passer les intrants pour le coton. Et voil&agrave; que l&rsquo;eau vient de tout emporter. La SOTOCO ne comprendra pas certainement cette situation. Elle nous r&eacute;clamera &agrave; tout prix ces forfaits. D&eacute;j&agrave;, nous ne savons pas quoi faire pour r&eacute;soudre ce probl&egrave;me</em>&raquo;, explique un paysan dont le champ est enti&egrave;rement pass&eacute; sous les eaux &agrave; Kabosse-Kop&eacute;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">&laquo;<em>Suite &agrave; l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement, nous les jeunes de la localit&eacute;, nous sommes r&eacute;unis pour d&eacute;cider de comment aider les voyageurs. Nous avons aussit&ocirc;t cherch&eacute; des bois pour boucher les trous du pont des chemins de fer afin de permettre aux voyageurs de passer par ici. Tout ceci moyennant quelque chose par exemple pour les pi&eacute;tons, 50 &agrave; 100 Fcfa et 200 Fcfa pour ceux qui ont des motos</em>&raquo;, confie K&eacute;l&eacute; Mazama, le Chef du p&eacute;age de fortune. Pour la destination des recettes: &laquo;<em>Nous avons un CVD (Comit&eacute; Villageois de D&eacute;veloppement) &agrave; qui nous donnerons une partie et le reste pour tous les jeunes qui ont travaill&eacute; d&rsquo;arrache-pied pour avoir ce passage</em>&raquo;, indique-t-il. Il faut signaler que les conflits entre les agents du p&eacute;age et les passants sont monnaie courante dans la mesure o&ugrave; les tarifs sont appliqu&eacute;s &agrave; la t&ecirc;te du client.<br /> &nbsp;<br /> &laquo;<em>Voulez-vous tirez profit sur notre dos? Ce n&rsquo;est pas bon de nous compliquer la situation. D&eacute;j&agrave; au march&eacute;, les prix ont flamb&eacute; d&rsquo;un cran. Vous autres, vous nous amenez &agrave; des frais suppl&eacute;mentaires car le nombre de fois que nous passons vous nous prenez des sous. A combien irons-nous vendre ces produits pour avoir gain de cause?</em>&raquo;, se plaint une dame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">A Togbl&eacute;kop&eacute;, c&rsquo;est le m&ecirc;me son de cloche. Les trois ponts &eacute;taient submerg&eacute;s par le torrent du fleuve Zio. Le courant &eacute;tait si fort que les v&eacute;hicules &eacute;taient interdit de circulation, cr&eacute;ant ainsi un autre &laquo;<em>no man&rsquo;s land</em>&raquo;. Pour les conducteurs de taxi-moto, c&rsquo;est la joie car les prix ont flamb&eacute;. &laquo;<em>Vraiment, il y a une mal&eacute;diction qui plane sur notre pays. Le fleuve passe souvent violemment sous ces ponts mais, jamais jusque sur le pont. Mon inqui&eacute;tude, c&rsquo;est que ces ponts sont tellement vieux que je ne crois pas qu&rsquo;ils pourront tenir beaucoup plus longtemps. Si ceci continue encore pour deux jours de plus, c&rsquo;est s&ucirc;r qu&rsquo;ils vont eux aussi s&rsquo;effondrer. Moi, je ne sais pas ce que font nos autorit&eacute;s</em>&raquo;, vocif&egrave;re Louis qui a brav&eacute; la peur, traversant le courant d&rsquo;eau avec tous les risques possibles.&nbsp; <o:p></o:p></span></p>
<p align="center" style="text-align: center;" class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Didier Ledoux <br /></span></strong></p>
<p align="center" style="text-align: center;" class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"> </span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p align="center" style="text-align: center;" class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s&nbsp; le cas&nbsp; Amakpap&eacute;,&nbsp; la pr&eacute;fecture de Yoto coup&eacute;e de Lom&eacute; </span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">La presse s&rsquo;est toujours &eacute;poumon&eacute;e &agrave;&nbsp; rappeler la v&eacute;tust&eacute; des infrastructures routi&egrave;res au Togo, histoire d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des gouvernants afin qu&rsquo;ils prennent des mesures idoines pour les remettre en &eacute;tat. Mais les autorit&eacute;s ont toujours fait la sourde oreille. C&rsquo;est dans cette dynamique qu&rsquo;est survenu le drame d&rsquo;Amakpap&eacute; samedi dernier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Amakpap&eacute;</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> Les pluies diluviennes qui tombent depuis quelques temps ont eu raison du pont de la localit&eacute;. Il a &eacute;t&eacute; emport&eacute; par les eaux furieuses. Cons&eacute;quence, la nationale n&deg;1 est sectionn&eacute;e et Atakpam&eacute; est coup&eacute;e de Lom&eacute;. <em>&laquo;La route est divis&eacute;e par deux&raquo;</em>, a dit un jeune &eacute;l&egrave;ve du cours primaire, appr&eacute;ciant ainsi le sinistre &agrave; sa mani&egrave;re, en des termes math&eacute;matiques. Pour revenir aux choses s&eacute;rieuses, tout a l&rsquo;air d&rsquo;une voie qui vient &eacute;chouer dans le vide. Mieux, dans les eaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Yoto coup&eacute;e de Lom&eacute;</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> Nos fameuses autorit&eacute;s ont &agrave; peine le temps de constater les d&eacute;g&acirc;ts que d&eacute;j&agrave;, on signale un fait similaire dans la pr&eacute;fecture de Yoto. Un pont aurait c&eacute;d&eacute; sur le tron&ccedil;on Lom&eacute;-Ts&eacute;vi&eacute;-Tabligbo, pr&eacute;cis&eacute;ment au niveau du village Tch&eacute;kpo-D&eacute;d&eacute;kpo&egrave;. Rupture de pont qui isole donc la pr&eacute;fecture de Yoto. Elle est compl&egrave;tement coup&eacute;e de Zio. Et pour rallier Lom&eacute;, on est oblig&eacute; de passer par Vogan et An&eacute;ho. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Les palliatifs</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> En attendant de voir les gouvernants enclencher sur la Nationale n&deg;1 de <em>&laquo;grands travaux&raquo;</em>-c&rsquo;est un terme g&eacute;n&eacute;rique-, ils n&rsquo;ont pens&eacute; que d&eacute;viation. Naturellement, c&rsquo;est le ministre des Transports,&nbsp; C&eacute;lestin Ekpaou Talaki qui s&rsquo;est mis en sc&egrave;ne. <em>&hellip;Dans les mesures urgentes, nous allons r&eacute;tablir la circulation en &eacute;rigeant des barricades &agrave; 200 m&egrave;tres &agrave; l&rsquo;Est de l&rsquo;ouvrage qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;truit. Avant &ccedil;a, avec l&rsquo;aide du minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et du minist&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute;, nous avons alert&eacute; toutes les pr&eacute;fectures, toutes les stations taxis pour informer les gens qu&rsquo;en venant du Nord, on doit d&eacute;vier &agrave; partir d&rsquo;Atakpam&eacute;, passer par Kpalim&eacute; et venir &agrave; Lom&eacute;. Si on est au Sud, on doit aller Lom&eacute;-Kpalim&eacute;-Atakpam&eacute;. Nous avons aussi la route entre Nots&egrave; et Agou &hellip;&raquo;</em>, s&rsquo;est content&eacute; de dire le ministre. Ainsi la voie Atakpam&eacute;-Kpalim&eacute; est r&eacute;quisitionn&eacute;e pour les besoins de la cause ;&nbsp; et d&rsquo;autre part, les poids lourds en provenance du Port autonome de Lom&eacute; doivent passer par le pont rail. Mais ces solutions de rechange sont-elles &agrave; risque z&eacute;ro? <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Risque d&rsquo;un Amakpap&eacute; bis</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> Il est &agrave; craindre que les m&ecirc;mes causes ne produisent les m&ecirc;mes effets. Car l&rsquo;&eacute;tat de ces voies de secours n&rsquo;est pas enviable. La voie Agou-Nots&egrave; n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une piste rurale, m&ecirc;me si M. Talaki a us&eacute; d&rsquo;euph&eacute;misme et parl&eacute; de <em>&laquo;route en terre moderne&raquo;</em>. Une petite comparaison : les boulevards et avenues de Lom&eacute; la capitale font faire des cauchemars aux petits enfants &agrave; cause de leur &eacute;tat piteux ; c&rsquo;est &agrave; imaginer le sort des pistes.&nbsp; Si &agrave; Lom&eacute; on pense tr&egrave;s vite au repl&acirc;trage, les pistes rurales ne jouissent pas de ce privil&egrave;ge et ne sont r&eacute;habilit&eacute;es qu&rsquo;&agrave; chaque reprise de Coop&eacute;ration avec l&rsquo;Union Europ&eacute;enne.&nbsp; Les nids-de-poule qui s&rsquo;y trouvent peuvent avaler une famille de rhinoc&eacute;ros. Ceux qui ont eu la chance d&rsquo;emprunter cette voie se rendront certainement compte de la r&eacute;alit&eacute;. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Il y a en plus l&agrave;-dessus un pont qui chancelle. Le ministre Talaki y a justement fait allusion. <em>&laquo;Il y a aussi un pont l&agrave; qui est en train d&rsquo;&ecirc;tre menac&eacute; par l&rsquo;eau&raquo;</em>, a-t-il dit, avant de rassurer: <em>&laquo;Les techniciens sont en train de v&eacute;rifier si ce pont est praticable&raquo;</em>. Ce ne sont que des d&eacute;clarations de dirigeant, qui ne sauraient minimiser le danger. Il y a risque d&rsquo;un Amakpap&eacute; bis. Le ou les ponts construits sur cette voie sont &agrave; la mesure du poids des v&eacute;hicules qui l&rsquo;empruntent. Ce sont des poids l&eacute;gers, souvent des v&eacute;hicules de transport en commun cinq (05), neuf (09) ou douze (12) places. Si donc aujourd&rsquo;hui ces ponts doivent accueillir des semi-remorques, de gros porteurs, c&rsquo;est &agrave; imaginer le risque que l&rsquo;on court. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Le risque n&rsquo;est pas moindre quand il s&rsquo;agit pour les poids lourds, d&rsquo;emprunter la route de Kpalim&eacute;, voie qui n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude d&rsquo;en accueillir. En effet il existe un pont &agrave; probl&egrave;me &agrave; Tov&eacute; Agbessia, localit&eacute; situ&eacute;e tout pr&ecirc;t de Kpalim&eacute;. Le pont en question supporte, pour l&rsquo;instant, le passage des v&eacute;hicules, mais il est endommag&eacute; en bas et laisse voir beaucoup de fissures. Et s&rsquo;il doit aujourd&rsquo;hui supporter &agrave; un rythme plus accentu&eacute; ces poids lourds, le risque d&rsquo;un effondrement est donc grand. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Le tron&ccedil;on Kpalim&eacute;-Atakpam&eacute; pose d&rsquo;ailleurs probl&egrave;me. Certains l&rsquo;appellent &laquo;<em>sentier bitum&eacute;</em>&raquo;, voulant d&eacute;crire cette voie. C&rsquo;est son &eacute;troitesse qui est donc d&eacute;cri&eacute;e.&nbsp; Selon les usagers, cette voie est difficilement applicable en temps normal. Ce n&rsquo;est donc pas en ces temps de pluies diluviennes que la situation s&rsquo;am&eacute;liorerait. En plus, cette route est assez tortueuse, ce qui ne faciliterait pas les man&oelig;uvres aux titans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Manque de maintenance</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> Le bon sens ne comprend pas comment on en est arriv&eacute; l&agrave;. La question triture les m&eacute;ninges et beaucoup en arrivent &agrave; la conclusion du manque de suivi des infrastructures routi&egrave;res. Cette hypoth&egrave;se est plausible, car un pont tel que celui d&rsquo;Amakpap&eacute; ne saurait c&eacute;der comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Le pont devrait&nbsp; avoir logiquement amorc&eacute; son processus de d&eacute;gradation depuis un bout de temps, et les pluies diluviennes de ces derniers temps&nbsp; ne seraient venues que lui porter le coup fatal. On aurait donc pu pr&eacute;venir cette catastrophe, s&rsquo;il y avait un suivi r&eacute;gulier de ce pont, et par ricochet de toutes les infrastructures routi&egrave;res. Ce n&rsquo;est que le manque de visite, et donc de maintenance qui a entra&icirc;n&eacute; cet effondrement. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs&nbsp; le p&eacute;ch&eacute; mignon des gouvernants togolais. <o:p></o:p></span></p>
<p class="style45"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Au demeurant, cette catastrophe va certainement ronger l&rsquo;&eacute;conomie togolaise. La Nationale n&deg;1 est la voie par excellence qui dessert les pays de l&rsquo;Hinterland. Toutes ces tracasseries de d&eacute;viation risquent de d&eacute;go&ucirc;ter les partenaires &eacute;conomiques. Un ou deux renversements de titans sur ces voies de secours et ils changent d&rsquo;avis, et iront &agrave; la recherche du mieux-&ecirc;tre sous d&rsquo;autres cieux. C&rsquo;est ici qu&rsquo;il est &agrave; craindre qu&rsquo;ils ne se replient sur les pays voisins qui offrent de meilleures infrastructures pour leur approvisionnement. D&eacute;j&agrave; certains chauffeurs de ces titans &agrave; destination de l&rsquo;Hinterland, surtout ceux qui transportent des effets p&eacute;rissables redoutent la d&eacute;gradation de ces articles vu le temps fou qu&rsquo;ils sont oblig&eacute;s de mettre &agrave; cause de ces tracasseries de d&eacute;viation, et d&rsquo;autres proposent de passer par le Ghana ou le B&eacute;nin pour rallier leur pays de destination. <o:p></o:p></span></p>
<strong><span style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">TINO Kossi/etiame.com</span></strong>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-08-02T14:41:34+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-244894.html">
    <title><![CDATA[Gilchrist Olympio dénonce la lenteur des réformes constitutionnelles au Togo]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-244894.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img alt="" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/moz-screenshot.jpg" /><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/gil-2.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 117px; height: 121px;" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"><span lang="FR" style="font-size: 13pt; font-family: &quot;Century Gothic&quot;;"><span style="color: rgb(0, 0, 255); text-decoration: underline;">GILCHRIST OLYMPIO</span><br /></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"><span lang="FR" style="font-size: 13pt; font-family: &quot;Century Gothic&quot;;">&laquo; Ce n&rsquo;est pas &agrave; deux semaines du scrutin de 2010 qu&rsquo;on va commencer &agrave; discuter des r&eacute;formes. Ces r&eacute;formes s&rsquo;imposent d&egrave;s maintenant &raquo;</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"><span lang="FR" style="font-size: 13pt; font-family: &quot;Century Gothic&quot;;"><br /></span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Gilchrist Olympio d&eacute;nonce la lenteur des r&eacute;formes constitutionnelles au Togo<br /> Le leader historique de l&rsquo;opposition togolaise, Gilchrist Olympio a d&eacute;nonc&eacute; mercredi, au cours d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse &agrave; Lom&eacute;, le silence du pouvoir togolais en ce qui concerne les reformes des institutions et de la Constitution Togolaise&hellip;<br /> <br /> En effet, s&rsquo;exprimant devant la presse au si&egrave;ge de l&rsquo;UFC, Gilchrist Olympio a affirm&eacute; que le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute; lors de leurs discussions en novembre 2007 &agrave; entamer les <em>&laquo; r&eacute;formes des institutions et de certaines parties de notre Constitution&hellip;Le gouvernement est tr&egrave;s lent, jusqu&rsquo;&agrave; maintenant on n&rsquo;a pas eu de changement. Il faut qu&rsquo;on se mette &agrave; table d&egrave;s maintenant &raquo;</em>, a dit Olympio.<br /> <br /> <em>&laquo; Ce n&rsquo;est pas &agrave; deux semaines du scrutin de 2010 qu&rsquo;on va commencer &agrave; discuter des r&eacute;formes. Ces r&eacute;formes s&rsquo;imposent d&egrave;s maintenant &raquo;</em>, a martel&eacute; l&rsquo;opposant togolais.<br /> <br /> Il faut une r&eacute;forme de la Commission &eacute;lectorale nationale ind&eacute;pendante (CENI), de la Cour Constitutionnelle et surtout de la Constitution togolaise (adopt&eacute;e le 27 septembre 1992 et modifi&eacute;e en 2002).<br /> <br /> Il a indiqu&eacute; que ses r&eacute;unions avec Faure Gnassingb&eacute; en novembre 2007 n&rsquo;ont pas connu de suite. <em>&laquo; Depuis notre derni&egrave;re r&eacute;union en novembre ils ont disparu, on ne les voit plus, on a &eacute;crit ils ne r&eacute;pondent pas &raquo;</em>, a regrett&eacute; le leader politique qui a rencontr&eacute; mercredi dans la capitale togolaise le d&eacute;put&eacute; fran&ccedil;ais Christophe Guilloteau, pr&eacute;sident du groupe d&rsquo;amiti&eacute; parlementaire France-Togo.<br /> <br /> Gilchrist Olympio a annonc&eacute; qu&rsquo;il va se rendre &agrave; Ouagadougou dans les prochains jours pour rencontrer &agrave; ce propos le Pr&eacute;sident du Burkina Faso, Blaise Compaor&eacute;, facilitateur du dialogue inter togolais.<br /> <br /> Les exigences de l&rsquo;UFC ne sont que la stricte application de l&rsquo;Accord Politique Global sign&eacute; en Ao&ucirc;t 2006 &agrave; Lom&eacute;. Cet Accord dans son titre 3 indique que <strong>la poursuite des r&eacute;formes constitutionnels et institutionnelles est n&eacute;cessaire &agrave; la consolidation de la d&eacute;mocratie, de l&rsquo;Etat de droit et de la bonne gouvernance au Togo. <br /> <br /> Tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment, l&rsquo;article 3.1 de cet Accord dispose que &laquo; Toutes les Institutions issues du Dialogue et des prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives s'emploieront &agrave; mettre en oeuvre les r&eacute;formes permettant d'adopter des textes fondamentaux consensuels conform&eacute;ment &agrave; l'esprit de la Constitution d'octobre 1992 et du Code Electoral du 05 avril 2000 issu de l'Accord-Cadre de Lom&eacute;.<br /> Ces r&eacute;formes porteront sur les questions d'int&eacute;r&ecirc;t national suivantes : le fonctionnement r&eacute;gulier des institutions r&eacute;publicaines; le respect des droits humains; la s&eacute;curit&eacute;, la paix publique ; le caract&egrave;re r&eacute;publicain de l'Arm&eacute;e et des Forces de S&eacute;curit&eacute;; l'&eacute;quit&eacute; et la transparence des &eacute;jections &agrave; savoir : les conditions d'&eacute;ligibilit&eacute;, le mode de scrutin, le d&eacute;coupage &eacute;lectoral, le contentieux &eacute;lectoral, etc. le renforcement des moyens d'actions de la Haute Autorit&eacute; de .l/'Audio-visuel et de la Communication (HAAC). &raquo;<br /> <br /> Il est explicitement envisag&eacute; des r&eacute;visions constitutionnelles, notamment sur le r&eacute;gime politique, la nomination et les pr&eacute;rogatives du Premier Ministre, les conditions d'&eacute;ligibilit&eacute; du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, la dur&eacute;e et la limitation des mandats pr&eacute;sidentiels, l'institution d'un S&eacute;nat, la r&eacute;forme de la Cour Constitutionnelle. (Article 3.2 de l&rsquo;Accord Politique Global de Ouagadougou.)<br /> <br /> Au surplus, le Conseil de l&rsquo;Union europ&eacute;enne rappelle dans sa correspondance &agrave; Faure Gnassingb&eacute;, le 15 novembre 2007, les rep&egrave;res d&rsquo;un dialogue politique approfondi et renforc&eacute; entre l&rsquo;Union et la R&eacute;publique du Togo. L&rsquo;union europ&eacute;enne mentionne entre autres, <br /> - <em>&laquo; la poursuite des r&eacute;formes constitutionnelles et institutionnelles r&eacute;pertori&eacute;es dans l'Accord Politique Global, y compris le processus de d&eacute;centralisation et l'organisation d'&eacute;lections locales;<br /> - &laquo; la mise en place d'un syst&egrave;me &eacute;quilibr&eacute; d'acc&egrave;s aux fonds publics pour le financement des partis politiques, tel que pr&eacute;vu par le paragraphe 1.2.12 de l'Accord Politique Global et le suivi des recommandations des missions d'observation &eacute;lectorale en mati&egrave;re d'adaptation du code &eacute;lectoral;<br /> - &laquo; le traitement de la question de la lutte contre l'impunit&eacute;, notamment &agrave; travers la cr&eacute;ation d'organes ad&eacute;quats pour favoriser la r&eacute;conciliation nationale, tel que pr&eacute;vu par les paragraphes 2.2 et 2.4 de l'Accord Politique Global, et les garanties pour le respect des droits de l'homme y compris la poursuite judiciaire des violations telles qu'elles ressortent des engagements 2-1 et 2-6 de la liste des 22 engagements approuv&eacute;e en novembre 2004.</em><br /> <br /> Il importe donc que le Comit&eacute; de Suivi, voire le facilitateur ainsi que l&rsquo;Union europ&eacute;enne qui ont pour mission de veiller &agrave; l&rsquo;application de l&rsquo;Accord Politique Global s&rsquo;impliquent activement pour amener la partie au pouvoir &agrave; composer dans la bonne foi &agrave; la mise en &oelig;uvre de ces r&eacute;formes institutionnelles et constitutionnelles.<br /> <br /> <span style="">&nbsp;</span>La r&eacute;daction letogolais.com en liaison avec APANEWS.<o:p></o:p></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">&copy;&nbsp;Copyright</span></strong><span lang="FR" style="">&nbsp;</span><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<strong><strong>                            </strong></strong>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-13T18:12:27+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-238297.html">
    <title><![CDATA[TOGO : pour une commission vérité efficace.]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-238297.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center" style="text-align: center;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/ami.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 152px; height: 115px;" />D&Eacute;CLARATION PUBLIQUE<br /> AFR&nbsp;: 57/001/2008<br /> 29 avril 2008<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Les organisations signataires de cette d&eacute;claration saluent l&rsquo;ouverture, le 15 avril 2008, des consultations nationales relatives au processus v&eacute;rit&eacute;, justice et r&eacute;conciliation. Elle constitue une avanc&eacute;e d&eacute;cisive dans la lutte contre l&rsquo;impunit&eacute; &agrave; l&rsquo;encontre des auteurs des violations des droits humains commises dans le pass&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Les organisations signataires appellent les autorit&eacute;s togolaises &agrave; veiller &agrave; ce que ce processus permette l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une commission v&eacute;rit&eacute; efficace qui puisse garantir que la v&eacute;rit&eacute; soit &eacute;tablie, que justice soit faite et que toutes les victimes re&ccedil;oivent r&eacute;paration, sans pr&eacute;judice des proc&eacute;dures judiciaires engag&eacute;es par certaines victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">En effet, une commission v&eacute;rit&eacute; ne peut se substituer &agrave; un processus judiciaire visant &agrave; &eacute;tablir la responsabilit&eacute; p&eacute;nale individuelle et doit venir en compl&eacute;ment de celui des juridictions nationales. Elle ne doit pas, notamment, retarder l&rsquo;examen par la justice togolaise des plaintes qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es, notamment par les victimes des violences politiques de 2005 qui, &agrave; ce jour, attendent toujours d&rsquo;&ecirc;tre instruites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Les organisations signataires demandent par ailleurs que la commission &agrave; venir suive les principes directeurs cit&eacute;s en annexe. Ces principes ont &eacute;t&eacute; &eacute;tablis sur la base du droit international des droits humains ainsi que de la jurisprudence des organes internationaux et r&eacute;gionaux de d&eacute;fense des droits humains et formulent des recommandations relatives &agrave; la cr&eacute;ation, aux fonctions, aux pouvoirs et aux m&eacute;thodes de travail d&rsquo;une commission v&eacute;rit&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Le Togo a connu, depuis plusieurs d&eacute;cennies, de nombreuses violations graves des droits humains y compris des ex&eacute;cutions extrajudiciaires, des tortures, des &laquo;&nbsp;disparitions&nbsp;&raquo;, des arrestations arbitraires et des atteintes &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;expression. A ce jour, aucun des auteurs pr&eacute;sum&eacute;s de ces faits n&rsquo;a &eacute;t&eacute; traduit en justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">En ao&ucirc;t 2006, l&rsquo;ensemble des parties prenantes au dialogue inter-togolais - principaux partis politiques et deux organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile - a sign&eacute; un Accord politique global visant &agrave; trouver une issue &agrave; la crise politique togolaise &agrave; la suite de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, d&rsquo;avril 2005, entach&eacute;e d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s et de graves atteintes aux droits humains. Une des dispositions figurant dans cet Accord pr&eacute;voyait la cr&eacute;ation d&rsquo;une &laquo;&nbsp;commission charg&eacute;e de faire la lumi&egrave;re sur les actes de violence &agrave; caract&egrave;re politique, commis durant la p&eacute;riode allant de 1958 &agrave; ce jour, et d&rsquo;&eacute;tudier les modalit&eacute;s d&rsquo;apaisement des victimes&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Le processus de v&eacute;rit&eacute;, justice et r&eacute;conciliation, lanc&eacute; le 15 avril 2008 par le Chef de l&rsquo;Etat, Faure Gnassingb&eacute;, sera plac&eacute;, selon les autorit&eacute;s togolaises, sous la responsabilit&eacute; du Haut commissariat &agrave; la r&eacute;conciliation et au renforcement de l&rsquo;unit&eacute; nationale, des minist&egrave;res de la Justice et des Droits de l&rsquo;homme et du renforcement de la d&eacute;mocratie, avec l&rsquo;appui technique du Bureau du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Organisations signataires&nbsp;:<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Action des chr&eacute;tiens pour l&rsquo;abolition de la torture (ACAT-France), Amnesty International, F&eacute;d&eacute;ration internationale de l&rsquo;ACAT (FIACAT), Franciscans International, Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT), Secours Catholique - Caritas France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">Annexe&nbsp;: principes directeurs pour la cr&eacute;ation d&rsquo;une commission v&eacute;rit&eacute; efficace<o:p></o:p></span></p>
<p class="spip"><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shapetype id="_x0000_t75"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1034" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Si la commission v&eacute;rit&eacute; d&eacute;cide d&rsquo;adopter des proc&eacute;dures sp&eacute;cifiques, telles que des m&eacute;canismes traditionnels de r&eacute;solution des conflits, afin de promouvoir la r&eacute;conciliation sur le plan individuel, il est essentiel que ces m&eacute;canismes respectent pleinement les droits et la dignit&eacute; des victimes et des responsables pr&eacute;sum&eacute;s. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1035" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1035" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Son travail doit &ecirc;tre soutenu par un secr&eacute;tariat compos&eacute; d&rsquo;un nombre suffisant de personnes exp&eacute;riment&eacute;es, form&eacute;es et comp&eacute;tentes. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1036" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1036" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;En principe, tous les aspects du travail de la commission doivent &ecirc;tre rendus publics. Autant que possible, les m&eacute;dias et la population doivent &ecirc;tre inform&eacute;s des travaux de la commission v&eacute;rit&eacute; et des informations sur la base desquelles cet organisme va fonder ses conclusions. Cependant, la n&eacute;cessit&eacute; de prot&eacute;ger les droits de certaines victimes, t&eacute;moins ou responsables pr&eacute;sum&eacute;s, peut limiter le caract&egrave;re public de l&rsquo;enqu&ecirc;te, notamment si on estime que la s&eacute;curit&eacute; de ces personnes est menac&eacute;e. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1037" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1038" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Les statuts de la commission doivent contenir des dispositions d&eacute;taill&eacute;es veillant &agrave; ce que les victimes et les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s soient trait&eacute;s avec humanit&eacute;. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1039" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1041" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Une commission v&eacute;rit&eacute; doit b&eacute;n&eacute;ficier, sur le plan national, de ressources suffisantes ainsi que, le cas &eacute;ch&eacute;ant, d&rsquo;une aide au d&eacute;veloppement cibl&eacute;e. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1042" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1042" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Les r&eacute;sultats des enqu&ecirc;tes et les recommandations de la commission doivent &ecirc;tre officiellement proclam&eacute;s, publi&eacute;s et largement diffus&eacute;s sans retard injustifi&eacute;. <br /> </span><span style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_i1043" type="#_x0000_t75" alt="-"
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</v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><img width="8" height="11" border="0" v:shapes="_x0000_i1043" class="spip_puce" alt="-" src="file:///C:/DOKUME~1/NECKER~1/LOKALE~1/Temp/msoclip1/01/clip_image001.gif" /><!--[endif]--></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;&nbsp;Les statuts d&rsquo;une commission v&eacute;rit&eacute; doivent pr&eacute;voir la cr&eacute;ation d&rsquo;un organisme successeur charg&eacute; de contr&ocirc;ler la mise en oeuvre des recommandations de la commission, de poursuivre les enqu&ecirc;tes, de pr&eacute;server les archives, etc.<o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-05-05T15:19:14+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-236344.html">
    <title><![CDATA[Où sont les intellectuels de l’Afrique et de ses diasporas ?]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-236344.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span class="titreune1"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; color: red;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/intellectuels_africains-2.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 229px; height: 145px;" />O&ugrave; sont les intellectuels de l&rsquo;Afrique et de ses diasporas&nbsp;?</span></strong></span><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; color: red;"> <br /> </span></strong><span class="soustitre"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; color: blue;">Apr&egrave;s la disparition d&rsquo;Aim&eacute; C&eacute;saire, la question devient plus urgente encore</span></strong></span><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Pourtant, en Afrique, dans la Cara&iuml;be, aux Etats-Unis&hellip;, il n&rsquo;y a jamais eu autant d&rsquo;universitaires, d&rsquo;&eacute;crivains, d&rsquo;auteurs, d&rsquo;artistes, bref, d&rsquo;hommes et de femmes dot&eacute;s de savoirs tr&egrave;s pointus et de culture. Certes, quelques figures comme celles du Nig&eacute;rian Wole Soyinka ou de l&rsquo;Am&eacute;ricaine Toni Morisson sont mondialement connues et respect&eacute;es. L&rsquo;on ne peut cependant pas dire que leur influence et leur aura soient exactement &agrave; la hauteur de celles d&rsquo;un C&eacute;saire ou d&rsquo;un Mongo Beti. Pourquoi donc un tel &laquo;&nbsp;vide&nbsp;&raquo;&nbsp;? Alors que para&icirc;t ces jours-ci, dans la tr&egrave;s controvers&eacute;e collection Continents noirs des &eacute;ditions Gallimard, le troisi&egrave;me et dernier tome d&rsquo;une trilogie consacr&eacute;e &agrave; la vie Mongo Beti et intitul&eacute; &laquo;&nbsp;Le rebelle III&nbsp;&raquo;, l&rsquo;on est tent&eacute; de se demander o&ugrave; sont les rebelles de notre temps&nbsp;? A l&rsquo;heure o&ugrave;, en Afrique et ailleurs, les peuples sont confront&eacute;s aux pires difficult&eacute;s politiques, sociales et &eacute;conomiques, il y a lieu de s&rsquo;interroger sur le r&ocirc;le des intellectuels, dans leurs espaces nationaux et bien s&ucirc;r au-del&agrave; de ces derniers. Pourtant, r&eacute;guli&egrave;rement, notamment lorsque l&rsquo;actualit&eacute; du continent l&rsquo;exige, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent en Afrique et ailleurs. Ce fut le cas avant, pendant et apr&egrave;s le g&eacute;nocide rwandais &ndash; malgr&eacute; les effets nuls ou presque - , et ce fut encore le cas plus r&eacute;cemment, apr&egrave;s le discours de Nicolas Sarkozy &agrave; Dakar, sous l&rsquo;impulsion de l&rsquo;historienne malienne Adame Ba Konar&eacute;, qui est aussi l&rsquo;&eacute;pouse de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident malien Alpha Oumar Konar&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Pourquoi malgr&eacute; tout, ce sentiment diffus qu&rsquo;en dehors d&rsquo;une figure mythique comme celle de Nelson Mandela, dont la stature est aujourd&rsquo;hui plus proche d&rsquo;une divinit&eacute; que d&rsquo;un humain, l&rsquo;Afrique et ses diff&eacute;rentes diasporas ne disposent plus de figures tut&eacute;laires. Certes, il n&rsquo;y a pas que la notori&eacute;t&eacute;, fut-ce-t-elle mondiale, qui peut faire d&rsquo;un homme ou d&rsquo;une femme un &ecirc;tre d&rsquo;exception. D&rsquo;ailleurs &agrave; cet &eacute;gard, il y a certainement un peu partout dans le monde, des &laquo;&nbsp;anonymes&nbsp;&raquo; qui sont des mod&egrave;les de vertu. Mais, l&rsquo;on ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de se demander o&ugrave; sont les phares d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, surtout dans les r&eacute;gions du monde o&ugrave; les combats pour les droits les plus &eacute;l&eacute;mentaires sont encore nombreux. Evidemment, nul ne peut nier la pr&eacute;sence sur les territoires nationaux de personnalit&eacute;s importantes, qui m&egrave;nent des luttes courageuses actuellement, parfois au p&eacute;ril de leur vie, pour faire triompher les causes les plus diverses. Ce fut notamment le cas pour l&rsquo;&eacute;crivain nig&eacute;rian Ken Saro-Wiwa, assassin&eacute; par le gouvernement du dictateur Sani Abacha en 1995&nbsp;; ce fut encore le cas pour le camerounais C&eacute;lestin Monga, embastill&eacute; par les autorit&eacute;s de Paul Biya au d&eacute;but de la d&eacute;c&eacute;nnie 1990, et qui a &eacute;t&eacute; exil&eacute; depuis &agrave; la banque Mondiale &agrave; Washington. On pourrait ainsi multiplier les exemples. Mais le constat reste le m&ecirc;me&nbsp;: toutes ces personnalit&eacute;s sont tr&egrave;s loin des sommets auxquels se sont hiss&eacute;s certains de leurs a&icirc;n&eacute;s. Des sommets auxquels certains comme Wole soyinka se sont parfois tr&egrave;s violemment attaqu&eacute;s, dans une volont&eacute; sinon d&rsquo;abattre des ic&ocirc;nes, du moins de passer &agrave; autre chose.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">En affirmant, en r&eacute;f&eacute;rence au concept fondateur de n&eacute;gritude, que le tigre ne revendique pas sa tigritude, Wole Soyinka a fait croire &agrave; beaucoup &ndash; ce qui est encore parfois vrai &agrave; l&rsquo;heure actuelle - que la n&eacute;gritude &eacute;tait un archa&iuml;sme. Or, ceux qui adh&egrave;rent &agrave; cette vision, qui n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas tout &agrave; fait celle de Wole Soyinka, s&rsquo;attachent &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence &agrave; la dimension strictement &laquo;&nbsp;raciale&nbsp;&raquo; de la n&eacute;gritude, en oubliant le fond qui r&eacute;side dans l&rsquo;&ecirc;tre profond. On touche l&agrave; &agrave; la dimension spirituelle et donc universelle de la n&eacute;gritude, qui est moins la fiert&eacute; de l&rsquo;homme noir, que la n&eacute;cessit&eacute; pour chacun, quel qu&rsquo;il soit, de renouer avec son &ecirc;tre profond. Autre pol&eacute;mique, celle men&eacute;e par les promoteurs de la cr&eacute;olit&eacute; comme Patrick Chamoiseau et Rapha&euml;l Confiant, dont l&rsquo;objectif &agrave; l&rsquo;origine &eacute;tait de la substituer &agrave; la n&eacute;gritude. Pour les tenants de la cr&eacute;olit&eacute;, pr&eacute;sent&eacute;e comme une critique &laquo;&nbsp;radicale&nbsp;&raquo; de la n&eacute;gritude, il s&rsquo;agissait pour le sp&eacute;cialiste de la grammaire cr&eacute;ole Jean Barnab&eacute; de &laquo;&nbsp;remplir les promesses et le programme de la n&eacute;gritude mieux que ne l&rsquo;avait fait la n&eacute;gritude elle-m&ecirc;me&nbsp;&raquo;. Si ces controverses s&rsquo;inscrivent dans le cycle &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; des g&eacute;n&eacute;rations qui se succ&egrave;dent, elles r&eacute;v&egrave;lent aussi la difficult&eacute; pour certains de se hisser au niveau de leur pr&eacute;d&eacute;cesseurs, afin d&rsquo;aller encore plus loin, encore plus haut.</span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: center;" class="spip"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Les intellectuels africains semblent plus inaudibles que jamais</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"></span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Il y a trois ans se tenait &agrave; Dakar, la premi&egrave;re Conf&eacute;rence des Intellectuels d&rsquo;Afrique et de la Diaspora, sur le th&egrave;me suivant&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;Afrique au 21&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;: int&eacute;gration et renaissance&nbsp;&raquo;. Presque un demi si&egrave;cle apr&egrave;s le fameux Congr&egrave;s des &eacute;crivains et artistes noirs, qui se tint &agrave; la Sorbonne en septembre 1956, - notamment &agrave; l&rsquo;initiative du S&eacute;n&eacute;galais Alioune Diop, fondateur de la revue Pr&eacute;sence africaine en 1946 et de la maison d&rsquo;&eacute;dition du m&ecirc;me nom quelques ann&eacute;es plus tard&nbsp;-, un &eacute;v&eacute;nement d&rsquo;envergure internationale rassemblait &agrave; nouveau les intellectuels d&rsquo;Afrique et de la diaspora. Dans les deux cas, un d&eacute;nominateur commun&nbsp;: la mise en exergue et les interrogations sur le r&ocirc;le des intellectuels. A l&rsquo;instar des combats contre le colonialisme, ou encore des luttes contre les r&eacute;gimes autoritaires des ann&eacute;es 1960 et 1970, les mutations d&eacute;mocratiques du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 ont cristallis&eacute; les interrogations sur le r&ocirc;le des intellectuels africains. Mais ce sont l&agrave; des circonstances historiques particuli&egrave;res. Or hier comme aujourd&rsquo;hui, les questions sur le r&ocirc;le des intellectuels sont quotidiennes. D&rsquo;o&ugrave; cette impression diffuse, mais r&eacute;elle, que les intellectuels africains sont aujourd&rsquo;hui plus inaudibles que jamais, voire absents de l&rsquo;espace public international. Pis, certains raillent de plus en plus l&rsquo;absence d&rsquo;engagement chez nombre d&rsquo;intellectuels, leur facilit&eacute; &agrave; c&eacute;der aux attraits du pouvoir et de l&rsquo;argent, leur conformisme&hellip;<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Rappelons toutefois qu&rsquo;en Afrique comme ailleurs, les intellectuels ne forment pas un ensemble homog&egrave;ne. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas ici de restreindre le statut de l&rsquo;intellectuel &agrave; la fr&eacute;quentation d&rsquo;une universit&eacute; et &agrave; la production de savoirs. Car, dans un monde de plus en plus mondialis&eacute;, la production des savoirs s&rsquo;est atomis&eacute;e et les capacit&eacute;s d&rsquo;analyse critique de l&rsquo;ordre politique, &eacute;conomique ou social se trouvent aussi en dehors des structures institutionnelles. De plus, comme l&rsquo;a soulign&eacute; Raymond Aron dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;opium des intellectuels&nbsp;&raquo;, la qualit&eacute; d&rsquo;intellectuel varie dans le temps et l&rsquo;espace. Alors que l&rsquo;engagement politique fut pendant longtemps au centre de l&rsquo;activit&eacute; des intellectuels africains, la g&eacute;n&eacute;ration actuelle ne s&rsquo;inscrit pas tout &agrave; fait dans la m&ecirc;me d&eacute;marche. En effet, pour les intellectuels de la p&eacute;riode d&rsquo;avant les ind&eacute;pendances, jusque dans les ann&eacute;es 1970, la lutte contre la colonisation, tout comme l&rsquo;affirmation et la reconnaissance de l&rsquo;identit&eacute; africaine &eacute;taient au c&oelig;ur de leur engagement. Outre les circonstances historiques particuli&egrave;res de cette &eacute;poque, l&rsquo;une des raisons du grand &eacute;cho rencontr&eacute; par ces intellectuels r&eacute;side dans ce combat commun qu&rsquo;ils menaient contre la domination. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une immense solidarit&eacute; fond&eacute;e certes sur l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une identit&eacute; africaine con&ccedil;ue comme &laquo;&nbsp;monolithique&nbsp;&raquo; et sacr&eacute;e, alors qu&rsquo;il est admis aujourd&rsquo;hui que comme toutes les identit&eacute;s collectives, cette identit&eacute; africaine s&rsquo;inscrit dans des dynamiques complexes, qui la rendent tr&egrave;s diverse, voire &eacute;clat&eacute;e.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, les combats contre la colonisation et les luttes politiques de la p&eacute;riode qui a imm&eacute;diatement succ&eacute;d&eacute;e aux ind&eacute;pendances &eacute;taient beaucoup plus f&eacute;d&eacute;ratrices et mobilisatrices. Les grandes figures intellectuelles de cette &eacute;poque &ndash; Cheikh Anta Diop, L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor, Alioune Diop, Mongo Beti&hellip; - avaient en effet un rayonnement et une audience consid&eacute;rables. Force est de constater que la situation a beaucoup &eacute;volu&eacute; de nos jours. En mati&egrave;re litt&eacute;raire par exemple, l&rsquo;on constate que la litt&eacute;rature de combat de l&rsquo;&eacute;poque coloniale a &laquo;&nbsp;d&eacute;bouch&eacute;&nbsp;&raquo; sur un immense d&eacute;senchantement, d&egrave;s le milieu des ann&eacute;es 1960. D&egrave;s cette &eacute;poque, dans &laquo;&nbsp;Le devoir de violence&nbsp;&raquo;, le malien Yambo Ouologuem remet en cause les ind&eacute;pendances et la critique anticoloniale. D&rsquo;autres comme les Nig&eacute;rians Chinua Achebe et Wole Soyinka, les Kenyans Tabah Lo Lyong et N&rsquo;gugi Wa Thiongo, ou encore le Somalien Nurruddin Farah &eacute;crivent aussi sur cette d&eacute;sillusion. D&rsquo;o&ugrave; le sentiment d&rsquo;une litt&eacute;rature qui se d&eacute;clinait &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un tryptique constitu&eacute; par la colonisation, les ind&eacute;pendances et le d&eacute;senchantement. La jeune g&eacute;n&eacute;ration qui a &eacute;merg&eacute; dans les ann&eacute;es 1980-1990 se caract&eacute;rise d&rsquo;abord par son cosmopolitisme et son individualisme. M&ecirc;me si l&rsquo;on peut noter ici ou l&agrave; des d&eacute;nominateurs communs, tels que la critique des dictatures et des r&eacute;gimes antid&eacute;mocratiques, l&rsquo;on constate surtout une multiplication et une atomisation des voix. Par ailleurs, nombre de ces &eacute;crivains revendiquent des identit&eacute;s m&eacute;tisses.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: center;" class="spip"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Les r&eacute;sistants ont du m&eacute;rite</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Mais comme l&rsquo;affirme Mongo Beti, dans le tome II de la collection posthume intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;Le rebelle&nbsp;&raquo;, le combat social est l&rsquo;une des premi&egrave;res missions de l&rsquo;&eacute;crivain, mais ce n&rsquo;est pas la seule. &laquo;&nbsp;La litt&eacute;rature doit pouvoir satisfaire ce besoin d&rsquo;&eacute;motion comme tous les arts, car le propre de l&rsquo;art est de nous &eacute;mouvoir, pas seulement de nous envoyer des messages ou des id&eacute;es&nbsp;&raquo; pr&eacute;cise-t-il. De l&agrave; &agrave; penser que les &eacute;crivains en particulier et les intellectuels en g&eacute;n&eacute;ral ont totalement d&eacute;sert&eacute; le terrain des id&eacute;es et des grandes causes il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas. Prenons par exemple les controverses autour du discours du pr&eacute;sident Nicolas Sarkozy &agrave; Dakar. Certains ont eu l&rsquo;impression que c&rsquo;&eacute;tait le pr&eacute;texte pour les intellectuels de donner de la voix dans l&rsquo;espace public international et de sortir d&rsquo;une l&eacute;thargie mortifiante. Alors que des personnalit&eacute;s comme Boubacar Boris Diop ou encore Achille Bembe s&rsquo;employaient &agrave; d&eacute;montrer que ce discours &eacute;tait historiquement dat&eacute;, d&rsquo;autres comme le Camerounais C&eacute;lestin Monga estimaient qu&rsquo;il y avait mieux &agrave; faire que de se pencher sur ce qu&rsquo;ils consid&egrave;rent plut&ocirc;t comme &laquo;&nbsp;un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne&nbsp;&raquo;. D&rsquo;autres encore comme le Togolais Sami Tchak s&rsquo;interrogent sur la l&eacute;gitimit&eacute; et la cr&eacute;dibilit&eacute; de certains intellectuels qui critiquent ce discours, alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils sont financ&eacute;s directement ou indirectement par le gouvernement fran&ccedil;ais.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Cependant, cette controverse n&rsquo;est-elle pas l&rsquo;arbre qui cache la for&ecirc;t&nbsp;? Car &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la plus ou moins grande vigueur des milieux intellectuels sur le continent, et ce parfois au p&eacute;ril de leur vie, l&rsquo;on peut s&rsquo;interroger sur l&rsquo;atonie des intellectuels africains sur la sc&egrave;ne internationale. Une situation que connaissent aussi les milieux intellectuels de la diaspora. Certes, la notori&eacute;t&eacute; et la pr&eacute;sence m&eacute;diatique ne sont pas une fin en soi, ni m&ecirc;me un objectif premier. Mais, face aux maux qui minent le continent, l&rsquo;on constate en plus comme le souligne le sociologue s&eacute;n&eacute;galais Babacar Sall dans sa pr&eacute;face &agrave; l&rsquo;ouvrage de son compatriote Abdoulaye Gueye &laquo;&nbsp;Les intellectuels africains en France&nbsp;&raquo;, un affaiblissement de l&rsquo;engagement militant, l&rsquo;absence de cadres organisationnels chez les intellectuels africains&hellip; Et &agrave; cet &eacute;gard, la Conf&eacute;rence de Dakar n&rsquo;a pas tenu ses promesses. Mais depuis le tournant du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, certains intellectuels qui sont rest&eacute; sur le continent ont choisi de r&eacute;sister. A cet &eacute;gard, nous pouvons citer le Congolais Dieudonn&eacute; Tsokini, le Burkinab&eacute; Sh&eacute;rif Sy, le Gabonais Guy Rossatanga Rignault, le cardinal Christian Tumi au Cameroun, et certains de ses compatriotes comme Abel Eyinga ou Fabien Eboussi Boulaga.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="spip"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">Ces r&eacute;sistants ont d&rsquo;autant plus de m&eacute;rite, qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui plus qu&rsquo;hier, l&rsquo;exigence du passage des discours aux actes est plus forte, avec comme cons&eacute;quence bien souvent, la d&eacute;valorisation du travail intellectuel, au b&eacute;n&eacute;fice de la condition mat&eacute;rielle consid&eacute;r&eacute;e comme le meilleur moyen d&rsquo;exister socialement. Toutefois, &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du continent, quelques &laquo;&nbsp;fr&eacute;missements&nbsp;&raquo; sont &agrave; signaler. C&rsquo;est le cas avec la parution r&eacute;cente de l&rsquo;ouvrage collectif intitul&eacute; &laquo;&nbsp;Intellectuels africains face &agrave; la mondialisation&nbsp;&raquo;, malgr&eacute; un contenu &agrave; la qualit&eacute; tr&egrave;s in&eacute;gale. Dans le m&ecirc;me ordre d&rsquo;id&eacute;e, il y a &eacute;galement l&rsquo;appel lanc&eacute; par un groupe d&rsquo;&eacute;crivains africains et europ&eacute;ens &ndash; Wole Soyinka, Chimamanda Ngozi Adichier, Nadine Gordimer, G&uuml;nter Grass, Vaclav Havel&hellip;- &agrave; l&rsquo;occasion du sommet Union europ&eacute;eenne-Afrique, pour &laquo;&nbsp;critiquer l&rsquo;absence de courage politique&nbsp;&raquo; face au drame du Darfour et &agrave; la trag&eacute;die que vit une grande partie du peuple zimbabw&eacute;en. Il ne reste plus qu&rsquo;&agrave; esp&eacute;rer que de v&eacute;ritables dynamiques collectives essaimeront &ccedil;a et l&agrave;. Les jeunesses d&rsquo;Afrique et d&rsquo;ailleurs en ont besoin.<o:p></o:p></span></p>
<h1><span lang="FR" style=""><span style="font-weight: normal; font-style: italic;">Christian Eboul&eacute; AFRIK.COM</span><o:p></o:p></span></h1>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-26T18:41:58+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-236094.html">
    <title><![CDATA[TOGO : L’UFC maintient  l’intégralité du  programme des manifestations dans le cadre de   la commémoration de la fête nationale du 27 Avril.]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-236094.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<table cellpadding="0" border="0" style="">
    <tbody>
        <tr>
            <td valign="top" style="padding: 0.75pt;">
            <p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/ufc-1.gif" alt="" class="CtreTexte" style="width: 135px; height: 118px;" />UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)<br />   59, Rue Koudadz&eacute;, Lomnava<br />   BP 62168<br />   Lom&eacute;, Togo<br />   T&eacute;l. /Fax 338 01 85 <br />   http// www.ufctogo.com <br />   <br />   Lom&eacute; le 24 avril 2008 <br />   <br />   <br />   </span></p>
            <div style="text-align: center;"><strong><u><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">COMMUNIQUE DE PRESSE</span></u></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"></span><br /><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"></span></div>
            <p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">   <br />   Halte &agrave; l&rsquo;arbitraire et aux d&eacute;rives liberticides <br />   <br />   Le lundi 21 avril 2008, l&rsquo;Union des Forces de Changement (UFC) a fait   parvenir au Ministre de la S&eacute;curit&eacute;, le programme des manifestations qu&rsquo;elle   organise dans le cadre de la comm&eacute;moration de la f&ecirc;te nationale du 27 Avril. <br />   <br />   Le mercredi 23 avril 2008, &agrave; son invitation, le Ministre de l&rsquo;Administration   Territoriale, M. Pascal Bodjona a re&ccedil;u &agrave; son bureau, une d&eacute;l&eacute;gation de l&rsquo;UFC   en pr&eacute;sence du Ministre de la S&eacute;curit&eacute;, M .Atcha Titipkina. <br />   <br />   Au cours de cet entretien, les ministres ont clairement signifi&eacute; &agrave; la   d&eacute;l&eacute;gation de l&rsquo;UFC l&rsquo;interdiction d&rsquo;utilisation de toute place publique pour   les manifestations de l&rsquo;UFC, notamment le stade des cheminots pour le tournoi   de football, la place Fr&eacute;au pour le meeting populaire du samedi 26 avril. La   parade pr&eacute;vue le dimanche 27 avril &agrave; l&rsquo;issue de la messe pour rallier le lieu   du pique nique est &eacute;galement interdite.<br />   <br />   Le motif invoqu&eacute; par Monsieur Bodjona est que ces manifestations sont   ressenties comme &laquo;un acte de provocation traduisant une d&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard   des autorit&eacute;s qui dans le m&ecirc;me temps sont en train d&rsquo;ex&eacute;cuter le programme   officiel du 27 Avril.&raquo; <br />   <br />   L&rsquo;UFC d&eacute;nonce avec la plus grande fermet&eacute; ces interdictions qui rel&egrave;vent de   l&rsquo;arbitraire et constituent un acte de m&eacute;pris envers les paisibles   populations togolaises. Au demeurant, le pouvoir RPT, dans sa logique de   double langage, continue de creuser le d&eacute;ficit d&eacute;mocratique, apr&egrave;s avoir jou&eacute;   &agrave; obtenir quelque satisfecit de la part des partenaires du Togo. <br />   <br />   L&rsquo;UFC ne se soumettra pas &agrave; ce diktat d&rsquo;un autre &acirc;ge. Elle maintient en   cons&eacute;quence, l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de son programme qui ne viole en aucune mani&egrave;re   les lois de la R&eacute;publique togolaise. Elle demande aux populations togolaises   de refuser l&rsquo;arbitraire et les d&eacute;rives liberticides en se joignant   massivement aux manifestations organis&eacute;es par l&rsquo;UFC. <br />   <br />   Fait &agrave; Lom&eacute;, le 24 Avril 2008.<br />   Pour le Bureau National, <br />   Le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral, <br />   Jean-Pierre Fabre<o:p></o:p></span></p>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-25T12:53:31+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-235464.html">
    <title><![CDATA[Fête de l'indépendance du Togo le 27 avril 2008]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-235464.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/banniere_2027avril2008.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 241px; height: 133px;" /></span></p>
<p class="MsoNormal">  </p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">Grande Journ&eacute;e de Comm&eacute;moration</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><br /> <strong><span style="color: blue;">27 AVRIL 1958 -27 avril 2008<o:p></o:p></span></strong></span></p>
<strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: blue;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>50ans<br /></span></strong>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt;">L'UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)<br /> LE COMIT&Eacute; TOGOLAIS DE R&Eacute;SISTANCE (CTR)<br /> Les Patriotes et D&eacute;mocrates Togolais en France et en Europe<br /> <br /> Vous invitent &agrave; la Comm&eacute;moration solennelle de la GRANDE VICTOIRE POPULAIRE<br /> DU 27 AVRIL 1958<br /> <br /> <br /> PROGRAMME :<br /> <br /> PAROISSE ST-HIPPOLYTE- 27 av. de Choisy PARIS 13&egrave;me &agrave; 12 H 30 pr&eacute;cises<br /> 1- MESSE SOLENNELLE d'ACTION DE GR&Acirc;CE<br /> 2- COLLATION ET R&Eacute;JOUISSANCES<br /> 3- &Eacute;VOCATION DE LA LUTTE H&Eacute;RO&Iuml;QUE du PEUPLE TOGOLAIS POUR l'IND&Eacute;PENDANCE<br /> <br /> ABLO&ETH;E GBADZA ! !<br /> <br /> Dimanche 27 Avril 2008 &agrave; 12h30 pr&eacute;cises<br /> Paroisse Saint-Hippolyte- 27, Avenue de Choisy- 75013 PARIS<br /> METRO : Porte de Choisy (Ligne 7) -TRAM T3 : Porte de Choisy -<br /> BUS : Nombreux arr&ecirc;ts &agrave; Place d'Italie.<br /> Bus 183 arr&ecirc;t Porte de Choisy P&Eacute;RIPH&Eacute;RIQUES : Sorties Porte d'Italie ou Porte d'Ivry.<br /> <br /> </span><span style="font-size: 14pt;">Contacts : <br /> MABL&Eacute;: 06 65 37 01 66; <br /> G. BEKE : 06 70 96 91 82; <br /> A. AKOUETE-AKUE : 06 07 97 68 16 <o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-22T15:36:18+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-234459.html">
    <title><![CDATA[Le poète Aimé Césaire est mort]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-234459.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/cesaire200.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 277px; height: 299px;" /><br />
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: &quot;Arial Black&quot;;">Aim&eacute; C&eacute;saire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; color: black;">&laquo;</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">&nbsp;</span><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Arial; color: red;">JE SUIS DE LA RACE DE CEUX QU&rsquo;ON OPPRIME</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">&nbsp;<span style="color: black;">&raquo; </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p></o:p></span></p>
<br />
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">Le po&egrave;te Aim&eacute; C&eacute;saire, 94 ans, originaire des Antilles fran&ccedil;aises et l'un des chantres de la &laquo;n&eacute;gritude&raquo;, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; jeudi matin &agrave; Fort-de-France en Martinique, o&ugrave; il &eacute;tait hospitalis&eacute;.<br />   Le pr&eacute;sident Nicolas Sarkozy a salu&eacute; la m&eacute;moire du po&egrave;te, &laquo;symbole d'espoir pour tous les peuples opprim&eacute;s&raquo; &agrave; travers son combat &laquo;pour la reconnaissance de son identit&eacute; et la richesse de ses racines africaines&raquo;. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Francophonie, le S&eacute;n&eacute;galais Abdou Diouf, a quant &agrave; lui exprim&eacute; la &laquo;tr&egrave;s grande &eacute;motion&raquo; de toute la &laquo;famille francophone&raquo;.<br /> <br /> Des obs&egrave;ques nationales seront organis&eacute;es &agrave; une date qui n'est pas encore fix&eacute;e.<br /> <br /> Aim&eacute; C&eacute;saire fut, avec le S&eacute;n&eacute;galais L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor et le Guyanais L&eacute;on-Gontran Damas, l'un des chantres du courant litt&eacute;raire francophone de la &laquo;n&eacute;gritude&raquo;, qui a exprim&eacute; la fiert&eacute; de l'identit&eacute; noire. L'auteur du &laquo;Cahier d'un retour au pays natal&raquo; avait consacr&eacute; sa vie &agrave; la po&eacute;sie et &agrave; la politique. Figure des Antilles fran&ccedil;aises, il fut depuis les ann&eacute;es 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.<br /> <br /> Aim&eacute; C&eacute;saire avait &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; le 9 avril pour des affections &laquo;de nature cardiologique&raquo;.<br /> <br /> <strong>Maire de Fort-de-France</strong><br /> Maire de Fort-de-France pendant 56 ans, de 1945 &agrave; 2001, il avait fond&eacute; en 1957 le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l'existence d'une communaut&eacute; historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la d&eacute;centralisation. Il l'avait pr&eacute;sid&eacute; jusqu'en 2005.<br /> <br /> Aim&eacute; C&eacute;saire est l'auteur de pi&egrave;ces comme &laquo;La Trag&eacute;die du roi Christophe&raquo; (1963, sur la d&eacute;colonisation) ou &laquo;Une saison au Congo&raquo; (1966, sur Patrice Lumumba). En po&eacute;sie, il a sign&eacute; &laquo;Les Armes miraculeuses&raquo;, &laquo;Soleil cou coup&eacute;&raquo;, &laquo;Corps perdu&raquo;, &laquo;Ferrements&raquo; ou &laquo;Moi laminaire&raquo;.<br /> <br /> Il a aussi &eacute;t&eacute; essayiste et pol&eacute;miste avec son &laquo;Discours sur le colonialisme&raquo;, cri de r&eacute;volte contre l'Occident, juch&eacute; sur &laquo;le plus haut tas de cadavres de l'humanit&eacute;&raquo; ou &laquo;Lettre &agrave; Maurice Thorez&raquo;.  <o:p></o:p></span></p>
afp]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-17T20:13:23+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-233955.html">
    <title><![CDATA[REFORMES INSTITUTIONNELLES ET CONSTITUTIONNELLES : L’UE ATTEND DES REPONSES CLAIRES DES AUTORITES TOGOLAISES]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-233955.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/ue.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 216px; height: 109px;" />De source habituellement bien inform&eacute;e &agrave; Bruxelles on indique que l&rsquo;Union Europ&eacute;enne attend des r&eacute;ponses claires et pr&eacute;cises des autorit&eacute;s togolaises concernant le dialogue &agrave; approfondir sur les sujets &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans sa lettre du 15 Novembre 2007 &agrave; savoir : <o:p></o:p></span></p>
<ul type="disc">
    <li style="" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">.&nbsp;&nbsp; la mise en place d&rsquo;un syst&egrave;me &eacute;quilibr&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s aux      fonds publics pour le financement des partis politiques tel que pr&eacute;vu par      l&rsquo;APG<o:p></o:p></span></strong></li>
    <li style="" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">.&nbsp;&nbsp; le suivi des recommandations des missions      d&rsquo;observation &eacute;lectorale en mati&egrave;re d&rsquo;adaptation du code &eacute;lectoral<o:p></o:p></span></strong></li>
    <li style="" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">.&nbsp; la poursuite des r&eacute;formes constitutionnelles et      institutionnelles r&eacute;pertori&eacute;es dans l&rsquo;Accord Politique Global <o:p></o:p></span></strong></li>
    <li style="" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">.&nbsp;&nbsp; le traitement de la question de la lutte contre      l&rsquo;impunit&eacute; &agrave; travers la cr&eacute;ation d&rsquo;organes ad&eacute;quats pour favoriser la      r&eacute;conciliation nationale et les garanties pour le respect des droits de      l&rsquo;homme.</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;"><o:p></o:p></span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Afin d&rsquo;appuyer le processus des r&eacute;formes en cours et de garder la dynamique positive, l&rsquo;Union Europ&eacute;enne encourage la poursuite du dialogue entre la commission europ&eacute;enne et les autorit&eacute;s togolaises dans le cadre de l&rsquo;exercice de programmation du 10e Fonds europ&eacute;en de d&eacute;veloppement. Les principales pr&eacute;occupations portent sur l&rsquo;&eacute;quit&eacute; et la transparence des &eacute;lections ; les conditions d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute;, le mode de scrutin, le d&eacute;coupage &eacute;lectoral, le contentieux &eacute;lectoral, le renforcement des moyens d&rsquo;action de la HAAC. <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">La r&eacute;vision du r&eacute;gime politique, la nomination et les pr&eacute;rogatives du Premier ministre, les conditions d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, la dur&eacute;e et la limitation du mandat pr&eacute;sidentiel. L&rsquo;institution d&rsquo;un s&eacute;nat, la r&eacute;forme de la Cour Constitutionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Le processus de d&eacute;centralisation et l&rsquo;organisation des &eacute;lections locales faisaient partie de ces pr&eacute;occupations. <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Selon l&rsquo;APG, il appartient au gouvernement de prendre en charge ces propositions pour la prochaine l&eacute;gislature. <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Selon notre source, l&rsquo;Union Europ&eacute;enne s&rsquo;appr&ecirc;terait &agrave; adresser une nouvelle lettre aux autorit&eacute;s togolaises pour les exhorter &agrave; faire le point de la situation &agrave; pr&eacute;senter un agenda clair pour les r&eacute;formes souhait&eacute;es. <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Depuis la mise en place de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, on a plut&ocirc;t l&rsquo;impression que la classe politique togolaise se d&eacute;sint&eacute;resse des sujets &eacute;num&eacute;r&eacute;s ci-haut et que l&rsquo;Accord Politique Global appartient d&eacute;sormais &agrave; l&rsquo;histoire. Il est vrai que les populations sont plut&ocirc;t pr&eacute;occup&eacute;es par les probl&egrave;mes de la vie ch&egrave;re. Certaines questions, notamment celle concernant le traitement de l&rsquo;impunit&eacute; ont &eacute;t&eacute; discut&eacute;es en conseil des ministres. Faut-il r&eacute;habiliter le dialogue, version APG ou pr&eacute;c&eacute;der d&rsquo;une autre mani&egrave;re ? <o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Du c&ocirc;t&eacute; du Rassemblement du Peuple Togolais, on laisse entendre que d&egrave;s lors qu&rsquo;une assembl&eacute;e a &eacute;t&eacute; mise en place qui refl&egrave;te la configuration politique du pays, toutes les conditions sont r&eacute;unies pour d&eacute;battre de tous les sujets dans le cadre du parlement. Mais l&rsquo;UFC constatant que des r&eacute;formes dans le cadre de cette Assembl&eacute;e majoritairement domin&eacute;e par le RPT ne l&rsquo;arrangent pas, se fonde sur les suffrages qu&rsquo;elle a obtenus aux l&eacute;gislatives pour r&eacute;clamer un dialogue bilat&eacute;ral avec le RPT sur les r&eacute;formes &agrave; poursuivre. Les r&eacute;sultats de ce dialogue bilat&eacute;ral sur les importantes r&eacute;formes devant &ecirc;tre ent&eacute;rin&eacute;s par l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale o&ugrave; les deux forces politiques pourraient mettre leurs d&eacute;put&eacute;s &agrave; contribution. Tous les autres partis et le CAR d&eacute;noncent tout dialogue exclusif RPT-UFC qui les marginaliserait. <o:p></o:p></span></p>
<span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Verdana;">Pour Me Agboyibo, les r&eacute;formes doivent se discuter dans un cadre pr&eacute;vu par l&rsquo;APG avant d&rsquo;&ecirc;tre soumises &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e. Mais le gouvernement accepterait-il que ces r&eacute;formes soient men&eacute;es &laquo; politiquement &raquo; ? </span>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-15T19:16:05+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-232933.html">
    <title><![CDATA[ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2011 AU CAMEROUN: PAUL BIYA FAIT MODIFIER LA CONSTITUTION POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-232933.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/npaul.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;">PAUL BIYA, IL POURRA SE REPRESENTER LORS DU SCRUTIN DE 2011</span><br /></div>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">Le nombre de mandats pr&eacute;sidentiels n&rsquo;est plus limit&eacute; au Cameroun , les d&eacute;put&eacute;s de la mouvance pr&eacute;sidentielle ont adopt&eacute; le projet de r&eacute;vision de la Constitution le jeudi 10 avril 2008 dans la nuit tardive. Le vote de cet amendement a eu lieu 24 heures plus t&ocirc;t que pr&eacute;vu afin de surprendre la population et &eacute;viter ainsi les troubles. Cette r&eacute;vision de la Constitution permet alors au Pr&eacute;sident Paul Biya<span style="">&nbsp; </span>&acirc;g&eacute; de 75 ans ,de se repr&eacute;senter en 2011.Quels sont<span style="">&nbsp; </span>les techniques par lesquelles ces Dictateurs se maintiennent<span style="">&nbsp; </span>toujours au pouvoir&nbsp;?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><o:p></o:p></span></p>
<p align="center" style="text-align: center;" class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Arial; color: red;">COMMENT SE MAINTENIR AU POUVOIR</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt; font-family: Arial;">...<o:p></o:p></span></p>
<p align="center" style="text-align: center;" class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; color: blue;">par Cl&eacute;ment <strong>BOURSIN</strong><br /> <em>Charg&eacute; mission Afrique - P&ocirc;le Actions - ACAT France</em></span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"><br /> <strong>1990, le discours de La Baule, un discours de circonstance</strong><br /> L&rsquo;effondrement du communisme en Europe de l&rsquo;Est et l&rsquo;implosion de l&rsquo;URSS, &agrave; la fin des ann&eacute;es 80, ont &eacute;t&eacute; des &eacute;v&eacute;nements d&eacute;clencheurs pour une mobilisation sans pr&eacute;c&eacute;dent en faveur des changements politiques sur tout le continent africain. De l&rsquo;ex-Zaire au S&eacute;n&eacute;gal, en passant par le Gabon, le Togo et le Mali, les populations, habitu&eacute;es jusqu&rsquo;alors aux partis uniques et aux dictatures militaires, ont cri&eacute; leur soif de libert&eacute; et exig&eacute; la d&eacute;mocratisation des r&eacute;gimes au pouvoir. Pour &eacute;viter toute instabilit&eacute; pouvant nuire &agrave; l&rsquo;influence et aux int&eacute;r&ecirc;ts fran&ccedil;ais, Fran&ccedil;ois Mitterrand d&eacute;cida de promouvoir et d&rsquo;accompagner le mouvement d&eacute;mocratique sur le continent africain par le biais du renouvellement de la coop&eacute;ration franco-africaine. Le discours de La Baule (20 juin 1990), lors de l&rsquo;ouverture de la seizi&egrave;me conf&eacute;rence des chefs d&rsquo;&Eacute;tat de France et d&rsquo;Afrique, annon&ccedil;ait la nouvelle politique africaine de la France, adapt&eacute;e aux nouveaux &eacute;quilibres mondiaux. Au cours de cette conf&eacute;rence, la France, apr&egrave;s avoir apport&eacute; un soutien sans faille &agrave; des pouvoirs autocratiques pendant trois d&eacute;cennies, d&eacute;cida unilat&eacute;ralement que l&rsquo;aide aux &Eacute;tats africains devait, d&egrave;s lors, &ecirc;tre conditionn&eacute;e par l&rsquo;acceptation des chefs d&rsquo;&Eacute;tat africains de s&rsquo;engager sur le chemin de la d&eacute;mocratie.<br /> <br /> <strong>1990-2000, un vent de d&eacute;mocratisation en Afrique francophone ?</strong><br /> Bien que ce soit une r&eacute;ponse tardive aux aspirations d&eacute;mocratiques des populations africaines, le discours de La Baule marqua les esprits sur le continent et fit esp&eacute;rer une avanc&eacute;e d&eacute;mocratique. Ce discours avait d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; tr&egrave;s mal appr&eacute;ci&eacute; par l&rsquo;ensemble des chefs d&rsquo;&Eacute;tat africains pr&eacute;sents. Ils se sentaient contraints d&rsquo;instaurer la d&eacute;mocratie dans leurs pays respectifs afin de b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;indispensable aide de la France. La crise &eacute;conomique et l&rsquo;imposition de politiques d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; par les institutions financi&egrave;res internationales avaient d&eacute;j&agrave; largement fragilis&eacute; leurs pouvoirs, dont les assises reposaient principalement sur la redistribution des rentes d&rsquo;&Eacute;tat et des aides ext&eacute;rieures. Se passer de l&rsquo;aide de la France &eacute;tait impossible. Bon nombre de dirigeants se r&eacute;sign&egrave;rent alors &agrave;<strong>&laquo; <em>d&eacute;cr&eacute;ter la d&eacute;mocratie</em> &raquo;.</strong> Des conf&eacute;rences nationales eurent lieu dans de nombreux pays : <strong>B&eacute;nin, Mali, Niger, Congo-Brazzaville, ex-Za&iuml;re</strong>&hellip; La plupart des constitutions nationales furent modifi&eacute;es pour permettre le pluralisme politique, l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lections libres, et la cons&eacute;cration de la libert&eacute; d&rsquo;expression. Un vent de libert&eacute; souffla sur le continent. Structuration d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; civile, essor d&rsquo;une culture d&rsquo;opposition, la politique en Afrique reprit vie, ce qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; le cas depuis les premi&egrave;res ann&eacute;es d&rsquo;ind&eacute;pendance.<br /> Des constitutions qui limitent le nombre de mandats pr&eacute;sidentiels<br /> Une des caract&eacute;ristiques des constitutions adopt&eacute;es dans les ann&eacute;es 90 en Afrique francophone est la limitation du nombre de mandats pr&eacute;sidentiels. L&rsquo;objectif est clair : il s&rsquo;agit, face &agrave; des chefs d&rsquo;&Eacute;tat install&eacute;s depuis plusieurs d&eacute;cennies, de provoquer une alternance du pouvoir.<br /> &Agrave; partir de 2000, r&eacute;formes constitutionnelles et monopolisation du pouvoir.<br /> Peu &agrave; peu, on assiste en Afrique francophone &agrave; un retour aux situations politiques ant&eacute;rieures, permettant ainsi aux chefs d&rsquo;&Eacute;tat en place de continuer &agrave; r&eacute;gner et &agrave; monopoliser le pouvoir.<br /> Dans les pays occidentaux on s&rsquo;oriente alors vers une diminution de la dur&eacute;e du mandat pr&eacute;sidentiel et/ou vers une diminution du nombre de mandats possible. Or en Afrique francophone, depuis les ann&eacute;es 2000, m&ecirc;me si les formes d&eacute;mocratiques sont respect&eacute;es, la tendance est inverse.<br /> Dix ans apr&egrave;s l&rsquo;adoption de constitutions limitant le nombre de mandats pr&eacute;sidentiels, les chefs d&rsquo;&Eacute;tat en place qui avaient effectu&eacute; deux mandats successifs ne pouvaient plus se pr&eacute;senter aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Une seule solution s&rsquo;offrait &agrave; eux pour se maintenir au pouvoir d&eacute;mocratiquement : r&eacute;viser une nouvelle fois la constitution. Contre le gr&eacute; des populations, plusieurs chefs d&rsquo;&Eacute;tat, qui avaient pour la plupart prirent le pouvoir par les armes, et s&rsquo;&eacute;taient maintenus en place par le biais d&rsquo;&eacute;lections truqu&eacute;es, ont ainsi modifi&eacute;, &agrave; leur convenance, les constitutions.<br /> M&ecirc;me si les populations n&rsquo;&eacute;taient pas favorables &agrave; ces modifications constitutionnelles sur mesure, il n&rsquo;existe pas, dans ces pays, de v&eacute;ritables contre-pouvoirs capables d&rsquo;emp&ecirc;cher les chefs d&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;agir &agrave; leur guise. Les raisons de cette absence sont multiples.<br /> &bull; La plupart des chefs d&rsquo;&Eacute;tat actuels sont arriv&eacute;s au pouvoir par les armes et ont fait fuir, chass&eacute; ou tu&eacute; leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs, d&eacute;truisant toute ou partie des membres des partis politiques d&rsquo;opposition.<br /> &bull; Les &eacute;lections (l&eacute;gislatives, communales, pr&eacute;sidentielles), fortement encadr&eacute;es par des institutions pro-gouvernementales, ont permis aux pr&eacute;sidents en place d&rsquo;asseoir leur position de force par des votes frauduleux : la plupart des parlementaires ainsi &eacute;lus sont aux ordres du chef de l&rsquo;&Eacute;tat.<br /> &bull; Les associations, syndicats, institutions religieuses ont parfois eu la possibilit&eacute; de s&rsquo;&eacute;tablir et de mieux se coordonner. Mais les repr&eacute;sentants de cette soci&eacute;t&eacute; civile sont souvent poursuivis, harcel&eacute;s, parfois emprisonn&eacute;s et m&ecirc;me assassin&eacute;s, lorsqu&rsquo;ils prennent des positions qui vont &agrave; l&rsquo;encontre de la parole du chef de l&rsquo;&Eacute;tat et de la politique du gouvernement. Au-del&agrave; de la peur d&rsquo;&ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;s, tortur&eacute;s ou tu&eacute;s, certains membres de la soci&eacute;t&eacute; civile sont corrompus par le pouvoir en place, qui veut emp&ecirc;cher toute mobilisation populaire d&rsquo;importance.<br /> &bull; Les m&eacute;dias priv&eacute;s sont &eacute;galement victimes de censure, de harc&egrave;lement, ou de poursuites lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;&eacute;loignent trop de la vision officielle.<br /> &bull; Enfin, la communaut&eacute; internationale, par son immobilisme et ses silences, a facilit&eacute; le travail de sape de ces contre-pouvoirs.<br /> Ainsi, <strong>les &laquo; <em>coups d&rsquo;&Eacute;tat constitutionnels</em> &raquo;</strong> ont pu avoir lieu sans r&eacute;elle contestation. Et les principaux chefs d&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;Afrique francophone, &agrave; l&rsquo;image de feu Gnassingb&eacute; Eyad&eacute;ma au Togo et de Omar Bongo au Gabon, se sont fait r&eacute;&eacute;lire apr&egrave;s des &eacute;lections <strong>&laquo; <em>douteuses </em>&raquo;.</strong><br /> Le manque de r&eacute;actions de la France face &agrave; ces d&eacute;tournements constitutionnels, tout comme le fait qu&rsquo;elle ne s&rsquo;&eacute;tait gu&egrave;re pr&eacute;occup&eacute;e de d&eacute;mocratie avant 1990, semble indiquer que ses motivations sont avant tout dict&eacute;es plus par la recherche de la stabilit&eacute; de ses relations politiques et &eacute;conomiques que par la volont&eacute; d&rsquo;asseoir la d&eacute;mocratie en Afrique.<br /> &Agrave; chacun de ses silences, la France offre un message clair aux autres chefs d&rsquo;&Eacute;tat africains indiquant qu&rsquo;ils peuvent en faire autant. Par sa complaisance, elle a reni&eacute; un peu plus &agrave; chaque fois les engagements pris &agrave; La Baule en 1990.<br /> <br /> <strong>Modalit&eacute;s techniques pour r&eacute;viser une Constitution</strong><br /> Dans la plupart des cas, les chefs d&rsquo;&Eacute;tat ne demandent pas directement une r&eacute;vision de la constitution. Ils laissent formellement l&rsquo;initiative aux d&eacute;put&eacute;s du parti au pouvoir. Deux proc&eacute;d&eacute;s de modification sont possibles : la voie r&eacute;f&eacute;rendaire ou la voie parlementaire. Les barri&egrave;res juridiques &agrave; la r&eacute;vision disparaissent &agrave; chaque fois que le parti pr&eacute;sidentiel contr&ocirc;le le nombre de si&egrave;ges n&eacute;cessaires pour franchir le seuil de la majorit&eacute; qualifi&eacute;e au parlement. Dans la plupart des pays africains, la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle co&iuml;ncide avec la majorit&eacute; parlementaire. Ainsi, la solution parlementaire est g&eacute;n&eacute;ralement pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e au r&eacute;f&eacute;rendum.<br /> <strong>Au Burkina-Faso, au Gabon, au S&eacute;n&eacute;gal, au Tchad et au Togo</strong>, en empruntant la voie parlementaire, les chefs d&rsquo;&Eacute;tat ont pu modifier en toute l&eacute;galit&eacute; les constitutions. Avec la r&eacute;vision de la constitution gabonaise en 2003, qui consacre la lev&eacute;e de la limitation du nombre de mandats, le pr&eacute;sident Omar Bongo, au pouvoir depuis trente-huit ans, pourra ainsi briguer un nouveau mandat pr&eacute;sidentiel de sept ans lors du prochain scrutin de d&eacute;cembre 2005.<br /> <br /> <strong>Comment la Constitution a-t-elle &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e pour rester au pouvoir ?</strong><br /> Diff&eacute;rentes techniques visent &agrave; p&eacute;renniser une domination politique, en avantageant le pr&eacute;sident en place dans la comp&eacute;tition pr&eacute;sidentielle. En voici quelques exemples.<br /> </span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">1</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">.<strong>Revenir sur les limitations du nombre de mandats pr&eacute;sidentiels</strong>. Par ce biais, les dirigeants suivants sont rest&eacute;s en place :<br /> &bull; <strong>Mauritanie </strong>: Modification en 1991, qui a permis &agrave; Maaouyia Ould Sid&rsquo;Ahmed Taya de rester au pouvoir de son coup d&rsquo;&Eacute;tat de 1984 &agrave; son renversement par coup d&rsquo;&Eacute;tat en ao&ucirc;t 2005.<br /> &bull; <strong>Burkina Faso</strong> : <strong><em>Par un subtil jeu de lev&eacute;e de la limitation du nombre de mandats en 1997, puis de restauration de cette limitation en 2000, Blaise Compaor&eacute; est au pouvoir depuis son coup d&rsquo;&Eacute;tat de 1987</em>.</strong> <br /> L&rsquo;article 37 de la constitution du Burkina Faso &eacute;tablit une limitation &agrave; deux mandats pr&eacute;sidentiels cons&eacute;cutifs de cinq ans. Selon les partisans du pr&eacute;sident Blaise Compaor&eacute;, celui-ci avait le droit de se pr&eacute;senter aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de novembre 2005 car la limitation du cumul des mandats prend effet &agrave; la date de modification de la constitution, &agrave; savoir en 2000. Blaise Compaor&eacute;, ancien militaire, est arriv&eacute; au pouvoir par un coup d&rsquo;&Eacute;tat le 15 octobre 1987. Il a par la suite &eacute;t&eacute;&eacute;lu pr&eacute;sident en 1991 et r&eacute;&eacute;lu en 1998 et en novembre 2005. <br /> &bull; <strong>Tunisie </strong>: Modification en 2002 et maintien de Ben Ali au pouvoir depuis son <strong>&laquo; <em>coup d&rsquo;&Eacute;tat m&eacute;dical</em> &raquo;</strong> (<a href="http://www.acat.asso.fr/courrier/annee_2006/Courrier_261/constitutions_261.htm#a"><span style="font-family: Arial;">1</span></a>) de 1987. R&eacute;&eacute;lu en 1989 avec 99,27 % des suffrages, en 1994 avec 99,9 %, en 1999 avec 99,44 %, en 2004 avec 94,48 % &hellip;<br /> &bull; <strong>Guin&eacute;e</strong> : Modification en 2002 et maintien de Lansana Cont&eacute; au pouvoir depuis son coup d&rsquo;&Eacute;tat de 1984.<br /> &bull; <strong>Togo</strong> : Modification en 2003, qui a permis &agrave; feu Gnassingb&eacute; Eyadema de rester au pouvoir depuis son coup d&rsquo;&Eacute;tat de 1967 jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en 2005.<br /> &bull; <strong>Gabon</strong> : Modification en 2003 et maintien de Omar Bongo au pouvoir depuis 1967.<br /> Adopt&eacute;e durant l&rsquo;instauration du multipartisme dans les ann&eacute;es 90, la Constitution gabonaise n&rsquo;autorisait pas plus de deux mandats successifs &agrave; la t&ecirc;te du pays. Mais il a &eacute;t&eacute; souverainement d&eacute;cid&eacute; voici deux ans de revenir sur cette disposition. Ainsi Omar Bongo pourra se pr&eacute;sente le 27 novembre 2005 &agrave; sa propre succession. Le scrutin est verrouill&eacute; d&rsquo;avance. La campagne &eacute;lectorale a &eacute;t&eacute; limit&eacute;e au plus court : &agrave; peine deux semaines. Les moyens engag&eacute;s par le candidat Bongo ont &eacute;t&eacute; d&eacute;mesur&eacute;s (ballon dirigeable orn&eacute; d&rsquo;un immense portrait du candidat, animation laser, des affiches, des tee-shirts et des casquettes par milliers). L&rsquo;acc&egrave;s aux m&eacute;dias pour les opposants a &eacute;t&eacute; restreint. Le vote, &agrave; un seul tour, a &eacute;t&eacute; taill&eacute; sur mesure pour Omar Bongo, qui fait face &agrave; quatre candidats, dont deux s&eacute;rieux. La date du scrutin a &eacute;t&eacute; avanc&eacute;e peu avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance. Quand aux op&eacute;rations de vote, elles ont &eacute;t&eacute; scind&eacute;es en deux temps : d&rsquo;abord l&rsquo;arm&eacute;e, puis la population. Enfin, la Commission &eacute;lectorale est contr&ocirc;l&eacute;e par les autorit&eacute;s.<br /> &bull; <strong>Tchad</strong> <strong>: <em>Modification en 2005 et maintien de Idriss D&eacute;by au pouvoir depuis son coup d&rsquo;&Eacute;tat de 1990</em>.<br /> </strong>Le 26 mai 2004, par 123 voix (sur 155), l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale tchadienne, majoritairement pro-gouvernementale, a adopt&eacute; un projet de r&eacute;vision constitutionnelle qui pr&eacute;voyait la lev&eacute;e de la limitation des mandats du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique, jusque-l&agrave; limit&eacute;s &agrave; deux (article 61 de la constitution). Le texte de r&eacute;vision a &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement adopt&eacute; apr&egrave;s un r&eacute;f&eacute;rendum tr&egrave;s largement contest&eacute; au niveau national. En 2006, le pr&eacute;sident Idriss D&eacute;by pourra ainsi briguer un troisi&egrave;me mandat pr&eacute;sidentiel. Arriv&eacute; au pouvoir par la force en d&eacute;cembre 1990, le pr&eacute;sident tchadien a &eacute;t&eacute; &eacute;lu en 1996, puis r&eacute;&eacute;lu une seconde fois en 2001, ces derni&egrave;res &eacute;lections ayant &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par des fraudes massives.<br /> &bull; <strong>Ouganda</strong> <strong>: <em>Modification en 2005 et maintien de Yoweri Museveni au pouvoir depuis sa victoire militaire contre le r&eacute;gime en place en 1986</em></strong><em>.</em><br /> En Afrique anglophone, les r&eacute;visions constitutionnelles font &eacute;galement des &eacute;mules. En juin 2005, le parlement ougandais, domin&eacute; par le parti au pouvoir, a approuv&eacute; une s&eacute;rie d&rsquo;amendements &agrave; la constitution, qui supprime notamment la limite de deux mandats pr&eacute;sidentiels, par une &eacute;crasante majorit&eacute; de 232 voix contre cinquante. Fin septembre 2005, le pr&eacute;sident ougandais, Yoweri Museveni a sign&eacute; la loi d&rsquo;amendement &agrave; la constitution. Il sera donc vraisemblablement candidat pour le scrutin pr&eacute;sidentiel de 2006.<br /> </span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">2</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">. <strong>Modifier les r&egrave;gles permettant d&rsquo;&ecirc;tre candidat</strong>. Cela permet d&rsquo;&eacute;liminer de la course pr&eacute;sidentielle un adversaire potentiel.<br /> Depuis la r&eacute;vision de la constitution togolaise (f&eacute;vrier 2003), il faut avoir r&eacute;sid&eacute; douze mois de suite sur le territoire national pour &ecirc;tre candidat&agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Le principal opposant, Gilchrist Olympio, vivant en exil depuis une tentative de meurtre des autorit&eacute;s togolaises en mai 1992, ne pouvait d&egrave;s lors plus se pr&eacute;senter aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de juin 2003. <br /> En juillet 2000, une nouvelle constitution est adopt&eacute;e par r&eacute;f&eacute;rendum en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Pour se pr&eacute;senter aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles il faut dor&eacute;navant &ecirc;tre de &laquo; p&egrave;re et de m&egrave;re ivoiriens &raquo;. Le stratag&egrave;me d&rsquo;exclusion de la course pr&eacute;sidentielle pour nationalit&eacute; douteuse est en place. D&eacute;but octobre 2000, la Cour supr&ecirc;me &eacute;limine de la course Alassane Ouattara&hellip; pour nationalit&eacute; douteuse.<br /> </span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">3</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">. <strong>Attribuer des pouvoirs exceptionnels au chef de l&rsquo;&Eacute;tat</strong>. En C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, par exemple, la constitution r&eacute;vis&eacute;e en 1998 autorisait le pr&eacute;sident en exercice &agrave; suspendre les &eacute;lections ou la proclamation de leurs r&eacute;sultats en cas de circonstances exceptionnelles. Le dispositif a &eacute;t&eacute; repris dans la constitution de 2000.<br /> </span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">4.</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"> <strong>Allonger la dur&eacute;e du mandat pr&eacute;sidentiel.</strong> Au <strong>Gabon</strong> (1997), en<strong> C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire</strong> (1998) (<a href="http://www.acat.asso.fr/courrier/annee_2006/Courrier_261/constitutions_261.htm#b"><span style="font-family: Arial;">2</span></a>) , en <strong>Guin&eacute;e</strong> (2002), le mandat est ainsi pass&eacute; de cinq &agrave; sept ans.<br /> </span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">5</span><span lang="FR" style="font-size: 16pt;">.<strong>Instaurer une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle &agrave; un tour.</strong> Cela permet au pouvoir en place de mieux ma&icirc;triser la tenue des &eacute;lections : en permettant l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;un repr&eacute;sentant qui peut se r&eacute;v&eacute;ler minoritaire (une majorit&eacute; d&rsquo;&eacute;lecteurs ayant vot&eacute; contre lui) ; en &eacute;vitant tout accord politique entre opposants en cas de second tour. Exemples de pays pratiquant un scrutin majoritaire &agrave; un tour : <strong>Cameroun, Gabon, Togo</strong>.<br /> <br /> <strong>Risque de recours aux armes</strong><br /> Aujourd&rsquo;hui, peu de pays d&rsquo;Afrique francophone permettent &agrave; l&rsquo;opposition d&rsquo;exister r&eacute;ellement. Nombre de r&eacute;gimes autocratiques (Togo, Tchad, Tunisie, Guin&eacute;e, Mauritanie), parvenus au pouvoir par des coups d&rsquo;&Eacute;tat et maintenus en place par des &eacute;lections truqu&eacute;es et des modifications de Constitution dans les ann&eacute;es 2000, font reculer la d&eacute;mocratie : harc&egrave;lements de l&rsquo;opposition, intimidations de la soci&eacute;t&eacute; civile, violations r&eacute;guli&egrave;res des droits de l&rsquo;homme, absence de libert&eacute; d&rsquo;expression...<br /> Pour les populations africaines, soumises &agrave; un environnement politico-&eacute;conomique fortement marqu&eacute; par la gabegie (<strong>3</strong>), le client&eacute;lisme, la corruption et la mal-gouvernance, les r&eacute;visions constitutionnelles sont souvent per&ccedil;ues comme un instrument de p&eacute;rennisation et de monopolisation du pouvoir. Prise en &eacute;tau entre un syst&egrave;me politique sans alternance et une paup&eacute;risation galopante, la population s&rsquo;est adapt&eacute;e pour survivre, mais garde toujours l&rsquo;espoir d&rsquo;une v&eacute;ritable d&eacute;mocratisation qui am&egrave;nerait une meilleure r&eacute;partition des richesses. Cherchant &agrave; tout prix une alternance, elle pourrait se r&eacute;signer &agrave; accepter l&rsquo;id&eacute;e du recours aux armes comme solution &agrave; travers un coup d&rsquo;&Eacute;tat ou un nouveau conflit.<br /> En <strong>Mauritanie</strong>, Mohamed Ould Taya a &eacute;t&eacute; renvers&eacute; par un coup d&rsquo;&Eacute;tat le 3 ao&ucirc;t 2005. Dans des pays en perp&eacute;tuelle r&eacute;bellion, comme le Tchad, o&ugrave; les armes circulent sans grande difficult&eacute;, un conflit interne pour tenter de chasser le pr&eacute;sident au pouvoir n&rsquo;est pas &agrave; exclure. Ainsi, plusieurs centaines de militaires tchadiens, dont au moins quarante officiers, ont d&eacute;sert&eacute; l&rsquo;arm&eacute;e tchadienne, fin septembre 2005, pour donner vie &agrave; un mouvement rebelle qui entend<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 16pt;"><span style="">&nbsp;</span>&laquo; d&eacute;tr&ocirc;ner &raquo; le pr&eacute;sident Idriss D&eacute;by. Des mouvements de troupes sont signal&eacute;s vers l&rsquo;est du pays, o&ugrave; se trouverait le fief des insurg&eacute;s. Selon l&rsquo;ex-officier Yahya Dilo : <strong>&laquo; <em>Apr&egrave;s avoir demand&eacute; &agrave; plusieurs reprises au pr&eacute;sident de ne pas modifier la constitution, nous avons constat&eacute; qu&rsquo;il avait l&rsquo;intention de rester &agrave; tout prix au pouvoir. Nous avons alors d&eacute;cid&eacute; de nous organiser pour le renverser.</em> &raquo;<br /> </strong>En cas de guerre, les grands perdants seraient bien &eacute;videmment les populations civiles, victimes, comme toujours, de violences et de graves atteintes aux droits de l&rsquo;homme. La France risquerait, elle, sous l&rsquo;impulsion des nouveaux dirigeants en place, d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;vinc&eacute;e des perspectives politiques et &eacute;conomiques des pays concern&eacute;s et de perdre encore un peu plus de sa position historique de <strong>&laquo; <em>pays ami</em> &raquo;</strong> de l&rsquo;Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p style="margin-right: 72pt;"><span lang="FR" style="font-size: 16pt; color: blue;"><span style="">&nbsp;</span><o:p></o:p></span></p>
<span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: blue;"><span style="" /></span>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sossou]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-04-11T09:20:19+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://kossivi.i-clic.net/article-232849.html">
    <title><![CDATA[Gabriel Améyi accusé de viol sur une mineure de 16 ans : 12 Organisations demandent au Parlement de lever sous  les 72 heures l’immunité du député]]></title>
    <link>http://kossivi.i-clic.net/article-232849.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" style="border-collapse: collapse;">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="padding: 0cm;"><br />
            <div style="text-align: center;"><img src="http://idata.blogmaster.fr/0/03/17/07/gabriel_ameyi___violeur.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 328px; height: 151px;" />photo/letogolais.com<br /></div>
            <p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;">Ce qui encore   quelques jours &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; comme une folle rumeur v&eacute;hicul&eacute;e par <em>&laquo;des   gens mal intentionn&eacute;s pour nuire &agrave; la r&eacute;putation d&rsquo;un honn&ecirc;te citoyen</em>&raquo; est   devenu clameur. Le&nbsp; d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi est accus&eacute; de viol sur une   mineure de 16 ans. L&rsquo;information a &eacute;t&eacute; port&eacute;e &agrave; la connaissance de la presse   par un Collectif des Organisations de D&eacute;fense des Droits de l&rsquo;Enfant. C&rsquo;&eacute;tait&nbsp;   hier mardi 8 avril 2008 au cours d&rsquo;une conf&eacute;rence tenue au si&egrave;ge de   WAO-Afrique &agrave; Lom&eacute;.<strong><br />   <br />   </strong>Le Collectif compos&eacute; de 12 Organisations de D&eacute;fense des Droits de   l&rsquo;Enfant &agrave; savoir RELUTET, ROMAESE, RETOLTE, FODDET, RODECL, CNT/EPT,   CODDESE, RESAEV, RJDDET, ROJET, WAO-Afrique et PSI r&eacute;v&egrave;le qu&rsquo;une plainte   avait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e contre le pr&eacute;sum&eacute; coupable&nbsp; mais aurait &eacute;t&eacute; retir&eacute;e   par les parents sous contrainte. Les douze organisations crient non &agrave;   l&rsquo;impunit&eacute; et &laquo; <em>demandent au pr&eacute;sident&nbsp; de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale de   lever sous les soixante-douze (72) heures l&rsquo;immunit&eacute; du d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi   afin&nbsp; qu&rsquo;il puisse r&eacute;ponde de son acte devant la justice</em> &raquo;. Elles   invitent par ailleurs toute la population&nbsp; &laquo; <em>&agrave; se joindre &agrave; elles et   &agrave; se mobiliser pour d&eacute;fendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur&nbsp; de cette victime en   particulier et des enfants togolais en g&eacute;n&eacute;ral</em> &raquo;. (Voir la d&eacute;claration   ci-dessous).<strong><br />   <br />   Des appr&eacute;hensions<br />   </strong>Les organisations nourrissent cependant des craintes puisqu&rsquo;elles   estiment que le tribunal n&rsquo;est pas pr&ecirc;t &agrave; recevoir une plainte de la soci&eacute;t&eacute;   civile. &laquo; <em>Je viens d&rsquo;en &ecirc;tre inform&eacute; vu le fait que la personne a une   immunit&eacute; parlementaire. Le mal m&ecirc;me, c&rsquo;est que ceux qui sont appel&eacute;s   peut-&ecirc;tre &agrave; juger l&rsquo;affaire commencent m&ecirc;me &agrave; &eacute;voquer l&rsquo;immunit&eacute;   parlementaire du concern&eacute; alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;est la victime qui doit dire   j&rsquo;ai une immunit&eacute; parlementaire</em> &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Cl&eacute;ophas Mally, directeur de   WAO-Afrique.<strong><br />   <br />   </strong>&laquo; <em>Restons vigilants et ne faisons pas des choses qui se retournent   contre nous</em> &raquo;, a-t-il pr&eacute;venu. Monsieur Cl&eacute;ophas estime toutefois que les   organisations de D&eacute;fense des Droits de l&rsquo;Enfant doivent tout faire pour que   le Togo n&rsquo;ait pas deux sortes de justice, une justice pour les faibles et une   justice pour les forts.<strong><br />   <br />   </strong>&laquo; <em>Si les faits sont prouv&eacute;s, il faut que la justice togolaise fasse   bon travail. Il faut faire comprendre &agrave; l&rsquo;opinion nationale et aux autorit&eacute;s   que les vrais ennemis de ce pays, ce ne sont pas ceux qui d&eacute;noncent les   violations et exactions&nbsp; dont font l&rsquo;objet les&nbsp; citoyens mais ceux   qui les commettent</em>&raquo;, a-t-il martel&eacute;. <strong><br />   <br />   </strong>A&nbsp; l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; du refus de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale de lever   l&rsquo;immunit&eacute; du d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi, le directeur de WAO-Afrique pense qu&rsquo;il   faut croire aux autorit&eacute;s togolaises. &laquo; <em>Je suis optimiste que notre   justice ira jusqu&rsquo;au bout. Nous sommes heureux de savoir qu&rsquo;on est en train   de r&eacute;former notre justice. Il va de l&rsquo;honneur et de la cr&eacute;dibilit&eacute; de notre   pays</em> &raquo;, a fait observer M. Cl&eacute;ophas Mally. Et il rench&eacute;rit : &laquo; <em>Si le   parlement juge qu&rsquo;il ne peut pas faire triompher la v&eacute;rit&eacute;, nous mettons   chaque d&eacute;put&eacute; togolais devant sa conscience et sa responsabilit&eacute;. Nous ne   disposons pas d&rsquo;autres armes que d&rsquo;en appeler&nbsp; &agrave; leur conscience. Je   crois qu&rsquo;au parlement, on a des parents d&rsquo;enfants, des mamans et en tant que   p&egrave;res et m&egrave;res de famille, si quelqu&rsquo;un faisait &ccedil;a avec leur fille, qu&rsquo;est-ce   qu&rsquo;ils feraient avec cette personne-l&agrave; ? Et si c&rsquo;est un &eacute;l&eacute;ment de leur rang   qui le fait, &ccedil;a c&rsquo;est &agrave; leur&nbsp; &acirc;me et conscience. Nous aurons fait notre   travail</em>&raquo;.<strong><br />   <br />   </strong>Tout compte fait, les organisations sont d&eacute;termin&eacute;es &agrave; aller jusqu&rsquo;au   bout de cette affaire de viol.<strong><br />   <em>M.A.</em></strong></span><strong><em><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: blue;"> Libert&eacute; Hebdo   339 du 9 mars 2008</span></em></strong></p>
            <p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">  </p>
            <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" style="border-collapse: collapse;">
                <tbody>
                    <tr>
                        <td style="padding: 0cm;">
                        <p align="center" style="text-align: center;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]--> &nbsp;<!--[endif]--><o:p></o:p></span></strong></p>
                        <p align="center" style="text-align: center;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;">Communiqu&eacute; de presse<br />   </span></strong><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: red;">NON A L&rsquo;IMPUNITE!<o:p></o:p></span></strong></p>
                        <p align="center" style="text-align: center;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
                        </td>
                    </tr>
                    <tr>
                        <td style="padding: 0cm;">
                        <p align="center" style="text-align: center;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;">&laquo;Et si cet homme couchait avec votre jeune fille? Alors, pourquoi   couchez-vous avec sa jeune fille ?&nbsp; Il est tant d&rsquo;arr&ecirc;ter ces pratiques   dangereuses</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;"> &raquo; <strong>Poster   Cross-gen de PSI</strong> <o:p></o:p></span></p>
                        <p align="center" style="text-align: center;"><!--[if !supportEmptyParas]-->&nbsp;<!--[endif]--><span lang="FR" style="font-size: 14pt;"><o:p></o:p></span></p>
                        </td>
                    </tr>
                    <tr>
                        <td style="padding: 0cm;">
                        <p><span lang="FR" style="font-size: 14pt; font-family: Verdana; color: black;">Les Organisations de   D&eacute;fense des Droits de l&rsquo;enfant regroup&eacute;es au sein du FODDET (Forum des   Organisations de D&eacute;fense des Droits de l&rsquo;Enfant au Togo) notamment les   r&eacute;seaux membres et WAO--Afrique, ont &eacute;t&eacute; inform&eacute;es de sources concordantes du   viol d&rsquo;une &eacute;l&egrave;ve mineure de seize (16) ans par le d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi. <strong><br />   <br />   </strong>Les parents ont port&eacute; plainte. Mais d&rsquo;autres informations de sources   concordantes nous parviennent que les parents auraient retir&eacute; la plainte sous   contrainte. <strong><br />   <br />   </strong>L&rsquo;acte que le d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi aurait pos&eacute; et le retrait de la   plainte par les parents sont d&rsquo;une extr&ecirc;me gravit&eacute;. <strong><br />   <br />   </strong>Le 25 juin 2007, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a vot&eacute; la loi portant code de   l&rsquo;enfant, loi promulgu&eacute;e le 6 juillet 2007 par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,   un acte que l&rsquo;ensemble de la soci&eacute;t&eacute; civile a salu&eacute;. <strong><br />   <br />   </strong>Ainsi certains citoyens sont pr&eacute;sentement emprisonn&eacute;s pour viol sur   mineures en application de ladite loi. En outre, il est &eacute;vident que le   retrait d&rsquo;une plainte par les plaignants n&rsquo;a jamais arr&ecirc;t&eacute; l&rsquo;instruction   d&rsquo;une affaire criminelle. <strong><br />   <br />   </strong>Les Organisations de d&eacute;fense des droits de l&rsquo;enfant et les institutions   internationales de d&eacute;fense des Droits de l&rsquo;homme ces derni&egrave;res ann&eacute;es, ne   m&eacute;nagent aucun effort pour former et informer les d&eacute;put&eacute;s en mati&egrave;re des   droits de l&rsquo;homme en g&eacute;n&eacute;ral et des droits de l&rsquo;enfant en particulier. <strong><br />   <br />   </strong>Ne perdant pas de vue la d&eacute;claration du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave;   Atakpam&eacute; le 28 Juillet 2007 &agrave; l&rsquo;occasion du lancement de la campagne de lutte   contre l&rsquo;impunit&eacute; organis&eacute;e par le Haut Commissariat des Nations Unies pour   les Droits de l&rsquo; Homme (HCDH) annon&ccedil;ant la fin de l&rsquo;impunit&eacute; au Togo, et dans   la perspective de ne rien faire pour saper cet effort sus mentionn&eacute;, les   organisations de d&eacute;fense des droits de l&rsquo;enfant demandent au pr&eacute;sident de   l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale de lever sous les soixante-douze (72) heures l&rsquo;immunit&eacute;   du d&eacute;put&eacute; Gabriel Am&eacute;yi afin qu&rsquo;il puisse r&eacute;pondre de son acte devant la   justice.<br />   <br />   Il y va de la cr&eacute;dibilit&eacute; et de l&rsquo;honneur de son institution. Une lettre est   adress&eacute;e au pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale dans ce sens. <strong><br />   <br />   </strong>Par cons&eacute;quent, les organisations ci-dessus appellent tous les parents,   les syndicats d&rsquo;enseignants, les associations de parents d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves, les   associations de jeunes, de femmes, les m&eacute;dias, tous ceux qui aiment les   enfants et tous ceux qui les ont aid&eacute;es dans l&rsquo;affaire Philippe Desmars &agrave; se   joindre &agrave; elles et &agrave; se mobiliser pour d&eacute;fendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de cette   victime en particulier et des enfants togolais en g&eacute;n&eacute;ral. <strong><br />   <br />   </strong>Il s&rsquo;agit de faire honneur &agrave; notre pays et de prouver par la m&ecirc;me   occasion que la lutte contre l&rsquo;impunit&eacute; n&rsquo;est plus un slogan publicitaire au   Togo mais une r